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 there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex

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Alexander P. MacDraw

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Masculin Nombre de messages : 921

Age : 30
Votre Prénom/Pseudo : Chris.
Nourriture : Si seulement ils étaient comestibles.
Humeur : Insatiable, jamais rassasié de la peau froide de son ennemie.
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TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: vingt-cinq ans.
● Citation: Il y a une extase qui marque le sommet de la vie, et au-delà de laquelle la vie ne peut pas s'élever. Et le paradoxe de la vie est tel que cette extase vient lorsque l'on est le plus vivant, et elle consiste à oublier totalement que l'on est vivant.
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MessageSujet: there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex   Dim 30 Aoû - 1:13

    « Running, down corridoors through, automatic doors
    Got to get to you, got to see this through
    First night of your life, curled up on your own
    Looking at you now, you would never know.
    »




    Elle le sentait. L’immobilité dans laquelle elle s’était emprisonnée depuis d’interminables secondes le prouvaient. Lisbeth avait parfaitement conscience de sa proximité. Ainsi que, très probablement, la semi-nudité dans laquelle il venait de la surprendre. Finalement, il l’avait retrouvée. Toute la journée durant, il s’était employé à la traquer, mais elle s’était appliquée à brouiller les pistes, à mettre en place toute sorte de leurres, indubitablement afin de s’assurer une certaine sécurité. Alexander s’était d’ailleurs senti découragé, presque humilié d’échouer. Plutôt fier, cependant. Et soulagé de la savoir si apte à se défendre par elle-même, bien qu’il n’en ait jamais réellement douté. Raclement de gorge. Il s’excusa faiblement de la surprendre ainsi, mais elle ne réagit pas, s’évertuant à lui tourner le dos. Ses yeux papillonnèrent alors dans la grotte, il se forçait à se concentrer sur les silhouettes qui se dessinaient sur les murs, l’humidité qui traversait ses vêtements. Tout. Un rien qui pourrait le détourner de cette vue enchanteresse. Pourtant, imbécile, il s’approchait.

    ALEX ; « Si je pouvais être certain que cela ne te nuirait pas, j’oserais finalement m’abandonner à ce que je ressens vraiment. Peut-être finirais-tu par comprendre ce que j’ai tant voulu que tu comprennes durant toutes ces années ? »

    Sa voix était si douce, si basse, un simple murmure, qu’il se douterait qu’elle l’ait entendue s’il n’avait pas eu conscience de son ouïe accrue, de leurs aptitudes physiques si extraordinairement développées qu’il était difficile d’échapper à leur traque. Il s’approcha encore, s’évertua à chasser ses pensées de protecteur. Il ne pouvait plus. Il lui était devenu insupportable de feindre, ou même de lutter. Un pas, Alexander s’arrêta juste avant d’atteindre sa hauteur, ses yeux s’attardant sur le marbre de sa peau ; ses épaules, ses reins. Il ne cherchait plus à saisir toutes les sensations qui déferlaient en lui. Certes, il en reconnaissait bon nombre. L’amour qu’il avait pu lui nourrir durant leurs candides années d’enfance, le désir qu’il s’était assidument juré de dissimuler lors des premiers bouleversements d’adolescent, l’adrénaline qui se mêlait au sang dans ses veines lorsque ses yeux fondaient dans la menace de ses iris, alors qu’il avait redécouvert la violence des sentiments qu’il portait pour son ennemi mortel. D’autres lui semblaient inédites. La crainte de la voir s’évanouir à nouveau, alors qu’il n’aspirait qu’à s’approcher, effleurer la pâleur – et l’extrême douceur, il en était convaincu – de sa peau. Ce désir était nouveau, également. Oh, il l’avait déjà éprouvé. Des centaines de milliers d’années plus tôt, cependant, lui semblait-il. Une éternité. Une éternité durant laquelle ils s’étaient écartés l’un de l’autre, feignant une indifférence plus destructrice que la plus terrible, impitoyable, meurtrière des haines. Il en était conscient, aujourd’hui plus que jamais. S’il avait abhorré Lisbeth pour ce qu’elle était devenu, pour ne pas s’être battue, et s’être, une nouvelle fois, attiré les pires ennuis – la mort, c’était à lui qu’il en avait voulu. Pour n’avoir jamais osé. Un mouvement, et ses pensées sombres s’évanouirent. Deux yeux vermeilles le scrutaient, à la recherche d’il ne devinait quelle réponse. Le jeune lycanthrope laissa échapper un nouveau soupir, plissa les yeux et, ne lui laissant pas le temps de lui demander de s’expliquer sur la signification de son assertion, entrouvrit les lèvres.

    ALEX ; « Je suis curieux… La chaleur ne te manque-t-elle pas ? »

    Sans qu’il ne comprenne pourquoi, sans qu’il ne puisse retenir ce geste si impudent, impertinent, qu’il s’en serait lui-même affligé s’il n’avait pas éprouvé un tel besoin de contigüité physique, il fit un dernier pas dans sa direction. Sa main s’immobilisa dans l’air, ses yeux l’interrogèrent de trop courtes secondes pour qu’il puisse déceler une réponse concrète, et il l’effleura finalement. Du bout des doigts. Ce contact lui semblait si familier, si dangereusement naturel qu’il aurait douté de sa véracité s’il n’avait pu percevoir le courant électrique qui parcourait sa main gauche. Sa main se stabilisa sur sa nuque, et il s’étonna – à tort – de ne pas sentir son pouls. Il n’en fut point déstabilisé. Au contraire. Il n’en fut que plus enhardi, approcha son visage du sien et s’appliqua à humer le doux parfum qui subsistait de sa Lisbeth – malgré l’effluve si caractéristique des vampires.

    ALEX ; « Est-ce ainsi que tu aurais procédé ? »

    Une dernière tentative désespérée. Il déposa ses lèvres sur sa nuque, là où il aurait dû sentir son sang bouillir dans ses veines. Il la provoquait. Sciemment. Plus que l’indifférence dans laquelle ils s’étaient tous deux murés durant de trop longues années, il voulait une réaction.


    Spoiler:
     
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Lisbeth B. O'Connor
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MessageSujet: Re: there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex   Dim 30 Aoû - 15:55

    « Haven't I said we were two perfect lovers ? »



    ALEX ; « Si je pouvais être certain que cela ne te nuirait pas, j’oserais finalement m’abandonner à ce que je ressens vraiment. Peut-être finirais-tu par comprendre ce que j’ai tant voulu que tu comprennes durant toutes ces années ? »

    Elle avait été stupide de croire qu'elle pourrait berner les sens du loup indéfiniment. Malgré le peu de respect qu'elle éprouvait pour ses ennemis naturels, Lisbeth savait, pertinemment et parfaitement, qu'Alexander était bien plus que son égal. Lorsqu'elle avait compris qu'il n'y avait plus aucune échappatoire possible, elle avait simplement attendu, à moitié déshabillée certes, mais tant pis. Il s'était présenté à elle, le visage aussi dévasté que dans son dernier souvenir. Avril avait laissé des cicatrices, et pas toujours de celles qui marquent la peau. Il s'était avancé vers elle, un air quelque peu satisfait d'avoir mis la main sur elle, et les yeux brillants d'une étrange lueur. Elle fronça les yeux à sa réplique.

    Il était tout près désormais, et si l'un ou l'autre avait voulu déclencher le combat, ils n'auraient eut aucune difficulté à déchirer l'autre à cette distance. Pourtant elle savait qu'il était venu pour une autre raison. Il recrutait. Enfant abandonnée, perdue dans la forêt, traquée, il imaginait que sans clan, elle apprécierait de rejoindre le sien, pour faire tomber ces voleurs de Black Blood. Des loups et des vampires œuvrant ensemble pour le bien des êtres humains. Elle se fichait des hommes, qu'ils meurent, cela ne lui apportait plus rien. Sans compter que les Black Blood étaient à sa recherche aussi, ils souhaitaient agrandir leurs forces en épargnant la vie des survivants et en se servant d'eux comme premières lignes lors d'une prochaine rixe. Au moment où elle allait ouvrir la bouche, il la devança. La questionnant de nouveau.

    ALEX ; « Je suis curieux… La chaleur ne te manque-t-elle pas ? »

    La provoquant de plus en plus, il glissa sa main gauche dans sa nuque, se rapprochant encore de son corps peu vêtu. Son effluve dérangeait moins son odorat maintenant, l'habitude sans doute. Le visage du loup se glissa le long de sa clavicule et elle l'entendit respirer. Elle l'imita, le temps d'une inspiration, et l'odeur lui déplut réellement. En sa présence, mieux valait se passer des vieilles habitudes humaines. Pourtant, malgré l'odeur, Lisbeth aimait réellement le contact de ses mains brûlantes sur elle. Paradoxal comme la glace ne détestait pas le feu, même s'il la détruisait. Et puis, rapidement, il rompit le charme. Il parla de nouveau.

    ALEX ; « Est-ce ainsi que tu aurais procédé ? »
    LISBETH ; « Tu n'es qu'un amateur. »

    Sa voix avait été froide, blessante. En une demi seconde, elle s'extirpa de son étreinte et le dévisagea, glaciale.

    LISBETH ; « Je vais te montrer. Les hommes sont des jeux charmant, du moins, les vrais. Je suppose que mon odeur n'est pas si charmante pour les chiens. Ils sont si simple à berner si tu savais... »

    La leçon pouvait commencer. Elle lui sourit d'abord, dévoilant une rangée de dents blanches mortelles, mais charmantes. Lisbeth, lorsqu'elle avait soif, ne chassait que des hommes, cela lui procurait plus de plaisir que de tuer une femme ou un enfant. Peut être un reste d'une humanité perdue, pourtant à la voir jouer avec eux, elle n'avait rien d'un ange. Elle les charmait d'abord, leur laissant miroiter la possibilité de passer une nuit avec une femme trop parfaite pour être vraie. Et puis, elle jouait. Littéralement.

    LISBETH ; « Il est vrai qu'être si peu vêtue rendrait la chasse encore plus simple, mais être habillée n'entrave pas le résultat. Tout d'abord, il faut repérer sa proie. Un homme. Dont l'effluve émerveille d'avance ma gorge en feu. Lui sourire. »

    En parlant, elle s'était rapproché de nouveau de lui, ondulant doucement. Son visage arborant une expression douce, presque de candeur. Reste de ses 17 ans révolus.

    LISBETH ; « Le charmer est aisé. Effleurer l'épaule, la cuisse, le bras. Passer ma main dans mes cheveux. Parfois le laisser passer ses mains aussi, pour l'attirer dehors. »

    Les mains de Lisbeth glissaient doucement sur les épaules de son meilleur ami, elle avait même enroulée l'une de ses jambes contre lui, alors qu'il regardait devant lui. La jeune femme ne déchiffrait pas ses émotions, elle se laissait juste prendre au jeu.

    LISBETH ; « Le laisser m'embrasser parfois, quand je suis de bonne humeur. Et puis le mordre. L'amer goût du regret sur les lèvres est un parfait délice Alexander... »

    Ses lèvres effleuraient maintenant les siennes, pendant que ses pupilles rouges étaient plantées dans les siennes. En suspend. Elle attendait. Une réaction, n'importe quoi.


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MessageSujet: Re: there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex   Dim 30 Aoû - 16:57

    « ‘Cause when I close my eyes, it’s always your face I dream about. »

    LISBETH ; « Tu n’es qu’un amateur. »

    Un rire sec claqua dans l’air. Unique réponse à une voix si austère, si parfaitement contenue qu’elle semblait s’immobiliser au-dessus de leurs têtes, et leur évoquer leurs éternelles différences, les narguant de sa distance feinte. Il s’était montré d’une naïveté déconcertante, comme s’il avait été certain qu’elle l’avait réintégré à sa vie. D’une seule assertion, elle l’avait, pourtant, définitivement écarté, catalogué au rang de l’ennemi qui ne méritait plus que les invectives, les menaces, et les démonstrations de force. Ses bras retombèrent le long de son corps lorsqu’elle s’écarta de lui, et il ne s’hasarda pas à l’en déjouer. Il avait aperçu la lueur dans son regard. Il avait compris. Il n’était rien d’autre que la distraction quotidienne.

    LISBETH ; « Je vais te montrer. Les hommes sont des jeux charmant, du moins, les vrais. Je suppose que mon odeur n'est pas si charmante pour les chiens. Ils sont si simples à berner si tu savais... »

    Il avait conscience de la chape de désolation qui venait de s’installer dans ses yeux. Depuis la mort de son amie, de son bras-droit, elle était devenue une part de lui-même. Ce vert profond, qui se teintait du gris des cieux tumultueux. N’était-il donc qu’un chien ? Glacé, il s’appliqua à respirer calmement, et il sentit le masque de passivité reprendre place sur ses traits. Si c’était à l’amusement qu’elle aspirait, il la laisserait faire sans broncher, évitant de porter la moindre attention aux tremblements qui agitaient déjà ses poings serrés.

    LISBETH ; « Il est vrai qu'être si peu vêtue rendrait la chasse encore plus simple, mais être habillée n'entrave pas le résultat. Tout d'abord, il faut repérer sa proie. Un homme. Dont l'effluve émerveille d'avance ma gorge en feu. Lui sourire. »

    Il n’avait pu contenir le feulement menaçant qui avait pris naissance dans les tréfonds de sa gorge. Il avait deviné en quoi la chasse était si simple, il avait une parfaite conscience des pensées qui animaient les proies de Lisbeth. Il en avait une parfaite connaissance, et le loup, possessif, ne supportait pas que l’on puisse s’attarder sur ses plates-bandes.

    LISBETH ; « Le charmer est aisé. Effleurer l'épaule, la cuisse, le bras. Passer ma main dans mes cheveux. Parfois le laisser passer ses mains aussi, pour l'attirer dehors. »

    Elle jouait. Véritablement. Se rendait-elle compte du supplice qu’il endurait par sa faute ? S’il parvenait à contrôler ses tremblements, il avait conscience du signal d’alarme, de la brûlure au fond de ses entrailles. Il devait s’éloigner. En se transformant, elle pouvait être blessée. En temps normal, elle n’aurait probablement encouru aucun danger, mais à une telle distance… Paradoxalement, la seule pensée qu’il puisse être responsable d’une quelconque cicatrice sur sa peau de marbre l’astreignit au calme. D’apparence, du moins. Un autre feu couvait, sous ses paumes de glace. Un feu d’une toute autre nature.

    LISBETH ; « Le laisser m'embrasser parfois, quand je suis de bonne humeur. Et puis le mordre. L'amer goût du regret sur les lèvres est un parfait délice Alexander... »

    Ce mot. L’embrasser. Il fut de trop. Tandis qu’elle franchit l’énième étape de son jeu stupide – tortionnaire de la pire espèce, il réduit délibérément l’espace qui les séparait encore. Plus qu’un simple effleurement, ses lèvres se soudèrent à celles de Lisbeth. Ses mains glissèrent le long de sa colonne vertébrale – plus glacée et plus douce que ce qui ne lui avait jamais été permis de toucher, s’immobilisèrent sur ses hanches et, bientôt, sans qu’il ne comprit pourquoi, un bruit assourdissant. Il luttait violemment contre l’envie de se transformer, si violemment qu’il venait de la plaquer, avec une brutalité sans pareil, contre la paroi humide. Il ne s’en soucia guère, la pression des lèvres de son ennemie sur les siennes lui prouvait qu’elle ne s’en était probablement pas rendu compte – ou que cela n’avait aucune espèce d’importance, et que la grotte avait souffert plus qu’elle. Il l'embrassait avec une bestialité dont il ne s'était jamais senti la proie. Il était le seul. Les autres ne devaient pas compter. Et, doucement, il s’écarta. Reprendre son souffle était une nécessité pour les chiens. Il déposa sa paume contre la roche, brûlante si on la comparait à l’étreinte de Lisbeth, et ses yeux retrouvèrent les iris vermeils.

    ALEX ; « Les chiens sont si simples à berner, et les vampires si simples à manipuler. Un baiser. J’ai eu ce que je suis venu chercher, Elisabeth. »
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MessageSujet: Re: there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex   Dim 30 Aoû - 17:46

    ALEX ; « Les chiens sont si simples à berner, et les vampires si simples à manipuler. Un baiser. J’ai eu ce que je suis venu chercher, Elisabeth. »

    Un nouveau baiser. Le dernier datait d'il y a quelques mois, de la falaise. Et elle s'en souvenait très bien. Mais aujourd'hui, il n'y avait pas de Dwight pour les arrêter. Pas de grand air, de forêt, de réel danger aux alentours. Il n'y avait que l'air confiné d'une grotte où elle avait élu domicile depuis une semaine. Endroit peu confortable mais à l'abris des chasses des Black Blood. Au final, ils étaient seuls. Ils étaient ensemble et ... Il l'avait appelé Elisabeth. Comme les adultes autrefois lorsqu'elle était petite et faisait des bêtises. Était ce un moyen de mettre de la distance, ou de lui faire comprendre qu'elle n'était plus la Lisbeth qu'il avait connu ? Pour autant, c'était lui qui la plaquait fermement contre une paroi de la grotte, pas l'inverse. C'était lui qui cherchait le contact, et elle qui en profitait, certes. Et maintenant, c'était leurs deux corps qui étaient collés l'un à l'autre, de manière bien plus sensuelle que toutes les fois où ils avaient pu dormir enlacés petits. Elle sentait les battements de son coeur sous son torse, le sang qui coulait dans ses veines, et leurs bassins collés. Elle sourit.

    LISBETH ; « Oh, serais-tu resté un homme malgré tout ? »

    Un grognement répondit à cette assertion sur sa virilité, et elle s'en amusa. Il la tenait avec force, comme s'il craignait qu'elle s'échappe, et elle sentait ses membres trembler. De colère ? De désir ?

    LISBETH ; « Alors tu n'étais venu que pour un baiser ? Pas pour me recruter dans votre stupide alliance mixte dans le but de sauver l'humanité ? Intéressant... Tu pactises avec l'ennemi Alexander. »

    Elle n'aurait su se prononcer vraiment. Tout ce qu'elle savait, était qu'à ce moment là, il n'était plus son meilleur ami de 17 ans, qu'elle réveillait la nuit pour l'emmener dans des endroits des plus abracadabrants. Devant lequel elle fanfaronnait de ses exploits et qui semblait bien plus intéressé par ses lectures que par ses pirouettes. A ce moment là, il n'était plus non plus un loup, son ennemi naturel, celui qu'elle aurait du tuer pour un tel affront. Il était juste Alexander, elle n'était que Lisbeth.

    LISBETH ; « Trahis les jusqu'au bout alors... Nous n'en avons pas vraiment fini. »

    Elle l'embrassa de nouveau, de son initiative cette fois, et fut frustré qu'il ait besoin de se détacher pour respirer. La jeune femme lui en laissait d'ailleurs à peine le temps et repartait de plus belle dans un autre fougueux baiser. Ses mains à lui s'enroulaient autour de ses hanches nues, et elle prit également l'initiative d'arracher sa chemise. En une seconde, son torse brûlant rejoignit le sien, et la chaleur fut une exquise morsure. Elle s'arrêta cependant, planta ses pupilles rouges dans les siennes.

    LISBETH ; « Ce genre de choses n'ont jamais été expérimentées avant, mais je préfère te prévenir que ce sera moins agréable qu'avec l'une de tes copines lycanthropes. Toujours partant ? »


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MessageSujet: Re: there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex   Dim 30 Aoû - 18:57

    Il n’existait de situation plus paradoxale. Le feu et la glace, si étroitement liés qu’il était terriblement ardu, même pour un œil avisé, de discerner leurs plus flagrantes différences. Ils n’appartenaient plus au même monde. L’un traqueur, aux pupilles de sang, à la beauté si extraordinairement exceptionnelle qu’elle en couperait le souffle à un aveugle. L’autre protecteur, à la carrure de bête sauvage, si atrocement menaçant qu’il paraissait – et qu’il était – plus puissant qu’un grizzli irrité. Pourtant, ensemble, ils n’étaient plus antithétiques. Ils n’étaient plus qu’un tout, et la texture de sa peau sous ses doigts en témoignait. Surprenant, mais si loin d’être désagréable. Alexander pouvait la sentir tiédir sous ses caresses, et il s’en amusait en laissant des empruntes invisibles dans le creux de ses reins, ou plus haut sur la courbe de ses épaules dénudées…

    LISBETH ; « Oh, serais-tu resté un homme malgré tout ? »

    Il s’arracha à sa contemplation avec un grognement de mécontentement. N’en avait-elle pas eu la preuve ? N’en avait-elle pas la preuve là, devant elle ? Il garda le silence, parfaitement conscient que sa réaction première – le feulement – était une réponse évidente.

    LISBETH ; « Alors tu n'étais venu que pour un baiser ? Pas pour me recruter dans votre stupide alliance mixte dans le but de sauver l'humanité ? Intéressant... Tu pactises avec l'ennemi Alexander. »

    En effet, il pactisait avec l’ennemi. Ironique, il n’avait jamais rien éprouvé d’aussi agréable que ce pacte. A vrai dire, il en avait toujours secrètement rêvé. La tenir entre ses bras, prisonnière d’une étreinte qu’il ne saurait briser – bien que son bon sens lui hurlât qu’il devait la lâcher, qu’il devait cesser de la contempler ainsi, de la toucher, peut-être même de la côtoyer. C’était impossible. Il le savait comme elle.

    LISBETH ; « Trahis les jusqu'au bout alors... Nous n'en avons pas vraiment fini. »

    Si le mot trahison avait dû le faire tiquer, et même le faire fuir, il avait eu l’effet tout inverse. Rien en lui n’aspirait à l’abandonner, et lorsqu’elle posait ses lèvres sur les siennes, il n’éprouvait aucune honte à s’apercevoir qu’il oubliait totalement l’alliance, et les siens. Le contact de sa peau nue sur la sienne le surprit. Alors qu’il s’attendait à être mordu par la glace, la sensation était extrêmement agréable. Elle apaisait ses instincts premiers, ceux qui ne demandaient qu’à se libérer et à le contraindre à une transformation, ceux qui brûlaient sa peau. Pourtant, c’était ce contact-même qui poussait sa nature de loup à se libérer. Abandonnant là le décryptage des paradoxes, il se pencha à nouveau sur Lisbeth afin de prendre ses lèvres, mais elle les entrouvrit, abandonnant un flot de paroles qui se répercutèrent durement dans son esprit.

    LISBETH ; « Ce genre de choses n'ont jamais été expérimentées avant, mais je préfère te prévenir que ce sera moins agréable qu'avec l'une de tes copines lycanthropes. Toujours partant ? »

    L’une de ses copines lycanthropes ? Il plissa les yeux, étudiant le sens de ces mots, et roula des yeux, éberlué qu’elle ait pu imaginer qu’une telle relation ait pu s’installer entre Phyllis et lui.

    ALEX ; « Mes copines lycanthropes peuvent lire dans mon esprit, Lisbeth. Dès lors, il n’y avait plus de doutes quant à mes réelles intentions. Et elles n’en faisaient pas partie. »

    Il se tut. Sciemment. Il n’était pas question d’en dire plus. Pas question de révéler que ce qu’elles avaient vu, c’était elle. Lisbeth. Son amour de toujours. Décidant délibérément d’attirer son attention sur autre chose, il glissa ses lèvres le long de sa mâchoire, jusqu’à son oreille où, se retenant d’y glisser un baiser, il murmura quelques mots.

    ALEX ; « C’est à ton tour de pactiser avec l’ennemi… Si ennemis nous sommes. »

    Ses lèvres se refermèrent violemment sur les siennes, ses doigts, avec possession, sur la moindre parcelle de sa peau. Il n’était plus question d’être séparé d’elle, et les morceaux de tissus qui entravaient encore le contact de leurs deux corps furent envoyés au diable avec une nonchalance qu’ils ne pouvaient feindre. En ce qui le concernait, du moins. S’il était toujours surprenant de sentir les lèvres glacées de Lisbeth déraper sur sa peau de braise, il devait avouer qu’il n’avait plus éprouvé un tel naturel depuis plusieurs mois. Plusieurs années. C’était fou. Il était fou. Ils étaient totalement opposés. Comment cela était-il possible ? Libérant son amie de sa captivité, il ne garda que sa main dans la sienne, preuve de la réalité de cet événement et, lorsqu’elle s’allongea sur le sol de sa demeure improvisée, il suivit son mouvement, un sourire narquois sur les lèvres.

    ALEX ; « Moins agréable, as-tu dit ? »

    Alexander ne lui laissa guère le temps de répondre, sa bouche s’écrasant à nouveau sur celles, meurtrières – et plus dangereuses encore pour lui – de son amante, tandis que ses mains s’appliquaient à mémoriser la texture du marbre de sa peau. Il perdit toute notion du temps, peut-être était-ce l’effet dopant de leurs étreintes, mais il savait qu’ils restèrent longuement ensemble, complètement confondus, puisqu’une première union de leurs deux corps ne lui suffit pas. Il en fallut bon nombre. Il en faudrait encore, car il prenait finalement conscience de l’ampleur des sentiments qu’il lui nourrissait.
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MessageSujet: Re: there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex   Dim 30 Aoû - 20:37

    ALEX ; « Mes copines lycanthropes peuvent lire dans mon esprit, Lisbeth. Dès lors, il n’y avait plus de doutes quant à mes réelles intentions. Et elles n’en faisaient pas partie. »

    Elle le laissa glisser dans son cou, le contact était agréable. Il passa ses lèvres sur l'invisible cicatrice que lui avait fait un jour son créateur, et descendit vers son épaule. Elle sentait ses mains autours de sa taille, plus grandes et fortes que lorsqu'il était humain. S'il l'avait voulu, une pression aurait pu faire exploser ses organes, si elle n'avait été qu'humaine.

    ALEX ; « C’est à ton tour de pactiser avec l’ennemi… Si ennemis nous sommes. »

    Il était vrai que dans cette position, ils semblaient bien plus à des amants qu'à autre chose. Si jamais d'autres vampires ou loups avaient eut vent de cette aventure, comment auraient ils réagit ? Le dégoût surement d'abord et avant tout. Mais après ? Auraient ils compris ? Les auraient ils rejetés tous les deux, tels des parias, des abominations ? Lisbeth n'en savait rien. Et pire, elle s'en fichait. Plus pour elle que pour lui cependant. Elle n'avait pas de clan, de meute ou de famille. Elle était seule. Lui, appartenait à un autre groupe. Et si ses congénères lisaient ses pensées, il lui serait difficile de leur cacher cette aventure. Et dès lors, qu'adviendrait il de lui ? Ne seraient ils alors, plus ennemis ?

    Toutes ses pensées quittèrent brusquement son esprit lorsque les éléments s'enchaînèrent. Naturellement, comme deux amants, leurs vêtements quittèrent leurs corps respectifs, leurs peaux entrèrent en contact, et l'alchimie, aussi étrange fut elle, se mit en place. Ils durent rester soudés l'un à l'autre un long moment, mais elle ne su dire combien de temps. Elle s'amusa de voir qu'Alexander flancha avant elle. Car Lisbeth aurait pu continuer leur étreinte des heures, elle était persuadée qu'elle n'aurait ressentir aucune fatigue, à peine une brûlure. Elle glissa doucement au sol, une fois qu'il se fut écarté légèrement d'elle, et s'allongea nue sur la pierre aussi froide qu'elle. Le contact était agréable après l'intense chaleur.

    ALEX ; « Moins agréable, as-tu dit ? »

    Elle eut à peine le temps d'entrouvrir les lèvres que les siennes étaient sur elle. Et ils recommencèrent. Encore. Elle ne compta pas. Et pour une fois, il pu apprécier son silence, et éviter les remarques cyniques qui étaient devenues sa spécialité depuis un moment. Lorsqu'ils se calmèrent, la grotte était plongée dans le noir. Toute lumière avait disparue. Lisbeth n'entendait que le souffle encore saccadé d'Alexander à côté d'elle. Il l'enlaçait, ses mains posées sur sa poitrine, peut être dans l'espoir vain de sentir son cœur battre de nouveau.

    LISBETH ; Il m'arrive d'avoir tort. (silence) Alors, tu préfères les petites humaines à tes copines louves ?

    Attendant la réponse, Lisbeth glissa sa bouche dans le creux de son cou. Elle laissa glisser ses dents contre sa jugulaire, quelques secondes, sentant le sang battre. Mais elle n'avait aucune envie de mordre, l'odeur ne l'alléchait pas. Etais-ce la solution pour l'union entre un vampire et un humain ? Qu'il soit loup ?

    LISBETH ; Si ça peut te rassurer, c'était presque aussi bon qu'avec un vampire.

    Mensonge éhonté. Lisbeth n'avait jamais couché avec un vampire, elle voulait le tester. Encore et encore. Voir ses réactions. Le pousser à bout. Le mettre en colère. Elle aimait comme il l'étreignait possessivement dans ces cas là.


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Alexander P. MacDraw

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MessageSujet: Re: there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex   Dim 30 Aoû - 21:39

    Ses bras entourant Lisbeth avec possession, il réfléchissait, revivait les quelques heures passées. Fidèle à lui-même, le jeune lycan s’était laissé porter par l’impulsivité. Il n’avait pas réfléchi, ni même envisagé qu’il aurait à partager ces trop courts instants d’intimité, avec toute sa meute. Bon sang, où trouverait-il la force de dissimuler ces souvenirs brûlants, ces images encore trop vivantes ? Comment pourrait-il prétendre que rien n’était arrivé, alors qu’il avait probablement attendu cette union plus que tout autre chose ? Ce ne serait pas chose aisée, mais il devrait feindre, et présenter ceci comme un énième fantasme. Tous plutôt désabusés - et dégoûtés - par l’idée, ils n’insisteraient assurément pas pour en savoir plus. Et puis, si cela ne fonctionnait pas, Alexander n’avait qu’à hausser le ton de la voix, et ils lui obéiraient. N’était-ce pas là le seul avantage à être l’Alpha ?

    LISBETH ; Il m'arrive d'avoir tort. (silence) Alors, tu préfères les petites humaines à tes copines louves ?

    Il grogna, enfouit la tête dans ses cheveux, tentant vainement de retenir sa respiration. Lisbeth avait toujours su comment le déstabiliser. A l’époque déjà, son jeu favori était celui de lui trouver une fiancée, et elle s’était toujours étonnée qu’il ne participe pas avec plus d’entrain. Visiblement, elle n’avait pas mieux compris aujourd’hui. C’était désolant. Il entrouvrit les lèvres, mais sa réponse se noya dans les tréfonds de sa gorge, tandis qu’elle s’amusait à faire glisser ses dents contre sa peau. Sentant les tremblements le reprendre, il s’écarta - non sans une certaine brusquerie - et la pria du regard de l’épargner un peu. Il n’était qu’un chien, après tout. Non ?

    LISBETH ; Si ça peut te rassurer, c'était presque aussi bon qu'avec un vampire.

    Troublé par la confidence, il garda le silence quelques secondes. Qui lui parurent une éternité. Il avait besoin de digérer l’information. Presque aussi bon qu’avec un vampire ? Oui, le message était plutôt clair et, s’il n’avait pas espéré qu’elle n’ait eu aucun rapport durant toutes ces années, il aurait préféré qu’elle les taise. Peut-être n’avait-elle pas conscience de l’effet que cette confirmation avait sur lui. Il se redressa soudainement, appuyé sur un coude, la contempla quelques secondes dans un mutisme et une immobilité parfaite, avant de faire glisser son doigt sur son bras. Il pouvait presque voir la chaleur se diffuser dans ses membres.

    ALEX ; « Ton... créateur ? »

    Meurtrier. Monstre. Assassin. Par égard pour elle, il n’avait osé les prononcer, mais il les pensait si fort qu’elle pouvait probablement voir la colère, la peine, la jalousie - et tous ces sentiments qu’il détestait éprouver - s’immiscer dans ses yeux. S’il en connaissait le nom, il le tuerait. Ou il en mourrait, mais c’était une perspective qu’il refusait de voir, comme d’ordinaire. Et puis, le fait de savoir que Lisbeth et lui avaient pu.... Oh, Alexander ne pouvait pas mourir, il n’échouerait pas contre ce buveur de sang. Il le tuerait.

    Il rouvrit la bouche, la referma, médita quelques instants sur les mots à employer. Il tentait de contenir la vague de sentiments qui le murait dans ce mutisme, mais n’y parvenait que très médiocrement. A court de mots, il se pencha et lui vola un baiser. Langoureux, comme s’il voulait lui faire comprendre qu’il la considérait comme étant à lui, à présent. Il était jaloux. Assurément, il l’était. Il ne s’écarta d’elle qu’à bout de souffle, mais comprit presque aussitôt qu’il aurait toujours un train de retard. Satané oxygène nécessaire à sa survie !

    ALEX ; « Presque aussi bon ? Je suis d’autant plus humilié que tu peux arrêter de respirer. Mon odeur ne devrait donc pas te gêner. »

    Une pointe d’humour pour tenter de masquer son trouble. C’était stupide. Et il n’avait pas été très convainquant. Peut-être fallait-il tenter une autre voie ?

    ALEX ; « A force d’entrainements, je deviendrais - sans aucun doute - bien meilleur. Je parie que tu n’as pas le courage de réessayer, mais tu n’as pas le choix. »

    Il savait qu’elle allait protester, arguant qu’elle était bien plus résistante qu’il ne l’était. Alors, avant qu’elle n’ait pu asséner un seul argument, il fondit sur elle, l’embrassant avec une nouvelle passion, la même possessivité que quelques instants plus tôt. Cela aussi, il pourrait le faire passer pour un énième fantasme.
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Lisbeth B. O'Connor
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MessageSujet: Re: there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex   Jeu 10 Sep - 1:30

    ALEX ; « Ton... créateur ? »
    LISBETH ; « Lui, d'autres... Qu'importe. Le sexe, c'est toujours la même chose. La chasse peut être plus excitante. »

    Elle ne pouvait pas vraiment mieux dire. Car à vrai dire, le sexe, elle ne l'avait expérimenté qu'une ou deux fois dans sa vie humaine, qui remontait désormais à plusieurs années. Le souvenir qu'elle en gardait n'était pas des meilleurs. C'était plus une expérience comme une autre. Comme sauter du toit, grimper sur la falaise sans protection. Bref, un truc de plus à ajouter à son curriculum de bêtises en tout genre. Elle n'avait jamais lié le moindre sentiment à cette expérience. Lisbeth n'était pas du même genre que ces lycéennes romantiques et fleur bleue, qui attendait leur diplôme pour faire l'amour dans un hôtel miteux ou sur le siège arrière d'une voiture après leur bal de fin d'année. D'ailleurs à l'époque, l'idée de coucher avec Alexander ne l'avait même pas effleuré une seule seconde.

    Quand à la chasse, bien sur que cela avait été plus excitant. Elle avait passé les 7 dernières années, bien plus obnubilée par le sang humain que par quoi que ce soit d'autre. Se nourrir était sa seule obsession pendant longtemps. Et les sentiments humains avaient désertés son cœur. Ce n'était que récemment, lorsqu'elle avait revu Alexander, lorsque son cousin et Angus lui avaient sauvé la vie en Avril, qu'elle avait retrouvé un semblant d'humanité. C'était étrange de redécouvrir ce genre de liens en étant immortel. Maintenant aimer pour toute une vie ne signifiait pas vraiment la même chose. Et puis, ce vampire était si loin de la jeune fille du lycée, qui passait son temps dans la chambre de son meilleur ami. Allongée, nue contre lui, elle se disait que leur relation évoluait de la même façon que leurs conditions physiques. C'était devenu plus intense, plus fort, plus violent, et sans retour en arrière possible. Le baiser langoureux qu'il lui donnait n'en était que la preuve flagrante.

    ALEX ; « Presque aussi bon ? Je suis d’autant plus humilié que tu peux arrêter de respirer. Mon odeur ne devrait donc pas te gêner. »
    LISBETH ; « Mes sens sont si aiguisés que même ma langue pourrait me dire que tu restes un chien. »

    Elle ne pouvait pas s'en empêcher. Le venin s'écoulait en paroles sans lui demander son avis. Lisbeth ne savait pas vraiment pourquoi elle se montrait si odieuse avec lui. Elle savait cependant que ce n'était pas uniquement parce qu'ils étaient sensé être désormais des ennemis. Elle était juste pleine de rancœur et il lui faudrait surement quelques siècles avant que celle ci cesse d'être aussi amère sur sa langue.

    ALEX ; « A force d’entrainements, je deviendrais - sans aucun doute - bien meilleur. Je parie que tu n’as pas le courage de réessayer, mais tu n’as pas le choix. »
    LISBETH ; « Hé ! N'essaie pas de jouer la carte des défis avec m... »

    Il avait de nouveau fondu sur elle, et elle n'avait pas eu la possibilité d'ajouter quoi que ce soit. Ils recommencèrent leurs jeux pendant encore quelques heures. Il faisait nuit noire lorsqu'il se laissa tomber, essoufflé, sur la pierre froide de la grotte. Il reprenait doucement un rythme cardiaque normal, alors que de son côté, ni son souffle ni son cœur ne pouvait témoigner de ce qu'il venait de se passer. Elle resta parfaitement immobile, allongée sur le dos, à écouter le bruit sourd que faisait Alexander à côté d'elle.

    LISBETH ; « J'ai soif. »

    Finalement il y avait des réalités bien terre à terre qui pouvait la ramener dans ce monde. Ses prunelles étaient en effet d'un rouge sombre proche du brun, proche de la couleur de ses yeux quand elle était humaine. Si inoffensive à l'époque alors que maintenant, cette couleur ne présentait rien de bon. Même si elle n'avait aucune envie de se nourrir du sang de son meilleur ami, ses veines jouaient une symphonie qui agaçait profondément sa gorge brûlante.

    D'un bond, elle se redressa. Sans beaucoup de manières, elle ne chercha pas à témoigner la moindre affection à son amant, et se saisit de sa chemise, qui traînait sur le sol. Elle l'enfila rapidement, au dessus de son jean qui traînait plus loin. Ses affaires étaient en piteux état. Elle les portait depuis Avril, n'ayant plus la possibilité de les changer, et les coutures de ses vêtements allaient bientôt rendre l'âme. Ainsi, porter une chemise du loup à ses côtés, même si elle flottait dedans, lui permettait de pouvoir sortir un peu, sans craindre de se retrouver à demi nue à chaque fois qu'une branche effleurait le tissus. Elle ne le remercia pas pour son emprunt et se tourna vers lui, toujours au sol.

    LISBETH ; « Je vais chasser. Soit tu m'accompagnes, et j'accepterais peut être d'écouter tes salades à propos de votre groupe rebelle. Soit tu restes là, et tu as déguerpis à mon retour. »

    Alexander s'était levé, même si elle ignorait encore sa décision. Elle-même avait réfléchi depuis un moment au groupe qu'elle devait rejoindre, supportant difficilement de rester seule, toujours sur ses gardes. Lisbeth aurait aimé se concerter avec Dwight, mais elle n'arrivait pas à le trouver. Ses talents de traqueur n'étaient pas très bon, et le localiser était impossible. Au moins était il en sécurité.

    LISBETH ; « Oh, et mon gibier n'est pas l'ours, je te préviens. Si c'est une connaissance à toi, préviens à l'avance, sinon... Bref. Si on croise un loup, tu dégages, inutile de rendre ta situation moins confortable. Et pour finir, si par malheur tu arrives à me convaincre de rejoindre votre petite alliance, il est hors de question qu'on me force à manger du daim. »

    Le long de son discours, elle s'était avancée vers la sortie, ses sens à l'affut du moindre piège qu'on aurait pu lui tendre. Une fois qu'elle eut jugé le terrain sur, elle se tourna vers lui.

    LISBETH ; « J'y vais. Tu suis ou non, comme tu veux. Mais cours vite. Dans les deux cas. Il ne faut pas s'attarder ici. »


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MessageSujet: Re: there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex   Jeu 10 Sep - 22:35

    LISBETH ; « Lui, d'autres... Qu'importe. Le sexe, c'est toujours la même chose. La chasse peut être plus excitante. »

    Comme il était surprenant de constater que leurs conditions respectives n’étaient pas leurs plus flagrantes différences. Il n’était pas question d’habitude alimentaire, ou de la couleur qui ornait leurs pupilles. Ni même de clans dans lesquels ils évoluaient. Plus complexes, leurs éternelles dissemblances résidaient dans leur façon de se comporter, des caractères si infiniment opposés qu’il serait concevable de douter qu’ils aient pu partager une réelle complicité, plusieurs années auparavant – et quelques instants plus tôt. Si fougueux dans ses tâches de dirigeant de meute, dans ses traques infernales, Alexander n’était plus qu’un jeune homme calme, à l’écoute des moindres remarques (aussi cyniques qu’une invective puisse l’être) de son amante, subissant les mots comme s’ils étaient d’affreuses menaces planant au-dessus de leurs têtes, sans jamais perdre son sang-froid. Lisbeth, quant à elle, n’y était jamais allée de main morte, et elle n’avait rien perdu de sa glaciale répartie. Elle n’en avait pourtant jamais réellement usé contre lui.

    LISBETH ; « Mes sens sont si aiguisés que même ma langue pourrait me dire que tu restes un chien. »

    Le flegme légendaire. Il n’avait pas bougé. Pas un mouvement. Pourtant, il aurait parfaitement pu décrire la teinte que venait de prendre ses prunelles, assombrie par la douleur. N’était-elle pas un vampire ? N’était-ce pas elle, le monstre sanguinaire, si puissamment égoïste qu’il n’était peiné d’ôter la vie de leurs voisins, de leurs amis, pour assurer sa propre survie ? S’il était prêt à l’accepter, pourquoi ne parvenait-elle pas, elle, à le prendre comme il était ? La réponse le heurta si violemment – pourtant, il la connaissait depuis toujours – qu’il en eut le souffle coupé. L’amour qu’il lui portait n’avait-il pas toujours été à sens unique ? Il n’était pas question de changement. Après tout, elle avait été claire. Le sexe, c’était toujours la même chose.

    Il tenta vainement de noyer sa déception dans leurs étreintes. Cause perdue d’avance. Ses mots se répercutaient dans son esprit. Inlassablement. Une maudite mélopée. Navrant. Il était tout simplement navrant. Pourtant, il ne pouvait s’arrêter. Il s’abreuvait de Lisbeth. De sa peau, de sa bouche, de ses soupirs à peine contenus. Presque littéralement, et il n’avait aucune honte à admettre qu’il s’agissait certainement de la plus douce des consolations. Sa seule présence lui était suffisante. Pourtant, elle ne demeura pas longuement immobile à ses côtés.

    LISBETH ; « J'ai soif. »

    Il ne put s’empêcher de tressaillir. Non pas par peur, mais parce qu’elle ne cessait de creuser un fossé toujours plus profond entre eux. Il ferma les yeux, feignit de n’avoir rien entendu, mais elle se redressa, et il crut entendre le bruissement d’un vêtement que l’on enfile rapidement. Ses paupières se rouvrirent. Lisbeth lui tournait le dos, terminait probablement de se débattre avec les boutons de sa propre chemise. Il hallucinait.

    LISBETH ; « Je vais chasser. Soit tu m'accompagnes, et j'accepterais peut être d'écouter tes salades à propos de votre groupe rebelle. Soit tu restes là, et tu as déguerpis à mon retour. »

    Rapidement, il se retrouva debout, lui faisant face. Que penser ? Elle plaisantait ? Elle semblait sérieuse, pourtant.

    LISBETH ; « Oh, et mon gibier n'est pas l'ours, je te préviens. Si c'est une connaissance à toi, préviens à l'avance, sinon... Bref. Si on croise un loup, tu dégages, inutile de rendre ta situation moins confortable. Et pour finir, si par malheur tu arrives à me convaincre de rejoindre votre petite alliance, il est hors de question qu'on me force à manger du daim. »

    Il gardait le silence, observant son manège avec une attention toute particulière. Venait-elle d’évoquer la possibilité de tuer quelqu’un de son entourage ? Un feulement bestial prit naissance dans sa gorge, roula sur sa langue et claqua dans l’air. S’il l’aimait, il restait un loup-garou. Comment osait-elle le provoquer de la sorte ? Il n’était pas question qu’il cautionne un meurtre simplement pour qu’elle éprouve le plaisir de goûter au sang de l’un de ses amis. De leurs amis. Elle était native de Babylon. Elle connaissait les habitants tout aussi bien que lui.

    ALEXANDER ; « Lisbeth… »

    Une supplique. Pourquoi s’amusait-elle tant à le torturer ?

    LISBETH ; « J'y vais. Tu suis ou non, comme tu veux. Mais cours vite. Dans les deux cas. Il ne faut pas s'attarder ici. »

    Il baissa les yeux sur son jean, l’attrapa et l’enfila en moins de trois secondes. La tension qui l’emplissait avait le don de rendre ses gestes plus précis, étrangement. Lorsqu’il releva les iris, Lisbeth était sur le point de lui fausser compagnie. C’en était trop !

    ALEXANDER ; « Te souviens-tu de Caleb ? »

    La question avait fusée. Il connaissait la réponse. Peut-être était-elle devenue une autre personne, mais elle avait toujours adoré le petit MacDraw. Il la sentit se tendre, et en éprouva un certain soulagement. Il détestait aborder le sujet. Il avait espéré qu’elle en serait touchée. S’avançant doucement vers elle, il continua sur sa lancée.

    ALEXANDER ; « Mon petit frère t’aurait suivie partout. Lisbeth sautait du toit, alors Caleb devait sauter du toit. Elle me dérangeait dans ma lecture, et il fallait qu’il se joigne à elle. Tu étais son exemple, tu sais… »

    Son intonation avait pris des sonorités plus graves. Assurément. Il était ému, blessé, entièrement déchiré lorsqu’il parlait de son frère. Comprendrait-elle où il voulait en venir ?
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MessageSujet: Re: there's dry blood on your wrist ; lisbeth & alex   Dim 13 Sep - 0:03

    ALEXANDER ; « Te souviens-tu de Caleb ? »

    Elle se figea. Chaque parcelle de son corps cessa le moindre mouvement. Telle une statue de glace, Lisbeth avait les yeux fixés dans le vide. Oui, elle se souvenait. Bien entendu qu'elle se souvenait de tout. Elle avait juste tout enfouit en elle pour éviter la moindre douleur. Lisbeth repoussait la douleur. Et Caleb, c'était de la douleur à l'état brut. Alexander, de la douleur diluée. Le voir lui faisait mal, l'embrasser, le toucher lui faisait mal. Car chaque geste montrait à la fois le gouffre et la proximité. Et rien, ne pourrait jamais redevenir comme à l'époque où elle n'avait jamais mal. Mais quand il était loin, tout était pire, tout était noir. Alors elle supporterait toutes ces douleurs, toute cette torture aussi longtemps qu'il l'accepterait, car l'inverse ne ferait que la tuer pour de bon.

    Il venait de lui faire mal consciemment cette fois. Il savait. Il savait que Caleb leur ferait mal à tous les deux. Essayait il de les lier ensemble une nouvelle fois ? En brisant leurs deux cœurs à l'unisson, afin que malgré les différences, ils soient liés par cette même peine ? Pour toujours ?

    Sans le moindre contrôle, les images s'imposèrent à son esprit. Le petit garçon courant, sautant, jouant, riant. Caleb et Alexander dans la chambre de ce dernier, les deux garçons qu'elle aimait le plus au monde. Le petit frère qu'elle n'avait jamais eu. L'homme qu'elle avait toujours aimé. Ils lisaient, parlaient, jouaient aux cartes, dessinaient sur des feuilles blanches, et puis elle arrivait. Lisbeth, cette fille qu'elle était. Toujours avec des idées farfelues en tête, des projets dangereux, des plans incongrus.

    ALEXANDER ; « Mon petit frère t’aurait suivie partout. Lisbeth sautait du toit, alors Caleb devait sauter du toit. Elle me dérangeait dans ma lecture, et il fallait qu’il se joigne à elle. Tu étais son exemple, tu sais… »

    Bien sur qu'elle savait. Elle aurait voulu lui crier dessus, lui sauter dessus, lui arracher un membre pour compenser le mal qu'il lui faisait. Au lieu de ça, elle restait figée, statufiée. Si elle devenait glace, souffrirait elle encore ? Même morte, devait on supporter la douleur ? Les minutes passèrent, dans un effroyable silence plein de souvenirs. Il avait mal lui aussi, elle l'entendait à sa respiration saccadée. A ses pulsations cardiaques trop rapides, pas régulières.

    LISBETH ; « Je … sais. »

    Elle réussit finalement à articuler quelque chose. Un ton rauque. Sans la douce mélodie de la voix d'un vampire. De la douleur en deux syllabes. Elle finit par se ressaisir, se tourner vers lui. Il s'était approché, il était près de son épaule. Lisbeth ne s'en était pas aperçu.

    Puis, finalement, dans un geste infiniment humain. Dans un geste qui ne lui était plus du tout familier, elle glissa son bras autour de la taille du jeune homme, glissa son visage dans son cou, colla leurs poitrines l'une contre l'autre. Laissa la température brûlante du loup réchauffer sa peau, laissa ses bras l'enlacer. Essaya d'aspirer le mal être. Essaya d'être forte pour deux. Essaya vraiment.

    Et puis échoua.

    Il avait trop mal, elle avait mal pour lui, pour elle, pour toutes les années où elle n'avait rien ressenti. Et elle n'avait pas les épaules, pas la force, pour les aider tous les deux. Elle aurait beau le serrer plus fort, Lisbeth ne lui ferait pas plus de bien. Une fois cette pensée bien en tête, bien ancrée en elle, elle s'éloigna de lui. Le vampire fixa le loup de longues secondes. Glissa ses lèvres contre les siennes. Quelques secondes.

    Et puis disparu dans les bois. Il ne la rattraperait pas de toute façon. Il n'avait même pas essayé de courir.




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