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 cap ou pas cap ? ah ces jeux d'enfants ; alex & nat

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MessageSujet: cap ou pas cap ? ah ces jeux d'enfants ; alex & nat   Jeu 10 Sep - 22:30




      « You have no idea,
      what kind of a mess
      has become of me
      »





    Parier. Un petit mot innocent comme l’enfance, qui fait sourire malicieusement et ouvre la porte à d'innombrables possibilités. Une mise à l'épreuve, un jeu où ceux qui dictent les règles ne se doutent généralement pas des conséquences qui peuvent en résulter. C'était l'insouciance du jeu qui voulait ça. Ou tout simplement le goût du risque. Parier, c'est prendre des risques. On se lance dans l'arène et on se tourne autours comme des pions. L'art de savoir bien jouer ne dépend que de vous. C'est stupide, puérile même et surtout diablement dangereux. Et pourtant, même les plus réfléchis se finissent par se laisser griser. Et Nat était de ceux pour lesquels non seulement c'était le cas, mais qui ne perdait jamais une occasion de s'évaluer. On dit souvent que l'audace se manifeste avant la catastrophe. Elle en ferait les frais ce soir-là.

    VERO ; « Alors ? Cap ou Pas Cap ? »
    NAT ; « Tu te sens encore obligée de poser la question, petite sœur ? »

    Assises face à face à la grande table de réunion, les deux sœurs se défiaient de leur simple regard. C'était devenu un rituel entres elles de toujours éprouver le besoin de se prouver leurs capacités à l'une comme à l'autre. Elles avaient beau faire une équipe de choc sur le terrain, jamais rien ne les empêcherait d'êtres rivales pour s'amuser entre deux missions. Déjà lors de leurs entraînements elles n'enterraient pas la hache de guerre, au grand damne de leur père. Ses filles ne grandiraient-elles jamais ? Montrer de l'enthousiasme, d'accord. Mais ça, ça ne menait strictement à rien. Et pourtant, leurs jeux perduraient depuis l'enfance. Des jeux d'enfants, voilà ce que c'était. Quelque part, elles en avaient toutes les deux besoin. Maintenant que David les avait quittées lui aussi, rejoignant leur mère au cimetière de la ville, Nat et Vero étaient livrées à elle-mêmes. Par ce jeu du sort, elles avaient perdu ce qui leur restait de souvenirs de leurs vies d'avant. Et ça faisait mal. Alors comme pour retrouver l'innocence d'antan, se lancer des défis plus dangereux les uns que les autres revenaient à leur jeter des bouées de survies. Pour ne pas sombrer.

    VERO ; « Je propose les mines de Faulkner... Tu es toujours partante ? »
    NAT ; « Dire que tu risques de revenir de là-bas complètement traumatisée; franchement, moi ça m'épate ! »

    Un sourire subtile, à la fois langoureux et moqueur jouait sur les lèvres de la belle cependant qu'elle rejetait une longue bouffée de fumée. Sous les volutes, ses yeux noisettes scintillaient de malice et un léger rire rauque s'échappait de sa gorge. Elle écrasa sa cigarette, attrapa son arme qu'elle glissa dans sa cuissarde et, enveloppée de sa gabardine, tira la chaise. La dernière fois, elles avaient parié cent dollars, rien que ça. Nat lui avait sauvé la peau alors qu'elle se faisaient attaquer par une bande de sangsues qui avait découvert la dague familiale dans les affaires de leur prisonnière. La grande -sœur était arrivée de justesse, et si elle avait un instant cru que Vero allait bel et bien y rester, elle avait fini par un touche d'humour noir. Et de beaux billets dans la poche. Ce soir, elle gagnerait probablement le double. Non, vraiment, c'était puérile. Un nouveau sourire étira ses lèvres.

    Elle lui avait accordé un quart d'heure d'avance; ce n'était que fairplay, si elles allaient jouer au bouh fais-moi peur dans les mines et si elles voulaient bien jouer, alors Vero devait se planquer. Surprendre, ou mieux faire peur à l'aînée, tel était l'enjeu de la partie. Difficile quand on connaissait l'intuition de la jeune femme qui de surcroit, ne se laissait déstabiliser par rien au monde. A croire que son cœur était aussi glacé que celui d'un vampire. Mais quand on avait fait de leur traque son métier, mieux valait se mettre à leur place. Et qu'avait-elle à perdre ? Nat jeta un coup d'œil à sa montre; elle bu le reste de son café, paya le patron et sorti dans la nuit, son long manteau noir flottant derrière elle. Elle marchait à pas pressés, mains dans les poches et tête dans le col, comme un assassin en proie à son prochain crime. Seules ses talons claquaient contre le pavais, résonnant le long des hauts murs qui bordaient les petites rues. Cette ville, elle la connaissait par cœur. Elle s'y déplacerait en dormant que jamais elle ne serait surprise.

    NAT ; (bas) « Ça va être un jeu d'enfant... »

    Dès qu'elle pénétra dans les sombres profondeurs de la mine, Nat la senti. Cette odeur pestilentielle qui caractérisaient si bien ses pauvres petites victimes. Comme beaucoup de chasseurs, elle avait appris à haïr cette odeur, à ne voir en elle que la clé finale de la traque et rien d'autre. Nat ne pouvait s'empêcher que cette écœurante douceur, fraiche et sucrée, avait planté le décors de deux meurtres dans sa famille, ceux de ses parents. A partir de là, il n'était pas impossible qu'elle voit rouge chaque fois qu'elle devenait trop intense. Et comme si ce n'était pas assez, on manquait cruellement de lumière dans ce trou. Heureusement, sa lampe torche éclairait le chemin devant elle. Plus elle marchait, plus elle prenait confiance, bercer par les différents bruits. Le son de ses talons sur les petites pierres, quelques gouttes d'eau qui tombaient des stalagmites du plafond, l'odeur pestilentielle. Ils rythmaient son avancée, elle s'habituait à l'environnement. Le petite était bigrement bien cachée; mais elle n'était pas assez patiente, elle referait surface tôt ou tard... C'est là qu'elle entendit un bruit de sourd derrière elle. Continuant sa marche, elle tendait cependant l'oreille. On la suivait. Comme si elle ne l'avait pas remarqué. Nat éteignit brusquement la torche.

    NAT ; « Amateur, va. Franchement, je m'attendais à mieux... »

    Elle se retourna d'un seul coup et braqua la lampe sur ce qu'elle croyait être sa sœur. Et son cœur manqua un battement.


Dernière édition par Natenska D. Taylor le Dim 27 Sep - 22:56, édité 3 fois
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Alexander P. MacDraw

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Age : 29
Votre Prénom/Pseudo : Chris.
Nourriture : Si seulement ils étaient comestibles.
Humeur : Insatiable, jamais rassasié de la peau froide de son ennemie.
Date d'inscription : 06/12/2008

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: vingt-cinq ans.
● Citation: Il y a une extase qui marque le sommet de la vie, et au-delà de laquelle la vie ne peut pas s'élever. Et le paradoxe de la vie est tel que cette extase vient lorsque l'on est le plus vivant, et elle consiste à oublier totalement que l'on est vivant.
● Relations:

MessageSujet: Re: cap ou pas cap ? ah ces jeux d'enfants ; alex & nat   Dim 27 Sep - 17:01


      We're not the same, dear, as we used to be.
      The seasons have changed and so have we.


    Deuil. Un mot, cinq lettres. La mort de Phyllis avait bouleversé la meute des Aniotas. Elle était la plus âgée, la plus sage. Elle était celle qui accompagnait les nouveaux, les guidait avec tant de sagesse, de patiente, de prévenance qu’il fût impossible d’imaginer que l’un des loups n’acceptât pas sa condition. Alexander avait été le premier. Plusieurs années auparavant, elle l’avait découvert dans les bois, jeune lycanthrope déboussolé, effrayé, oublié des siens, évincé par la mort terrible de son petit frère. Elle était apparue tel un ange. Véritablement. Vêtue d’une simple robe de coton blanc – Alexander savant maintenant que les tissus plus modernes et plus couteux n’étaient pas nécessaires lorsqu’ils menaçaient d’être détruits dans une explosion de colère, elle avait déposé une main douce sur son avant-bras, lui avait soufflé de lui faire confiance, et lui avait promis de tout lui apprendre sur celui qu’il était. Comment ne pas la croire, elle dont les traits parfaits traduisaient la sincérité même ? Alexander lui avait accordé toute sa confiance dès le premier regard.

    Deuil. Un mot, cinq étapes. Tragiquement, Phyllis leur avait été enlevée. Avril 1973. Elle avait laissé échapper son dernier souffle dans ses bras, tandis qu’il sentait ses veines se paralyser sous la puissance du venin que leurs ennemis lui avaient injecté. Elle avait disparu sous ses yeux. Pourtant, durant de longues journées, Alexander n’avait pu accepter sa mort. Le déni. Chaque seconde, il s’attendait à la voir apparaître dans sa rode de coton blanc, les cheveux encadrant son délicieux visage, un sourire serein pendu aux lèvres. Chaque seconde, une nouvelle déception. Il avait fini par comprendre qu’elle ne reviendrait plus, qu’en plus de son petit frère, les buveurs de sang lui avaient pris sa confidente. La colère. Envers sa meute, tout d’abord. Conrad en avait bavé, mais il avait su lui prouver qu’il était un parfait bras droit et, aujourd’hui, Alexander n’avait plus aucun doute quant à sa capacité à diriger.

    CONRAD ; « Je pense vraiment qu’on pourrait défendre toute cette zone, Blodwyn et moi. »
    VILDE ; « Mon garçon, tu ne sais pas de quoi il est question… C’est un jeu dangereux auquel vous jouez. »
    CONRAD ; ; « Nous sommes prêts ! »
    VILDE ; « Un peu de patience. N’avez-vous pas déjà perdu l’un des vôtres ? »

    Elle s’était adressée à lui, à l’alpha, afin qu’il calme le plus jeune. La tristesse, l’abattement. La perte de Phyllis avait été l’un des obstacles le plus difficile à surmonter. D’ailleurs, il ne l’avait toujours pas surmonté ; il n’était pas un jour sans que ses pensées ne s’attardent sur elle, sans qu’il n’ait une vision de leur première rencontre.

    ALEXANDER ; « Conrad, tu devrais aller en ville. Le moindre élément que tu y trouveras sera important. Blodwyn, reste à la ferme. Attendons que ta jambe cicatrise entièrement… »

    L’intéressée acquiesça. Elle s’était blessée pendant une ronde. Un piège, un peu trop d’empressement. Si elle cicatrisait plus rapidement que n’importe qui, Alexander refusait de lui faire prendre le moins risque inutile.

    ALEXANDER ; « Je m’occupe de la forêt, ainsi que de la mine. Quant à votre clan, Vilde, pourriez-vous longer les frontières ? J’ai bien peur que les Blackblood ne se lassent des habitants de Babylon et ne cherchent à élargir leur territoire de jeu… »
    VILDE ; « Assurément. Nous nous séparerons. »

    L’acceptation, enfin. Il avait repris son rôle de meneur de meute, tentait de freiner les attaques de leurs ennemis, de mener la bataille de front. S’il acceptait, néanmoins, cela ne signifiait pas qu’il oubliait. Elle était toujours là. Elle serait toujours là.

    Il avait rapidement parcouru la forêt, ne s’était étonné de rien, et parcourait à présent le réseau de tunnel de Faulkner mines. Tout était étrangement calme. L’humidité, le silence, et lui. Jusqu’à ce que ses iris ne rencontrent un point de lumière. Un habitant ? Assurément. A moins que les buveurs de sang n’aient décidé de s’encombrer d’objets purement humains. L’odeur lui semblait familière. Epicée, complexe. Un bond discret, il s’approcha. Trop rapidement. Le faisceau de lumière disparut. Sans plus attendre, il se planta derrière la jeune femme.

    NATENSKA ; « Amateur, va. Franchement, je m'attendais à mieux... »

    Il ne comprit pas l’allusion. N’en avait cure.

    ALEXANDER ; « Taylor ? »

    L’interpeler par son nom de famille était une habitude. Il s’était laissé aller, mû par la surprise de la revoir devant lui. D’ailleurs, était-ce réellement elle ?

    ALEXANDER ; ; « Natenska Deleah Taylor ? »

    Ses yeux s’abandonnèrent à un examen tout particulier. Toujours aussi brune. Elle avait grandi, évidemment. Oh, séduisante. Mais ne l’avait-elle pas toujours été ?


Dernière édition par Alexander P. MacDraw le Mar 29 Sep - 10:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: cap ou pas cap ? ah ces jeux d'enfants ; alex & nat   Lun 28 Sep - 0:00



      Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
      Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.


      ALEXANDER ; « Taylor ? »

    Cette voix qui prononçait son nom de famille, interrogation où jouait un éternel sourire incrédule et taquin. Ahurie. Il n’y avait pas d’autre mot pour décrire l’état dans lequel elle se trouvait, raide comme un piquet, les yeux grands ouverts et cette stupide lampe de poche braquée sur lui. C’était vraiment le dernier endroit où elle avait imaginé le revoir ! Il était la dernière personne qu’elle pensait rencontrer ce soir. Et pour cause ! Elle avait mis des mois à essayer de relever sa trace, à chercher à savoir ce qu’il était devenu après le lycée. Toutes ses capacités y étaient passées. Elle en était même venue à demander de l’aide à sa sœur, chose qu’elle ne faisait jamais, ou trop rarement pour qu’on ne s'en souvienne pas. Le temps passait. Et puis elle s’était faite une raison. Pourquoi n'aurait-il lui aussi quitté la ville ? C’était d’ailleurs absurde de penser qu’il était resté. Pourquoi faire ? Attendre son retour peut-être ? Sotte qu’elle était. Stupide qu’elle se faisait. Sotte de se raccrocher aux bribes d’un passé ensoleillé. Stupide de croire qu’il l’aurait attendue. Parce que dans le fond, c’est bien ce qu’elle s’était mis dans la tête en le cherchant. Et puis elle s’était faite une raison. A quoi bon ? Cette ville était devenue un vrai cauchemar, rien à voir avec ce qu’ils avaient connus ensemble. Alors, elle avait abandonné les recherches. En apparences du moins, et surtout activement. Parce que même si elle avait essayé de s’en persuader, Natenska ne pouvait oublier et abandonner. Et dans l’ombre, elle avait poursuivit. Mais on dit que c’est en ne cherchant pas que l’on trouve. Là, c’était plus que vrai, puisque c’est elle qui était trouvée.

      ALEXANDER ; « Natenska Deleah Taylor ? »

    Six années s'étaient écoulées et pourtant, elle percevait cette voix d'homme celle du garçon de son enfance. Physiquement, il n'en différait pas plus. Plus grand peut-être, plus musclé aussi même si avec le jeu d'ombre et de lumière, l'illusion sculptait probablement à ses yeux ce qu'elle s'était imaginé de lui depuis qu'elle était partie. Il fallait bien se l'avouer, même si elle persistait à vouloir se convaincre que se qui s'était passé entre eux relevait de la stricte éducation sentimentale. Ou pas ? Trop de questions laissées sans réponses, mais trop d'incertitudes causées par l'absence de questions. Elle aurait voulu secouer la tête comme pour se débarrasser de ce flot d'hypothèse qui avaient grandit avec elle, mais elle sentait bien qu'elle ne pourrait pas bouger. Elle ne se sentait qu'à moitié présente de toute façon, coupée en deux, une moitié d'elle voguant sur tous les souvenirs qu'elle avait précieusement gardé. Mais il fallait revenir à l'instant présent, et rapidement. S'égarer dans ce qui était à présent loin derrière eux, et peut-être détruit, ne la sortirait certainement pas de sa torpeur. Il fallait qu'elle se reprenne, et vite ! Oui, il l'avait surprise, déstabilisée. Un exploit quand on la connaissait. Mais ça, il ne devait pas le savoir, il n'en avait pas le droit. Aussi, au lieu de laisser libre cours à ce qui resterait bien enfoui en elle, Natenska ramassa son masque imaginaire un instant tombé sous l'effet de la surprise.

      NATENSKA ; « MacDraw ? »

    Sa voix était calme, mais elle aurait pu crier. Crier de joie d'abord, bien que ce n'était pas vraiment son genre. Mais crier de colère aussi, parce qu'il n'avait pas l'air d'être plus surpris que cela de la revoir. Elle était partie, soit. Mais reprendre leurs vieilles habitudes comme si rien ne s'était passé, c'était un peu fort. Trop fort peut-être pour quelqu'un qui attendait depuis longtemps, mais qui n'avait jamais franchi le cap. Silencieuse, semblant passive et insensible alors qu'elle était tout le contraire. Ne jamais donner plus que nécessaire. Ne jamais donner tout court. Combien de fois avait-elle faillit se révéler ? Combien de fois s'était-elle retenue ? Et voilà qu'elle recommençait, après toutes ces années. Elle n'avait rien appris de son silence. Au contraire, elle se mentait de plus en plus à elle-même. Elle était à nouveau faible, exactement comme elle avait été faible durant toute leur enfance. C'était insupportable, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de continuer. Frustrée de ne pouvoir se livrer, de faire éclater ce qu'elle avait refoulé année après année et qui à présent, lui explosait à la figure alors qu'il lui faisait à nouveau face, tout ce qu'elle trouvait à dire était de l'appeler par son nom de famille. Tout ce que lui trouvait à dire aussi. Insupportable. Et blessant.


      NATENSKA ; « Tu m'excuseras de ne pas sauter partout, mais Verona a la ferme intention de me faire cracher deux-cent dollars. Et j'ai peur que mes légendaires manifestations de joie ne la mettent sur ma piste. »

    Elle retrouvait peu à peu son assurance, même si elle continuait de bouillir. Mais elle ne voulait pas qu'il sache. Parce qu'elle ne savait pas si après tant d'années, il n'avait pas changé. Elle ne l'espérait pas. C'est pourquoi elle lui intima le silence en mimant le geste adéquat, tendant l'oreille. Non, Vero n'était pas là. Mais il fallait lui laisser un signe de son passage, la rassurer. Aussi, elle sortit d'une de ses poches un morceau de craie et inscrivit trois symboles sur une pierre plus ou moins sèche. Natenska avait appris à sa cadette les bases de son savoir en matière de symboles, elle comprendrait. Puis, sans crier gare, elle attrapa la main d'Alex et l'entraina au dehors. Sa main dans la sienne était pire que tout ce avec quoi elle s'était battue jusqu'alors. Retrouver la chaleur si familière, le parfum de sa peau. Une torture. Mais elle se força à rester stoïque. C'était capital.

    Il faisait frais. Laissant la pénombre derrière eux, Natenska lâcha sa main et fit quelques pas supplémentaires, creusant un espace plus grand entre eux. Elle lui tourna encore quelques instants le dos alors qu'elle éteignait sa lampe puis, se retourna. La demi lune cachée derrière un nuage les enveloppait d'un lueur semblable à celle du brouillard au soleil. C'était presque irréel, tout comme leur rencontre ici. Il y avait tant de choses à dire, tant de questions à poser. Et pourtant, le silence persistait. Jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus tenir.

      NATENSKA ; « Après tout ce temps, je ne pensais vraiment pas te retrouver dans un endroit pareil, Alex. »

    Son prénom encore sur ses lèvres, elle espérait avoir retrouvée la "Natie" d'antan; celle qui s'était sentie si proche de lui. Celle qui avait partagé tant de choses avec lui. Et celle qui était, encore aujourd'hui, déchirée d'être partie loin de lui.
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Alexander P. MacDraw

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TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: vingt-cinq ans.
● Citation: Il y a une extase qui marque le sommet de la vie, et au-delà de laquelle la vie ne peut pas s'élever. Et le paradoxe de la vie est tel que cette extase vient lorsque l'on est le plus vivant, et elle consiste à oublier totalement que l'on est vivant.
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MessageSujet: Re: cap ou pas cap ? ah ces jeux d'enfants ; alex & nat   Mar 29 Sep - 11:11


      Remember the time when friends were around,
      When friends were around.

    NATENSKA ; « MacDraw ? »

    Les accents calmes qu’il perçut dans la voix de sa jeune amie trahissaient les sentiments bien plus complexes, et certainement plus languissants qui se bousculaient en lui. Immobile, plongé dans une stupeur qui lui paraissait étrangère – il n’était plus si facilement ébranlé depuis qu’il était devenu ce lycanthrope trop confiant, qui se lançait sans la moindre crainte à la poursuite d’un ennemi naturel. Soudain troublé par les souvenirs qui l’assaillaient, il s’astreignit à l’impassibilité ; s’y hasardait, tout du moins, craignait néanmoins que le résultat ne dupât Natenska. Il n’avait, pourtant, jamais éprouvé aucun remord à dissimuler ses pensées les plus secrètes, intimes. Jusqu’à ce qu’il se retrouve face à l’une des personnes – la personne - qui l’avait – à l’époque – connu par cœur. Une relation particulière, et particulièrement ardue à déterminer. Ils avaient été amis. Plusieurs années. Une amitié différente de celle qu’il partageait avec Lisbeth. Plus sincère, certainement, puisque Natenska connaissait jusqu’à son secret le plus personnel. Puis, ils avaient été amants. Là encore, personne n’aurait pu se vanter de le connaître plus intimement. Elle avait été la première, et si cette assertion le rendait quelque peu nerveux, mal à l’aise face à la principale intéressée, il ne pouvait en contester le fondement. Et, assurément, il ne regrettait pas. Rien. Honnêtement, il n’aurait attribué ce rôle à aucune autre.

    NATENSKA ; « Tu m'excuseras de ne pas sauter partout, mais Verona a la ferme intention de me faire cracher deux-cent dollars. Et j'ai peur que mes légendaires manifestations de joie ne la mettent sur ma piste. »

    Sa voix avait claqué, criante d’assurance, avait interrompu le cours de ses pensées trop hasardeuses, comme si elle avait voulu le ramener à la raison. Verona. Deux-cent dollars. Joie. Les informations s’imprimaient difficilement dans son esprit embrumé ; sous-entendait-elle que toute la famille Taylor était de retour à Babylon ? Il ne put s’en réjouir entièrement, bien qu’une partie de lui fût à la limite de lâcher un soupir de soulagement, comme si cela signifiait qu’il n’était plus seul contre tous – sensation qui le tenaillait depuis quelques temps et dont il rêvait de se débarrasser. La ville de leur enfance était devenue dangereuse : une vérité qu’elle connaissait, il en avait la fine certitude. Une vérité dont elle s’amusait, s’il en croyait ses yeux. Que faisait-elle dans un endroit pareil ? Recherche de sensations fortes ? En ce qui le concernait, ces retrouvailles lui suffisaient. Plissant les yeux, il entrouvrit les lèvres pour lui demander – le plus calmement possible, car la panique qui l’envahissait n’était nullement due à la crainte – ce qu’elle fichait dans les mines, mais elle l’interrompit d’un geste furtif. Il comprit, croisa les bras... l’observa sortir une craie blanche de l’une de ses poches ?

    ALEXANDER ; « Qu’est-ce... »

    Le reste de son interrogation se noya dans les tréfonds de sa gorge. Elle venait de glisser sa main dans celle du jeune homme, le tirait hors des réseaux sinueux. Il la suivit sans peine, accéléra la cadence, la laissa le devancer lorsqu’ils furent dehors, estimant qu’une certaine distance physique entre eux était nécessaire pour qu’il puisse réfléchir convenablement. Était-il possible qu’elle fût consciente des dangers perpétuels qu’elle encourait depuis son retour ? Quand était-elle rentrée en ville, par ailleurs ? Avait-elle la moindre idée de ce qui se déroulait là, sous leurs yeux ?

    NATENSKA ; « Après tout ce temps, je ne pensais vraiment pas te retrouver dans un endroit pareil, Alex. »

    Ironique.

    ALEXANDER ; « Après tout ce temps, je ne pensais vraiment pas te retrouver, Natie. Du tout. »

    La gravité de l’assertion fut apaisée par le sourire en coin qui naissait déjà sur ses lèvres. C’était vrai. A l’époque, la famille Taylor s’était évanouie dans la nature, puis les éléments s’étaient si rapidement enchainés que le jeune adolescent qu’il était avait enfoui, très profondément, l’espoir de la revoir un jour. Caleb avait trouvé la mort. Du moins, les vampires la lui avaient arrachée. Il était devenu un loup-garou, et Lisbeth… eh bien, son ennemie naturelle – il avait plus de mal à penser le mot depuis qu’ils s’étaient retrouvés. Il eut un mouvement d’épaules, s’appliqua à chasser la belle aux pupilles rouges de son esprit. C’était paradoxal. Se trouver face à l’une impliquait forcément que l’autre accapare toutes ses pensées. Peut-être la bouffée de culpabilité qui montait dans sa gorge était-elle ce qui les reliait, toutes les deux ?

    ALEXANDER ; « Je veux dire… »

    Tenter de retrouver contenance n’était pas chose aisée. Elle l’avait troublé, c’était certain. Il enfouit les mains dans les poches de son blouson, haussa les épaules à nouveau, posa la question qui lui brûlait tant les lèvres.

    ALEXANDER ; « Tu es de retour pour de bon ? »

    Il osa un pas dans sa direction, s'arrêta, l'interrogea du regard. Le simple contact de sa main lui avait-il suffi ?
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MessageSujet: Re: cap ou pas cap ? ah ces jeux d'enfants ; alex & nat   Mer 30 Sep - 11:15


      What I thought would never come, has come
      I wish that I could say I did it ‘cause I was young


    ALEXANDER ; « Après tout ce temps, je ne pensais vraiment pas te retrouver, Natie. Du tout. »

    Douche froide, nouvelle claque. « Et prend ça dans les dents, ma Belle ! » Si elle avait pu, elle aurait sans doute pâlit. La force de ses souvenirs - et Dieu savait qu'ils en avaient eu ensemble ! mais aussi celle de son infime espoir que peut-être, il n'était pas trop tard venait d'en prendre un coup. Et si elle s'écoutait, elle prendrait la fuite, pour lui cacher ses larmes de douleur qu'elle retenait depuis si longtemps. Et pourtant, pouvait-elle réellement lui en vouloir ? Malgré toutes les raisons qui expliquait sa soudaine disparition, elle était comme une voleuse. Au nom de secret, il avait été de son devoir de ne rien dire. Mais au nom de leur amitié, elle aurait du tout faire pour lui expliquer. Ils avaient été si proches; à certains égards même plus qu'avec quiconque d'autre. Ils avaient partagé les dernières années de l'adolescence, ouvert les premières portes de l'âge adulte. Il lui avait connu sa part de douceur; son intimité de femme aussi. Si semblables, si forts l'un de l'autre. Et pourtant, ils se faisaient ce soir face comme deux étrangers. Un coup dur et douloureux. Mais pour une raison qu'elle ne s'expliquait pas, son corps et son âme réagissaient de manière diamétralement opposées aux paroles du jeune homme. Tandis qu'en son fort intérieur, elle sentait sa gorge se nouer progressivement, sa respiration restait régulière, son visage sans expression.

    ALEXANDER ; « Je veux dire... »

    Foutue trouillarde. Natenska se mettait à appréhender celui qu'elle considérait aujourd'hui encore, et malgré le temps passé, comme son meilleur ami.

    ALEXANDER ; « Tu es de retour pour de bon ? »

    Il fit un pas vers elle. Un pas vers eux ? Natenska essaya une fois encore de chasser ces pensées qui, elle devrait le savoir maintenant, ne menaient à rien. De quoi essayait-elle de se convaincre exactement ? Qu'il lui pardonnait après l'avoir vue devant lui ? Que par le choc de leur rencontre, il réalisait qu'elle avait toujours été plus que son amie d'enfance ? Risible. Et égoïste. D'autant plus qu'elle savait pour qui il ressentait ce qu'elle ressentait pour lui. Où était Lisbeth à cette heure ? Car si lui n'avait pas quitté la ville, elle devait forcément y être aussi. Il serait parti pour la suivre elle, et non pas pour retrouver l'autre. Si elle ne s'était pas retenue, elle aurait sans doute amèrement reniflé. Et pourtant... ce qu'elle avait reçu de lui, ce qu'elle lui avait donné ne pouvait être dénué de toute signification. Non seulement pour elle, mais aussi pour lui. Cachée par la pénombre, son sourire ne se voyait pas. Sourire ironique ? Au contraire, il était plein de tendresse. Mais il ne le verrait pas. Le percevrait-il dans sa voix ? Possible.

    NATENSKA ; « En tout cas pour un bon moment... »

    Elle avait envie de se gifler. Ou de le gifler lui, elle ne savait pas très bien. Cette situation, en plus d'être douloureuse, ne rimait à rien. Elle ne leur ressemblait pas, ou du moins pas à ce qu'ils avaient été. Leur amitié, leur relation privilégiée était spontanée, naturelle, tendre aussi. Là, ils se livraient à un échange platonique, forcé, à plusieurs sens et presque inquisiteur. Elle ne voulait pas de ça. Mais lui, que voulait-il ? Qu'elle lui dise là, à brûle pourpoint pourquoi elle n'avait pas donné signe de vie pendant les six dernières années ? Lui expliquer maintenant et sans préambule les raisons de son départ précipité ? Elle sentait dans sa voix le doute. Sentiment cruel, mais par lequel il était en droit de se laisser régir. Mais ce n'était pas Alex. Pas celui qu'elle avait connu, qu'elle aimait. Trop de distance. Trop de tout alors que leur relation avait, paradoxalement, été si simple, si naturelle. Si douce aussi. Son égoïsme lui criait d'arrêter cette mascarade. Fallait-il l'écouter ? La rédemption vient de soit. Façonner qui transforme par rédemption la douleur en bien-être. Mais autrui en est le guide, la force apaisante, le courage. Mais elle avait peur, tellement peur. Flash. La voix de son père. « Être courageux, ce n'est pas ne plus avoir peur. C'est de réaliser qu'il a quelque chose de plus important que la peur. » Et cette importance, c'était eux. Son courage, c'était lui.

    Alors, elle entra dans la lumière. Elle ne voulait plus se cacher, la lune éclairait son visage et à présent, il pouvait lire dans ses yeux. Ses yeux qui brillaient; de peur, de colère peut-être, mais aussi de joie, de tendresse. D'amour.

    NATENSKA ; « Tu as toutes les raisons de m'en vouloir, Alex. Mais... pas ici. Allons autre part. S'il te plait. »

    Profonde inspiration, éclair dans le noisette de ses yeux, brise qui rejette naturellement une boucle brune en arrière.

    NATENSKA ; « Je te dois une explication, et je vais te la donner. »

    Restait à savoir comment. Car « Je passe mon temps à buter des buveurs de sang » n'avait pas vraiment de quoi rassurer qui que ce soit. Ni de chances d'installer à nouveau une relation de confiance...
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cap ou pas cap ? ah ces jeux d'enfants ; alex & nat
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