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 And bring the winds that scream. [L.]

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Livia S. Hagebak
SWEET ADMIN | Take these broken wings and learn to fly.
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Age : 34
Votre Prénom/Pseudo : Hélène.
Nourriture : Manger du daim, c'est manger sain.
Humeur : gotta a feeling that tonight's gonna be a good night.
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TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 79 ans. En paraît 21, l'âge de son décès.
● Citation: Vous avez tort. J’entends les cris, je vois l’effroi, l’horreur, le sang, la mer, les fosses, les mitrailles. Je blâme. Est-ce ma faute enfin ?
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MessageSujet: And bring the winds that scream. [L.]   Sam 27 Mar - 19:16

« And spill the fog all over time. »

Les cheveux des humains volèrent à l’arrivée de Livia dans les cavernes qui les abritaient. Ces derniers eurent à peine le temps de relever leur visage meurtri, sale et vide d’espoir qu’elle avait déjà disparu. Des mois après, ils n’avaient toujours pas l’habitude et cohabiter avec des vampires, même s’ils les protégeaient, n’était pas pour les mettre à l’aise. Comment le leur reproché en sachant ce que certains des membres de cette espèce avait été capable de faire. En un autre temps, en un autre moment, la douce vampire aurait réduit sa vitesse, se donnant l’illusion humaine pour quelques instants par égard pour eux. Pour quelques instants seulement qui auraient été réduit en cendres par sa beauté immatérielle et inhumaine. Mais la suédoise n’était pas de nature altruiste aujourd’hui. Elle n’était pas exactement dans une humeur capable d’apaiser les souffrances mortelles et faire attention aux susceptibilités humaines.

Elle venait de sortir de la confrontation entre Alister et Norman et du tremblement de terre qui avait eu lieu en plein milieu de cette dernière. Contre toute attente, ce n’était pas le déchainement naturel et peu commun qui l’avait marqué. Elle savait pourtant ce qu’il était advenu par le passé. Alister lui avait révélé la vérité, lui avait montré ces blessures dont il ne guérira jamais sans doute parce qu’elles étaient aussi internes qu’externes. Elle avait eu des flashes de ce qu’il s’était passé une fois qu’elle avait appris la vérité. Mais la réalité était tellement plus horrible que les pires scénarios qu’elle aurait pu imaginer. Et le goût salé de l’eau qui ruisselait sur son visage si longtemps endormies ne faisaient que confirmer le goût amer de la situation qu’elle avait inconsciemment provoqué.

Livia s’arrêta soudain en plein milieu d’une excavation. L’endroit exacte où en mai 1973 Vilde l’avait puni pour avoir transformé un humain condamné en vampire. Pour ce que ça avait apporté. Il était mort aujourd’hui. Son épouse aussi. Et tous ceux qu’elle avait aimés un jour l’étaient également. S’ils ne l’étaient pas, ce n’était qu’une question de temps. Que faisait-elle ici ? Ses pas l’avaient guidé ici sans qu’elle s’en rende compte. Dans un premier temps, elle avait pensé se rendre au lac, cette large et longue étendue d’eau dont la simple vue la faisait paniquer. Mais elle s’était rendue compte qu’affronter sa peur n’aurait servi à rien. Les vampires ne respiraient pas : à quoi bon se noyer ? Elle leva les yeux sur le plafond noir et lourd qui la surplombait. Existait-il pire punition que de s’enterrer vivante ? Enfin, vivant était relatif pour quelqu’un de sa condition. Ici, elle serait bien. Ici, elle ne causerait plus de tort à quiconque. Ici le monde extérieur ne pourra jamais plus l’atteindre. Vivre seul, regretter seul, se punir seul.

Elle posa son regard doré hurlé du rouge sang des colères des immortels sur les larges poutrelles qui retenaient la roche de chaque côté des différentes entrées et sorties. Elles ne résisteraient pas longtemps à sa force. Ses mains guériront rapidement des écorchures qu’elles lui causeront. Il y avait au moins cet avantage. Ne restera plus que la douleur et la souffrance, tout ce qu’elle méritait après tout. Le regard mort, elle attrapa une roche un peu plus grande que sa main délicate et la jeta de toutes ses forces sur l’une des poutres qui dans un vacarme assourdissant se brisa, emportant avec elle une partie de terre et de minerais. Pas suffisant hélas pour tout faire chuter. Cela ne l’embêta pas plus que ça : il s’agissait seulement de l’apéritif comme aurait dit son bien-aimé père.

Elle s’approcha de l’autre poutre et l’arracha en hurlant de toutes ses forces, faisant trembler l’excavation. Le reste des roches s’écroulèrent condamnant l’entrée dans un torrent de gravas et de poussière qui rendait l’atmosphère dense et irrespirable. Emportée par la force de son lancer, elle observa la poutre venir s’écraser et se briser en un million d’échardes contre le mur situé en face. C’est à cet instant précis que Léandre pénétra les lieux et au vu du regard qu’il lui porta, ce n’était pas le hasard qui avait guidé ses pas jusque là. La suédoise se redressa, ses longs cheveux blonds et soyeux retombant de chaque côté de son visage de porcelaine noyé de larmes de désespoir. Ses yeux sombres lui commandaient de partir, de la laisser seule. C’était sans compter sur le caractère de son interlocuteur silencieux.

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Leandre H. Altar
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MessageSujet: Re: And bring the winds that scream. [L.]   Jeu 1 Avr - 19:14

    Un air de valse résonnait dans sa tête. S'il avait encore disposé d'un vieux poste de radio ou mieux, d'une platine à vinyles, il aurait écouté cet air-là sans avoir à l'imaginer. Mais perdu dans la forêt, il n'avait plus que son esprit pour se distraire. C'était un anniversaire qu'il n'oubliait jamais, son anniversaire de mariage, et il parvenait à s'en souvenir comme si c'était hier. Pourtant, cela remontait à bien plus d'un siècle. Il sortit de sa poche son alliance, entretenue avec le plus grand soin, et la fixa comme si c'était la dernière chose qui retenait son fragile équilibre intérieur. Il avait cessé de la mettre au doigt dès sa transformation, estimant qu'il n'était plus digne de la porter, puis ne l'avait jamais remise pour éviter qu'on ne lui pose des questions qui le mettraient trop mal à l'aise.

    Son mariage... Au risque de faire cliché, Léandre considérait que c'était l'un des plus beaux jours de sa vie. Il sourit en repensant au visage ravi d'Anne quand elle était apparue aux yeux de tous, dans l'église. Il en avait eu le souffle coupé. La noce, le visage du prêtre, la robe de sa mère. Il se souvenait de tout, parfaitement. La longue traîne d'Anne, leur première danse en tant qu'époux. Ca avait été un moment si merveilleux. Mais Léandre fut tiré de sa commémoration silencieuse par un vacarme assourdissant, près de lui.

    Il regarda alentours. Personne en vue. C'était qu'il avait choisi un lieu tranquille, au sein des cavernes, où personne ne pourrait le voir se recueillir. Malgré tout, Léandre n'avait pas encore su se confier à propos de sa perte et craignait moins qu'on l'apprenne aujourd'hui, c'était vrai. Mais c'était encore trop dur d'en parler. Tous ses sens en éveil, il localisa l'endroit d'où lui parvenait le bruit assourdissant, qui en faisait trembler la paroi et il était déjà en chemin, à grande vitesse, quand il entendit un cri qu'il reconnut aussitôt. Livia...

    Ses foulées se firent plus longues, plus rapide et lorsqu'il sentit les parois trembler un peu plus, il aperçut une excavation en train de s'effondrer. Il ne restait qu'un infime passage par lequel il n'eut aucun mal à entrer. Il s'attendait à voir Livia dans un piteux état, blessée, à l'aube de la mort peut-être, affrontant un autre démon assoiffé de sang. Mais non. La jeune femme se tenait en face de lui, le regard plus noir qu'un gouffre sans fond. Il ne l'avait jamais vu dans un tel état. La lueur rouge qu'elle laissait poindre dans ses prunelles ne l'effraya pas, mais lui indiqua la colère de son amie. Il comprit rapidement qu'elle était, à elle seule, responsable du dégât qui faisait s'écrouler cette partie de la caverne.

    Sans prendre le temps de réfléchir, il l'attrapa par la main et étant plus fort qu'elle, parvint à la tirer dans son sillage. L'amoncellement de pierre ne laissait plus voir qu'un petit espace qui menait à l'air libre et Léandre s'y jeta avec force et rage et parvint à dégager un petit chemin dans lequel il s'engouffra avec Livia, qui se débattait comme un beau diable, mais il n'était pas prêt à la lâcher. A peine étaient-ils sortis que la grotte s'effondrait avec violence, projetant un immense nuage de fumée sur eux. Il était arrivé à temps, fort heureusement.

    Il ne lâcha pas Livia, de crainte qu'elle ne s'enfuit et ne fasse à nouveau une bêtise dans ce genre. Il la fixa, surpris de son geste mais s'abstint de la juger ou de lui hurler dessus. C'était pourtant ce qu'un acte de ce genre lui inspirait. Avec violence, il revit le médecin lui annoncer le suicide d'Anne. Il ressentit à nouveau la détresse qui l'avait envahi alors qu'il n'encaissait déjà pas la perte de son fils. Avec le temps, il s'était rendu compte qu'il lui en avait voulu d'avoir ainsi perdu pied. De l'avoir laissé tout seul, à gérer une souffrance trop dur pour lui, pour quiconque d'un peu humain. Il n'avait pu cautionner ce geste qui l'avait plongé dans une spirale de douleur qui n'avait toujours pas trouvé de fin.

    Il tenta de capturer le regard de Livia. Ne comprenait-elle pas ce qu'elle venait de faire. Il desserra un peu son emprise sur elle quand il la vit un peu plus calme. Il ne supportait plus les pertes parmi leurs rangs, et voilà que Livia voulait provoquer la sienne. Livia, sa petite soeur, celle sur qui il veillait du mieux qu'il pouvait. Les larmes qui avaient coulé sur son visage avait laissé des marques qu'il ne savait tolérer. Il ignorait bien pourquoi elle était dans un tel état de détresse, mais il saurait bien réussir à comprendre. N'était-il pas le confident idéal?

      « Livia... Qu'est-ce qui t'a pris? Tu ne trouves pas qu'on a assez de peine à gérer en ce moment? »

    Sa voix était calme, posée. Il n'essayait pas de la faire culpabiliser, juste lui ouvrir les yeux sur l'inutilité de son acte. La raisonner ne serait certainement pas facile. Elle était têtue.

      « Tu crois peut-être que c'est la solution à tous tes problèmes? Tu crois que fuir apaisera ton esprit? C'est faux Livia. C'est de la lâcheté, de l'égoïsme. Tu n'as pas pensé aux autres qui tiennent à toi, à moi? »

    Réalisant qu'il critiquait tout haut Anne, sa défunte et tant aimée femme, il lâcha finalement Livia et regarda ailleurs. La douleur s'intensifia en lui et pourtant, il savait qu'il avait raison. Il en avait voulu à Anne d'avoir fui, de l'avoir laissé tout seul. C'était encore pire que le meurtre de leur fils, plus dur à encaisser. Car cela aurait pu être évité. Il respira profondément, pour éviter que ses émotions ne ressurgissent à toute vitesse.

      « Dis-moi, dis-moi ce qu'il se passe. Je peux t'aider. Te tuer ne résoudra rien, parler, ça soulage. »

    Il était mal placé pour parler de confessions alors qu'il se refusait à parler de ses fantômes, mais ne donnait-on pas souvent des conseils qu'on ne respectait pas?

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MessageSujet: Re: And bring the winds that scream. [L.]   Lun 5 Avr - 17:36

Il ne comprenait pas, il ne voulait pas comprendre et il la maintenait fermement contre lui, l’empêchant de retourner dans l’enfer qu’elle avait créé de ses propres mains et dans lequel elle s’était volontairement enfermée. « Lâche moi, Léandre ! » Elle n’avait jamais été comme ça. Aussi désespérée. Tout ce qu’elle désirait était de se confiner aux limites de la folie, s’enfermer pour cesser de faire du mal aux autres et ne plus jamais revoir la lumière du jour, sentir l’emprunt doux et léger de la brise de l’hiver. Et voilà que Léandre l’empêchait de faire ce qu’elle estimait le mieux pour les gens qu’elle aimait. Pis, il lui faisait la morale tandis qu’elle se malaxait le poignet encore légèrement douloureux d’être entré en lutte avec une caverne entière. Fronçant les sourcils, les longs cheveux fins et soyeux emmêlés, elle releva son regard encore rougoyant de désespoir et malgré le fait qu’elle était encore secouée de soubresauts de colère, elle sentit les larmes poindre dans son regard. Il visait juste. C’était ce qu’elle avait fait la première fois. Elle les avait fui et pour au final quel résultat ? Si elle était restée, ce ne se serait pas passé de la même manière. Seraient-ils encore amis ? Elle l’espérait tant. Elle donnerait tout ce qu’elle avait en son pouvoir pour revenir en arrière et avoir la force de repousser les avances d’Alister. Si elle avait était forte, elle les aurait mis au pied du mur. Elle les aimait tous les deux mais elle ne voulait pas choisir. Il leur aurait fallu continuer à vivre à trois sans aucune velleité amoureuse à son encontre sous peine de la voir disparaître. Mais elle ne l’avait pas fait. Elle avait pris la solution de facilité comme Léandre le lui faisait justement remarquer. Mais on n’était pas transformé à l’aube de sa vie d’adulte sans perdre le caractère têtu de l’adolescence.

« C’est différent. Je ne fuyais pas. Enfermée, je ne pourrai plus interagir et intervenir sur l’existence de ceux qui m’entourent. Je ne pourrai plus leur faire de larme et briser leur vie. Et s’ils me croient morte, avec un peu de chance, ils passeront leur chemin en s’interrogeant sur leurs actions. Parce que c’est justement ça le problème, Léandre. Je cause le malheur de tous ceux qui tiennent à moi et que j’aime. » Les images du meurtre de Billy, le seul vampire duquel elle s’était rapprochée et ouverte lui revenait en mémoire dans le torrent de terreur qui avait suivi la bataille d’avril 1973. L’attaque de Babylon et la déchirure de la famille Robinson qu’elle s’était évertuée à protéger. Le regard froid et déçu de sa meilleure amie. L’affrontement entre Norman et Alister dans un déchaînement de violence et de haine comme jamais elle n’aurait pu imaginer. Elle releva la tête et planta son regard dans celui bienveillant de son aîné. « On se connaît à peine Léandre, à l’échelle vampirique. Tu m’oublieras comme tu as oublié tous les nouveaux nés insolents et idéalistes qui vous ont rejoint et quitté. Je ne suis pas différente des autres. Et je vous cause plus d’ennuis que de solutions. » Elle grimaça en se souvenant de la violente mise au point que Vilde lui avait fait pour avoir transformé consciemment un humain.

Elle poussa un profond soupir avant de se laisser tomber au sol, ne faisant pas attention à la crasse et à la boue qui venait tâcher ses vêtements. Que dirait sa mère si elle la voyait maintenant ? La même chose que ce que dirait Livia si elle se voyait dans un miroir, elle qui faisait si attention à son apparence. Comme dans toutes les familles de leur rang. Seulement, elle n’avait plus de famille et moins encore de rang à défendre. Le silence perdura quelques instants, le temps que la jeune vampire décide de révéler son histoire à Léandre. Ils avaient ça en commun : ils étaient suffisamment secrets et réservés à tel point que peu de leurs compagnons connaissaient leurs origines. Oh, ils connaissaient les circonstances horribles de la transformation de Livia et la terrible erreur qu’elle avait commise alors qu’elle errait seule avant de les rejoindre. Mais une partie bien précise de son passé restait obscure à leurs yeux. La rumeur racontait qu’elle avait des accointances avec deux vampires avec qui elle était tout le temps. Des Ragnarök les avaient rencontrés une fois en Europe dans les années 30. Mais ce soir-là, elle était restée en retrait, supportant mal la présence d’autres vampires. Tout n’était donc que rumeur.

« J’ai été transformée par Draven Van Helling. » murmura-t-elle dans un souffle brisé. A l’image de l’identité de ses compagnons, nul ne savait le nom de celui qui l’avait métamorphosait et elle s’en accommodait, la vengeance étant plus facile de cette manière. « Il n’avait pas totalement terminé le travail avec moi et la transformation était en marche quand deux vampires sont arrivés, attirés par le sang et l’odeur de mort. » Elle dût s’arrêter, repensant à sa famille massacrée. Finalement, elle prit une profonde inspiration et poursuivit. C’était terminé, cette partie d’elle-même était morte. « Ils m’ont recueilli et m’ont aidé du mieux qu’ils ont pu. Et ils ont eu du mal à me reconstruire, crois-moi. Mais, nous avons été heureux un temps. Alister donnait ses récitals dans les plus grandes villes d’Europe et Norman … Norman était semblable à lui-même. » Les noms lui disaient peut être quelque chose. « Seulement, plutôt que de compléter leur duo d’amitié, je suis progressivement le point d’un triangle amoureux qui déséquilibrait l’harmonie dans laquelle je me sentais enfin en paix. Je les ai quitté et plutôt que réparer le mal que j’avais causé, ils se sont pratiquement entre tués. Je ne l’ai appris que récemment. Et voilà qu’ils recommencent. » Elle se passa la main dans les cheveux avant de planter son regard rubis dans celui doré de Léandre. « Quelle est ta solution pour régler ça ? Comment veux-tu réagir quand tout ce que tu fais ne fait qu’empirer les choses et que les deux êtres que tu aimes le plus au monde s’entretuent pour une fierté de mâle mal placée ? Juste pour une fille qui ne les a pas connu plus d’un demi-siècle ? Tu ne trouves pas ça pathétique ? Et comment cette fille doit agir pour que tout cesse ? L’enfermer, c’est tout ce que j’ai trouvé comme solution. »

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