AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le temps passe, les choses évolues mais rien ne change.

Aller en bas 
AuteurMessage
Blodwyn V. Graham

HOWL I held it in but now it seems you've set it running free

avatar

Féminin Nombre de messages : 168

Age : 27
Votre Prénom/Pseudo : PURPLE RAIN
Nourriture : gibier.
Humeur : hantée.
Date d'inscription : 27/10/2009

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 24 ans
● Citation: Le monde lèvera les yeux et criera « Sauvez-nous ! », et dans un murmure je dirais « Non. »
● Relations:

MessageSujet: Le temps passe, les choses évolues mais rien ne change.   Dim 25 Juil - 1:02


➝ Mon cœur susurre, tout mon être se fissure. Je suis un songe, un ectoplasme. Juste un mensonge, un pléonasme. Je reste de glace face à vos spasmes, je ne trouve pas ma place dans vos fantasmes...

Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis l’apparition de Makkapitew pourtant les nombreuses questions que se posaient les habitants de Babylon restaient sans réponse. Les suppositions concernant ce nouveau, puissant et de tout évidence ancien vampire allaient bon train et chacun abordait la situation de manière différente. Certains se réjouissaient de cet allié inespéré, d’autres restaient sur la défensif ne sachant que penser, pendant que le reste y voyaient une menace évidente. Makkapitew avait libéré les humains, éparpillé les Black Blood, salué les végétariens, ignoré les loups, lancé un ultimatum et avait disparu. Un nouveau jeu venait de commencer, un jeu dangereux et meurtrier, avec des règles strictes et sans équivoques, qui rendait les vampires de plus en plus nerveux. « Trois dans chaque camp ». Une phrase qui ne quittait leurs esprits, martelant violemment leurs pensées.

Cette tension qui animait les sangsues était palpable dans l’air rendant l’atmosphère lourde, très lourde. Blodwyn ne pensait pas que cela était possible non elle était même persuadée, avant que les derniers évènements ne se déroulent, que l’on vivait déjà le pire. Elle se trompait, encore une fois et quelque chose lui disait que ce n’était pas la dernière. La vie au camp devenait étouffante et il était de plus en plus difficile de gérer les gens, leur protection et de se gérer soi-même. Les craintes, les angoisses et la colère de chaque personne vibrait dans l’air menaçant d’exploser à tout instant et malheureusement cela arrivait souvent. A croire que les disputes sont le seul moyen de tout évacuer, la vérité c’est que l’on ne pense pas aux conséquences. Quand enfin on balance ce que l’on a sur le cœur on se sent ensuite plus léger, une véritable bénédiction ! Puis cette sensation s’évapore à une vitesse ahurissante et on se prend une grande claque en pleine gueule. Le poids qui pesait des tonnes une seconde plutôt se réinstalle confortablement, non sans vous narguer joyeusement, vous repartez alors dans votre coin et broyez du noir. Cela arrive souvent, tout le monde craque, se calme et on passe l’éponge. C’est un moyen comme un autre de ne pas perdre la tête et de devenir complètement barge. Il faut dire que par les temps qui court, on est facilement sujet à la folie donc on y échappe comme on peut.

Assise par terre, les yeux rivés sur le sol humide, la jeune femme tripotait nerveusement une petite branche trouvée entre deux racines. Agacée, elle la planta violemment dans le sol, l’enleva rapidement puis entreprit de creuser un trou. Elle essayait tant bien que mal de focaliser toute son attention sur cette tâche sans vraiment réussir à ignorer les cris qui lui parvenait du camp. Une demie heure, une demie heure qu’un pauvre type se plaignait et criait tellement fort que Blodwyn pouvait aisément l’entendre de son poste de garde. Au début, elle devait bien avouer que cela l’avait amusé, sans doute car il s’en prenait principalement aux vampires et que les noms qui leur avait trouvé étaient plutôt originales. Mais après un quart d’heure de lamentations il en devenait franchement agaçant et trente minutes plus tard carrément énervant. La jeune femme finit par jeter au loin son jouet improvisé et se leva pour faire les cents pas. Personne n’était donc fichu de l’assommer afin que l’on soit un minimum tranquille ? Il fallait croire que non. Le silence revint subitement et elle soupira de soulagement mais ce fut de courte durée. Il devait sans doute reprendre sa respiration le coco... Il commença alors à s’en prendre aux loups et quand il utilisa le mot monstre pour les décrire, le sang de Blodwyn ne fit qu’un tour. Les monstres en question lui avaient sauvé les fesses, recueillis et s’occupaient à présent de sa protection. Les monstres en question s’assuraient qu’un idiot pareil reste en vie. Elle entra dans le campement comme une furie et se dirigea, les poings serrés, droit vers la source des hurlements. Une foule qui encerclait l’individu en train de discuter avec Alex stoppa quelque peu ses ardeurs mais sa colère se raviva aussitôt quand elle croisa le regard moqueur d’un végétarien, il prenait plaisir et ne s’en cachait pas. La main qui vint se poser sur son épaule la détourna du vampire, il s’agissait d’Augustin, l’homme qu’elle avait aidé lorsque Makkapitew avait relâché les humains. Ceux qui servaient de banque de sang aux Black Bloods. Blodwyn l’avait alors soutenu jusqu’à ce qu’il soit à l’abri, l’avait elle-même soigné et était restée à ses côtés jusqu’à ce qu’il aille mieux. Depuis entre le jeune homme et elle, un lien fort s’était tissé et Blodwyn restait l’une des rares à pouvoir véritablement l’approcher. Par ce geste, Augustin tentait de la calmer, de lui apporter son soutient et de la dissuader d’intervenir. La jeune femme secoua la tête et tourna les talons. Avant de quitter le camp, elle relégua son tour de garde à quelqu’un d’autre et disparue dans la forêt.

Blodwyn était parfaitement consciente qu’il était dangereux de s’éloigner du campement et pourtant… Elle le faisait à chaque fois, toujours un peu plus loin, animée par le désir de repousser sans cesse les limites, défiant quiconque de l’attaquer. La jeune femme s’enfonça dans la forêt, marchant tranquillement sans se préoccuper de sa destination, elle marcha tout droit et se rendit compte qu’elle était arrivée au cœur des montagnes, alors seulement elle regarda autour d’elle. Blodwyn repéra une trouée parmi des buissons épais qu’elle repoussa sans difficulté, une vue imprenable s’offrit alors à elle : L’infini qui s’étendait à ses pieds. Elle s’assit sur le sol, entoura de ses bras ses genoux qu’elle avait ramené contre sa poitrine et ne bougea plus. L’après midi s’écoula lentement, le soleil se coucha et la nuit s’installa sans que la jeune femme ait changé de position. Ce n’est que lorsqu’une odeur insistante vint lui brûler les narines qu’elle sortie de sa léthargie et se secoua. Blodwyn se releva d’un bond, fit volte face et se figea devant quatre vampires toutes canines dehors. Elle réalisa alors son erreur et se maudit intérieurement. Se débarrasser d’un vampire était dans ses cordes, deux également. Quand il y en avait trois c’était bien plus difficile et dépendait de votre bonne étoile. Quatre… Non elle ne pourrait s’en sortir avec quatre vampires nouveaux nés et affamés. Bref, elle était dans la merde. Pourtant elle sourit et releva fièrement le menton comme pour les défier, ces derniers grognèrent et ce n’est que quand ils bougèrent que la jeune femme se métamorphosa en loup.

Jamais la nuit ne lui avait parue aussi hostile, les ténèbres aussi épais. Son cœur battait fort contre ses tempes et sa poitrine semblait être la seule chose qui le maintenant encore en place. Sa respiration se fit sifflante et saccadée, tandis que ses poumons en feu lui criaient d’arrêter. Ses jambes de plus en plus lourdes refusaient de la porter, tout son corps tremblait sous l’effort et menaçait de la lâcher. Mais il fallait qu’elle continue, qu’elle cours le plus loin possible et sans s’arrêter. Sa raison lui disait que c’était inutile, que ses poursuivants la repéraient grâce au sang qu’elle perdait. Mais son instinct de survie, lui, la poussait en avant. Il en restait trois, dont un gravement blessé. Le hic ? Elle l’était également et ses forces commençaient à lui manquer. Que faire à présent ? Rester en vie était une réponse plus qu’évidente mais cela semblait être mission impossible. Passer au plan c se révéla être sa dernière option, sinon une nécessité. Alors Blodwyn ralentit pour finalement s’arrêter, elle se retourna et attendit le corps plaqué contre le sol. Quand le premier vampire apparut, elle se tassa sur elle-même et bondit à l’arrivée du second qui la balaya d’un simple mouvement de bras. Le choc contre l’arbre fut brutal et c’est le souffle coupé qu’elle retomba lourdement sur le sol. A moitié sonnée, la jeune femme ne remarqua pas tout de suite qu’elle avait quitté sa forme de loup. Ce n’est que quand elle fut trainée par un bras et qu’un poids la plaqua sur le dos qu’elle le remarqua. Les deux vampires se penchèrent vers elle, bien décidés à l’entendre hurler quand une voix attira leur attention. « Oh une fête ! Et je n’ai pas été invité ? Messieurs sachez que je suis vexé ! » L’instant d’après ils avaient disparus et Blodwyn ne chercha pas à savoir où. Regroupant ses dernières forces elle bascula sur le ventre et essaya de se relever mais elle ne réussit qu’à pousser un faible gémissement. Son épaule droite était déboîtée, elle devait avoir quelques côtes cassées et elle saignait abondamment d’une jambe sans compter d’autres blessures minimes. Rien qui ne se guérit pas, surtout pour une lycanthrope doté d’une capacité à se régénérer rapidement, mais elle ne pourrait aller nulle part dans cet état. Des bruits de pas se rapprochèrent, le vampire survivant venait finir le travail. La jeune femme allait mourir mais elle n’avait pas peur, une amie l’attendait de l’autre côté et la guiderait comme elle l’avait déjà fait dans ce monde-ci. Complètement nue, elle se recroquevilla en position fœtale ignorant la douleur que cela lui procurait et leva les yeux vers la dernière personne qu’elle verrait. L'étonnement lui fit oublier sa mort imminente. « Declan ? »


- Oh puré, je l'ai enfin pondu ! J'y ai passé pas mal de temps mais je déteste ce que j'ai écris xd J'espère que ça t'ira tout de même ^^ Je relirais demain pour les fautes, ou plutôt tout à l'heure lol...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Declan W. Bowden
Devil Admin | Not a Monster. Just a Villain.
avatar

Féminin Nombre de messages : 3882

Age : 28
Votre Prénom/Pseudo : Maëva
Nourriture : Humains.
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 08/10/2008

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 247 ans
● Citation:
● Relations:

MessageSujet: Re: Le temps passe, les choses évolues mais rien ne change.   Jeu 29 Juil - 23:33




➝ Il est facile de haïr et difficile d'aimer.
Le bien est difficile à accomplir,
le mal est facile à trouver.

« Oh une fête ! Et je n’ai pas été invité ? Messieurs sachez que je suis vexé ! » La voix de Declan résonna entre les branches basses des arbres centenaires. Il apparut devant les agresseurs, se tenant droit, immobile, un sourire presque imperceptible collé aux lèvres. Les vampires le jaugèrent une fraction de seconde, l’un bougea et Declan attaqua. Mais il avait été trop avide et ils décampèrent rapidement. « Lâches. » Le vampire pesta entre ses dents avant de cracher un bout d’oreilles qu’il avait réussit à arracher à l’un des assaillants. Encore aujourd’hui, sa prestance et sa renommée suffisaient à faire fuir. A son grand damn car Declan aurait bien tué. Juste pour le plaisir. Il avait un désir accru de mort. Depuis ses rencontres successives avec Svetlana puis Angus, Declan avait renoncé à se charcuter. Une part de lui était encore plus morte qu'il ne l'était déjà mais peut être une lueur d'espoir avait-elle fait son apparition ? Il n'en savait rien. Declan voulait juste tuer les autres, plus lui.

Il essuya de la sueur imaginaire pouvant perler sur son front avec la manche de sa chemise et se tourna vers la victime. Son nez se retroussa. L’odeur de chien était forte. Dans un sens, il l’avait sauvé et Declan se maudissait de cela. Ce n’était nullement son intention première. Il avait juste besoin de se défouler un peu et le sang frais l’avait attiré ici. La jeune femme avait un fluide très chargé en adrénaline et d’autres effluves qui faisaient que le vampire avait décidé d’en faire son déjeuner avant qu’il ne se rende compte qu’elle était un loup. Il grogna. Parfaitement conscient que la jeune femme avait troublé son esprit à cause de son sang. Ce n’était pas normal.

« Declan ?
- Blodwyn… » Salua t-il d’une voix grave, soupirante, en s’agenouillant près de la louve. « Ton sang gorgé d’adrénaline est irrésistible. Estime-toi heureuse que ton odeur nauséabonde ne l’emporte. J’aurai bien fait mon quatre-heure de ta personne. » Ajouta t-il d’un air dégouté, ses yeux se révulsant quelque peu au vu des pensées qu’il éprouvait. Declan se devait de garder l'avantage. Après tout, il pourrait toujours lui briser les cervicales si elle l'embêtait un peu trop.

« Tu devrais t’étirer, ne pas rester recroquevillée. Tes os ne se ressouderaient pas de la bonne manière. » Et voilà qu’il lui donnait des conseils, Declan aurait du l’achever ou la laisser, tout simplement. Mais il était l’intrus de ces bois, celui qui n’avait plus sa place. Une erreur de plus ou de moins, quelle conséquence ? Declan la tira sans trop de ménagement pour qu’elle s’allonge et lui palpa le flanc pour constater les dégâts. « Tu as des côtes cassées. Problème, certaines sont déjà ressoudées. Il faut recasser. » En même temps qu’il finissait sa phrase, il appuya en divers endroits et entendit le craquement des os se faire sous la paume de sa main, lui procurant un plaisir sans faille. Le vampire adorait se bruit, cette puissance dont il faisait preuve. Et les hurlements qui allaient avec ne faisaient que renforcer cela.

« Voilà. Maintenant, tu bouges plus. Attends un peu. Le reste semble en ordre. » dit-il en retirant sa chemise qu’il étendit sur la jeune femme pour cacher sa nudité. Il n'avait pas sourcillé en la regardant, ni prêter attention à ce corps nu qui s'offrait malgré elle à sa vue. Les loups ne faisaient pas partie de son répertoire et cela faisait un moment que son corps était verrouillé, aussi envoutant soit le sang qui coulait dans ses veines et s'écoulait par quelques plaies encore béantes. Il loucha dessus un instant avant de se retourner, s'asseyant dans la mousse humide, fixant la louve de ses yeux émeraudes.
(C) BAZZART
C'est pas aussi long et détaillé que toi mais je souhaitais volontairement entretenir un peu. =) Je dévoilerai mon bonhomme plus tard. <3

_______________________________





Dernière édition par Declan W. Bowden le Jeu 2 Juin - 17:35, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Blodwyn V. Graham

HOWL I held it in but now it seems you've set it running free

avatar

Féminin Nombre de messages : 168

Age : 27
Votre Prénom/Pseudo : PURPLE RAIN
Nourriture : gibier.
Humeur : hantée.
Date d'inscription : 27/10/2009

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 24 ans
● Citation: Le monde lèvera les yeux et criera « Sauvez-nous ! », et dans un murmure je dirais « Non. »
● Relations:

MessageSujet: Re: Le temps passe, les choses évolues mais rien ne change.   Mer 4 Mai - 21:57


➝ Tout meurt, même les étoiles se consument.

    Quand on est un loup on passe la moitié de sa vie à poil que cela nous plaise ou non. Lors de la transformation nos vêtements son réduits en pièce, si bien qu’il est impossible de les récupérer par la suite. Alors à moins que vous soyez magiciens et sachiez faire quelque chose de correct avec des lambeaux, n’espérez pas trouver de solution. Blodwyn a mis un certain temps pour s’habituer à cet aspect de sa nouvelle vie. Rien à voir avec le fait d’être bien dans son corps et de s’accepter tel que l’on est, non. Ce qui est dérangeant c’est que les membres de la meute finissent par vous voir nu et que cela devient une habitude. On doit donc apprendre à mettre sa pudeur de côté, on fait comme si tout cela était parfaitement normal. On évite les regards insistants et on se dit qu’au final on est exactement comme Ken et Barbie : asexués. Avec les années cette méthode fonctionne plus au moins surtout avec un chef qui n’a d’yeux que pour une sangsue, une meilleure amie et un cousin qui n’a pas besoin qu’on le rappel à l’ordre. « Blodwyn… » A cet instant, la jeune femme se fichait bien de porter des vêtements ou non. Les nouveaux nés avaient pris leurs jambes à leur coup et même s’ils étaient remplacés par pire qu’eux, elle ne pouvait s’empêcher d’être soulagée. Si elle mourait ce ne serait pas de la main d’un enfant inexpérimenté et incontrôlable. Elle partirait proprement évitant à ses compagnons de découvrir son corps déchiqueté, à moins que l’ancien chef des Black Blood on décidait autrement. « Ton sang gorgé d’adrénaline est irrésistible. Estime-toi heureuse que ton odeur nauséabonde ne l’emporte. J’aurai bien fait mon quatre-heure de ta personne. » Blodwyn allait lui balancer une réplique cinglante mais une vive douleur se manifesta alors qu’elle se tortillait afin de trouver une position qui la ferait moins souffrir. Loupé ! Un grognement roula dans sa gorge, en partie parce qu’elle avait mal mais aussi car c’était instinctif, Declan se rapprochait d’elle tout en lui… Prodiguant des conseils ? La louve avait du mal à saisir et mettait un certain temps avant de comprendre ce que le vampire lui racontait, sans doute parce qu’elle s’attendait à une toute autre conversation. Voir à pas de conversation tout court. Quand ce dernier l’obligea à quitter sa position fœtale et commença à palper ses côtes, elle était carrément perdue. « Tu as des côtes cassées. Problème, certaines sont déjà ressoudées. Il faut recasser. » « Que… Mais enfin qu’est ce que tu… » Incapable de finir sa phrase elle hurla, enfonçant ses ongles dans le bras du vampire et racla la terre de son autre main. Le souffle saccadé elle sentit la douleur s’évanouir aussi vite qu’elle était venue. Reprenant le cours de ses pensées, elle chassa la brume qui s’était formé devant son champ de vision. Son « sauveur » se redressa, enleva sa chemise et recouvrit sa pudeur. La jeune femme se maudit intérieurement d’avoir fait preuve de faiblesse devant lui. Si elle s’était attendue à ce qu’il allait faire, elle aurait pu se retenir. Les sourcils froncés, Blodwyn dévisageait ouvertement ce dernier qui s’était installé non loin d’elle. Son attitude la perturbait et elle ne fit rien pour le cacher, ses yeux marron remplit de questions et de méfiance. « Je dois être en train de délirer, ou peut être que je suis morte sur le coup et que… Et merde j’en sais rien mais je ne vois rien qui puisse m’expliquer pourquoi tu me soignes au lieu de me saigner à blanc. » La louve soupira, se sentant soudain extrêmement lasse. Elle se mordit la lèvre inférieure, mécontente de sa position actuelle. Elle roula sur son flanc gauche, celui qui était encore intact, et prit appuie sur son bras. Refoulant des gémissements, elle rassembla sa fierté ainsi que toute sa volonté pour s’appuyer contre l’arbre le plus proche. En se redressant la jeune femme remarqua qu’un vent froid s’était levé, apportant avec lui l’odeur de la pluie. Super, il ne manquait plus que ça ! Blodwyn voulu enfiler la chemise malgré l’odeur qu’elle dégageait mais répugnait à se montrer d’avantage, elle se contenta donc de l’utiliser comme couverture. Non qu'elle ressentait du désir pour Declan, elle ne voulait juste pas être nue devant lui, question de principe. « Mon épaule droite est déboîtée doc’ » un brin ironique, légèrement provocatrice, les derniers évènements avaient chassé la Blodwyn effacée qui savait garder la langue dans sa poche. « Je m’en serais bien occupée moi-même mais comme tu peux le voir je ne peux pas me lever pour l’instant. Je vais donc être directe, soit tu me la remets en place, soit tu m’achèves une bonne fois pour toute. » Elle en avait marre de jouer, marre d’attendre, marre que les emmerdes lui tombent dessus sans qu’elle ne puisse rien y faire. La jeune femme ne voulait qu’une chose, que tout cela s’arrête : Game over.

(C) PSYCHOZEE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Declan W. Bowden
Devil Admin | Not a Monster. Just a Villain.
avatar

Féminin Nombre de messages : 3882

Age : 28
Votre Prénom/Pseudo : Maëva
Nourriture : Humains.
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 08/10/2008

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 247 ans
● Citation:
● Relations:

MessageSujet: Re: Le temps passe, les choses évolues mais rien ne change.   Ven 6 Mai - 22:40


➝ Le mal, c'est quelque chose de toujours possible.

[justify]La présence de la louve n'était pas aussi insupportable que Declan ne voulait bien le laissait paraître. Le vampire avait l'impression de renouer avec ce qui lui avait appartenu auparavant: le pouvoir. Il pouvait l'éclater comme un vulgaire fagot de bois. Le fait qu'elle soit déjà considérablement affaiblie n'y était pas étranger mais Declan prenait ce qu'on voulait bien lui donner, à contre-coeur ou non. Blodwyn l'aurait fui comme la peste en temps normal. Elle aurait fait ce que tous font depuis qu'il avait capitulé face à Angus et il ne lui aurait pas voulu. Il n'était plus la bienvenue nulle part, il n'avait plus de clan, plus d'attaches. Même ses plus fidèles amis préféraient préserver leur peau. Declan comprenait. Le tout premier vampire mettait beaucoup de pression sur tout le monde depuis son arrivée. Bizarrement, l'ancien chef des sangs noirs ne se sentait pas menacé. Et il afficha un léger sourire tandis que les côtes de Blodwyn se brisait une nouvelle fois sous ses doigts et que la jeune femme hurlait. Elle n'avait pas vu le coup venir et c'était jouissif. Declan aimait surprendre ses proies. La louve était sa proie du jour.

« Je dois être en train de délirer, ou peut être que je suis morte sur le coup et que… Et merde j’en sais rien mais je ne vois rien qui puisse m’expliquer pourquoi tu me soignes au lieu de me saigner à blanc. » Declan émit un petit rire grave. La saigner était une option envisageable si Blodwyn le lassait. D'habitude, il jouait avec les humains, pas les lycanthropes. Declan ne surprenait même à l'avoir aidé et à lui donné quelques conseils. Cependant, au fond de lui, il ressentait un indescriptible plaisir à le faire. Declan se sentait inutile depuis qu'il était devenu errant. Il n'y avait plus de membres pour lui soumettre des problèmes à résoudre, plus de conflits à éviter, plus d'ordres à donner. Alors ce petit chien sans défense, c'était une aubaine. Bizarre. Mais une bonne occasion quand même.

« Mon épaule droite est déboîtée doc’ » Visiblement le chien ne voulait pas perdre de sa superbe et avait décidé de se la jouer tête brûlée. Ne pas trop jouer avec un vieux vampire. « Je m’en serais bien occupée moi-même mais comme tu peux le voir je ne peux pas me lever pour l’instant. Je vais donc être directe, soit tu me la remets en place, soit tu m’achèves une bonne fois pour toute. » « J'avais envie de tuer aujourd'hui... C'est bien dommage que ces lâches soient partis. Mais je pourrais d'écraser la trachée... » dit-il en frôlant la gorge de Blodwyn de ses doigts froids. « Puis te casser les membres et pourquoi pas t'arracher les yeux ?! Oh oui ! J'adorai cela quand je n'étais qu'un nouveau-né. Cela fait des années que je ne l'ai plus fait. Depuis que j'ai tué mon créateur à vrai dire. Je me demande si cela me procure toujours autant d'effet... » Declan marqua une pause, souhaitant délibérément observer l'effet qu'avait ses paroles sur la jolie louve. Jolie? Il est vrai que si Blodwyn avait été une humaine, il l'aurait sans doute complimenter sur ses jambes fuselés et sur la finesse de son coup. Tout ceci afin de mieux la séduire et de déguster son sang. Mais l'odeur était forte et Declan se maudit intérieurement d'avoir de telles pensées. Il balaya ces dernières d'un revers de la main.

« Trêve de bavardages... Remettons cette épaule en place. Ne t'attends pas à ce que je te ménage. Tu vas avoir très... très mal. » En à peines quelques secondes, aussi vite que sa vitesse vampirique pouvait le lui permettre, l'épaule fut remise en place et un bel hématome sortait à présent sur la peau mate de Blodwyn. « Tu ne devrais pas être occupé à surveiller ces imbéciles d'humains ? »

_______________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Blodwyn V. Graham

HOWL I held it in but now it seems you've set it running free

avatar

Féminin Nombre de messages : 168

Age : 27
Votre Prénom/Pseudo : PURPLE RAIN
Nourriture : gibier.
Humeur : hantée.
Date d'inscription : 27/10/2009

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 24 ans
● Citation: Le monde lèvera les yeux et criera « Sauvez-nous ! », et dans un murmure je dirais « Non. »
● Relations:

MessageSujet: Re: Le temps passe, les choses évolues mais rien ne change.   Mer 11 Mai - 20:58


➝ Et le Bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.

« J'avais envie de tuer aujourd'hui... C'est bien dommage que ces lâches soient partis. Mais je pourrais t'écraser la trachée... Puis te casser les membres et pourquoi pas t'arracher les yeux ?! Oh oui ! J'adorai cela quand je n'étais qu'un nouveau-né. Cela fait des années que je ne l'ai plus fait. Depuis que j'ai tué mon créateur à vrai dire. Je me demande si cela me procure toujours autant d'effet...» La main de Declan frôla sa gorge, doucement, mais la jeune femme ne réagit pas. Son regard était plongé dans le sien et ce qu'elle y lu fit manquer un battement à son cœur. Elle le savait capable des actes qu'il suggérait, elle l'avait compris dès leur première rencontre et cette conviction s'était renforcée au fur et à mesure que le temps s'écoulait à Babylon. Le clan des Black Blood avait longtemps semé le trouble dans la ville et à chaque fois que Blodwyn pensait avoir vu la pire horreur qui soit, une autre la surpassait. Les vampires sanguinaires étaient responsables d'un bon nombre de ses cauchemars et la cause même de ce qui l'empêchait d'avoir une vie normale. Mener une existence banale... Un concept auquel elle ne s'autorisait plus d'y penser depuis plusieurs mois maintenant et qu'elle savait impossible. A quoi bon tenter d'oublier avec des souvenirs marqué au fer rouge dans votre mémoire et impossible à combattre ? Declan l'observait attentivement, sans doute espérait-il voir la peur envahir la louve mais elle refusa de lui donner satisfaction. Au contraire, elle ne s'autorisa aucune réaction et se contenta de le regarder en retour, attendant qu'il se décide à faire ou à ajouter quelque chose. Finalement l'intéressé resta muet et s'approcha de façon à ce qu'ils se retrouvèrent nez à nezi. « Trêve de bavardages... Remettons cette épaule en place. Ne t'attends pas à ce que je te ménage. Tu vas avoir très... très mal. » Le vampire était prêt, bien trop prêt au goût de Blodwyn qui fut parcouru d'un frisson. Surprise par sa réaction elle n'en montra rien et resta immobile malgré le danger que représentait cette soudaine proximité. Ses lèvres qui s'étaient entrouvertes se rejoignirent à nouveau et son regard troublé disparut. Dans ses yeux ne subsistait que défit et colère. Declan bougea trop vite pour qu'un œil humain ne puisse le voir et s'était écarté avant même que la jeune femme ne comprenne que c'était finit. Elle ne cria pas et seules ses paupières closes témoignaient de sa souffrance. La douleur s'estompa rapidement mais elle ne remua pas le bras pour autant. Ce n'était pas la première fois qu'on lui remettait l'épaule en place et se ne serait certainement pas la dernière. Elle aurait voulu effacer le sourire satisfait qu'il arborait mais à quoi bon ? De toute manière elle n'était pas en état de faire quoi que se soit. « Tu ne devrais pas être occupé à surveiller ces imbéciles d'humains ? » Blodwyn rouvrit les yeux et ne pu s'empêcher de s'esclaffer. Il s'agissait d'un rire triste et sans joie qui sonnerait faux aux oreilles de n'importe qui. Néanmoins il avait le mérite de lui faire du bien. Voilà que le vampire lui faisait la conversation maintenant ? Si la jeune femme avait cru que plus rien ne l'étonnerait ce soir elle s'était lourdement trompé. La louve le jaugea quelques instants en réfléchissant la tête légèrement penchait de côté. Elle ne serait pas totalement guérit avant le lendemain soir mais si elle gagnait suffisamment de temps, peut être aurait-elle la force de le repousser et de s'enfuir. De plus, sa forme animal lui permettrait de récupérer plus rapidement... Elle soupira en se rendant compte que finalement, la mort ne lui disait rien. Blodwyn n'avait aucune chance et le savait mais elle s'accrochait fermement à cet espoir. L'instinct de survie sans doute. « On ne peut pas dire qu'ils se montrent très reconnaissant depuis l'arrivé de super gothique ! » Cette vérité transpirait l'amertume et peut lui importait que Declan ne s'en rende compte ou même sans moque. La jeune femme allait en rester là quand elle se rendit compte qu'une question lui taraudait l'esprit depuis qu'il était apparu. « Et toi alors, que fais-tu encore ici ? Tu comptes renverser Makkapitewv ou partir sans te retourner ? »

J'ai un peu honte de ce que j'ai écris. Pas fameux sorry...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Declan W. Bowden
Devil Admin | Not a Monster. Just a Villain.
avatar

Féminin Nombre de messages : 3882

Age : 28
Votre Prénom/Pseudo : Maëva
Nourriture : Humains.
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 08/10/2008

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 247 ans
● Citation:
● Relations:

MessageSujet: Re: Le temps passe, les choses évolues mais rien ne change.   Jeu 2 Juin - 17:27



➝ C'est le moment où la lune réveille
le vampire blafard sur sa couche vermeille.

Elle rigola. Certes son rire était totalement mensongé mais Declan ne pu s’empêcher d'esquisser un fin sourire. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas entendu le bruit caractéristique d'un rire aussi faux soit-il. Le vampire n'était pas rieur de nature. A vrai dire même de son vivant, il ne l'avait jamais été. Mais il avait toujours aimé en écouter le bruit en particulier celui de ses enfants. Des enfants qu'ils avaient eu de son vivant et dont ils n'avaient à présent que peu de souvenirs. Il ne se souvenait pas de leurs prénoms mais il avait retenu leurs rires. Même sa compagne avait été effacé. Tout ce qui touchait à sa vie humaine était embourbé dans son esprit alors qu'il gardait tout les souvenirs de sa vie de vampire. C'était comme un renouveau. Il avait du apprendre à composer avec sa nouvelle nature et s'était alors toujours entendu avec elle. Declan ne regrettait en rien les humains. C'était bien loin derrière lui et il avait apprit à prendre du plaisir lorsque leur sang chaud lui coulait dans la bouche.

« On ne peut pas dire qu'ils se montrent très reconnaissant depuis l'arrivé de super gothique ! » « Tu m'étonnes ! » Les humains étaient bêtes. Declan ne regrettait pas sa condition humaine. De toute façon, il avait vécu et vu beaucoup plus de choses en étant vampire que s'il était resté humain. « Cela ne sert à rien de les protéger... » Declan avait vu l'évolution des hommes et n'était pas fier d'avoir appartenu un instant à cette espèce car 27 ans n'était qu'une seconde pour un vampire qui allait atteindre les 250 ans. Il avait longtemps laisser monter la rage en lui après sa transformation, voulant détruire ceux qui avaient détruit sa vie mais à bien y réfléchir, il avait vécu une deuxième naissance et s'était alors trouvé bien dans ses baskets. Heureux d'être vampire. Mais les temps étaient durs à présents et il savait que ces évènements allait le marquer à jamais. L'ancêtre commun était l'une des pires choses qui avaient pu arriver à Babylon. Il s'amusait lentement à décimer la population. Il n'avait pas été là durant des siècles et parce qu'il était le premier vampire, il se permettait de vouloir tout régenter. Declan n'était pas d'accord.

« Et toi alors, que fais-tu encore ici ? Tu comptes renverser Makkapitewv ou partir sans te retourner ? » « A vrai dire, je n'en sais que trop rien... » Le vampire était un peu perdu dernièrement. Il avait vu la mort s'emparer de beaucoup de ses proches : a femme Becca assassinée parce qu'elle avait osé défié l'ancêtre; ses amis Draven trop fier pour se méfier de son enfant et Linoa qui n'osait pas se rebeller; son clan qu'il avait du abandonné. Il en avait perdu jusqu'à sa liberté. Declan avait beau être un errant et ne dépendre de personne, il ne se sentait pas libre. Declan avait l'impression qu'un étau le maintenait, serrant son corps jusqu'à l'empêcher de vivre normalement. Tout n'était que désolation autour de lui mais à quoi bon fuir. Il avait souhaité mourir pendant un temps mais s'arracher la tête seul n'était pas chose aisée et il avait renoncé. Il lui fallait vivre pour au moins botter le cul de tout ceux qui avaient oser l'offenser.

« Je sais déjà que j'ai encore un peu de temps à vivre. » Un fin sourire s'étira sur ses lèvres blanches dévoilant ses dents blanches qui brillaient sous le clair de lune. C'était ironique. « Ne me dis pas que tu souhaites que je m'en aille ? » Il haussa un sourcil. Penser aux gens qu'il allait devoir tuer le mettait en joie. Declan appréciait déjà le bruit des os qu'il allait briser ou du sang qui lui éclabousserai le visage. Ils allaient payer. Le vampire était décidé et il s'installa plus confortablement à côté de la louve. Rester accroupi pendant des années ne lui fournirait aucune courbature mais il était plus à l'aise assis. Devant le regard interrogateur de Blodwyn, le sien se fit plus grave, ardent. « Ne me regarde pas comme ça, j'ai des envies de meurtres. » Declan pouvait entendre les battements de coeur de la louve qui cognait à toute allure contre sa poitrine. Le vampire imaginait sans mal le trajet que le sang parcourait dans son corps aussi brûlant que le sien était glacé. Pris d'une envie, Declan lui effleura le bras mais la différence de température entre leurs deux corps était telle qu’il la sentait à peine. « J'ai perdu beaucoup de choses Blodwyn et agit comme un con à de nombreuses reprises mais j'ai renoncé à fuir. »

(c) bazzart

_______________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Blodwyn V. Graham

HOWL I held it in but now it seems you've set it running free

avatar

Féminin Nombre de messages : 168

Age : 27
Votre Prénom/Pseudo : PURPLE RAIN
Nourriture : gibier.
Humeur : hantée.
Date d'inscription : 27/10/2009

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 24 ans
● Citation: Le monde lèvera les yeux et criera « Sauvez-nous ! », et dans un murmure je dirais « Non. »
● Relations:

MessageSujet: Re: Le temps passe, les choses évolues mais rien ne change.   Dim 11 Sep - 14:29

➝ Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille !

« Cela ne sert à rien de les protéger... » Blodwyn ne répondit pas et garda une expression neutre, préférant attendre que le vampire réponde à sa question. A son grand étonnement cette dernière arriva rapidement, dénuée d’ironie et de faux semblant. « A vrai dire, je n'en sais que trop rien... » C’était bien la première fois que la jeune femme était persuadée de la sincérité de Declan que l’on croyait uniquement lorsqu’il parlait de sang, meurtres, tortures et autres activités sordides dont il était manifestement friand. Néanmoins, l’effet de surprise passée, elle fut très vite agacée par l’attitude de son compagnon d’infortune à présent plongé dans ses pensées. Son expression, qui s’était modifiée en un battement de cils, lui donnait la sensation étrange de se trouver aux côtés d’une statue de marbre. Il n’était pas difficile de comprendre que le vampire survolait de sombres souvenirs encore bien vivaces et douloureux. Blodwyn baissa subitement la tête et entreprit de boutonner la chemise qu’elle avait jusqu’alors elle-même maintenu serrée. Elle se mordit la langue, évitant ainsi toute remarque cinglante qui l’empêcherait d’entendre la suite, et contint la colère qui montait peu à peu. La louve avait bien du mal à supporter la vue de cette lueur qui brillait dans le regard du vampire et qui réclamait vengeance. Comment supporter la détresse, invisible et pourtant bien présente, de la personne ou plutôt de la chose responsable d’un nombre incalculable de morts ? Consciente de sa faiblesse physique et curieuse de la tournure que pourrait prendre cette conversation, elle se contenta de feindre l’indifférence, de se forcer au calme et de masquer son état d’esprit à travers des gestes anodins. « Je sais déjà que j'ai encore un peu de temps à vivre. » Elle soupira et leva les yeux au ciel regrettant soudainement son self-control, à croire que Declan était incapable de faire preuve de sérieux et de se débarrasser de son humour merdique qui ne faisait rire que lui. Pour toute réponse, la jeune femme se contenta d’émettre un petit son provoqué par sa langue claquant son palet. Désespérant, c’est ce qu’il était. Désespérée, c’est ainsi qu’elle se sentait. « Ne me dis pas que tu souhaites que je m'en aille ? » Cette fois-ci Blodwyn le fusilla du regard, il s’amusait clairement à la pousser à bout et s’en délectait alors qu’elle faisait tout pour refouler son impatience. Elle ouvrit la bouche bien décidée à le remettre en place en oubliant bien vite les conséquences que son emportement entrainerait. Mais la jeune femme se figea, coupée net dans son élan elle dévisagea avec surprise le vampire qui venait de s’assoir à ses côté sans crier gare. Comme ça, tout simplement. Sa rage retomba comme un soufflet, elle se sentait quelque peu décontenancée par tant de familiarité. La louve éprouva ensuite un profond malaise provoqué par la gêne que créait sa proximité, son odeur, sa personne. Qu’elle était la prochaine étape ? Un échange de bonbons ? Un pierre-feuille-papier-ciseaux ? Une bise sur chaque joue et on se donne rendez-vous le lendemain autour d’un verre de bière ? Et puis quoi encore ?! « Ne me regarde pas comme ça, j'ai des envies de meurtres. » Haleine glacée sur peau brulante. Une vive douleur naquit au creux de son ventre et se propagea avec violence dans tous son corps, un feu brulant la consumait de l’intérieur et pourtant Blodwyn n’en montra rien. L’habitude de la souffrance engendrée par la bête qui ne demande qu’à sortir, guidée par un instinct primaire qui lui ordonne de se battre. « Pour pas changer ! » Finit-elle par murmurer, non sans peine puisqu’elle lutait à présent contre les tremblements qui la secouaient. La jeune femme joignit ses mains et ferma ses paupières, geste imprudent quand l’on se trouve à quelques centimètres d’un aussi grand danger, et rassembla toute sa concentration ainsi que sa volonté pour refouler son loup. Au bout de quelques minutes son souffle se fit plus régulier bien que son cœur, lui, continuait sa course folle. Le vampire choisit ce moment pour caresser son bras du bout des doigts, surprenant pour la énième fois une Blodwyn qui sursauta et ouvrit les yeux. « J'ai perdu beaucoup de choses Blodwyn et agit comme un con à de nombreuses reprises mais j'ai renoncé à fuir. » Ces mots à peine prononcés la louve perdit tout contrôle et ne pu que déverser toute la haine qu’elle éprouvait pour cet être qui la répugnait au plus haut point. Alors malgré la douleur la louve se tourna vers Declan, prit appui sur l’arbre et s'agenouilla. « Un con ? Oh non, non, Declan tu n’es pas un con. Tu veux savoir ce que tu es ? Rien d’autre qu’un abominable salopard ! Une putain de sangsue sadique, assoiffée de sang et égoïste par-dessus le marché. » Sous l’assaut de sa colère vibrante, ses doigts s’enfoncèrent dans l’écorce tandis que sa main droite agrippait l’épaule gauche du vampire. « Tu as débarqué en ville avec tes petits copains et tu as foutu la merde, le chaos. A cause de toi des amis, des membres de ma famille sont morts. Des personnes que j’aimais, est ce que tu comprends ? » Ses traits se durcir, le fantôme de Phillys l'écrasait, lui comprimait la poitrine. « A cause de toi et de ton foutu sadisme. Alors ne vient pas me dire en me regardant droit dans les yeux que tu as perdu beaucoup de choses et agit comme un con ! Tu n’as aucun droit de faire une chose pareille, aucun, c’est clair ? » Ce n'est que lorsque le goût salé de ses larmes envahit sa bouche que Blodwyn se rendit compte qu'elle pleurait. Elle qui se refusait de montrer la moindre faiblesse, se voulait forte et intouchable, flanchait après deux mois de retenue. Deux mois pendant lesquels la jeune femme s'était interdite de s'abandonner à ses réflexions, de montrer le moindre sentiments. Elle se maudirait plus tard pour son attitude car pour le moment, elle n'en avait cure.« Si je peux te donner un conseil vampire, c’est de bien réfléchir à ce que tu vas faire. Choisis de partir et tu seras toute ta vie considéré comme un idiot trahit par un membre de son propre clan. Un lâche, qui est parti la queue entre les jambes et dont sa réputation le suivra ou qu’il aille. Je n’aurais alors qu’un regret, celui de ne pas t’avoir tué de mes mains.» Son discours débité d'un trait, elle reprit son souffle avant de poursuivre. « Choisis de rester, de lutter et peut être que tu récupéreras alors le soupçon de fierté qu’il te reste. Si tu en possèdes encore évidement. » Son regard plongé dans celui de Declan, son visage à quelques centimètres du sien, elle attendit, ignorant les ondulations de sa peau et les hurlements que poussait sa bête à l'intérieur de son crâne.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le temps passe, les choses évolues mais rien ne change.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le temps passe, les choses évolues mais rien ne change.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PRELUDE.TO.DAWN :: BABYLON AREAS. :: BERKSHIRES MOUNTAINS-
Sauter vers: