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 « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore

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MessageSujet: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Sam 31 Oct - 19:06

Eliseievna Katia Selena
      146 ans
occupation

« Aujourd'hui la plupart des gens se consument dans je ne sais quelle sagesse terre à terre et découvrent, quand il n'en est plus temps, que les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais. »
Oscar Wilde

BLACK BLOOD


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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Sam 31 Oct - 19:07

Story left behind



    Identité
      Nom: Eliseievna
      Prénom(s): Catherine Daria, Selena
      Surnom: Plus connue sous le nom de Katia
      Origine(s): Russes
      Age physique: 27 ans
      Age réel: 146 ans
      Date & Lieu de naissance: Le 24 Juin 1827 à Tsaritsyne
      Date & Lieu de décès: Le 24 Décembre 1854 à Moscou
      Fratrie: Sa jumelle Elena décédée à l'âge de 17 ans.


    Psychologie

        Tout est susceptible de changer, rien ne reste statique. Il en irait ainsi pour Catherine, cette petite fille enjouée, téméraire et extravertie qui deviendrait au fil des années une femme dont les défauts prévalent sur les qualités.

        Intempérante et colérique, la jolie russe ne tarda pas à faire parler d'elle des pires façons qu'il soit. Peu importe l'endroit dans lequel elle arrivait, sa réputation l'avait précédée. On la disait incroyablement inconstante si bien que certains, pour ne pas dire tous, remettaient bien volontiers en cause une quelconque appartenance à une noble famille. Elle n'est pas de celles que l'on peut qualifier de franches, bien qu'elle s'en donne l'air. En vérité, elle sait parfaitement sélectionner les informations qu'elle souhaite partager. Elle est simplement de celles qui se plaisent à dire tout haut ce que les autres pensent tout bas, a fortiori quand il s'agit de révélations susceptibles de soulever des tabous. Malgré elle, elle n'exerce aucun contrôle sur certaines de ses émotions et quand elle se voudrait froide et sereine, elle se voit avec horreur hurler à en perdre la voix, frapper les murs de ses mains élancées et blafardes. Il lui est possible d'encaisser quelques coups, mais très vite sa fierté la rattrape et elle se doit d'exploser, tentant de montrer une invulnérabilité qu'elle ne possède aucunement.
        Fragile et rancunière, il est chose aisé- bien que ce trait tende à s'estomper avec le temps- de blesser la mystérieuse blonde. Un rien suffit à la mettre dans une colère noire, à la suite de quoi elle ressent une telle culpabilité concernant sa propre faiblesse qu'il ne fait pas bon être dans les parages, même pour ceux de son espèce. Elle n'oublie jamais ce qu'on a pu lui faire subir et dans le meilleur des cas, tient des comptes d'une précision peu commune. Elle se vengera, tôt ou tard. C'est une certitude. Et étrangement, lorsqu'il s'agit de vendetta, elle sait se montrer patiente et terriblement ingénieuse. Elle mettra au point les méthodes les plus lentes, les tortures les plus douloureuses pour réparer le tort qui lui a été causé et, soyons sincères, pour recouvrer sa dignité. Sa fierté est d'ailleurs bien à l'origine de ses maux. Elle n'a de cesse de cacher de son mieux ses faiblesses derrière une apparente force et, bien qu'elle n'en soit pas totalement dépourvue, elle ne peut prétendre être insensible à l'avis que les autres ont d'elle.
        Provocante et manipulatrice, Katia n'est pas en reste lorsqu'il s'agit de mettre les nerfs des gens à rude épreuve, il s'agit même là d'une de ses activités favorites. Elle possède ce don irritant de repérer les points faibles des personnes qu'elle côtoie en un temps record et, bien entendu, n'hésite pas une seule seconde à enfoncer ses longs doigts fins dans les plaies béantes. Que ce soit nécessaire ou non, particulièrement quand ça ne l'est pas. C'est sans aucun doute son besoin d'être au centre de l'attention qui la pousse ainsi à tout mettre en œuvre pour déstabiliser son monde et provoquer les réactions. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, peu lui importe du moment que son intervention est remarquée. Il y a toujours quelqu'un dans les assemblées pour se délecter d'un tel comportement. Fine observatrice, elle sait parfaitement comment arriver à ses fins et n'aura de cesse d'y travailler tant qu'elle n'aura pas obtenu satisfaction. Avec subtilité et maitrise, elle s'accapare rapidement les esprits et parvint généralement à en faire ce qu'elle en veut.
        Espiègle et douce. A très faible dosage, la jeune femme peut se montrer malicieuse et câline, voire tendre. Il y a bien longtemps que ces deux traits paraissent bien moins évidents à quiconque connaissant Katia de près ou de loin. Comment une vampire sanguinaire et hautaine pourrait-elle donc faire preuve de tendresse? C'est justement la question que se pose la jeune femme. Non contente de voir ces « petits moments de faiblesse » -comme elle se plait à les appeler- se raréfier elle voudrait radicalement faire disparaître toute trace de douceur. Amoureuse, elle ne l'a été qu'une unique fois, et pourtant sa façon d'agir avec la plupart de ses amants est la même depuis plus d'un siècle. Elle ne peut s'empêcher de retrouver cette candeur qu'elle croyait disparue dès lors que le moment le demande. Ce qui, bien entendu, la chiffonne au plus haut point.
        Séductrice. Comment pourrait-on oublier une part si importante de sa constitution. Redoutable prédatrice, amoureuse insatiable, tous les membres du sexe faible provoque chez elle une attirance ne pouvant être ignorée. Et ce phénomène, à son grand plaisir, semble être réciproque, dans la plupart des cas du moins. Sa condition de vampire, bien sur, arrange considérablement ses affaires, mais même avant sa transformation, la jeune femme semblait exercé un pouvoir important sur les hommes. Son physique avantageux, son mystère constant autour de sa personne, sa voix rauque, autant de facteurs. D'aussi loin qu'elle peut s'en rappeler, elle a toujours ressentit le besoin d'être désirée. Peut-être est-ce là encore l'œuvre de sa fierté. Toujours est-il que sa passion ne connait aucune limite.Il s'agit d'un éternel challenge et plus la tâche s'avère compliquée, plus son esprit de compétition est exacerbé. Si elle décide de faire d'un homme une proie potentiel, rien ne peut l'arrêter. Elle mettra tout en place pour arriver à ses fins.



    Passions:

        Théâtre. Bien au-delà d'une passion, le théâtre est ce qui a fait de Catherine ce qu'elle est aujourd'hui. Il lui a permis d'échapper à une vie dans laquelle elle se sentait piéger. Elle n'y été pas prédestinée. Convaincue qu'elle valait mieux qu'une famille de bucherons, elle commence très tôt sa quête de bons partis. C'est ainsi qu'elle rencontra Alexander, directeur de théâtre, qu'elle attirait à la manière d'un aimant. Il lui confia le rôle principal d'une de ses pièces, qui lui permit d'être reconnue à travers l'empire. C'est grâce au théâtre qu'elle rejoint la cour et lie des relations fortes avec la famille impériale,

        Piano. C'est très jeune que la russe succombe à la beauté de cet instrument royal. Malheureusement, issue d'une famille modeste elle n'a pas les moyens de recevoir un enseignement classique et encore moins de posséder son propre instrument. Elle se contente donc pendant des années d'écouter les symphonies des maîtres russes cloitrer dans le salon, recroqueviller sur un fauteuil. Alors que sa frustration est encore mal comprise, la jeune fille s'émancipe, tout se précipite et, arrivée à la cour, elle a l'immense privilège de rencontrer Anton Rubinstein qui deviendra son mentor. Se prenant d'affection pour la jolie blonde, le musicien de deux ans son ainé la prend sous son aile et réalise son fantasme. Depuis lors, les décennies ont passé et cependant sa passion est restée intacte, pure et elle ne trouve le calme que lorsque ses fines mains s'agitent sur le clavier d'un piano à queue.

        Littérature. Ce n'est que lorsqu'elle rejoint la cour que la jeune femme est initiée à la lecture par son amant, Constantin. Très vite, son amour des mots prend une ampleur importante, elle ne se lasse pas de la compagnie des livres. Elle apprend alors une seconde langue, le français et se sert de ses relations pour avoir accès aux écrits du pays lointain. Quelques années après sa mort, elle rejoint la France pour la première fois et se plonge dans les écrits philosophiques. Après plus d'un siècle d'existence, les livres, recueils s'accumulent dans les affaires de la vampire.


Dernière édition par Katia S. Eliseievna le Dim 1 Nov - 17:29, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Sam 31 Oct - 19:08

1844


    « And maybe, I'll find out
    A way to make it back someday
    To watch you, to guide you
    Through the darkest of your days  »


      Gelée, l'esprit embué et quasi sédaté, elle se sentait totalement amorphe. Alors que, quelques minutes plus tôt, le monde dansait autour d'elle, menaçant de la renverser, son regard maintenant ampli de larmes ne parvenait à distinguer les formes. Elle se laissa tomber, genoux au sol, dans la neige qui la tiraillait déjà depuis des heures. Elle avait le souffle court et sentait à peine ses mains, mais ses larmes, elles, roulaient sur ses joues cireuses, brulantes d'une douleur inestimable. Elle se recroquevilla, se dérobant au monde et retraçant le court des évènements.

      ***

      La belle blonde n'avait jamais pensé avoir à se réjouir de sa famille. Son père était un bucheron misogyne qui avait été persuadé par son éducation douteuse que donner des coups était encore le meilleur moyen de se faire comprendre. Et lorsque l'alcool altère le jugement, ce n'est plus pour apprendre que l'on cogne, mais simplement pour se défouler parce qu'on réalise enfin qu'on a une vie qui ne mérite absolument pas d'être vécue. Elle n'avait pour lui qu'une haine viscérale qu'elle était incapable de calmer. Sa mère était de ces femmes au foyer, aussi belle qu'inutile, aussi pernicieuse et vil qu'un serpent. Elle n'avait jamais supporté l'idée de devoir faire des enfants, de flouter les contours de sa silhouette et ne plus pouvoir prétendre être une belle femme. Mais elle l'avait fait, essentiellement pour éviter de perdre son mari et depuis, haïssait ses filles de l'avoir rendu vieille et repoussante. Elle ne supportait pas les regards amourachés que les jeunes hommes pouvaient avoir à l'égard des deux jumelles. Elle jalousait, elle maudissait et priait pour qu'on la débarrasse de ce fardeau. Autant dire qu'elle ne se mêlait en aucun cas des différents que les jeunes filles pouvaient avoir avec leur père, elle jubilait.


      Elena et Catherine étaient venues au monde au petit matin du 24 juin 1827, dans un hôpital miteux et public, faute de moyen. Leur mère avait à peine eut le temps de sentir ses contractions se rapprocher qu'on annonçait déjà l'arrivée des deux espiègles petites blondes. Leur frimousses firent fondre le personnel soignant, leurs parents eux, restèrent impassibles. Il n'y avait pas de quoi être fier de deux gamines maigrichonnes qui ne serviraient à rien et encombreraient les jupons de leurs mères. Déception. Dès le retour à la maison, ce fut l'ouverture des hostilités. Les deux filles grandirent donc sans amour, sans soins et sans aucun confort matériel. Traitées moins bien que le bétail, elles n'osaient cependant se dresser contre leurs parents, ce n'était pas dans l'ordre des choses. Malgré cela, il était impossible à quiconque les croisant de nier leurs beautés naturelles, leur magnétisme. Alors vint l'instant tragique pendant lequel les enfants deviennent jeunes filles, où le corps se transforme, le caractère s'exacerbe, les désirs divergent. Très tôt Catherine put se féliciter d'avoir trouvé sa voie. Non seulement elle brisait tous les tabous en s'opposant ouvertement à son père, en privé comme en public, mais elle collectionnait déjà les admirateurs et très vite la demoiselle comprit que si elle souhaitait s'en sortir, elle n'aurait d'autre choix que celui de se trouver un bon parti et de partir le plus loin possible de cet atroce endroit. Sa sœur quant à elle malgré une intelligence indéniable, resta solidement amarrée à la tradition et refusa de se dresser contre son père et ses coups. Katia la soupçonna d'avoir surtout peur des représailles mais, à l'époque, elle était bien trop insouciante pour comprendre la réaction de sa sœur.


      A l'âge de 16 ans, Catherine réussit à séduire Alexander, le directeur d'une troupe de théâtre et quelques semaines plus tard, il lui proposait d'interpréter le rôle principal de sa nouvelle pièce. La jeune femme n'hésita pas un instant, abandonnant sa famille sans remords. Laissant sa sœur aux mains d'une famille abominable sans vergogne. Et aujourd'hui, 1 ans plus tard, alors qu'elle pensait ne plus jamais entendre parler de sa vie antérieure, une lettre lui avait été portée, lui annonçant le décès de sa soeur. Elle ne savait pas comment expliquer le sentiment qui l'avait assaillit. Cette souffrance insupportable, cette impression qu'elle venait de perdre une partie d'elle-même. Elle relut la lettre une demie douzaine de fois, tentant en vain de trouver la cause de sa mort. La culpabilité pour la première fois assaillit ses entrailles, ne lui laissant aucune chance de s'en remettre. Elle avait ressentit le besoin de sortir, d'exploser. Les sanglots dans le fond de sa gorge l'empêchait de reprendre sa respiration, elle suffoquait.

      ***

      Recroquevillée dans la neige, elle commençait à retrouver son souffle. Elle tentait de contrôler le mouvement de son thorax devenu douloureux. Le désarroi et la rage qui avait réchauffé son corps depuis deux heures commençaient à se dissiper, la laissant seule face au froid mordant de la Russie en plein hiver. Elle se redressa, s'adossant contre le mur glacial et granuleux juste derrière elle. Ses mains se portèrent à son cœur blessé et dans lequel la disparition de sa sœur avait laissé un trou béant, une plaie suintante qu'elle n'était pas sur de pouvoir panser un jour. Focalisée sur sa respiration et sa douleur, elle ne l'entendit même pas s'approcher d'elle, le bruit de ses pas absorbés par la neige. Lorsqu'elle redressa la tête, il était subitement apparu. Devant elle se tenait le Grand-Duc en personne, le regard interrogateur et hésitant. Humiliée, la jeune femme essuya les larmes qui la défiguraient machinalement, baissant le regard face à cette personnalité de son Empire. Et c'est contre attente de sa part qu'elle l'avait vu se pencher sur elle, retirant sa veste pour la poser sur ses épaules frêles, lui tendant une main potelée et recouverte de bagues comme seuls les hommes fortunés pouvaient l'avoir. D'abord hésitante, Catherine prit délicate la main de la sienne et se releva laborieusement, lui adressant un sourire contrit.

      C'est ainsi qu'elle rencontra l'homme qui lui permettrait d'accéder à tous ses rêves, d'oublier la vie qui avait été la sienne et en fit la femme qu'elle est aujourd'hui.



1854


    « I can see it your eyes you're hurting
    But pain is part of learning who you are
    All these truths can sometimes be deceiving
    When your whole world comes crashing to the ground »


      Partout l'odeur entêtante du parfum. Autour d'elle, les corps s'enchevêtrant sans gêne dans un semblant de danse. Sur ses lèvres, le goût âpre du vin. Assise à la table du Duc, Catherine n'avait de cesse de regarder autour d'elle, observant les gens, les comportements, portant sa coupe de vin à ses lèvres à intervalle régulier. L'alcool commençait à faire son œuvre, se dispersant comme un poison, dilatant ses veines, brulant tout sur son passage. Elle se sentait légère depuis quelques temps déjà et le fait qu'elle n'ait pas touché à son assiette n'y était pas étranger. Tout alors lui semblait incroyablement romanesque, lui donnait envie de se lever, se dénuder là au centre de cette foule et hurler « aimez-moi », comme ils s'aimaient entre eux. Ses pensées étaient confuses et pourtant, elle s'imaginait des histoires pour autant des convives qui valsaient devant ses yeux ébahis. Constantin, installé à ses côtés, tapota gentiment sa cuisse avant de remonter sa main sans aucune subtilité. Catherine n'y prêta pas attention de suite, tant elle était absorbée par son étude sociologique, mais lorsqu'elle le sentit s'aventurer vers son entrejambe, elle écarta sa main dans un geste brusque sans pour autant se départir de son sourire jovial, sans même lui accorder un regard. Il avait été bon pour elle, elle ne pouvait le nier. Comme elle ne pouvait nier s'être servi de lui pour intégrer la cour, tout simplement. Il y avait bien longtemps qu'il ne lui faisait plus aucun effet. Son physique était ingrat, une moustache épaisse surmontait ses lèvres, ses yeux étaient marrons et porcins, dénués de charme. Le seul sentiment qu'il lui inspirait désormais était le dégout. Elle ne pouvait plus faire semblant d'éprouver une quelconque attirance envers lui, moins encore alors qu'elle était ivre. Il grogna comme un ours, se retournant pour parler à son voisin dans un français parfait, oubliant l'affront.

      Katia l'observa un court instant, sourcils légèrement froncés. Elle se demandait comment elle avait pu lui offrir son corps pendant tant d'années. Bien sûr, le fait qu'elle soit plus infidèle que Zeus lui-même devait avoir sa part. Son petit sourire s'effaça et elle plongea à nouveau dans son verre du précieux rubis. C'est lorsqu'elle redressa la tête qu'elle le remarqua. Comment avait-elle pu le manquer, là était la question. Il se tenait à quelques mètres d'elle, accoudé au piano, un verre d'ambre dans la main. Visiblement, lui ne l'avait pas manqué. Son regard froid et pourtant si attractif était rivé vers elle, un sourire presque narquois dessiné sur ses lèvres rougies. Elle sentit aussitôt tout son être inéluctablement attiré par cet inconnu. Tout en lui était plus attirant que tout ce qu'elle avait pu voir au cours de toutes ces années. De sa façon de se tenir à son teint d'albâtre, personne n'aurait pu résister. Mais les autres ne comptaient pas, ils ne comptaient plus. Plongée de son regard, ses lèvres rosées légèrement entrouvertes, il n'y avait plus qu'eux. Tout autour d'elle devenait flou, s'estompait et finalement, disparaissait. Refusant de se laisser submergée par des pulsions si violentes qu'elles lui étaient inconnues, elle tenta de regarder ailleurs, se concentrant sur son repas qui n'avait à ses yeux plus aucune saveur maintenant. Tout n'était qu'une copie édulcoré de cet irrésistible inconnu. Toute la soirée durant, elle feignit le détachement bien qu'elle ne puisse résister à lui jeter de brefs regards plus souvent que nécessaire. Et à chaque fois, il la regardait comme si son regard ne s'était pas détaché d'elle depuis tout ce temps. Et chaque fois, la jeune femme pouvait sentir une vague de chaleur monter à ses pommettes et y inscrire sa signature rosée.

      Lorsque la soirée se fut épuisée et que les protagonistes s'épuisèrent, la jeune femme reprit le chemin de ses quartiers, délaissant son amant, tentant d'oublier celui dont elle rêvait les caresses. Traversant un dédale de couloirs plus sombres les uns que les autres, elle eut soudain l'impression d'être suivie. Ce n'était pas rare, ses admirateurs étaient nombreux. A cette pensée, un petit sourire se dessina sur son visage espiègle. Elle se retourna, confiante, et avant même de comprendre ce qui lui arrivait, elle sentit ses dents transpercer sa peau. Douleur effroyable, insoutenable. Elle s'écroula sous les yeux de son bourreau. Rapidement elle fut secouée de convulsions, incapable de maitriser les sursauts de son corps, la douleur telle un courant électrique la parcourait de part en part. Elle rêvait qu'on lui arrachât la tête tant le venin pouvait être violent, il lui sembla que son corps tout entier était sous le joug de l'acide et qu'elle se composait alors qu'elle était encore vivante. Elle n'avait jamais autant espéré la mort. Alors qu'elle tentait de rester consciente, son regard se posa un quart de seconde sur son agresseur, son inconnu, flanqué d'un sourire insolent. Il se pencha sur elle, planquant ses mains sur ses bras pour la maintenir au sol, ce qui s'avéra vain puisque son corps subissait les spasmes de son empoisonnement. Il embrassa son cou, caressant ses cheveux avec la tendresse que l'on accorde généralement aux enfants. Son souffle caressant le creux de son oreille parvint à la soulager tandis qu'il murmurait.

      « Je t'ai rendu plus belle encore, plus désirable. Je t'offre une vie que tu n'es pas en mesure de refuser. Je t'offre l'éternité douce Catherine . »


1920


    « It's the wrong time
    For somebody new
    It's a small crime
    And I've got no excuse »


      Après avoir été lâchement abandonné par son géniteur au cours de l'année suivant sa transformation, Catherine avait profité pleinement des nouveaux privilèges qui lui étaient accordés en Russie. Son pouvoir de séduction n'avait jamais été aussi fort et elle se délectait de vider ses compagnons de leur sang. Elle n'avait reçu aucune éducation et ses premières tentatives, il faut le dire, furent hasardeuses. Ne pas tuer sa victime maladroitement avant de se nourrir, ne pas se faire remarquer, autant de leçons primordiales dont elle avait été privée. Quand arrivèrent les années vingt, la jeune femme avait déjà derrière elle un nombre édifiant de victimes et elle décida donc de réaliser son vieux rêve, quitter la vieille Russie au profit de la divine France. Elle n'aurait su choisir meilleur moyen. L'esprit volage et émancipé de l'époque lui permirent de s'épanouir pleinement. Elle passait son temps de cabaret en cabaret, goûtant au minois français et pour la première fois à ce délicieux met qu'est le AB-. Elle découvrit son péché mignon, cependant difficilement trouvable même dans le royal Paris. Elle apprit bien vite le raffinement si bien esthétique qu'intellectuel et la France prit une part dans son cœur. Elle se redécouvrait bien loin de sa réputation en Russie, là où elle était déjà tristement plus célèbre pour ses frasques que pour son art. En France, on la connaissait à peine, exception faite de quelques épicuriens, et étrangement, ça ne semblait pas l'affecter plus que cela. Partout où elle passait les regards la suivaient et ce sentiment qui ne lui était pourtant pas inconnu, regonfla son égo comme jamais. Elle prit rapidement de nouvelles habitudes, de nouveaux lieu.

      Un petit café raffiné avait ses faveurs, elle y passait quasiment toutes ses nuits après quoi elle allait s'abreuver dans un cabaret voisin. Ce petit coin cosy lui plaisait surtout par la présence du majestueux piano à queue qu'il hébergeait. Elle avait eu tout le temps de perfectionner son art et c'était toujours un plaisir immense pour elle que de monter sur scène pour jouer les symphonies de son mentor. Elle ne revivait que lorsqu'elle jouait. Ses doigts avaient gagné une telle agilité qu'elle était persuadée que l'élève avait à présent détrônait le maitre mais elle n'osait jamais faire cette déclaration à voix haute de peur de blesser son regretté professeur. Les gens venaient la voir, louant son talent et ivre de cette notoriété, elle était heureuse. Mais un soir, elle constata que sa place lui avait été dérobée. Au piano se tenait un homme à la beauté intemporelle, au talent inouïe et au style assuré. D'abord outragée, Catherine avait consentit à écouter le jeune imprudent, y prenant alors un plaisir inavouable. Ses doigts semblaient ne pas toucher le clavier, il survolait les marches, et ce son était un pur délice, de ceux dont on devient dépendant avant même de pouvoir s'en rendre compte. Elle regardait autour d'elle, rêvant de voir un public désintéressé mais ils étaient tous ébahis et subjugué. Pas seulement pour la musique, bien entendu. Ceci, elle ne le comprit que lorsqu'il trouva ses prunelles de son regard émeraude et qu'il la fixa un instant, impassible. Katia reconnut très vite un congénère.


      Les heures passèrent et bientôt il ne resta qu'eux. Catherine gentiment assise à une table, jambes croisées. Lui, toujours aussi passionné après des heures de jeu, ne feignant même plus de l'ignorer. Il continuait de jouer sans la lâcher du regard. Une nouvelle fois Catherine ressentit son corps être inéluctablement attiré par cet homme qu'elle ne connaissait pas. Et de toute évidence, c'était réciproque. Dans la semi pénombre, elle se redressa et rejoint la scène, se hissa gracieusement sur l'instrument, balançant ses jambes dans le vide. Ils restèrent silencieux et pourtant, il était devenu évident qu'il ne jouait plus que pour elle.


1973


    « Since you've gone I've been lost without a trace
    I dream at night I can only see your face
    I look around but it's you I can't replace »


      En 1927, Catherine avait quitté la France au profit des États-Unis. Son attirance envers Alister s'était soldé par une rencontre particulièrement désagréable avec la femme dont il semblait être réellement amoureux et, l'affaire ayant failli finir en bain de sang, Katia avait estimé que la cause n'était pas à la hauteur des conséquences et pour une nouvelle fois, quitta la terre qui l'avait accueillit. Elle s'était évertué à enfouir bien profondément tout ce qu'elle avait pu ressentir pour le vampire et sa nouvelle vie outre-Atlantique lui permis de le caser dans un coin sombre de sa mémoire. Isolée et solitaire depuis de longues décennies, elle décida de rejoindre les Black Blood qui l'accueillirent à bras ouverts. Pour une fois, elle ressentait ce sentiment d'appartenance aussi réconfortant qu'addictif. Pendant des années, elle vécue aussi paisiblement que sa condition le lui permettait. Là, elle eut tout loisir de développer ses capacités, de gagner en techniques et astuces afin de s'amuser le plus possible avant de passer à table. Parmi les BB les anciens vampires n'étaient pas rare et Catherine ne se priva pas d'apprendre d'eux même si sa fierté l'empêchait de l'avouer. Puis une nouvelle vint bouleverser de nouveau son monde. Le nom d'Alister ayant retrouvé place à ses oreilles et aussi, les souvenirs envahir son esprit, ne lui laissant aucun répit. Elle pensait à lui, son souvenir aussi nette qu'une photo s'immiscer dans son esprit au moment les moins opportuns. Après des mois et des mois de torture, fatiguée de se battre contre un sentiment parfaitement ignoble, elle céda et fit d'une priorité sa volonté de le retrouver, de le reconquérir à tout prix, même si elle devait s'y bruler les ailes.


Dernière édition par Catherine S. Eliseievna le Jeu 5 Nov - 0:15, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Sam 31 Oct - 19:09

Secret Words

        Catherine est surement une des rares transformée à avoir accepté aussi bien la situation. A dire vrai, elle était ravie de détenir le secret de la jeunesse éternelle. Cependant, et même après ces décennies, elle voue encore une haine impitoyable à son géniteur qui l'a lâchement abandonnée quand elle avait le plus besoin de lui.
        Malgré sa condition, la jeune femme conserve sa mauvaise habitude humaine: la cigarette. Ce n'est plus pour le plaisir que ça lui procure mais simple accoutumance. Friande de nouveauté, il lui fallu également tenter ce qui se faisait sur le marché et elle doit avouer qu'elle n'est jamais contre une petite ligne.
        Baudelaire est son auteur favori et lorsqu'elle en parle, elle entre parfois dans une semi-transe relativement étrange que même elle ne comprend pas.
        Le sarcasme et la théâtralité son ses deux plus fidèles compagnons.
        Elle considère les humains comme réellement intéressant de par leur façon de se considérer comme les êtres les plus évolués. Elle trouve son véritable plaisir dans la manipulation mentale et tant que sa proie n'a pas abandonné toute dignité pour la supplier de lui laisser la vie sauve, elle n'arrive à se délecter.
        Elle aime être dominante dans toutes les situations, même les plus intimes.
        Elle a toujours considéré que manger végétarien était tout à fait répugnant.
        Elle ne peut résister à la vue d'un piano.
        Elle est tétanisée à la vue des araignées, une fâcheuse phobie qu'elle tente en vain d'éradiquer.
        Elle s'évertue constamment à remettre en cause la religion chrétienne.
        Elle raffole du AB-. Malheureusement, ce festin a tendance à se faire rare.



Open your mind


    Quelle est votre vision d'avril 1973 ?

        « Un carnage édifiant, l'odeur caramélisée de chair brûlée, le sang noir se répandant tel un poison, imbibant la terre sainte. Partout autour de moi, effroyable fratricide. Vampires contre vampire s'entrechoquent dans un bruit sourds, les membres s'arrachent dans des hurlements de douleur et de rage. Les regards sont noirs emplis de cette haine sourde à toute raison, celle qui contrôle le corps et l'esprit sans chance de rédemption. Je vénère mes camarades, mon clan qui mène la bataille au gré de leurs violentes attaques, et je me bats à leurs côtés, sans condition et sans réserve. Je fais taire la douleur, je n'ai pas le temps de panser mes plaies. Le sentiment d'appartenance qui pouvait me pousser à participer à cette sanglante boucherie laissa la place à mon orgueil et mon instinct de domination. Je rêve que nous les écrasions tous autant qu'ils sont, que place nette soit faite et qu'enfin cette terre nous revienne. Nous sommes les plus aptes à lui faire honneur. Dans toute cette horreur le temps passe, mes semblables trépassent laissant le Chaos faire à sa volonté. »

        « Qui peut encore dire que notre ascension, notre coup-d'état, n'était pas une bonne chose. Il était temps de remettre les choses à leur place et même si ces évènements nous mettent dans une situation délicate, il en va de notre fierté. Donner les armes à de fictifs congénères qui renient sans vergogne notre nature, bafouent nos racines, ou à de vulgaire chiens assoiffés de vengeance car la nature a décidé d'en faire à jamais des êtres nous étant inférieurs? Si nous sommes sous embargo, nous avons ici tout ce dont un vampire de notre condition a besoin. Pour le bien de tous, une nouvelle boucherie est à éviter à tout prix mais, si le besoin s'en fait sentir, je me tiendrais là, fière de servir mon propre intérêt. À espérer que d'ici là nous ayons pu embrigader quelques frères solitaires de plus.»


What are you hiding?

        Pseudonyme/Prénom ; Emma
        Âge ; 17 automnes =)
        Fille ou Garçon ; Filette...
        Célébrité ; Scarlett Johansson
        Code du Règlement ; code ok.
        Comment avez-vous découvert le forum ? Je cherche mais incapable de m'en rapeller >.<


Dernière édition par Catherine S. Eliseievna le Mer 4 Nov - 15:12, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Sam 31 Oct - 19:13

J'me permet de te souhaiter la bienvenue, même en étant pas validé, parce que ... Scarlett quoi. i'm in love with you

Good luck pour la fiche. Wink
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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Dim 1 Nov - 17:46

    Johnny ♥️
    Je jure n'avoir aucune mauvaise intention
    Merci en tout cas =)
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Lisbeth B. O'Connor
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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Dim 1 Nov - 17:56

Bienvenue par ici Smile
C'est Nepy qui va être contente d'avoir une ennemie. Enfin, façon de parler... Smile

Bonne chance pour la suite Smile

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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Dim 1 Nov - 18:15

    Heureuse de pouvoir être utile x)
    Merci beaucoup mademoiselle .
    { Hum, hum loin de moi l'idée de vouloir ennuyer -ça commence bien- mais ça serait possible de modifier Katia en Catherine? xD }
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Lisbeth B. O'Connor
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● Âge Du Perso: 25 ans. En parait 17.
● Citation: When other little girls wanted to be ballet dancers I kind of wanted to be a vampire.
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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Dim 1 Nov - 18:17

Je pense que oui. Il faut cependant demander à la créatrice du perso, Nepy en l'occurence Smile

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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Dim 1 Nov - 18:23

    En fait le problème c'est que le véritable nom du perso est Catherine et que je me suis inscrite avec son surnom. Sinon je ne me permettrais pas What a Face
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Livia S. Hagebak
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● Âge Du Perso: 79 ans. En paraît 21, l'âge de son décès.
● Citation: Vous avez tort. J’entends les cris, je vois l’effroi, l’horreur, le sang, la mer, les fosses, les mitrailles. Je blâme. Est-ce ma faute enfin ?
● Relations:

MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Lun 2 Nov - 20:27

KATIA. i'm in love with you
Bienvenue parmi nous.
Le début de la fiche est déjà somptueux et tu as bien cerné le perso pour ce que j'en vois pour l'instant. Hâte de lire la suite.
Bien sûr qu'il y a aucun souci. Ce n'est que son surnom après tout. Wink
Bon courage pour la suite.

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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Jeu 5 Nov - 0:17

    Je suis désirée Cool
    Hum...hum..>.<
    Merci beaucoup mademoiselle, en espérant que le reste te convienne.
    Présentation terminée =)
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Livia S. Hagebak
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● Âge Du Perso: 79 ans. En paraît 21, l'âge de son décès.
● Citation: Vous avez tort. J’entends les cris, je vois l’effroi, l’horreur, le sang, la mer, les fosses, les mitrailles. Je blâme. Est-ce ma faute enfin ?
● Relations:

MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Ven 6 Nov - 20:29

Quelle fiche ! Quel style !
J'adore totalement. Un vrai plaisir pour les yeux et l'esprit.
Fiche validée avec un immense plaisir.
A très bientôt chère ennemie.

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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   Ven 6 Nov - 21:32

    C'est adorable, merci beaucoup i'm in love with you
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MessageSujet: Re: « KATIA » ▬ salvation doesn't exist anymore   

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