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 Glenn. Ange damné {100%}

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MessageSujet: Glenn. Ange damné {100%}   Lun 23 Nov - 4:19

LEBLANC; Glenn Junior

(c) White Rabbit
25 ans
Cafétéria pour immortels en libre service



« Un tigre garde toujours les mêmes rayures... »

FLESH & BLOOD




I. Story left behind





      Né le 4 mai
      A Babylon ;





    Retour aux sources, il y a 26 ans.

    Embrasé d'un éclat d'or. Tel était le regard de la fureur qui, accompagnée d'une extrême jalousie, demeurait sur l'un des sièges stratégiques de la grande salle des livres de l'université. Déchaîné, il se déversait avec ardeur, créant l'effet d'une cascade prête à submerger le malheureux qui se trouvait alors sur sa route, lui offrant les abysses pour tombeau. La suppression, voilà un mot fort appréciable que l'élève avait bien envie d'enrôler dans les méandres de son dessin, se livrant corps et âmes aux ténèbres pour les laisser jouir de son être et de son esprit, faisant de lui un assassin émérite. Vulgaire pantin entre ses griffes qui s'évaderait ainsi d'un typhon de culpabilité, négligeant de même une quelconque part de responsabilité. Ce Cassian, illustre objet de sa jalousie qu'il tenait en joue sans s'autoriser le moindre cillement , aurait vite fait de se prosterner aux pieds du maître des Enfers, lui laissant tout le loisir de se frayer un chemin jusqu'à sa compagnie du moment, Hélène, qu'il convoitait aussi. L'homme venait de découvrir quelques bribes de révélations suspectes concernant la liaison qui les unissait, l'esquisse d'un amour naissant, pénétrant de ce fait le logis d'une haine silencieuse qui l'endoctrinait sans ménagement, domptant sa raison pour aider son esprit à atteindre le summum de sa cruauté et appliquée à l'élaboration d'un détournement en toute subtilité. Tout en se jouant des pages d'un livre qu'il avait déposé sur sa table en guise d'artifice, se confondant ainsi avec la foule de lecteurs accoutumés qui étudiaient ici et là pour grimper toujours plus haut dans l'estime de leurs enseignants, son coeur se mit à battre à tout rompre, réchauffant son liquide vermeil déjà en ébullition. Haine. Jalousie. Frénésie. Son esprit s'embruma peu à peu, le glissant dans les draps de la torpeur. Ses doigts vinrent au contact de ses paumes et, sous l'effet de cet amalgame de sentiments en fusion, se refermèrent avec puissance sur celles ci, contraignant ses ongles à les meurtrir en toute intimité. Possession ardemment désirée. Cette jeune femme, vierge selon les rumeurs, serait sienne, quoi qu'il en coûterait.

    1 an plus tard.

    Il s'affaiblissait dangereusement au rythme de cette caresse qui remontait son torse avec subtilité pour venir se nicher sur son épaule et ses yeux en proie à la confusion observaient l'ascension de cette main d'adolescente avec véhémence. Alors qu'Hélène vînt capturer ses lèvres, celui ci enlaça sa main avec plus d'intensité avant de déposer celle qui profitait d'une pleine liberté sur l'une de ses hanches. De cette manière il la convoitait plus près de lui, toute entière, chaleureuse. Il aspirait à sentir son corps tout près du sien comme si leurs deux êtres ne formaient plus qu'une seule et même unité, avide de passion, de braise. Elle se hâta de déboutonner les premiers boutons de son vêtement, mettant à nu le haut de son corps en ébullition. Son regard embrasé vînt s'emparer du sien et il glissa ses mains avec délicatesse dans la courbure ébauchant le bas de son dos pour ensuite les descendre progressivement. Se jouant de son torse à l'aide de ses mains, elle ne tarda pas à en faire de même avec ses lèvres. Il déposa alors l'arrière de son crâne sur le prolongement de sa nuque, capturant les fissures du plafond d'un air envoûté, ses mains maintenant de part et d'autre de ses courbes élancées. Il avait vaincu. Prépondérant. Cassian s'était vu dupé par la perversité, sa fiancée se mouvait dans les bras d'un autre. Des flammes jaillissantes embrasèrent soudain son coeur, s'élevant jusqu'à leur apogée, lui donnant alors la sûreté qu'elles ne deviendraient jamais vacillantes. Cette lumière vive, ardente et déferlante ne se réduirait guère en un tas de cendre car ce qui les unissait en cette douce nuit d'automne s'avérait la conclusion d'une dépendance mutuelle, un pacte puissant et passionné que personne ne parviendrait jamais à briser. Simple plaisir charnel. Hypnotique. Insondable. Damné.

    9 mois plus tard.

    Au coeur d'un bois guetté par une luxueuse demeure, la future mère se tenait figée dans les hautes herbes, humant le parfum printanier avec aigreur. Ses mains de jeune épouse dansaient avec tendresse sur la courbe de son ventre recouvert d'un fin vêtement de soie pailleté par le soleil. Les yeux clos, son visage pâle absorbait la chaleur avec ravissement et ses oreilles s'ouvraient de toute leur grandeur pour capturer le chant des quelques oiseaux revenus de leur dernière migration. Majestueuse symphonie. Son âme semblait à mille lieux de cet univers bouleversé qui la traquait sans relâche depuis que cette nouvelle vie grandissait en elle, s'accordant enfin une échappée, aussi fugace soit-elle. La grossesse n'était pas de tout repos, la tiraillant grièvement.
    Autour d'elle, les feuilles éclatantes d'un printemps précoce valsaient au rythme de la brise, donnant lieu à une éclaboussure de lumières vacillantes sur un sol qu'elles assombrissaient tout en même temps aidées par les jeux d'ombre filtrant parmi les troncs. Un nuage vînt s'amuser à cacher l'étoile de feu; la maman se redressa sous les grands arbres denses où la lumière ne parvenait maintenant plus à pénétrer, mêlant à la perfection ses sombres vêtements tantôt scintillants aux ombres menaçantes et ne laissant plus qu'admirer l'éclat doré émanant de ses perles brunes qu'elle avait entre temps dévoilé de ses paupières prématurément ridées. D'un mouvement engourdi, elle balaya les feuilles et brindilles qui embrassaient sa soyeuse crinière ébène puis adossa son corps endolori sur l'écorce qui mirait son dos finement courbé par des années de ballets. Son regard innocent se posa sur son ventre arrondi qu'elle ne cessait de caresser puis ses lèvres se mirent à remuer, laissant tout le loisir à une voix mélodieuse de s'évader, accordant à Dame Nature un chant bellissime qui eut vite fait d'être interrompu par quelques froissements de feuilles mortes. "Tu es donc là ma douce ? Il serait préférable de te remettre au lit, tu as les traits tirés." lui conseilla le futur papa, le bienveillant monsieur Cassian Leblanc, un homme pas particulièrement grand mais dont le maintien et l'élégance persuadaient plus d'un qu'il avait tout d'un géant. Il est vrai qu'en raison de ses nombreuses qualités physiques peu s'attardaient sur ce genre de défauts à leurs sens tout à fait négligeable. Clair, mince mais joliment sculpté, les pommettes de temps à autres rosies par le temps et les circonstances, la barbe rasée avec précision, la chevelure d'or jetant des éclats vacillants à la lumières de l'astre solaire, il imposait d'emblée une nuée de regards à la fois curieux et respectueux, embués d'une étrange admiration. Il voyait les extravagances de ce monde au travers deux perles grises qui s'illuminaient sous quelque lueur. Elles brillaient d'une intelligence et d'un esprit qu'il se plaisait à croire sans pareils, certainement reconnus de tous ou, du moins, de ceux qui le connaissaient un tantinet ou qui avaient eu vent ici et là de ses prouesses intellectuelles. Ce fut d'ailleurs sans conteste cette panoplie de qualités qui avait attiré les convoitises de sa promise, Hélène.
    "Alexandre. Si c'est un garçon, j'aimerais qu'il s'appelle Alexandre" lui déclara t-elle d'une voix fluette. Cassian fronça les sourcils, signe d'une profonde absence de quiétude, puis s'agenouilla à ses côtés avant de lui enlacer la main d'une tendresse presque grossière, l'artifice du protecteur désireux de lui causer quelque réconfort. "Et pourquoi pas Glenn, Glenn Junior Leblanc, en hommage à son grand père paternel.
    -Cassian, je dois t'avouer quelque chose. Je ne peux plus le garder pour moi, cela me ronge littéralement de l'intérieur. J'étouffe... Ce n'est... Ce n'est pas ton enfant...

    [...]

    Les lueurs vacillantes des quelques bougies dansaient avec torpeur et tribulation sur le ventre nu de la maman en crise, s'égarant par moment sur son visage aux traits déchirés traduisant toute sa détresse, désarroi funeste qui prenait alors sur le pas sur le supplice de la couche. Des cris perçant déchiraient l'air par moment, s'empressant d'aller à la rencontre du futur "père" se mouvant avec tourments dans l'autre pièce, intensifiant toujours plus son ébranlement. Oh vicieuse et effroyable sensation, s'il pouvait te condamner il te ferait torturer avant que tu ne sois lentement consumé sur un bûcher. Que ton âme soit damnée (si toutefois la nature t'en avait pourvu) !
    Soudain, des pleurs. Au chevet de la maman, le médecin tendit l'enfant, candeur minuscule et création parfaite, sans conteste la plus belle de ses oeuvres. Le nourrisson imposa sa voix quelques instants, soumettant son existence à Dame Nature. Cassian entra dans quelques fracas, le front plissé et perlé de sueur, son coeur battant à tout rompre dans sa poitrine prête à céder sous pareille pression. "Et si nous gardions le secret ? Si j'avais la force de pardonner ton infidélité, me laisserais-tu rester à tes côtés, en tant que père et mari ?". Le visage d'Hélène fut déformé par quelque sourire, pendant qu'elle acquiesçait d'un mouvement de tête. Glenn Junior Leblanc était né.

    8 ans plus tard.

    «Maman. Ferme ce rideau avant que...» pesta Glenn tout en se recouvrant vivement de son amas de couvertures, mouvement qui lui fit prendre conscience de la chute d'un objet encombrant le stoppant brusquement dans ses menaces matinales. A la fois curieux et surpris, le jeune garçon délaissa sa mère qui l'avait volontairement tiré de son sommeil et s'extirpa de ses draps pour se pencher vers une boîte en carton indiquant "boîte à souhaits". La stupéfaction qui s'empara de chacun de ses traits ne fut pas des moindres. Etait-ce possible que, tel que l'avait dit Hélène, la petite souris pouvait mener aux enfants une boîte qui soit véritablement réalisatrice de voeux et ce, quels qu'il soient, même les plus invraisemblables ? Ne prévoyant pas de révéler l'existence de cet objet magique à sa maman ainsi qu'à ses trois jeunes frères qui dormaient dans la pièce, l'enfant se découvrit pour la voiler de ses draps, laissant tout en même temps au froid le loisir de meurtrir ses membres nus déjà transis. Il joint ses mains puis leur insuffla quelques flammes dans l'espoir de ranimer son corps d'un peu de chaleur avant de renoncer au confort de son matelas pour se hisser dans l'une de ses tenues. Fin prêt pour aborder la rude journée scolaire qui l'attendait, le garçon s'empara de sa boîte qu'il tentait au mieux de dissimuler sous son manteau, la serrant précieusement tout contre son torse, puis s'investit dans la recherche d'un coin discret où il ne rencontrerait pas âmes qui vivent à l'exception de l'appréciable Madame Sérénité. En lieu sûr, l'heure serait enfin à la découverte et, l'espérait-il, au contentement. Le voeu n'aurait plus à patienter bien longtemps avant d'être étiqueté par son emblème de propriété...

    [...]

    Il se trouvait au coeur du grand parc, confortablement adossé sur l'écorce d'un immense arbre centenaire contemplant l'étendue sauvage sculpté de brins d'émeraudes parsemée ici et là de quelques éclats d'or jetant des lueurs vacillantes au roi Soleil. La boîte magique soigneusement déposée entre ses membres inférieurs, il se plaisait à imaginer ce qu'elle pouvait contenir. Un enchantement ? Une potion ? Quoi que... Une potion serait certainement trop lourde à porter pour les frêles épaules de la petite souris. En laissant le suspense perdurer à souhait, la découverte n'en serait que plus appréciable se surprenait-il à croire. En réalité, cette attente imposée par son bon vouloir était accompagnée de quelque appréhension. L'idée que ce fut le néant qui pesait si lourd au bout des bras l'avait à maintes reprises effleuré, n'ayant pour effet que de l'envahir d'une colère noire qu'il réprimait avec la venue d'idées plus séduisantes. Le regard soutenant l'objet sans ciller, il repensait au conte de sa mère. "Le petit garçon fit un voeu, ouvrit la boîte puis celui ci se réalisa". Ainsi, que renfermait-elle donc... Lui offrirait-elle la venue d'un nouveau père ? Moins autoritaire et se préoccupant de son sort autrement que par de vilains coups de ceinture ? L'enfant n'avait d'ailleurs jamais cerné la haine que son père éprouvait envers lui. Démesurée. Insensée. Traduite au moyen de gifles et de punitions, d'une marche carrée et infaillible, forcée. Le moindre sujet lui livrait l'opportunité de le malmener, non sans un malsain plaisir lorsque ce fut en présence du silence pesant de la maman, presque accommodé. Les serres d'un paternel bourreau se fermaient sur sa chair, contraignant l'innocence à suivre un bien mauvais exemple. Ainsi, l'enfant candide devenait peu à peu le digne fils de son père de substitution sans savoir que leur sang différait pourtant, et que là résidait le déclenchement de son animosité.


    3 ans plus tard.

    Retenu par quelque chaîne usée par le temps, le chat dépérissait dans quelque miaulements stridents, destructeurs. Sous le regard de ses frères, Glenn Junior rouait l'animal de coups de bâtons, curieux d'avoir vent des limites de celui ci, ainsi que de ses réactions désespérées, de surcroît très amusantes. Résiste petit chat. Résiste... Spectacle estimable. Des éclats de rires sardoniques capturèrent l'air, vaguant au loin, jusqu'aux oreilles du propriétaire. L'homme ne connaissait que trop bien la fratrie Leblanc, connue pour semer pagaille et terreur au sein du village. Il n'était pas rare de les voir saccager les champs, ruinant ainsi le dur labeur des agriculteurs pleurant ensuite leurs récoltes. Le chahut était un art donc ils étaient les fins connaisseurs, le martyr leur passe temps, peut-être même un appréciable loisir, au combien malsain je vous l'accorde. Glenn était irréfutablement le plus goguenard et diabolique des quatre. Qu'il était plaisant pour ses jeunes yeux de mirer l'agonie de la vie. Plaisir insondable dont il était à son âge dépendant. Désir comparable à l'abominable alcool, créateur de manque et d'avarice, avide d'en abuser d'avantage à chaque gorgée. Ange damné, nouvel adorateur de Lucifer, qu'il était jouissif de décider de l'existence ou de l'extinction, du confort ou de la souffrance, psychique ou physique, tant que les traits de la victime imploraient quelque grâce qui ne lui serait nullement accordée.

    6 ans plus tard.

    L'âge ne fut aucunement le remède de cet esprit, dirait-on, dérangé. Vieillir ne l'aida guère à anesthésier ses pulsions, empruntes d'abus et de tortures, de prépondérance et de défis. Sadisme. Manipulations. Jouissances perverses et maladives. Addiction. Au lycée, il fut aisé de l'observer briser quelques esprits faibles, s'acharnant parfois sur des réputations plus solides. Peu importait la consistance tant que la mal ombrageait, la souffrance s'accaparait des visages. Il fut celui dont les connaissances se prosternaient, respectaient de crainte. L'adolescent rebelle et sûr de lui, au combien fier de son âme dévastatrice, le cliché du mauvais garçon dans toute sa splendide splendeur. Perfection parfaite. Symbole de toute une génération de demoiselles naïves, pour ne pas oser avouer stupides, qui l'encerclaient au moyen de leur dévotion puérile et dénuée de quelconque sens. Que l'adolescence fut un âge sot. Loin d'oeuvrer pour le bien, il déchaînait les passions tout aussi habilement qu'il créait l'émeute. Violences à souhait, délinquance, inconscience, immoralité, irrespect... Tant d'aspects de son être qui lui valurent l'exclusion à de nombreuses reprises. L'absence de son père, déserteur, rassasié de sa famille, n'avait fait que libérer d'avantage le tigre qui rugissait en son pseudo fils. Les limites s'étaient effacées, l'autorité exilée et le fauve chassait, plus vil que jamais.

    Aujourd'hui.

    Le pouvoir était une source dans laquelle il puisait de façon immodérée, et non sans prendre un certain plaisir. Il aimait le sentir ruisseler dans ses veines, prépondérant. Il s'engouffrait dans les méandres de mon esprit torturé et tortionnaire, se procurant ainsi une outrecuidance insondable. Il pouvait se révéler ingérable, hors de contrôle. Il aurait pu s'y perdre. Il l'agressait sans cesse, tentant de prouver au monde sa domination. Il jubilait. Il avait toujours apprécié détenir le contrôle, et il fut un temps où il le pensait acquis. Mais celui ci est révolu. Il n'est plus le maître de quiconque, n'est plus maître de lui même, c'est la cruauté d'un autre qui le soumet. Ainsi, il a appris à contenir son impulsivité, à avaler amèrement ses pulsions, sa haine fiévreuse et grandissante. Il préserve sa fierté, ne lèche point les pieds de quiconque. Néanmoins, il fait au mieux bonne figure lorsque la situation devient trop périlleuse car la frénésie d'un vampire n'a dans ce monde guère d'égale. Il ne craint pas la mort, mais il craint la douleur, comme tout à chacun. Avec le temps, il a appris à être plus ou moins résistant, ce qui n'a cessé d'accroître l'imagination de celui qui le détient.



II. Open your mind
    Quelle est votre vision d'avril 1973 ?


      Une brume légère enveloppait deux corps étrangement enlacés, chacun d'eux appartenant à deux mâles respectifs. Des détails prenant formes sous l'astre souverain de l'obscurité s'appliquaient à nous offrir l'esquisse de deux vampires qui tentaient vainement de prouver à l'autre son vif désir de domination sans y parvenir. A cet instant, la nature prenait le pas sur la raison, contraignant deux créatures tout juste naissantes à se livrer à quelques sauvageries aux yeux des anciens d'une puérilité révoltante. Glenn appréciable proie, observait la scène d'un regard épouvanté, témoignant de la bestialité instinctive dont l'immortel inexpérimenté faisait preuve dès lors qu'il était épris d'un insatiable appétit. La faim le séquestrait dans un profond désarroi, le privant illégalement de son esprit pour le laisser s'adonner à l'extrême cruauté. Redoutable animal, stupide charognard, le combat pour l'obtention de cette proie était énergiquement engagé.

      Le plus jeune prit l'initiative de retirer ses crocs qui transperçaient alors la chair de l'ennemi, lui laissant un goût amer. Délicatement, il s'effleura les lèvres, ôtant ainsi un soupçon de sang qui n'engendra qu'une soif toujours plus grande. Aveuglé par son instinct le plus primaire, il entreprit d'offrir corps et âme à cette bataille qu'il semblait avait d'ores et déjà perdue. Il n'était que le cadet guidé par la seule et unique caractéristique qui n'avait pas le moindre achèvement : la frénésie. Seulement, celui qui en période d'inappétence aurait pu être son plus fidèle compagnon de chasse ne se confondait plus qu'avec une rivalité immodérée. Peu importait l'expérience de chacun car la loyauté n'était plus affaire de tous, ce qui n'était bien sûr pas exempt de l'esprit du plus ancien. De ce fait, celui ci ne fit nullement preuve de la moindre gêne lorsque le nouveau né vînt à se jeter sur lui. D'un geste d'une grande et effarante habileté, il se plaça derrière l'animal déchaîné avant de le retenir contre son gré. Puis, d'une voix prépondérante, le vainqueur prévisible lui fit clairement prendre conscience de sa suprématie :

      "Pitoyable animal, ton manque de maîtrise me répugne. Ton existence n'a égale que celle de ce repas pour lequel tu te bats."

      Dépassé par sa condition depuis sa renaissance, le jeune immortel ne pouvait guère s'appliquer à cette tâche pourtant si aisée qu'était la parole. Il se démenait avec la force d'un étalon sauvage et indomptable que l'on tentait malgré tout d'apprivoiser, endossant parfaitement l'insoumission typique de sa jeune expérience. La situation n'étant pas à sa convenance, il lui lacéra donc le bras, se libérant ainsi de l'emprise qu'il exerçait sur lui. Sans crier gare, le plus ancien s'attacha à condamner son impétuosité. D'une mouvement imperceptible, il se saisit du bras de son adversaire puis le plaqua tout contre son dos, paralysant de ce fait la moindre de ses tentatives. Il fit ensuite pénétrer ses armes avec brutalité dans le cou du jeune vampire qui en laissa s'échapper un hurlement tourmenté. Il s'emparait de cette source de vie qui coulait dans chacune de ses veines, l'affaiblissant lentement comme pour faire perdurer ce plaisir malsain auquel il s'adonnait.

      L'enfant de l'inexpérience puisa la force nécessaire à son offensive dans cette démence que lui procurait cet amalgame de faim et de douleur. La faiblesse n'avait guère sa place dans le monde animal, le moins résistant étant le premier à mettre pieds dans la sphère de Lucifer. Alors, poussé des ses derniers retranchements, li fit basculer son prédateur par dessus son épaule, le plaquant contre une insalubrité qui s'amplifiait au rythme des perles cristallines qui s'échappaient maintenant du ciel. Noyé dans une mer de boue, le vampire semblait ancré dans cette nature survoltée qui calquait ni plus ni moins la fureur du combattant. Loin de lui l'intention de rendre les armes, il se releva, brandissant son opiniâtreté. Opiniâtreté qui au passage s'embrasait également avec vivacité dans les yeux du jeune. Et comme pour accompagner leur danse belliqueuse, la cadence pluvieuse s'intensifia...

      Une lueur tourmenta les cieux d'une énergie soudaine devancée par un funeste grondement. Au même moment, les deux guerriers se précipitèrent l'un contre l'autre, redonnant vie à cette unité tantôt observée. D'une force sensiblement comparable, leurs deux êtres paraissaient indivisibles, chaque parti luttant pour dompter la véhémence de son opposant. La férocité venait d'atteindre son apogée et l'aboutissement de l'affrontement était maintenant bien incertain. Sous une pluie battante, deux corps meurtris renonçaient à la défaite avec ténacité, seule l'aube semblait encore pouvoir les arrêter.

      " Je me souviens de ce jour comme s'il était hier. Une atroce et longue agonie. Le mal dévastateur, complètement surréaliste et pourtant... Pourtant si réel. Je perdis mes frères et ma mère dans cette lutte sanglante qui n'était pourtant guère la nôtre. J'avais tenté de fuir, franchir les frontières de Babylon, ville assiégée par les démons, redoutables prédateurs, guerriers invincibles pour nous autres, pauvres mortels bien dérisoires. Mais je fus capturé par quelques griffes lacérées, suprêmes, avides de nourriture et d'esclavage. Avides de jouets pour ainsi dire, de jouir, simplement. J'aurais dû mourir, comme la grande majorité de mes semblables. Cependant, le sort m'accorda sa grâce et préserva ma vie, bien que j'aurais favorisé l'extinction à ma préservation. Servitude atroce et inacceptable. Je ne fut plus rien qu'un objet entre les mains d'un immortel, ces animaux dans mes doigts d'enfant cruel. Ce jour fut celui où je devins la victime d'une ère nouvelle. Une ère funeste. Mille neuf cent soixante treize sanglant ".

    Quelle est votre vision de la situation actuelle ?

      Que pourrait-il en penser, ci ce n'est de mauvaises choses ? Que celui qui lutte aux côtés de ces choses infâmes aux dents pointues soit damné, car le peuple, à son nouveau sens, ne doit pas être enchaîné de quelconque manière. Il s'en est rendu compte lorsque de bourreau il devint le martyr. La torture, lorsque nous ne tenons plus l'artillerie, s'avère finalement terriblement condamnable et il est d'ailleurs étrange qu'il n'ait jamais été condamné. Le temps a changé, les esprits ne sont pas demeurés intactes. L'homme n'est plus le même. Le tortionnaire s'en est allé. Il aspire à de nouvelles choses, en accord avec son idéologie nouvelle née. La paix. La liberté. La sécurité. Tant de chimères que convoitent son coeur, chaque jour d'avantage. Néanmoins, ce coeur se brise car la suprématie du tyran se veut conquérante et surtout prépondérante, telle que fut la sienne jadis. Il abhorre la servitude, hurle à l'univers sa haine pour la violence dont les vampires font preuve et l'éternelle bataille dont l'enjeu est la toute puissance. La guerre devrait tomber dans l'oubli, celui qui la nourrit en enfer, les immortels dans la mortalité. Cependant, quoi qu'il 'en pense, Il ne sera toujours que trop faible et futile pour s'y dresser face à face. Alors, il ne peut que maudire l'actualité des choses, bien qu'une inconvenante sensation le pousse à se rappeler qu'il n'en fut pas toujours pas ainsi... Quoi qu'il en soit, de telles abominations ne peuvent persister. Il faut qu'elles tombent pour que leurs âmes puissent subsister. Existe t-il, le sauveur de l'humanité ?
      " Je tuerai un jour celui m'a blessé ".


Dernière édition par Glenn Jr Leblanc le Lun 23 Nov - 22:46, édité 44 fois
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MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Lun 23 Nov - 4:20

III. Secret words


    ▬ Le jeune homme est claustrophobe, cicatrice de son passé provoquée par les agissements un peu trop brutaux de son père, détenteur d'étranges idées de punitions.

    ▬ Il voue une haine inconditionnelle aux immortels mais désir ardemment devenir vampire à son tour. Certes, au premier abord, cela paraît très ambigu. Simplement, pour se venger de leur fureur et maltraitances, échapper à leur contrôle pervers et démesuré, il faut d'abord se défaire de la mortalité de l'existence humaine. Il ne convoite en aucun cas l'éternité.

    ▬ Il n'est pas effrayé par la mort.

    ▬ Bien qu'il fut jadis tortionnaire, sans respect pour la vie, brutal à souhait, son camp ne demeure plus le même qu'autrefois. La leçon fut rapidement apprise. Causer du tort s'avère moins jouissif lorsque l'on se retrouve aussi violemment projeté de l'autre côté du miroir. Il culpabiliserait presque.

    ▬ Il souffre de sa condition. Néanmoins, il ne le montre pas, prenant soin de maintenir la tête haute. Il ne cillera pas face aux éternelles menaces, peu importe ce qu'il adviendra. De même, il dissimule tous ses ressentis. Solide et haute façade, mur infranchissable qu'il s'est construit.


Dernière édition par Glenn Jr Leblanc le Lun 23 Nov - 21:01, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Lun 23 Nov - 4:20

IV. What are you hiding?
    Pseudonyme/Prénom ; Naks
    Âge ; 19 ans
    Fille ou Garçon ; G
    Célébrité ; James Franco
    Code du Règlement ; code ok.
    Comment avez-vous découvert le forum ? J'y ai fait un bref passage à ses débuts


Dernière édition par Glenn Jr Leblanc le Lun 23 Nov - 20:37, édité 1 fois
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Lisbeth B. O'Connor
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● Âge Du Perso: 25 ans. En parait 17.
● Citation: When other little girls wanted to be ballet dancers I kind of wanted to be a vampire.
● Relations:

MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Lun 23 Nov - 19:06

Re bienvenue sur le forum alors Smile
Bonne chance pour la suite de ta fiche !

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MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Lun 23 Nov - 19:11

Merci
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MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Lun 23 Nov - 19:54

    Un humain!
    Rien que pour ça tu gagne un coup à boire! Rolling Eyes
    Welcome!
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MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Lun 23 Nov - 20:01

C'est trop aimable, me voilà comblé Rolling Eyes
Merci Wink
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MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Lun 23 Nov - 21:08

Fiche complétée, en espérant que cela suffira.
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Livia S. Hagebak
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TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 79 ans. En paraît 21, l'âge de son décès.
● Citation: Vous avez tort. J’entends les cris, je vois l’effroi, l’horreur, le sang, la mer, les fosses, les mitrailles. Je blâme. Est-ce ma faute enfin ?
● Relations:

MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Lun 23 Nov - 22:35

Re bienvenue dans ce cas.
Et whaou, whaou, quelle fiche !! Shocked
Somptueuse, je l'ai dévoré. Tu joues des mots avec majesté. Et tu as fais de Glenn une représentation encore meilleure que ce que j'en imaginais.
Je valide avec grand plaisir.

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MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Lun 23 Nov - 22:48

Merci pour les compliments, et pour la validation, ils me font bien plaisir. Et content que ma lecture soit appréciée
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Norman Fitzpatrick
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● Citation: On tient, on étreint la vie comme une maîtresse, on se fout de tout brûler pour une caresse...
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MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Mar 12 Jan - 22:31

Jolie fiche, super perso et l'avatar, je n'en parle même pas.

Bienvenue Smile

_______________________________



      @ melcappa


    Mais je sais qu'un jour elle viendra
    Alors je ne baisserai pas les bras.
    En attendant je fais les cent pas
    Et finis par me dire tout bas:
    « Laisse courir la rumeur... »

    La rumeur - Christophe Maé

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Declan W. Bowden
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MessageSujet: Re: Glenn. Ange damné {100%}   Mer 13 Jan - 15:21

Lee, 36 ans après. XD
D'ailleurs cela me fait penser que je ne sais plus si je t'ai souhaité la bienvenue étant donné que j'ai été absente un moment. =)

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