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 Opération chirurgicale [Norman]

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Angus Gallaghan

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MessageSujet: Opération chirurgicale [Norman]   Sam 13 Fév - 0:11


    Il y eut un craquement sinistre dans le calme relatif de la nuit, suivi d'un cri de souffrance. Bien entendu, comme d'habitude d'ailleurs, Angus se trouvait là. Normal, puisque c'est lui qui venait de briser en deux le bras d'un humain. Il l'avait fait exprès, juste pour se distraire. Mais il y était allé un peu fort... la fracture était ouverte et elle saignait abondamment. Pour remettre ça en place, il allait falloir recoudre. Il empoigna sa proie par le col de son t-shirt et la traîna plus qu'il ne la conduisit à l'intérieur de la St James Clinic. Après la prise de Babylon, cet endroit était devenu un lieu de choix pour extraire le sang des mortels. Tout cela se faisait sans anesthésiant, dans les hurlements et les larmes. Comme par hasard, Angus ratait toujours ses tentatives de soin, aggravant l'état de ses pseudo-patients le visage éclairé d'une lueur cruelle et malveillante. On l'appelait le tortionnaire. Personne n'avait oublié la façon dont il avait dit que Mike était mort. Dans cette ville où les vampires régnaient, les hommes et les femmes se liaient et se connaissaient pratiquement tous. Si les Black Blood se moquaient bien qu'un type ait perdu la vie, leurs sacs à sang, eux, prenaient la nouvelle comme un coup de poignard supplémentaire dans leur misérable existence. Ils en étaient affectés au point de vouloir récupérer le cadavre dans les bois pour l'enterrer... les imbéciles. Gallaghan se foutait d'être qualifié d'assassin, d'être malfaisant, il l'assumait même. La preuve il avait briser un membre devant d'autres personnes pour qu'elles sentent la peur d'y passer à leur tour les envahir. Il se moquait de la mort de Mike même si un évènement l'avait empêché de le saigner à blanc et si en prime, il avait choisi une voie qui risquer fort d'avoir une incidence sur son destin. En y repensant, il eut un sourire satisfait. Il se chargerait bientôt de Draven, puis il aurait alors le chemin libre pour gouverner. Du moins si tout se déroulait bien. Comme tout être orgueilleux et despotique, tyrannique, Angus doutait de tout.

    Un psychologue l'aurait qualifié de paranoäique névrosé propensible à la schyzophrénie hystérique. En clair, dans un langage plus courant et plus sincère : un taré dangereux. Comme tous les tarés, il laissait libre court à sa folie, à sa méchanceté. Et il n'envisageait qu'une chose, le pouvoir. Régner, c'était sa finalité. Il était prêt à trahir son clan pour y parvenir, sans que cela se chasse évidemment. En bon chasseur, en ennemi discret qu'il était, il gardait ses distances et son libre-arbitre. Sa patience, aussi redoutable que son intelligence, se chargeait de trouver des solutions, des moyens de parvenir à ses fins. Mais à cet instant, il était indécis. Il pouvait prédire les mouvements d'un humain pour les traquer fréquemment... il pouvait connaître avec une marge d'erreur raisonnable, les actes de Draven ou de Declan. En revanche il ne pouvait se baser sur rien pour anticiper Livia... ni ses "compères"... C'est ce qui rendait sa bonne humeur très susceptible ces derniers jours. Il détestait être pris de court ou ne pas pouvoir tout définir à l'avance. Pourtant par expérience il savait que la vie et la mort étaient jalonnées d'imprévus. Seulement, sur ce coup-ci, il ne pouvait se permettre aucune erreur, où il courait à sa perte. Il ne donnait pas cher de son crâne si Draven survivait... et si l'on apprenait ce qu'il allait faire. C'était dans ses instants-là qu'un ami ou quelqu'un à qui se confier était utile. L'avantage d'une tierce personne, avec qui l'on s'entendait bien, c'était qu'elle avait un point de vue différent, objectif. Et qu'elle ne jugeait pas. Norman aurait fait un bon "confident", même si Angus hésitait à tout lui dire. Mais voilà, Norman n'était pas là... cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas revu. Les deux vampires avaient leurs existence à part, bien qu'ils se soient toujours bien entendus. Cela n'arrangeait pas ses affaires, donc...

    Un nuage de colère passa sur son visage très pâle et il asséna un violent coup de coude à l'humain qu'il avait fait s'asseoir sur une table d'opération. Son nez se brisa dans le sang et dans les larmes. L'homme tremblait de tous ses membres. Exaspéré Angus lui demanda :


    - Je ne suis quand pas si terrifiant que ça si ? Tu as déjà vu un loup-garou ? Ces saloperies là sont terrifiantes. Elles puent à des kilomètres, elles bavent, elles sont moches ! Regarde-moi ! Je suis carrément à leur opposé ! Je suis beau, j'ai encore mon enveloppe humaine, je n'ai rien de bestial à part mes humeurs. Si tu t'urines dessus pour moi, je n'ose même pas imaginer ce que ce serait devant un lycan.

    Il n'eut pour réponse qu'un sanglot qui le fit lever les yeux au ciel. Angus n'était pas du tout moche. En fait, il était même beau, et n'avait rien de terrifiant si on lui enlevait sa réputation et ce regard glacial. Il avait les yeux d'un bleu clair, qui pétillaient souvent de son vivant. Depuis sa transformation, ils étaient ternes, avaient une teinte grise plutôt claire, et ne transmettait aucune expression. Son visage était bien dessiné, et sans ce teint pâle, il aurait fait sensation chez les humaines. Il avait des cheveux courts, coiffés pêle-mêle. Vraiment, il n'avait physiquement rien de terrifiant. C'était psychologiquement qu'il manquait une grosse case... Blessé dans sa fierté de ne pas avoir eu au moins un compliment pour flatter son égo, il prit un scalpel en haussant les épaules :

    - Vu que tu n'as pas l'air bavard et que tu préfères pleurnicher, je vais couper ce qu'il reste attaché à la lame. Ton bras est foutu et puis ça te servira de leçon, j'aime bien le principe.

    - S'il vous plait non... je ferais ce que vous voudrez.

    - Ce que je veux ? D'accord !

    Il posa le scalpel et s'approcha du visage de cet être que la nature avait placé en bas de la chaîne alimentaire d'un habile tour de main.

    - On va faire un jeu. Tu vois cette clinique, tu vas t'y cacher, quelque part, peu importe où. Et moi je vais t'y traquer. Si tu parviens à m'échapper pendant une heure, je soignerais ton bras sans te faire mal.

    - Et si je n'y parviens pas ?

    - Si je t'attrape, je me nourris à l'ancienne et je te brise la nuque quand j'en ai fini. Mais je ne suis pas mauvais joueur. Je vais activer la ventilation pour que que le bruit que tu fais soit atténué. Et je vais mettre un mouchoir sur mes narines pour ne pas sentir ton odeur. Par contre, je garde mes yeux. J'y verrais donc dans le noir comme dans le jour.

    - Et si je refuse ?

    Angus reprit le scalpel et le plaça sur la joue de sa proie en ajoutant, aussi tranchant que la lame :

    - Tss. Comme si tu avais le choix. Je te laisse dix minutes, le temps de me préparer. Ah et si tu t'avises à sortir de la clinique, je connais ton odeur. Je te traquerais jusqu'à ce que je te retrouve, puis je t'écorcherais si doucement que tu sentias tes tripes entrer en contact avec le sol avant de mourir. Et j'en ferais de même à ta famille. C'est clair ?

    Il n'attendit pas de réponse. Il relâcha l'homme et le laissa courir dans les couloirs. Angus se dirigea vers la chaufferie où il activa la ventilation. Un bruit sourd se mit à occuper l'espace sonore. Mais il entendit des bip électriques divers résonner plus loin. Apparamment l'humain avait bien compris qu'il avait tout intérêt à faire du bruit de fond. Angus sourit, il était tombé sur une proie intelligente, ça changeait... enfin presqu'intelligente, s'il avait eu plus de jugeotte, l'humain y aurait laissé son bras. Gallaghan attendit vingt minutes, histoire de faire monter le stress puis il plaça un mouchoir sur ses narines et avança. Il nota que l'autre avait allumé toutes les lumières. Et qu'il y avait du sang sur le sol. Trop facile ! Il suivit la piste et tomba sur un sac en plastique. "Petit fûté, il se sert des poches de sang pour masquer les siennes... heureusement pour lui ce sang est périmé... sinon, je lui aurais fait payer." Il marchait das les couloirs, attentif au moindre bruit, au moindre mouvement. Au détour d'un couloir, il vit une silhouette. Une odeur forte se faisait sentir : de l'alcool pur ! Il avait mis de l'alcool pour maquer son fumet ! Quel esprit ! Malheureusement pour lui, Angus pensait l'avoir vu. Il approcha en silence vers la silhouette dans la pénombre. Elle lui semblait familière mais il ne se posa pas de question. Il sauta dessus pour la faire tomber à terre sous l'impact.

    - Raté... c'est stupide, ça n'a même pas duré une demie-heure !

    Il allait planter ses dents dans le cou de sa prise lorsqu'il vit le visage de Norman. Il lâcha immédiatement prise et se releva, surpris et incrédule :

    - Norman ??? Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
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MessageSujet: Re: Opération chirurgicale [Norman]   Mer 24 Fév - 5:05

    Norman n'était pas content. Mais alors, pas content du tout. Cela faisait maintenant un bon moment qu'il flairait son odeur dans le coin, une odeur tellement familière qu'elle en était presque agréable. Seulement presque, car le souvenir qui y était lié était tellement douloureux qu'il préférait ne pas y penser. Et pourtant, cette satanée odeur venait le narguer sans arrêt, sans qu'il puisse vraiment comprendre ce qu'il se passait. C'était impossible, elle était cachée dans la forêt et jamais elle n'aurait osé s'aventurer à Babylon en ces temps troublés. Il ne comprenait pas pourquoi, plusieurs jours durant, il avait senti ce parfum délicat qui l'entêtait au point de le perturber.

    Il avait d'abord cru que son esprit lui jouait des tours. Après tout, il n'était pas au mieux de sa forme ces derniers temps, partagé entre ses sentiments pour Siam, la nouvelle vie qu'il menait avec son esclave et la suprématie des Black Blood et qui ne lui plaisait pas et puis surtout, le retour de Isobel qui l'avait perturbé au plus au point. Il l'évitait du mieux qu'il pouvait, son regard lui pesait un peu trop sur la conscience et il ne pouvait plus réfléchir correctement. Alors cette odeur, elle ne pouvait venir que de son esprit embrumé qui lui lançait un signal d'alerte. Et pourtant... Il avait réfléchi, le plus clairement possible et la conclusion était sans appel: il ne l'avait pas rêvée. Après tout, il était suffisamment rationnel pour savoir que les souvenirs olfactifs n'étaient pas aussi forts. Il n'avait donc pas d'autre choix que d'enquêter sur son apparition subite.

    Siam avait compris que quelque chose de bizarre se passait chez son amant. Il se comportait étrangement, se confiait un peu moins à elle et rôdait dehors un peu plus que d'habitude. Son humeur massacrante se retournait contre elle et il en était désolé, mais tout cela le rendait un peu fou. Jusqu'à ce qu'il n'en vienne à comprendre, à associer deux faits pourtant évidents. Cette odeur était bel et bien présente dans le manoir, dans une aile particulière. Si elle n'avait pas été si marquante pour lui, il ne l'aurait même pas détectée. Et pourtant, voilà qu'il comprenait. Quelqu'un l'avait rencontrée, à plusieurs reprises. Un Black Blood trafiquait quelque chose avec Livia. Une fois cette constatation faite, il devint littéralement fou de rage, et broya le cou d'un humain malheureux qui passait par là au mauvais moment. Ca n'était pourtant pas dans ses habitudes de désobéir à Declan et pourtant, il avait besoin de se défouler. Le sang chaud qui ne sortait cette fois-ci pas d'une fiole glaciale lui fit du bien, et le calma un peu.

    Il songea aux différentes possibilités. Un de ses compagnons détenait-il Livia pour lui faire du mal? Il n'en voyait pas bien l'utilité. Ou bien, Livia magouillait avec l'un d'eux, mais il ne pouvait même pas envisager cette solution. Elle était bien trop pure pour oser faire une collaboration pareille. Elle ne savait même plus le voir, alors voir un autre sanguinaire... cette pensée lui brûlait la gorge. Il fallait qu'il en ait le coeur net. Il suivit le fumet infime de parfum dans l'aile ouest, flaira tout ce qui se trouvait à portée jusqu'à tomber sur un vêtement. Un vêtement qui lui glaça le sang, si ce n'était déjà fait. Il en grogna de rage, tout en parlant à voix basse, sa colère ayant du mal à se contenir.

      - C'est impossible. Pas lui. Il n'aurait pas osé...

    Il n'eut qu'une seule envie, se précipiter à sa recherche et le tuer de ses propres mains. Il était peut-être le seul à savoir, parmi tous ces gens qui n'avaient pas sa confiance, que Norman était tombé amoureux d'une fichue végétarienne et qu'elle était sa faiblesse, sa Kryptonite, le nerf douloureux sur lequel il ne fallait pas tirer. Pourtant, les sens de Norman ne le trompait jamais. Et il n'en revenait pas qu'Angus, son meilleur et seul ami, ait pu trahir à ce point sa confiance. Cela lui paraissait tellement impossible que Norman l'impulsif décida de lui accorder le bénéfice du doute. Il allait lui offrir une chance, et une seule, de s'expliquer calmement. Selon la réponse, il aviserait. Un tel effort de rage contenue lui fut mal, mais il s'y tint.

    Le regard sombre, effrayant, avec une pointe de pourpre au fond des pupilles, il s'avança d'un pas décidé et lent vers la porte de sortie tout en se focalisant sur l'odeur de son ami cette fois. Il n'eut pas de mal à comprendre où il se trouvait et une fois qu'il eut pénétré dans le bâtiment, il comprit immédiatement de quoi il retournait. Voilà qu'Angus s'amusait une nouvelle fois à terroriser un pauvre humain avec un sadisme démesuré. Norman n'était pas pour juger ce type de comportement, il était partisan d'une autre forme de mort dans son genre. Mais son ambitieux compagnon aimait pousser le jeu toujours plus loin. Il entendait aisément le bruit haletant de l'humain traqué, et il eut plus de mal avec Angus. Il monta tranquillement un étage, espérant croiser son chemin rapidement. Il avait terriblement besoin d'une réponse. Maintenant.

    Il sentit alors un choc violent le heurter, puis le sol vint se briser contre son corps ferme. Une telle douleur ne pouvait être produite que par l'un de ses congénères, et il comprit immédiatement à qui il avait affaire. Angus, toutes dents dehors, s'apprêtait à déguster un bon repas lorsqu'il se rendit compte de son erreur. Norman, quand à lui, n'avait pas réagi. Il se contentait de le fixer le plus calmement possible. Il savait que le moindre geste de défense pouvait entraîner une réaction en chaîne de violence. Sa rage était sur le point d'exploser, mais il se retint avec vigueur. Pour autant, il ne savait pas cacher la lueur ténébreuse qui hantait son regard. Angus décela l'étrangeté de son attitude au premier coup d'oeil, il en était persuadé. Sa voix dure et cassée d'émotion contenue lui répondit.

      - Je te cherchais, Angus. Il s'avère que j'ai fait une découverte.

    Son ami ne sembla pas comprendre de quoi il parlait. Norman mourrait d'envie de tout lui déballer, mais s'il laissait le flot de colère s'échapper, il ne saurait le maîtriser. Il se connaissait trop bien. Il jeta alors un regard froid sur son confident et hésita un moment avant d'ouvrir la bouche de nouveau.

      - Dis-moi, je suis comme un frère pour toi, n'est-ce pas? Nous sommes les seuls en qui nous pouvons avoir confiance l'un l'autre, nous avons trop été désabusés pour pouvoir encaisser les trahisons. Et je ne t'ai jamais déçu, pas vrai? Pas vrai?

    Il avait avait lourdement insisté sur cette dernière phrase, jusqu'à en laisser échapper un grondement. La colère frappait à la porte de ses lèvres et n'avait qu'une seule envie, se déverser sans retenue. Il s'abstint néanmoins de toute phrase violente, mais son ton était monté d'un cran lorsqu'il continua sur sa lancée.

      - Alors comment oses-tu trahir notre amitié Angus? Tu croyais vraiment que je n'allais rien remarquer, que mon odorat est si peu développé que tu aurais pu trafiquer tranquillement sans que je m'en aperçoive?

    Il n'avait pas parlé de Livia. Pas encore. C'était un prénom trop dur à prononcer, et qui ouvrir les portes d'un barrage de violence. Il attendait de voir si Angus était capable de comprendre, et surtout, de lui dire la vérité. De toute façon, il avait plutôt intérêt à le faire.

_______________________________



      @ melcappa


    Mais je sais qu'un jour elle viendra
    Alors je ne baisserai pas les bras.
    En attendant je fais les cent pas
    Et finis par me dire tout bas:
    « Laisse courir la rumeur... »

    La rumeur - Christophe Maé

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MessageSujet: Re: Opération chirurgicale [Norman]   Jeu 25 Fév - 3:27

    Angus sentait de la tension dans l'air... pour la première fois depuis qu'il connaissait Norman. Les deux êtres avaient noué un lien plutôt fort, qu'il n'aurait jamais cru n danger. Pourtant, à voir le sanguinaire prêt à lui bondir dessus au moindre écart de langage, Gallaghan fut parcouru d'un frisson intérieur. Il n'avait pas envisagé, pas même dans ses plans les plus fous que leur amitié vole en éclat. Il fut très troublé par ses mots et son ton. Qu'avait-il fait de mal ? Angus chercha aussitôt dans sa mémoire les évènements qui auraient pu provoquer cette situation. Il n'avait pas trahi Norman, pas une seule fois, il ne l'avait pas non plus insulté, il ne lui avait pas fait de coup fourré... qu'est-ce qui lui prenait donc. Cela avait un rapport avec une odeur, visiblement ! Angus renifla autour de lui, en vint même à se sentir les manches, sans rien trouver d'anormal. Si, il y avait l'éther, et puis l'odeur du prédateur excité par la chasse. Peut-être que Norman avait senti l'odeur du sang et que ça l'avait mis en colère... Il lui lança un regard suspicieux, où la froideur était consolidée par ses yeux bleus. On y lisait cependant les traces d'une inquiétude naissante qui peu à peu s'installait en lui. Angat, de son surnom, était un être glacial, profondément sadique, il cherchait à faire le mal et à le faire bien, par vengeance, rancoeur, mais surtout depuis deux siècles, par plaisir ! Il n'avait que rarement peur, il était très calculateur et voyait venir les choses à des kilomètres... Mais là, tout était imprévu, pour le seconde fois de son existence, il n'avait plus le contrôle des éléments tout autour. Le changement de son meilleur ami avait été si soudain, qu'au fond, cela lui faisait peur. L'esprit embrumé par la réflexion et la prudence, il savait que Norman était un adversaire puissant, c'était d'ailleurs pour ça qu'ils étaient amis en petite partie, bien sûr... Aussi, c'est avec un ton tout à fait dérouté et sincère qu'il prit la parole :

    - Je ne comprends pas... Ce n'est qu'un humain... je m'amuse avec... je ne te suis pas, je pensais que ça ne te dérangeait pas. Tu sais que la décision de Declan est la plus stupide qui soit, et là, je ne sais pas pourquoi, tu viens me juger pour une vermine ? Norman ? Tu es sûr que ça va ? Parce que j'ai du mal à comprendre pourquoi tu te mets dans cet état pour un gibier... à moins qu'il ne soit à toi... auquel cas je l'ignorais complètement, je te l'assure ! Et je peux le relâcher si tu y tiens... Je saisis mal pourquoi un humain remettrait en cause notre amitié, ni en quoi ce serait te trahir toi et notre amitié que de désobéir aux ordres stupides d'un débile mental. Tu ne vas quand même pas me dire que ça a autant d'importance pour toi... parce que je te répondrais que j'ai sauté un chapitre ! A la rigueur, imaginons que je t'ai trahi toi... ou une de tes confidences, je veux bien mais... là... tu... pousses...

    Il se perdit dans un bredouillement... le temps que son esprit prédicateur fasse la corrélation de toutes les données et soudain il comprit. Son visage changea du tout au tout. Il savait de quoi Norman lui parlait, il en était maintenant certain. Soudainement méfiant et sur ses gardes prêt à réagir, il toisa son meilleur ami (le seul même) avec appréhension. Oh oui, tout s'imbriquait maintenant ! En réalité la querelle ne s'axait pas sur le pitoyable sort d'un humain, ou sur sa façon de chasser, prohibée depuis la décision de Declan. La tension naissait d'un simple effluve, une simple odeur qu'il portait sur lui et qu'il n'avait même pas remarquée. Il était tellement habitué à l'odeur du sang et n'avait connu aucune expérience amoureuse, lui, en tout cas durant sa seconde vie. Il ne faisait pas cas des traces que laissaient les blessures de coeur. Des brides de souvenirs lui revinrent. Norman avait beaucoup souffert, il s'était confié à lui à son sujet, au sujet de cette végétarienne, de cette furrie animée par la vengeance : Livia... Et à l'heure où il se demandait comment lui annoncer ses futurs plans, il avait été trop long à réagir et à retourner la situation en sa faveur. Pourtant, il avait l'esprit vif. Son hésitation était dûe à son amitié justement. Il ne voulait pas se fâcher avec Norman, d'abord parce qu'il était de bon conseil et de bonne compagnie et ensuite, parce qu'il l'empêchait d'être seul. Angus était déjà amer de devoir vivre pour toujours, sans l'avoir voulu, mais il était encore plus craintif à l'idée de vivre éternellement en solitaire, rejeté par tous. Fitzpatrick, c'était son ancre avec le clan des sanguinaires, son ami, son attache. Il comprit que l'heure était aux aveux et qu'il allait devoir passer à table, mais dansun tout autre registre. Il y eut un silence pesant et il baissa les yeux. Affronter une telle colère le prenait aux tripes et l'empêchait de réfléchir et de parler. Il était intimidé, pas une seule fois, ni lui, ni Norman n'en était arrivé à envisager de combattre verbalement ou physiquement. Cela lui faisait mal... preuve qu'il n'avait pas laissé son coeur dans le cercueil...

    - Je... je n'ai pas besoin de te le cacher, et je t'assure que j'allais t'en parler, avant de te tomber dessus, j'y pensais. Seulement, j'ai jugé que ce serait difficile et que cela risquait de ne pas se dérouler de la meilleure façon. Je ne sais pas ce que tu crois exactement mais tu me connais, tu sais ce que je pense de ce genre de nature, on en a assez parlé ensemble dans le passé. Aussi, je t'assure qu'entre elle et moi, il n'y a rien ni de sérieux... enfin si, il y a quelque chose de sérieux mais qui reste "professionnel"... Ecoute, je dois de toute façon t'en parler... mais j'aimerais que ça se fasse calmement, sans sentir ton regard me juger avant d'avoir pu me défendre. On a parcouru un long chemin ensemble, nous sommes amis et je tiens à cette amitié. Je vais donc être totalement sincère et répondre à toutes les questions que tu me poseras sans détour. Je veux d'abord te prévenir que la vérité est "sale"... et qu'à tes yeux, je risque de ne plus avoir la même valeur, ni la même estime. Ce que j'ai fait et ce que je vais faire, je l'assume, je persévèrerai, je ne peux plus reculer de toute façon. J'ai pris des engagements et j'ai établi mes projets. Et je sais que l'idée ne va absolument pas te plaire... j'ai du mal à voir comment ça le pourrait, d'ailleurs... j'aurais voulu que tu l'apprennes autrement, j'aurais aimé pouvoir prendre le temps de te préparer et ne pas te balancer ça en pleine figure... Je suppose que tu as du mal à me croire, et pourtant, c'est vrai...

    Généralement mentir ne lui posait aucun problème. Il était un parfait maître du mensonge mais là, son timbre de voix était incertain, il cachait difficilement son stress. Ses pupilles étaient légèrement dilatées, il était aux aguets et il affichait un air vaincu. Tous ces éléments témoignaient de sa sincérité et surtout de son énorme embarras. Mais la colère et la fureur déformaient parfois les choses. Angus craignait pour sa sécurité. Il n'était plus sûr que Norman accepte le fait qu'il allait faire tuer Draven et trahir son camp... il n'était plus sûr que son meilleur ami approuve son rapprochement avec Livia dont il devinait maintenant qu'il s'agissait de la végétarienne qui obnubilait son esprit. Il n'avait pas fait le rapprochement sur le coup, trop occupé par ses désirs de vengeance et de prise de pouvoir. Il écarta les bras, pour montrer qu'il ne cherchait aucunement l'agression. C'était peut-être dérisoire et cela risquait de passer pour de la lâcheté, mais à cet instant précis, c'était la seule chose qu'il voyait de mieux à faire. Il reprit, avec cette voix impérieuse teintée d'une drôle d'intonation :

    - Alors... pouvons-nous en discuter posément ? A l'abri des oreilles indiscrètes ? Je n'ai pas envie que tout le monde sache...
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Norman Fitzpatrick
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MessageSujet: Re: Opération chirurgicale [Norman]   Mar 16 Mar - 3:36

    Norman n'avait jamais vu son ami dans un tel état. Angus, d'ordinaire, était un être sanguinaire et calculateur, manipulateur et mauvais au possible, qui n'exprimait aucunement de remords ou de compassion envers qui que ce soit. Mais là, devant ses yeux, il paraissait tellement perdu qu'il en fut le premier surpris. Néanmoins, cette réaction ne fit qu'attiser sa colère. A quoi jouait-il? S'il avait si peur, c'était bien qu'il avait quelque chose à se reprocher, pas vrai? Norman n'en revenait pas, son esprit vagabondait dans des tonnes de directions différentes, il s'imagina des scénarios tous plus tordus les uns que les autres mais dans tous les cas, il souffrait. Il eut envie de se jeter sur celui qu'il croyait être son égal, son frère mais se retint au prix d'un courage énorme.

    Mais bizarrement, Angus se perdit dans des explications troublées, à propos de l'humain qu'il chassait peut-être... Il ne savait pas. Peu importait d'ailleurs, il ne prêtait pas attention à ses dires. Il ne comprenait pas d'ailleurs, faisait-il exprès de le mettre sur une fausse piste? Que trafiquait-il avec Livia? Un grondement sourd s'échappa de sa gorge, intimant à Angus qu'il partait sur une mauvaise piste et qu'il n'était pas d'humeur à écouter des conneries de ce genre.

    Et puis, il comprit. Son regard changea encore un peu plus, s'enfonçant dans une peur certaine. Norman ne savait pas qu'Angus pouvait avoir peur, encore moins de lui. Mais en même temps, il comprenait. Il se connaissait, savait combien il était effrayant dans ses accès de rage et c'était bel et bien le cas, là, maintenant. Angus s'embarqua dans des phrases troublées, troublantes, à propos de Livia. Norman eut du mal à toutes les assimiler, des bribes uniquement lui parvinrent. Quelque de sérieux? Non. De professionnel? Pardon. C'était n'importe quoi. Un aveu, ou presque. Angus ne lui paraitrait plus le même après ça? C'était déjà le cas. Il envisagea le pire, qu'il l'ait touché, qu'il ait posé sa main de sanguinaire sur sa peau si délicate. Non, il ne pouvait pas le tolérer plus longtemps, il devait savoir. Et Angus avait beau vouloir s'isoler, Norman était trop crispé pour bouger un seul muscle. Le moindre mouvement pourrait causer la perte de son fragile équilibre et le pousserait à lui sauter dessus. Il trouva uniquement la force de murmurant entre ses dents, d'un ton qui n'intimait pas grand chose de bon.

      - Non Angus. Je me fiche de ce que tu veux, tu me dois une réponse.

    Trop tard, le fait de desserrer ses lèvres avait brisé sa retenue et il se jeta contre son meilleur ami, du moins, c'était ce qu'il avait cru alors. Le choc causa un bruit sourd et éclata le carrelage sous le corps dur d'Angus, que Norman surplombait de toute sa force. Il n'était plus qu'un animal, fait d'agressivité et de nervosité, la bête que Livia n'avait pas su aimer. Cette pensée déchaina un peu plus sa noirceur.

      - Livia...

    Le simple fait de prononcer ce prénom lui fit pousser un rugissement de colère qui retentit dans tout Babylon, il en était certain. Son ton était emporté désormais, colérique.

      - Tu savais, pauvre fou! Tu savais qu'elle était la seule personne au monde avec laquelle il ne fallait pas jouer. Tu le savais et malgré tout, QUOI? Je suis ton ami ou pas, hein? Réponds à ça si tu le peux, maintenant. Je suis ton ami? Alors pourquoi faut-il que tu joues à ça, à me faire du mal. C'est le point sensible, le point qui cause une douleur violente à chaque fois, et tu es le seul à le savoir. Pourtant, TOI! Qu'est-ce que tu fais? Tu la vois, tu lui parles, tu fricotes avec elle pendant que... RAH!

    Il se leva à une vitesse fulgurante, s'éloignant d'Angus de peur de ne pas savoir se retenir et de le tuer sur place. Il respirait à une vitesse folle, malgré le fait que l'oxygène ne lui soit plus vitale. Son regard désormais n'était plus qu'un trou noir, sans fond, dans lequel on pouvait se noyer. Il lui tournait le dos et tâchait de retrouver un semblant de calme. Il reprit la parole, moins enragé cette fois mais sa voix laissait toujours transparaître sa hargne.

      - Tu vas me répondre maintenant. Mais quoi que tu dises, ça me rendra fou. Que tu l'aies touchée. Ou bien que tu l'aies frappée. Ou que tu aies trafiqué quelque chose de... pour te reprendre... "professionnel" avec elle.

    Il se tourna vers lui, le regard empreint de folie.

      - Tu as planifié quelque chose avec elle. C'est impossible. Elle nous hait, nous qui ne respectons pas les vies humaines. Alors j'aimerais vraiment savoir ce qui s'est passé pour qu'elle daigne te parler, plusieurs fois d'affilée, sans que vous vous affrontiez. ET tu as intérêt à choisir tes mots, mon "ami". Parce que je n'aurais aucun remord à te tuer si tu dépasses les limites.

    Un sourire mauvais se grava sur ses lèvres.

      - Et tu sais très bien de quoi je suis capable.


_______________________________



      @ melcappa


    Mais je sais qu'un jour elle viendra
    Alors je ne baisserai pas les bras.
    En attendant je fais les cent pas
    Et finis par me dire tout bas:
    « Laisse courir la rumeur... »

    La rumeur - Christophe Maé

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Angus Gallaghan

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● Citation: La cruauté est le remède de l'orgueil blessé.
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MessageSujet: Re: Opération chirurgicale [Norman]   Sam 3 Avr - 0:19

    Angus ne s'était pas attendu à ce que le choc soit si violent. Lorsque Norman le plaqua à terre il sentit les os de son crâne se fracturer. Sa tête avait heurté le sol de plein fouet, le faisant légèrement grimacer tandis que la montagne de colère que représentait son seul et unique ami le clouait au plancher des vaches. Il savait qu'il aurait du se défendre, c'était son instinct de survie qui devait parler mais il se doutait bien que s'il agissait, il courait à sa perte... et que celle-ci serait douloureuse, Norman n'était pas du genre à lancer des menaces en l'air... bien au contraire. Mais son ami se trompait sur toute la ligne... ce que lui cachait, c'était tout simplement trop énorme pour qu'il le dise. Il l'avait tu pour sauver ses plans et sa misérable vie, bien que visiblement vu la montagne de muscles qui était prête à le déchiqueter, elle ne tenait qu'à un fil très fragile. Angus sentit son sang se glacer une nouvelle fois lorsque Fitzpatrick hurla. Pour la première fois, il se demanda si un jour seulement leur amitié avait existé et si elle comptait... La suite accentua son doute. Il parlait de lui comme si Angus l'avait trompé avec Livia, comme s'il avait pu fricoter avec cette vermine ! Lui ! Angus Gallaghan ! Avait-il une tête à toucher et à entretenir une relation quelconque avec une pathétique créature ? Ce n'était certainement pas le moment, pourtant il fut blessé dans son égo. Fait drôle par ailleurs, puisqu'il était à deux doigts de se faire tuer, il préférait encore se soucier de sa fierté et de son orgueil. Gallaghan eut une subite envie de lui balancer un direct du droit, pour le principe mais il se retint, laissant simplement passer dans son regard azur une lueur de haine et de fureur. Norman paierait... oh oui, qu'il paierait et cher même ! Il s'était attendu à ce que ses ennemis s'en prennent à lui mais pas son meilleur ami. Amer il lança tandis que l'autre se retirait, sur un ton acide :

    - Si tu es mon ami ? C'est plutôt à toi qu'il faut poser cette question... toi qui m'attaque sans me laisser t'expliquer.

    Angus se releva, se massant la nuque. Il sentait sous ses doigts que des os s'étaient fracturés en plusieurs parties. Tandis qu'il essayait de les ressouder manuellement, il assista à la tirade de Norman, fronçant les sourcils au fur et à mesure. C'était le bouquet ! Voilà que maintenant, Norman osait l'accuser d'avoir toucher cette... cette... chose ! Angus montra les crocs, visiblement irrité de cette accusation. Quant à l'avoir frappée, peut-être. Il ne se souvenait plus vraiment en fait. Un coup avait du lui échapper mais il ne l'avait ni blessée ni tuée ! Le "professionnel" raisonna comme s'il s'agissait d'une affaire privée, déplacée de son contexte ! Mais pour qui le prenait-il donc ? Gallaghan n'en revenait toujours pas. Il se demanda si Norman avait vraiment été son ami, et s'il le connaissait en tant que tel. Visiblement non, puisqu'il le pensait susceptible d'avoir un contact physique avec une dégénérée. Touché en plein dans son égo, piqué au vif, Angus ne retint un flot de vulgarités et de propos haineux que parce que son interlocuteur le menaça. Il savait combien il était sérieux et c'est bien pour ça qu'il arriva à contenir ses pensées les plus violentes. Il y fut bien obligé par la force des choses. Que Norman doute, de son intégrité et de son amitié le blessait bien qu'il ne veuille pas l'admettre. Fitzpatrick avait toujours été son ami et son confident, le seul avec qui il puisse parler, sans avoir un jugement en contrepartie. Cet ami venait de mourir ce soir, en même temps qu'il ne l'avait agressé. Il se faisait à cette idée et dès cet instant là, n'ayant plus aucun lien à préserver avec l'autre sanguinaire, il se raidit et le toisa de bas en haut, le regard fermé, glacial, celui avec lequel il toisait ses ennemis. Le sourire cruel de Norman ne le fit pas ciller. Quelque chose venait de se briser et cela se sentait à travers toute l'atmosphère qui les entourait. Angus, dit alors d'une voix sifflante, pernicieuse :

    - Tu te demandes si je l'ai baisé, c'est ça ? La réponse est non. Je ne l'ai pas touchée, je ne l'ai pas effleurée, je l'ai peut-être molestée, au début. C'était ça ta seconde question, voilà ma réponse. Quant à savoir si tu me crois ou pas, j'en ai strictement rien à faire. Et pour répondre à ta première question, si pour tu es un ami, tu l'étais, jusqu'à ce que tu ne m'agresses et que tu ne m'accuses d'avoir eu un contact avec elle, alors que tu sais combien l'idée même de la toucher me fait gerber. Ou alors tu l'as volontairement oublié parce que ça t'arrangeait bien. Je n'aurais même pas besoin de répondre à tes questions, si tu avais vraiment été un ami.

    Ne le quittant pas des yeux, il haussa les épaules et poursuivit :

    - J'ai parfaitement compris ton message, aussi je n'ai plus rien à te dire. Dégage et laisse-moi finir ma chasse.

    Angus savait qu'au fond il risquait sa peau, mais il n'était pas totalement stupide. Il savait qu'il pouvait tenir norman à une distance respectable, il le savait très bien même, puisqu'il ajouta, froidement :

    - Tu veux me tuer ? Eh bien vas-y, fais-toi plaisir, arrache moi la tête et sers t'en de trophée. Tu aurais du te souvenir que la menace ne marche jamais avec moi lorsque je n'ai plus rien à perdre. Et tu aurais du également te rappeler que je te connais bien. Tu es prêt à tout pour en savoir plus sur cette affaire. Tu ne peux pas revoir Livia. La seule personne susceptible de te donnerdes informations, c'est moi. Mais les cadavres ont l'avantage de rester muets, n'est-ce pas ? Alors, Norman, tu veux toujours me tuer ? Dis-moi ça te tente toujours ? Alors viens et fais-le. Parce que de toute évidence je n'ai plus rien à dire à un quelconque fumier hypocrite.

    Il ne le lâchait pas du regard et se tenait prêt à parer à toute attaque, cette fois, il se défendrait et il ferait payer le prix fort à Norman pour l'avoir insulté et attaqué. Au pire si l'autre avait le dessus, il pourrait toujours le blesser là où ça faisait mal. C'était ça l'avantage d'être observateur et sournois, il connaissait les faiblesses et pouvait donc les exploiter à son avantage. La tension était à son paroxysme entre les deux sanguinaires.
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MessageSujet: Re: Opération chirurgicale [Norman]   

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Opération chirurgicale [Norman]
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