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 A moment of serenity [Léandre]

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MessageSujet: A moment of serenity [Léandre]   Sam 11 Avr - 0:10

[Désolée, post pas terrible, je le reconnais]

    Vilde Agnarsson revenait de la chasse, d’une longue traque à travers les forêts des Etats-Unis en compagnie de Pernille qui avait duré quelques jours. Cela faisait longtemps que le vampire n’était pas allé tuer quelques ours, pumas et autres proies devenues habituelles au fil des années. Le manque s’était fait plus fort les derniers temps et sa gorge la piquait désagréablement. Sa cousine, remarquant que ses prunelles avaient viré à une teinte plus sombre, lui avait proposé cette chasse. Laisser à Babylon le reste du clan la dérangeait, surtout en ces temps troublés, mais Pernille avait insisté en la rassurant. Aron restait et rien ne pouvait arriver aux Ragnarök lorsque Aron était là. Les deux femmes savaient que c’était faux. Que c’était en restant soudés tous les trois qu’ils seraient invincibles. Mais Vilde s’était néanmoins résignée, elle en avait besoin.

    Dans les premiers temps, l’excitation prend le dessus chez le jeune vampire au cours de ses chasses. Vilde se sentait toujours grisée de cette course-poursuite. Courir dans la nature sauvage en suivant les odeurs attirantes des animaux, sentir le vent contre sa peau glacée, bander ses muscles juste avant le saut, le bond qui mettrait fin à la vie de la créature, voilà qui ne pouvait que plaire à un vampire. Mais au fil des siècles, la chasse perd souvent de son importance et de sa nouveauté. Vilde était lassée de cette occupation. D’autant que rencontrer d’autres vampires que ne partageaient pas leurs convictions lui était désagréable. Si son sang coulait encore dans ses veines, elle pourrait le sentir bouillir en ces occasions. Pernille et elle n’avaient fait que croiser un Nomade qui traquait une odeur humaine alléchante, disait-il. Il s’était éloigné rapidement, marquant son mépris devant des végétariens. Comme il se trompait ! Aussi, Vilde avait été heureuse de rentrer à Babylon et de revoir le clan.

    Un rare soleil s’était levé sur la ville. Les quelques nuages gris laissaient passer ses rayons lumineux. Les deux vampires avaient été contraints de raser les murs pour éviter d’être repérés. Seule Vilde avait laissé passer sa main blanche dans un rayon, juste pour sentir sa chaleur contre sa peau. Celle-ci s’était mise à étinceler, à briller d’une manière surnaturelle. Mais personne n’avait rien remarqué. C’était dans des cas comme celui-là que Vilde se disait que les vampires n’étaient pas maudits mais étaient au contraire des créatures favorisées des dieux puisque leur aura était si pure et lumineuse. Idée de suite remplacée par celle qu’ils n’étaient que des monstres, des prédateurs, les plus grands prédateurs du monde, devant vivre dans l’ombre pour passer inaperçus. Puis Vilde avait vu une jeune femme marcher dans la rue. Elle donnait des ordres d’une voix excédée à deux jeunes enfants en ciré jaune. Le vieux vampire aurait voulu pouvoir dire que son cœur s’était serré à cette vision. Une petite fille, l’aînée, avançait en tête et chantonnait. Quant à son frère, il ne cessait de vouloir passer du trottoir sur la route, s’attirant les remontrances de sa mère. Vilde s’était arrêtée en voyant les cheveux blonds du petit caressés par le soleil. Sven... Il ressemblait tant à son propre enfant, à la chair de sa chair, son bébé qu’elle avait porté dans son ventre, ventre désormais mort, inutile. Cela faisait longtemps qu’elle avait réussi à échapper à ses souvenirs trop difficiles à supporter malgré les siècles d’écart. Non, elle n’y réussissait pas. Fugacement, elle avait ressenti une douleur et avait su que les vampires représentaient le mal absolu. C’était son propre créateur qui avait perpétré cette horreur. Aucune mère ne peut se relever du meurtre de ses enfants.

    Mais Vilde avait senti son naturel reprendre le dessus en arrivant au manoir, puisqu’elle était entourée de ceux qu’elle aimait et des objets auxquels elle tenait. Chacun vaquait à ses occupations. Certains travaillaient comme Aron qui était allé prendre sa garde à l’hôpital, d’autres s’étaient enfermés dans des pièces de la maison se consacrant à leurs passions, d’autres encore étaient partis chasser dans la forêt voisine en espérant ne pas croiser des ennemis. C’était cela qu’aimait le vampire dans le clan. Tout le monde passait et venait, repartait mais restait attaché aux R. et à la maison. Leur retour ne fut donc pas accueilli en grande pompe. Seul Caleb, un petit sourire qui pouvait tout et ne rien dire, était venue saluer les deux femmes à la tête du groupe. Vilde savait qu’il lui en voulait de ne pas l’avoir autorisé à l’accompagner. Sans doute prenait-il sa sécurité et son bien-être un peu trop au sérieux, voulant sans doute marquer sa reconnaissance envers celle qui avait insisté pour qu’on l’intègre parmi eux. Il ignorait que l’affection que le vampire scandinave lui portait était encore plus importante et que s’il fallait protéger certains, c’était bien ses enfants adoptifs plutôt qu’elle-même. Prenant congé de Caleb et de Pernille, Vilde alla s’isoler dans un petit salon un peu à l’écart des autres pièces de la demeure. Ses chers livres lui avaient manqué même pendant cette courte absence.

    Ils étaient toujours là et avaient pris la poussière depuis qu’elle les avait vus. C’était l’inconvénient de sa vision si parfaite de vampire. Rien ne pouvait lui échapper. Passant sa main droite sur les couvertures des anciens ouvrages, elle constata un trou à l’emplacement d’une vieille édition d’un roman de Scott Fitzgerald. On le lui avait emprunté et pas encore rendu. Elle se saisit plutôt d’un Jane Austen, Mansfield Park et en quelques mouvements se retrouva sur le canapé d’un blanc éclatant en train de la feuilleter. Il était saisissant de la voir ainsi plongée dans un livre. Son attention était si concentrée envers l’intrigue qu’elle en oubliait de se comporter comme une humaine. Elle était immobile telle une statue de marbre négligeant de se gratter, de remuer les jambes et la tête, de bouger la nuque. Elle n’en ressentait pas le besoin. Elle avait alors l’air réellement différente, irréelle comme si les siècles avaient coulé sur elle sans y laisser de traces tangibles, comme si elle se tenait assise sur ce canapé depuis des millénaires et qu’elle n’en bougerait plus jamais. Ah, illusion de l’esprit ! Elle était prête à bondir au moindre mouvement suspect. Rarement attitude du corps a pu être aussi mal interprétée.

    Un bruissement se fit entendre sur sa droite. Elle leva la tête d’une vitesse fabuleuse et fixa ses yeux d’une couleur or sur le nouvel arrivant. Son visage s’éclaira instantanément lorsqu’elle vit Léandre, nouveau au sein du clan mais qu’elle aimait déjà comme un ancien. Un sourire chaleureux et sincère se forma sur ses traits.
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Leandre H. Altar
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MessageSujet: Re: A moment of serenity [Léandre]   Sam 18 Avr - 0:49

    [Mais il est très bien ton post! Pour éviter qu'on traîne en longueur, j'ai essayé de te faire une ouverture sur le passé de Léandre, j'espère que ça t'ira!]

    Léandre courait comme si sa propre vie en dépendait. Bien sûr, ça n'était pas le cas. Il ne pouvait pas mourir, et peu importe ce qui aurait pu le poursuivre, il aurait été à même de le maîtriser. Même un nouveau-né. Même un Aniota. Il n'était pas un fin combattant, mais sa ruse et sa perspicacité le sauvaient toujours des situations extrêmes. Mais là n'était pas la question. Il ne se faisait pas traquer. C'était lui le chasseur.

    Il détestait particulièrement se nourrir de cette manière. Il regrettait l'époque où il était civilisé et humain, qu'il s'installait à table et découpait soigneusement la chair tendre avant de l'amener à sa bouche. Alors que maintenant, il était nécessaire de s'adonner à de l'activité physique pour se nourrir. Non pas que ça l'essoufflait ou quoi que ce soit, malheureusement. Il était plutôt navré d'avoir à courir après ces pauvres bêtes qui n'avaient rien demandé à personne. Mais là, il avait poussé trop longtemps, et à force de jeûner, il mourrait de faim. A tel point qu'il ne s'était jamais vu sprinter à cette vitesse pour attraper une proie. Le pauvre cerf n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait que déjà, Léandre fondait sur lui et lui ôta la vie en une fraction de seconde. L'animal s'effondra lourdement sur le sol, tandis que le vampire se délectait de sa substance. C'était un gros mâle, malgré tout, une fois le repas fini, Léandre ne fut pas rassasié. Voilà un moment qu'il n'était pas allé chasser. Il se maudit intérieurement. Et si la prochaine fois, il passait ses nerfs sur un humain? Il se promit alors de manger plus souvent, même si l'activité le répugnait.

    Après cet acte barbare, il sortit de sa poche un mouchoir sombre et s'essuya délicatement les lèvres, tâchant à peine le tissu. Mais quelques instants plus tard, sur la piste d'une odeur encore plus forte, il s'était remis à détaler dans la forêt, évitant avec habileté les arbres et autres obstacles. Il sauta au-dessus d'une biche qui n'eut même pas le temps de comprendre ce qui venait de se passer. Bambi avait été sauvé par un puma, qui avait aveuglé l'odorat de Léandre. Au bout de quelques minutes, Léandre trouva sa proie et n'attendit pas longtemps avant de lui sauter dessus et percer la dure peau encore chaude, clouant sur place le massif fauve. Voilà qui aurait de quoi le satisfaire pour sa soirée. En moins de deux minutes, il eut terminé de se nourrir et il contempla la dépouille de la pauvre bête. Manger ou manger, telle était la dure loi de la jungle. Pourtant, la nature était injuste. Car qui mangeait les vampires? Les loups? Sûrement pas.

    Détournant son regard du cadavre, Léandre constata qu'il était bien loin de Babylon et il entreprit de rentrer à une allure plus douce que durant sa chasse. Il courrait toujours, mais prenait le temps d'observer les alentours sans en perdre une miette. A chaque fois, il était émerveillé par la beauté de la nature. Sa vue de vampire le rendait plus attentif aux détails et il parvenait jusqu'à détecter le moindre mouvement du vent dans les branches. C'était à la fois merveilleux et étrange.

    Il mit une petite heure avant de rentrer au manoir, et le soleil avait commencé à pointer le bout de ses rayons. Il accéléra pour éviter d'entrer en contact avec l'astre révélateur de sa vraie nature, et croisa malheureusement la route d'un humain près de l'entrée du manoir. Il s'agissait d'un des serveurs du bar qu'il fréquentait, et il eut le réflexe de revenir à une allure normale avant que celui-ci ne le remarque. Il lui tint la jambe un bon moment, et Léandre s'efforçait de ne pas montrer sa nervosité tandis qu'il observait le soleil qui tournait avec douceur. Il craignait de ne se mettre à étinceler et une fois que ce fut trop dangereux, il prétexta un coup de fil urgent à passer. Le jeune homme prit très bien son excuse. Léandre était tellement aimable que personne ne mettait en doute sa parole. C'était un avantage.

    Une fois à l'intérieur, Léandre se rendit dans sa chambre en saluant quelques camarades qu'il croisa dans les couloirs. Il ne s'attarda pourtant pas dans les conversations et s'attela à terminer un ouvrage qu'il avait emprunté à Vilde. Cette femme était exceptionnelle. Non seulement elle l'avait recueillie ici, le considérait comme l'un des siens depuis le premier jour, mais elle était d'une tendresse et d'une culture telles qu'elle paraissait encore plus irréelle que n'importe quelle autre vampire. Léandre l'aimait beaucoup, et l'admirait également. C'était une excellente chef, patiente et raisonnée. Elle était compréhensive et essayait tant bien que mal de le percer à jour, mais avec elle, il était un peu moins mal à l'aise. Ca n'était pas pour autant qu'il était prêt à en parler, mais il était certain que s'il avait à se confier, ce serait avec elle. Elle était un peu sa référence ici. Sa grande sœur.

    En moins d'une heure, il eut terminé Northanger Abbey , de Jane Austen, et le referma délicatement avec un sourire. Il était temps que ce livre retrouve sa propriétaire! Ce serait également l'occasion de la voir et de discuter un peu. Léandre avait vite remarqué son absence ces derniers jours, et apprit qu'elle était partie chasser avec Pernille. Mine de rien, elle lui avait manqué. Leurs discussions sur des romans tellement vieux et méconnus que la plupart ne les connaissaient pas, et sur tout et n'importe quoi en réalité. Il réajusta machinalement sa cravate et descendit dans la bibliothèque de la scandinave.

    A peine eut-il entrouvert la porte que la vampire aux traits doucereux avait levé la tête vers lui. Il lui rendit son sourire et brandit ce qu'il était venu rendre. Il avait remarqué qu'elle était elle-même plongé dans un Jane Austen.

    - Bonjour majesté. Je vois qu'on a toujours aussi bon goût.

    Il s'approcha d'elle avec grâce, comme s'il touchait à peine le sol et déposa un léger baiser sur sa joue avant de s'assoir près d'elle. Elle ne l'y avait pas invité, mais il savait qu'il n'avait pas besoin d'attendre qu'elle le lui dise. Il se sentait un peu comme chez lui dans cette pièce, sur ce canapé, vu le temps qu'il y avait passé.

    Il lui tendit alors le Jane Austen, celui qu'il venait lui rendre et lui décocha un clin d'oeil discret.

    - Décidément, je ne me lasserai jamais de cette merveilleuse femme.

    Mais Léandre avait omis un détail. Et pas un petit, en plus. Car en attrapant le livre, Vilde fit glisser sur ses jambes un morceau de papier qui était retenu entre les pages. Elle ne l'avait pas fait exprès, ne pouvait pas savoir. Léandre tiqua tout de suite. Et se traita d'idiot mentalement.

    C'était son marque page. Une vieille photographie incroyablement bien conservée, vu l'âge qu'elle avait. Sa jumelle était toujours dans la veste de Léandre, près de son coeur. Elle représentait une magnifique femme aux longs cheveux blonds, l'air rieur, et un petit garçon d'à peine 5 ans qui, facétieux, semblait avoir du mal à se tenir devant l'objectif. Anne et Lysandre. Son secret, si bien gardé, ses amours. Il les avait oublié dans un bouquin. Et voilà qu'ils étaient sous les yeux de Vilde. Il faillit hurler mais se contenta, en une fraction de seconde de rattraper le souvenir et de le flanquer dans sa poche intérieure de veste.

    Troublé, il essaya de se donner une contenance. Mais tout sonnait faux en lui. Même son sourire à l'instant même, mal à l'aise alors qu'il essayait de faire comme si de rien n'était.

    - C'était incroyable les superbes photos qu'ils vendent dans les boutiques de nos jours! J'ai craqué pour ce marque-page figure-toi!

    Mais le mensonge était trop gros. Et Léandre n'était bon que pour dire la vérité. La photo avait trop d'authencité, et de vécu. Il se sentit aussi coincé, et son coeur mort sembla avoir un relent de vie alors qu'il se serrait un peu plus dans sa poitrine.

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MessageSujet: Re: A moment of serenity [Léandre]   Lun 4 Mai - 23:29

[Je suis désolée pour ce grand retard ainsi que pour la médiocrité de ce post écrit tard ><. Je me rattraperais la prochaine fois]


    Il s’agissait de Léandre, un vampire qu’ils avaient rencontré il y avait peu de temps, quelques mois à peine, depuis leur arrivée à Babylon. Vilde Agnarsson lui adressa un sourire radieux qui manifestait son plaisir de le revoir après ces quelques jours passés à chasser. Sourire qui témoignait également de son attachement pour le jeune homme même si elle ne le connaissait que modérément. Qu’est-ce qu’étaient des mois lorsque vous comptez en siècles ? Si Léandre était nouveau, Vilde ne le considérait pas moins important au clan que les autres. Il faisait pleinement parti des Ragnarök puisque tel avait été son choix. De plus elle l’admirait. Il avait réussi à se sevrer seul et par lui-même du sang humain, ce qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Le vieux vampire scandinave avait toujours pensé que cela était impossible mais Léandre avait fait preuve d’une exceptionnelle force d’âme. Il méritait amplement sa place parmi eux. Mais quelles souffrances, quelles douleurs se cachaient derrière ces yeux ambrés ? Pour le moment, Vilde, qui pourtant attirait les confidences, n’avait pas réussi à le faire parler sur son expérience humaine, sur sa vie avant la transformation. Mais elle ne baissait pas les bras même s’il se recroquevillait dans sa coquille quand elle le relançait. Tout viendrait à temps. Ils avaient l’éternité devant eux après tout. Mais plus vite il parlerait, plus vite il pourrait se débarrasser de ses démons qui le pourchassaient encore.

    Vilde referma sans regrets Mansfield Park, laissant la naïve Fanny Price à son amour pour son cousin et à ses états d’âme. Elle avait déjà lu ce livre plusieurs fois depuis sa parution – le vampire avait eu la chance de pouvoir se le procurer l’année même de sa première édition, mais elle prenait toujours le même plaisir à voir évoluer la demoiselle anglaise si paisible et si morale. Les difficultés humaines étaient toujours futiles ce qui lui permettait de se détendre en évitant de penser à la bataille qui se préparait entre les clans vampiriques de Babylon. Vilde avait découvert la littérature après sa mort mais ne le regrettait pas. Certes son esprit était souvent prêt à réagir rapidement, de telle sorte qu’elle n’était jamais totalement accaparée par sa lecture mais malgré cela, les livres la faisaient voyager et vivre d’autres expériences, des expériences humaines. Et il n’y avait rien de meilleur que de pouvoir partager sa passion. La jeune femme prêtait donc sa bibliothèque à Léandre et la laissait ouverte à ses envies à condition que le jeune homme veuille bien discuter avec elle de ses ressentis.

    Léandre s’assit sur le canapé aux côtés du vampire scandinave. Il était toujours aussi bien habillé et élégant avec sa cravate et sa chemise de telle sorte qu’on ne reconnaissait le vampire que grâce à sa peau blafarde. Vilde ne l’avait encore jamais vu avec une goutte de sang sur lui ou simplement affublé de vêtements humains non sophistiqués. Dans un geste de grande affection, elle l’attira à elle et déposa un baiser sur son front comme une mère l’aurait fait avec son fils. Il lui tendit Northanger Abbey de la même Jane Austen. Machinalement, bien qu’elle n’en éprouvât pas la moindre envie mais habituée aux manies des mortels, elle le feuilleta du pouce tout en gardant son regard chaleureux posé sur le visage de son interlocuteur.

    - En effet, Jane Austen reste indémodable malgré les années. As-tu aimé Northanger ? Ce roman est une vieille édition de 1900. Mais dis-moi, mon Léandre, que s’est-il donc passé durant mon absence ? Ton projet de prendre un emploi à Babylon a-t-il abouti ?

    Mais avant de pouvoir continuer la discussion, Vilde sentit une feuille tomber sur ses genoux et à une rapidité surhumaine, elle attrapa qui s’avéra être une photographie. Elle avait été glissée entre deux pages du livre sans nul doute par Léandre lui-même car le vieux vampire ne possédait pas la moindre photographie. Cette dernière était manifestement ancienne et datait largement d’avant la Grande Guerre. Bien que Léandre l’attrapât à peine une seconde après que Vilde l’eut en sa possession, cette dernière avait eu le temps de l’examiner les détails. Le photographe avait fait poser dans une attitude guindée propre aux premiers temps de cette innovation deux jeunes personnes. Une jeune femme blonde souriait radieusement en direction de l’objectif, manifestement très heureuse. Quant au petit, il s’agissait vraisemblablement de son fils. Il semblait adorable. Vilde aurait volontiers gardé l’image plus longtemps car les deux humains respiraient la joie de vivre. Mais l’air gêné de Léandre prouvait qu’il ne désirait pas que la scandinave prenne connaissance de ce pan de sa vie. Vilde aurait aimé pouvoir lui poser des questions mais elle ne le fit pas. Elle prenait le jeune homme en pitié tant son embarras était manifeste. Pauvre, pauvre Léandre ! Combien avait-il dû aimer ces humains ! Combien avait-il dû être difficile pour lui de les quitter quand il avait su qu’il resterait sur terre, banni, pour l’éternité !

    Le vieux vampire ne crut pas un seul instant à l’explication de Léandre. Ce n’était pas un marque-page que l’on vendait en boutique, la mode étant d’ailleurs plus au rock et au Pink Floyd en ce moment même. D’autant plus que la voix que le jeune homme avait utilisé était trop aigue. Mais elle ne pouvait le forcer à avouer son mensonge peu convaincant. Elle préféra donc biaiser et faire mine de le croire.

    - Tu me l’as enlevé si vite, mon cher Léandre, je n’ai pas eu le temps de voir ce dont il s’agissait. Je ne savais pas que tu étais allé en ville pour acheter un marque-page dernièrement...

    Elle laissa ses paroles en suspens, attendant que le jeune homme finisse par se résigner à lui dire la vérité. Mais rien ne venait, Léandre s’était de nouveau refermé sur lui-même, pas encore prêt à se laisser aller devant Vilde. Elle décida de passer à la vitesse supérieure et le serra contre elle, dans une tendre étreinte. Elle ne voyait plus son visage et ne pouvait donc savoir ce qu’il ressentait. La jeune femme atténua la dureté de ses propos par une voix encore plus douce que d’ordinaire :

    - Léandre, qui sont ces personnes sur la photo ? Tu sais, je ne connais rien de toi. Je n’ai pas besoin de cela pour te faire confiance. Je te respecte et t’apprécie comme tu es aujourd’hui avec tes mystères. Mais tu peux tout me dire, tout m’avouer. Je ne jugerai pas, ne raconterai rien à personne. Je pourrai juste te comprendre.

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MessageSujet: Re: A moment of serenity [Léandre]   Lun 25 Mai - 20:09

Le topic peut-il être adapté à la saison 2 ou souhaitez-vous le continuer dans le passé, ou bien l'abandonner ?
Suivant la réponse, le topic sera déplacé dans la partie adéquate et les messages effacés.

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MessageSujet: Re: A moment of serenity [Léandre]   Lun 25 Mai - 23:00

Nous avons convenu d'un accord entre Vilde et moi.

Après avoir été mis à jour par Vilde, Léandre, apeuré, s'enfuit de la salle. Les jours suivants, il l'évite avec prudence pour éviter d'avoir à se révéler.

Désormais, la bataille ayant privé Vilde de son âme soeur, Léandre se sentira plus proche d'elle et ira discuter de ce qui lui pèse...

Prochain topic donc très prochainement!

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      @ melcappa


    Mais je sais qu'un jour elle viendra
    Alors je ne baisserai pas les bras.
    En attendant je fais les cent pas
    Et finis par me dire tout bas:
    « Laisse courir la rumeur... »

    La rumeur - Christophe Maé

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A moment of serenity [Léandre]
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