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 Une chasse... à l'homme... [PV Livia]

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Angus Gallaghan

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MessageSujet: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Sam 1 Aoû - 17:13

La faible lueur de la lune passait à peine à travers la cime des arbres. Il faisait presque nuit noire, et pour un être humain se balader dans un coin si reculé de la forêt, trébuchant sur des racines, glissant sur de la boue ou du sang, on ne voyait pas trop, c'était diffcile. Le coeur battant, Mike Wilk était terrifié... depuis deux longues heures, il n'arrêtait pas de se tourner, les bruissements des feuilles le faisant frémir de terreur. Il était jeune, à peine 23 ans, et était sportif. Un véritable joueur de football américain, bien portant, qui adorait s'entretenir et partir ensuite faire de grande compétition à travers le Texas, qui restait son état préféré. Il y réfléchissait, et cela faisait longtemps qu'il n'avait pas rejoint les stades bondés. Depuis l'invasion de Babylon, en fait, il n'avait jamais pu sortir de la ville. Ce soir c'était quelque chose d'exceptionnel... une sortie voulue par l'un des maîtres vampires... il ne était sûr, il allait mourir. En fait tout avait commencé alors qu'il bavardait dans le petit coin de bar que les immortels avaient daigné leur laisser... près des toilettes où l'odeur était particulière, dégoutante pour tout dire. La situation des humains s'était tellement détériorée ! Il y avait les "gentils", ceux qui ressemblaient à Declan, et qui malgré leur violence les considéraient comme quelque chose. En général, ils étaient simplement un garde-manger. Ils ne voulaient que se nourir. Et puis il y avait les autres, les "méchants" qui non seulement les vidaient presque de leur liquide vital mais qui en prime les soumettait à des tortures. Mike avait pu parler avec Glenn... il savat ce que son maître lui faisait subir, les brûlures au tisonnier, les presque-noyades dans la cuvette des toilettes... Et puis bien sûr, les coups puissants... c'était impressionnant la quantité de bleus qu'il avait pu avoir sous sa peau...

Un craquement le fit sursauter. Il tourna sur lui-même, le visage tiré par la fatigue physique, les yeux dilatés de peur. Sa respiration s'accéléra et son instinct le poussa à fuir. Sous une impulsion qu'il ne put contrôler, il se mit à courir comme un dérâté vers... il ne savait où ! Il était perdu et tournait en rond... il avait perdu tout sens de l'orientation, c'était maintenant la terreur qui guidait ses actes. Il se tordit le cheville sur une pierre glissante et tomba à plat ventre dans un buisson épineux. Les petites pointes acérées déchirèrent davantage son t-shirt déjà abîmé et lui lacérèrent le corps. Il gémit sous le douleur, se releva et continua à avancer. Mais, il commençait sérieusement à perdre des forces et ses jambes refusèrent de courir. Il boitilla jusqu'à un petit marais où il se cacha, dos à un arbre, retenant au maximum sa respiration. Angus Gallaghan, le maître de Glenn l'avait choisi... il lui avait dit au départ qu'il voulait se rassasier. N'ayant guère le choix et ne voulant pas le défier pour se sauver de dégâts corporels, il l'avait suivi, l'air docile. Mais le vampire s'était dirigé vers la forêt. Mike avait commencé à avoir peur... Angus lui avait parlé de façon très aimable, quelque chose clochait. Au détour d'un petit sentier, Gallaghan le saisit par le col et sur un air de confidence, il lui annonça qu'il était libre... il voulait visiblement monter à Declan, son chef qu'il n'en avait que faire des esclaves. Et le malheureux humain le crut. Angus lui indiqua que dans les profondeurs de la forêt il devrait trouver de quoi être protégé. Il avait foncé, visiblement plein d'espoir. Mais Gallaghan avait menti. Il l'avait piégé. A peine était-il entré dans le sous-bois, que le Black-Blood lui fit part de sa présence, en l'appelant par son prénom, l'air sadique...


- Allons... même quand tu te retiens de respirer, je t'entends... ton coeur va rompre si tu continues... Tu aurais au moins pu trouver une autre cachette que cet arbre.

Mike sursauta la voix était toute proche, mais il ne savait d'où elle venait. Elle était glaciale et un frisson lui parcourut l'échine. Considérant la situation comme inextricable et son destin comme lié à la mort, il joua le tout pour le tout et supplia :

- Pitié... je retourne à Babylon... je vous y servirais comme Glenn... ne me tuez pas...

- Tu ne vas quand même pas te mettre à pleurer comme une chiffe molle ? Et ça se dit sportif... je suis sûr que toi et moi nous pouvons encore nous amuser... J'aime épuiser mes proies... jusqu'à ce qu'elles tombent d'épuisement... Je ne te ramènerais pas... je dirais que tu as tenté de t'enfuir et que j'ai été obligé de t'abattre pour ce manque de respect. Personne ne saura que tu n'étais qu'un vulgaire pion dans cette partie de chasse... un gibier.

Il eut un rire cruel. Mike regarda tout autour de lui... il était tout proche. Il le sentait... Prenant le peu d'énergie qu'il lui restait il boita d'un pas plus candencé vers une direction. Et plus il faisait un pas, plus sa peur panique augmentait, il se sentait trop jeune pour mourir, surtout dans de telles souffrances. Car Angus le ferait souffrir... il le lui avait dit dès ledébut de la traque. Il le mutilerait lentement jusqu'à ce qu'il le supplie de l'abattre, comme un animal moribond. Il ignorait pourquoi c'était lui, pourquoi il n'avait pas eu la chance de pouvoir échapper à ce psychopathe... Les larmes lui échappèrent. Il sentit une présence derrière lui et se tourna. Angus se tenait là... effrayant dans l'ombre. Son talon percuta une petite pierre, Mike tomba en arrière, et dévala une petite colline. Bras et jambes meurtries il lança un oeil plus haut, Angus le regardait de toute sa hauteur, il savait qu'il allait lui sauter dessus... Il attendait le bon moment... Le jeune homme se releva, au prix d'une grande grimace de douleur et chercha à rejoindre l'obscurité la plus proche. Et tandis qu'il jeta un regard derrière lui, il percuta un être. Sous le choc, il s'affala en arrière. Les yeux grands ouverts il regarda la silhouette sortit de l'ombre... c'était une femme. Terrifié, il dit :

- Partez... il veut me tuer... partez...

Angus aterrit à dix mètres d'eux, la lune éclaira son visage, où un sourire cruel s'était dessiné. Il toisa la femme et ordonna :

- Tiens, de la compagnie... dégage de là, petite sotte. Tu pourrais te brûler des sales ailes d'Ange Déchue...
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Livia S. Hagebak
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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Dim 2 Aoû - 15:24

« This has got to die
I said this has got to stop
»



Elle sentit les battements de cœur du couguar s’affaiblir progressivement. L’animal cessa peu à peu de se battre pour tenter de se retirer de l’emprise mortelle de son assaillant. Et l’espace d’un instant les deux prédateurs se fondirent l’un dans l’autre. Le fauve comprit que c’en était terminé et que malgré tous ses efforts, il ne parviendrait jamais à s’en sortir. Que plus jamais il ne parcourerait la forêt sombre de Virginie. Et Livia subit un pincement au cœur en le sentant ainsi s’abandonner entre ses bras, se pelotonner même contre elle. Au moment de la mort, c’est tout ce qu’on désirait. Elle en savait quelque chose, étant passée par ce douloureux stade. Lorsque les derniers battements de votre cœur se font retentir, lorsque l’air rentre dans vos poumons pour l’ultime respiration, on désirait juste du réconfort, être entouré par quelqu’un. Même lorsque ce quelqu’un était la raison même de votre mort. L’animal tomba finalement inerte et Livia le déposa avec douceur sur le sol, ayant retiré tout le sang dont elle avait besoin pour survivre. Elle caressa doucement la fourrure douce de l’animal. Elle était encore chaude mais d’ici quelques minutes, elle serait aussi froide que la peau du vampire. Et dès qu’elle aurait le dos tourné, d’autres prédateurs viendront terminer le travail, les rapaces, les charognards. Un cycle de vie sans fin et sans début.

Elle poussa un soupir superflu en se redressant et s’essuya les recoins de sa bouche, se pourléchant les babines. Il y a un an, elle n’aurait jamais attaqué ce genre d’animal. Il y a un an, elle était plus délicate et une biche lui suffisait amplement. Mais les choses avaient changé. Elle avait elle-même changé. Participer à la plus grande bataille vampirique que le monde n’avait jamais – et elle l’espérait, ne connaîtrait plus jamais – avait forcément des conséquences. Voir les deux personnes qu’elle aimait le plus au monde au milieu de cette dernière également. Tout comme voir mourir le seul vampire qui lui avait maintenu la tête hors de l’eau durant des décennies. Et ce flot d’odeurs putride de chairs qu’on brûle, ces râles de fureur intense. Si seulement, elle pouvait éviter d’en rêver. Elle ne dormait pas, c’était déjà ça. Mais cela n’empêchait pas les cauchemars de l’assaillir lorsqu’elle se perdait un peu trop dans ses pensées. Et les cris qui parfois lui parvenaient de Babylon, n’aidaient pas davantage.

« Pitié... je retourne à Babylon... je vous y servirai comme Glenn... ne me tuez pas... »
« Tu ne vas quand même pas te mettre à pleurer comme une chiffe molle ? Et ça se dit sportif... je suis sûr que toi et moi nous pouvons encore nous amuser... J'aime épuiser mes proies... jusqu'à ce qu'elles tombent d'épuisement... Je ne te ramènerai pas... je dirai que tu as tenté de t'enfuir et que j'ai été obligé de t'abattre pour ce manque de respect. Personne ne saura que tu n'étais qu'un vulgaire pion dans cette partie de chasse... un gibier. »

Livia tourna immédiatement la tête en entendant cette conversation plus ou moins proche. Elle mit un certain temps à trouver de qui il s’agissait, du moins pour l’humain. Puis soudain, elle se remémora le visage de Mike Wilk, ce solide gaillard qui venait tous les jeudis soirs commander un steak saignant chez Renee, là où elle avait volontairement décidé de travailler, sans en avoir besoin. Il était encore en vie ? Cela ne l’étonnait qu’à moitié. C’était un garçon solide et fort. Pas étonnant que les sanguinaires aient décidé de le garder. En qualité de quoi, elle n’osait l’imaginer. Une chose était sûre cependant eu égard aux accents désespérés qu’il avait dans le ton de sa voix et selon les propos de son poursuivant, il ne vivrait guère plus longtemps si elle n’intervenait pas. Elle venait de se repaître. Elle avait appris à combattre. Elle était loin du vampire pacifiste de l’année dernière et il y avait eu assez de mort comme ça. Alors elle s’approcha à toute vitesse, ne ralentissant que lorsqu’un simple rideau d’arbres se trouvait entre eux. L’autre vampire ne remarqua pas sa présence dans un premier temps, trop occupé à terroriser sa proie. Et celle-ci mit également du temps à s’en rendre compte. Jusqu’à ce qu’il se retourne et tombe sur elle. Elle ne lui accorda toutefois pas la moindre attention, la reportant entièrement sur le sanguinaire qui se trouvait face à elle.


« Partez... il veut me tuer... partez... »
« Tiens, de la compagnie... dégage de là, petite sotte. Tu pourrais te brûler des sales ailes d'Ange Déchue... »

Finalement, elle jeta un furtif coup d’œil sur l’état délabré de Mike. Elle ne put s’empêcher d’avoir un regard empli de pitié et de culpabilité. Ce qu’il avait dû subir ces derniers mois et ce qu’il était très certainement sur le point de subir était entièrement de leur faute à eux. Ils avaient eu beau critiquer les nouveau-nés, ce n’était pas eux qui avait amené la bataille en fuyant vers Babylon pour récupérer leurs affaires. Ils avaient eu beau s’allier avec les loups pour tenter de réparer les dégâts, c’était trop tard. Elle avança alors vers le Black Blood dont le visage lui disait légèrement quelque chose et se mit entre lui et le pauvre humain. Avait-il compris que Livia, la jolie serveuse qui lui amenait son repas avec le sourire et avec qui il avait plaisanté avec ses amis, était aussi une des leurs ? Ces monstres qui le martyrisaient depuis des mois ? Certainement. Mais à partir de maintenant, il n’aurait plus sa place dans la partie.

« Désolée d’interrompre cette chasse. Mais maintenant … » prit-elle enfin la parole, plantant son regard doré dans celui rouge grenat de son futur adversaire. « Il est à moi. » Elle entendit le petit cri de Mike. Il imaginait certainement les pires scénarios et se voyait déjà mourir. Evidemment, elle ne le toucherait pas. Elle l’amènerait dans leur quartier général et avec un peu de chance, il survivrait. Les chiens s’occuperont de lui. Elle aurait aimé qu’ils le prennent en charge dès maintenant pour éviter qu’il ne devienne un dommage collatéral de la bataille qui allait s’engager entre le sanguinaire et la végétarienne. Mais elle n’avait pas le moindre moyen de communiquer avec ses alliés. Ce serait juste entre lui et elle. Elle se mit instinctivement en position de combat, attendant que l’autre attaque ou qu’il renonce. Malheureusement, elle avait le mauvais pressentiment qu’il n’était pas du genre à renoncer. « Ici, c’est mon domaine. Tu n’as pas à y être, Black blood. » gronda-t-elle avec dédain et mépris. Les combats entre vampires jouaient beaucoup sur l’intimidation et la conversation. Comme un préalable. Leur espèce était beaucoup moins prompte que les loups-garous à se jeter dans l’arène et la bestialité. Ils estimaient avoir davantage de classe et de civilisation, hormis les nouveau-nés. Et incontestablement, le vampire qu’elle avait en face d’elle disposait d’une classe et de manières. Et d’une folie destructrice. Plus les secondes s’écoulaient, plus elle était persuadée de l’avoir déjà vu. Elle haussa mentalement les épaules. Sans doute pendant la bataille, mais pourquoi l’aurait-elle retenu plus que d’autre ?

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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Sam 8 Aoû - 1:06

Le silence s'imposa de lui-même. Angus dévisagea de toute sa hauteur la jeune vampire qu'il avait en face. Il était quasiment certain de la terrasser. De lui donner une bonne leçon ! Il avait toujours eu tendance à laisser parler son orgueil plus que de raisons. Et il oublait que cela lui avait déjà causé bien des torts. Ainsi, de nombreuses fois, il avait manqué être en position délicatepour avoir sous-estimé son adversaire. Là, il s'agissait d'une femme, et son machisme prit légèrement le dessus. Elle ne serait pas difficile à mettre hors-circuit. Il pensait même à la torture qu'il allait lui faire subir. Mike tenta de s'enfuir, mais il trébucha sur une racine dans son empressement. Il sentait l'être terrifié à des kilomètres... c'était certain. Angus passa sa langue sur un de ses canines. Délicieux fumet d'adrénaline qu'il dégageait... un parfait plaisir pour les sens. Il les aimait lorsqu'ils étaient terrifiés. Les humains sécrétaient tellement d'hormones quand ils avaient peur. Et ils faisaient acquisition d'un instinct parfois plaisant à titiller. Il se souvint d'un gamin, qui jouait dans les rues. Il pourchassait les chats sans cesse. L'animal avait même couvert le sol d'excrément. Le garçon avait voulu achever la bête, en lui jetant une pierre. Il n'avait pas fait attention que l'animal grognait et crachait. A peine eut-il le temps de lever le bras que le félin lui avait sauté au visage, plantant crocs et griffres dans la chair du gosse. Gallaghan prenait grand plaisir à faire pareil avec les humains, à les pousser à bout, dans leurs derniers retranchements... Puis lorsqu'ils étaient à deux doigts de mourir, il aimait le voir céder à leur instinct primaire, à l'agressivité du vaincu, comme si d'un coup de coup, le mortel allait pouvoir le tuer. Douce utopie !

Il lui suffisait ensuite d'achever sa victime, la prendre à la gorge et aspirer son sang avec délectation. C'était encore meilleur lorsqu'il les étranglait doucement... le cerveau humain envoyait quelques hormones de plaisir pour accélérer la respiration. Leur goût fruité venait s'ajouter au sang déjà bien épicé de la victime. Un cocktail comme ça, cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas goûté. Trop peut-être... il se demandait si le goût n'allait pas le saouler d'extase... Declan avait eu une idée lamentable, celle de se nourrir sans tuer. En y repensant Angus lui aurait volontiers envoyé son poing dans la figure. Il ne l'aurait pas fait, il était trop lâche. Il avait simplement dit avec aigreur que c'était une décisions stupide. Il avait beau la jouer gros dur, devant Declan, il s'aplatissait à chaque fois. Cela ne l'empêchait pas de désobéir, ce soir. Il avait sélectionné un type costaud mais pas trop pour pouvoir courir vite. Mike Wilk était le parfait gibier dont il avait besoin. Il l'avait pris pour un incommensurable abruti et ça avait payé. Comprenant trop tard la manipulation sadique dont il était l'objet, le jeune homme était un nouveau jouet entre ses mains pâles et ses dents longues. Sa proie était tombée par terre et elle semblait désormais tétanisée. Tremblant et pleurant, il se blottit contre le tronc de l'arbre, la tête entre les genoux pour ne pas voir ses deux êtres qui allaient, il en était persuadé, le tuer. Angus ne cacha pas son contentement et manqua même rire lorsqu'il croisa le regard de Livia pour la seconde fois. Elle était déterminée à le protéger, lui ce simple mortel, incapable de survivre à une course-poursuite. Mais elle était seule, et cela ne lui échappa pas. Quelle idée d'oser venir le défier en solitaire. N'avait-elle pas idée de qui il était et de la violence dont il faisait souvent preuve ? Il lui dit avec une voix arrogante, narquoise :


- Toi ? Tu serais la propriétaire d'un domaine ? Comment les bâtards de ton genre peuvent-ils posséder ne serait-ce que quelque chose ? Je suis chez moi, partout. Où que j'aille, c'est MON territoire. C'est la loi du vainqueur, tu connais ? Celle qui me permettra bientôt de t'arracher la tête de mes mains et de m'en servir de trophée. Tu es une engeance ignoble qui ne mérite pas d'exister. Et tu te trouves dans ma partie de chasse. Ce sont MES règles. Cette vermine est MA proie. Je vais la tuer et m'abreuver de son sang jusqu'à la dernière goutte et juste pour le plaisir... je le ferais hurler de douleur. Si je ne t'ai pas exterminée de suite, tu entendras probablement ses cervicales craquer, des morceaux de chair tomber sur le sol qui troubleront la terre de rouge et ses cris de petit gosse castré.

Mike frémit... il osa un regard. A choisir, il préférait mourir des mains de la jeune femme, même si en fait il préférait ne pas mourir du tout. Mais les propos d'Angus le blessèrent. Il n'était pas un homme, rien qu'une marchandise, un objet... il avait perdu toute volonté à cet instant... à quoi bon, puisque c'était fini pour lui. Son sentiment de détresse sembla ne pas passer inaperçu en tout cas tout près de lui. Il se souvint de son chez-lui avant l'invasion... de sa famille qu'il aimait et qui aujourd'hui n'était qu'un groupe d'esclaves parmi d'autres. Il ferma les yeux pour ne pas voir la mort en face. Oui il était résigné et peu courageux. Mais avait-il le choix des armes ? Certainement pas, il n'avait aucune chance de se défendre et de survivre, c'était terminé. L'accepter rendrait les choses moins difficiles... Il se calma, son coeur ralentit lentement et sa respiration aussi. Il se sentait vidé et son odeur changea. Angus le dévisagea longuement. Il venait de perdre tout le fumet qui le rendait savoureux. La dernière fois qu'un tel scandale s'était produit, il avait battu Glenn comme plâtre... Il ne cacha pas sa haine profonde et son dégoût devant un Mike rétréci, tentant de se faire le plus petit possible. S'il avait pu disparaître il l'aurait fait. En tout cas, le Black blood ne décolèrerait pas avant un bon moment. Il darda son regard sombre et assassin sur Livia, écumant de rage. L'atmosphère devenait de plus en plus tendue et lorsqu'il lui parla à nouveau, ce fut avec une haine profonde et solide dans la voix, témoignant à elle seule son énervement grandissant :

- Tu viens de gâcher mon repas... j'en ai torturé pour bien moins que ça. Tant pis pour toi, tu vas payer pour ton insolence et ton intervention. Sans toi, je serais probablement en train de me repaître de son liquide vital, au terme d'une chasse à l'homme fort bien menée. Qui es-tu et comment oses-tu te dresser en travers de ma route ? Seule, de surcroît... l'éradication des autres bâtards de traîtres au sein de ton groupe de tares n'a pas suffi à marquer ton esprit ? Tu as besoin d'une bonne leçon supplémentaire ? Je serais ravi d'être ton dernier professeur... Très ravi même...

Un rictus de haine passa sur son visage, dévoilant ses dents blanches, qui bientôt seraient couvertes de sang... à n'en point douter. Livia avait malheureusement peu de chances d'éviter un combat. Mais peut-être arriverait-elle à lui clouer le bec... ou à le détourner autrement. Ses chances étaient minces, mais avec ruse et adresse elle pouvait y parvenir. Restait à savoir si elle avait les deux talents...
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Livia S. Hagebak
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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Sam 15 Aoû - 16:01

Derrière elle, Livia sentait littéralement la terreur de l’humain. Ces derniers n’avaient jamais eu conscience de l’odeur qu’ils pouvaient dégager, tout comme ils n’avaient pas conscience du parfum délicat que dégageait chaque être vivant en ce bas monde. Tout au plus l’amoureuse transi respirait à plein poumon l’oreille de son bien-aimé lorsqu’il s’absentait. Mais cela s’arrêtait là. Ils ne comprenaient pas que tout comme leur couleur de cheveux, la circonférence de leur cou ou les lignes individuelles de leurs mains, ils possédaient une autre caractéristique qui n’appartenait qu’à eux et les rendaient encore plus uniques. Si elle ne venait pas de se repaître du sang encore bouillonnant du couguar dans ses veines, Livia aurait peut être eu du mal à résister au parfum obsédant de Mike. La peur accentuait plus encore l’odeur sanguine, le faisant battre davantage dans leurs veines et faisant battre leur cerveau, allant même parfois jusqu’à rougir leur vision. Plutôt que d’accorder de l’importance à l’humain dont elle avait pris la défense, la jeune vampire maintint toute son attention sur celui de la même espèce, bien plus menaçant que le sang de Mike qui aurait pu faire voler en éclat ses bonnes résolutions.

« Toi ? Tu serais la propriétaire d'un domaine ? Comment les bâtards de ton genre peuvent-ils posséder ne serait-ce que quelque chose ? Je suis chez moi, partout. Où que j'aille, c'est MON territoire. C'est la loi du vainqueur, tu connais ? Celle qui me permettra bientôt de t'arracher la tête de mes mains et de m'en servir de trophée. Tu es une engeance ignoble qui ne mérite pas d'exister. Et tu te trouves dans ma partie de chasse. Ce sont MES règles. Cette vermine est MA proie. Je vais la tuer et m'abreuver de son sang jusqu'à la dernière goutte et juste pour le plaisir... je le ferais hurler de douleur. Si je ne t'ai pas exterminée de suite, tu entendras probablement ses cervicales craquer, des morceaux de chair tomber sur le sol qui troubleront la terre de rouge et ses cris de petit gosse castré. »

Elle supporta son coup d’éclat sans ciller, sans montrer la moindre trace d’émotion. Elle se contentait de plonger son regard d’or fondu dans celui sanguin de son futur et présent adversaire. C’était ce qui les différenciait grandement des sanguinaires. Les végétariens, comme ils se faisaient nommer avec dédain, étaient beaucoup moins soumis à leur émotion. Ils s’emportaient moins vite et étaient capable de réfréner leur pulsion bestiale, leurs émotions les plus humaines. Les sanguinaires, se nourrissant de l’essence même de l’être humain, avec ses émotions les plus complexes et les plus basiques, demeuraient de fait soumis à leur propre émotion, à leur propre obsession, sans avoir la force de s’en détacher. Sans même en avoir la volonté. Pourquoi faire ? Pourquoi renier ce qu’ils ressentaient et se détacher de ce que leur sens leur infligeait. Par certains côtés, même s’ils les exterminaient, ils étaient plus proches des êtres humains que ne le seraient plus jamais les Ragnarök. Ils semblaient davantage être des machines, sans émotion, de froids calculateurs qui réfléchissaient au bien être de la situation, ce que cette dernière exigeait avant leur propre envie, leur propre besoin, leur propre bonheur. Pas étonnant qu’elle les ait rejoints.


« Je te trouve bien présomptueux et sûr de toi, sanguinaire. Tu sembles sincèrement croire que la Terre t’appartient toute entière. Mais jusqu’à preuve du contraire, ce domaine dans lequel tu te trouves est notre propriété. Et le village que vous occupez illégalement appartient aux humains que vous n’avaient pas encore totalement massacré. J’estime qu’il est encore de te rattraper et présente lui tes excuses pour ce que tu n’as pas manqué de lui faire subir j’en suis persuadée. »

Elle haussa un sourcil, attendant qu’il se manifeste. D’une certaine manière, il avait toutefois raison. L’ordre naturel des choses aurait été de se nourrir d’humains pour eux également. Comme les humains se nourrissaient des vaches et des porcs, échelon inférieur de la pyramide alimentaire. Les Ragnarök les diabolisaient parce qu’ils mangeaient les êtres humains mais ils ne diabolisaient pas ces derniers alors qu’ils faisaient la même chose. Ils n’étaient pas de méchants vampires sur le papier. Ils étaient des vampires normaux. Toutefois, ils l’étaient avec une telle cruauté, avec une telle soif de sang – littéralement parlant – que cela ne pouvait être autrement. Elle sentit Mike derrière elle qui sembla admettre sa mort imminente et l’odeur perdit de sa saveur et de son intensité. Un léger sourire se dessina sur les trait de Livia tandis qu’elle constatait que l’assaillant avait également remarqué ce changement dans l’air.


« Tu viens de gâcher mon repas... j'en ai torturé pour bien moins que ça. Tant pis pour toi, tu vas payer pour ton insolence et ton intervention. Sans toi, je serais probablement en train de me repaître de son liquide vital, au terme d'une chasse à l'homme fort bien menée. Qui es-tu et comment oses-tu te dresser en travers de ma route ? Seule, de surcroît... l'éradication des autres bâtards de traîtres au sein de ton groupe de tares n'a pas suffi à marquer ton esprit ? Tu as besoin d'une bonne leçon supplémentaire ? Je serais ravi d'être ton dernier professeur... Très ravi même... »
« Livia. Je dirai bien que je suis enchantée de faire ta connaissance mais ce ne serait que mensonge. Pour le reste, à moins que je ne me trompe … » Elle fit mine de regarder derrière lui, de chercher quelqu’un d’autre pour finalement ne retrouver que l’obscurité et le silence. Elle poursuivit alors avec une petite moue faussement déçue : « C’est plutôt toi qui ose venir sur notre territoire, seul. »

Un éclair de colère jaillit dans ses yeux lorsqu’il lui rappela en mémoire la défaite cuisante qu’avait subi les membres de son clan face à la détermination des sanguinaires. L’espace d’un instant, les images de Billy, le vampire dont elle était devenue la plus proche durant les décennies précédant la bataille, l’accablèrent une fois de plus. Tennessee lui avait raconté ses derniers instants, la façon dont il s’était battu avec courage et dont il avait affronté le maître de Livia sans pour autant le savoir. La façon dont il avait été réduit en charpie et la façon dont ses membres avaient crépités alors qu’ils étaient lancés dans l’immense brasier au cœur de la clairière devenue celles des horreurs. Elle réprima un frisson à cette pensée et le relégua au fond de son imaginaire. Le pire était de ne pas avoir été là. Les scénarios se faisaient à chaque fois plus horrible. C’était peut être le moment de se venger. Cela n’avait pas été dans sa nature depuis si longtemps. Maintenant, elle leur en voulait à tous.

« Je ne vois aucun sanguinaire derrière toi. Par contre … » Elle jeta un coup d’œil sur le côté où un son caractéristique venait de se faire entendre et qu’une odeur particulière embaumait les lieux. Une patte velue s’écrasa sur une brindille. Ce n’était qu’un vulgaire loup, pas un de ces chiens alliés contre toute attente des végétariens. Mais le principe restait le même. Subrepticement, elle s’approcha d’une démarche assurée vers le sanguinaire et s’arrêtant à quelques mètres de lui, gardant une certaine distance tout de même, les mains derrière le dos comme si elle faisait la conversation à un humain inoffensif mais tendue comme un arc. « Allez, je veux bien te laisser une demi-seconde d’avance, après … il faudra courir encore plus vite que ça. »

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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Ven 28 Aoû - 17:53

- Tu ne crois quand même pas que je vais courir à ta suite, si ? J'ai autre chose à faire que de traquer une végétarienne de ton genre. J'ai un repas qui m'attend, même s'il est gâché. Une fois que j'aurais vidé ton nouveau protégé, je t'arracherais la tête de mes mains. T'enfuir, c'est le laisser mourir, tu es assez lâche pour le faire. Tout comme ta famille de bâtards, vous êtes suffisamment lâches pour vous cacher dans l'obscurité des bois. Quel dommage, tu dois te dire, le sanguinaire n'a pas marché dans mon plan. Tu n'arriveras pas à me faire changer de cible prioritaire. C'est ma proie. Toi tu n'es qu'un élément pertubateur. Tu veux savoir le plus beau ? Si tu restes, tu auras le plaisir d'y passer en premier. Allez, vas-y, cours. Honneur aux dames ! Serais-tu étonné de voir un de ceux que tu nommes barbares faire preuve de galanterie ?

Angus avait flairé la tentative de divertissement de Livia à des kilomètres. Le coeur battant de Mike résonnait à ses oreilles. Il n'avait nullement l'intention de jouer le jeu de son ennemie. Il devait reconnaître qu'elle était maligne. Et il ne l'avait pas quittée des yeux, même lorsqu'elle avait tourné la tête. Il avait senti le loup... enfin les loups... ils étaient eux aussi attirés par l'odeur du sang qui émanait des blessures de Mike. Chez eux, comme chez les vampires et bon nombre de prédateurs, l'odeur du sang agissait comme un formidable aimant. Gallaghan refusait que des canidés lui volent son repas, sans agir. Et Livia serait prête à combattre les loups, pour sauver son nouveau protégé. Avait-elle également remarqué le serpent non loin d'elle ? Le reptile rampait tranquillement, il lui frôla le pied avant de se tortiller pour retourner dans un endroit caché. Le simple fait d'avoir senti la froideur de sa peau l'avait clairement fait changer d'avis. Un souvenir lui revint en mémoire, il se remémora de son vivant, lorsqu'il arpentait les sentiers de terres foulée pour se ressourcer. Les serpents étaient rares en Irlande, le pays était assez froid, mais certains s'y étaient adaptés. Ils avaient même privilégié les zones ensoleillées pour vivre. Ce jour là, il avait heurté une piere du pied et était tombé nez à nez avec une de ses bestioles. Un premier sentiment de panique l'avait saisi mais très vite il s'était contrôlé. L'animal s'était mis en position d'attaque, la tête élevée dans les airs, ses muscles tendus comme des cordes. Il avait lu dans un livre qu'ils étaient irrémédiablement attirés par les animaux à sang chaud. Les mammifères comme lui, en somme. Avec une rapidité qui l'avait lui-même surpris, il s'était dégagé à l'instant ou la mâchoire et les crocs du reptile claquaient dans le vide. Le serpent était alors parti sans demander son reste. Si Angus et Livia étaient hors d'atteinte et n'avaient pas se soucier d'un quelconque venin, Mike en revanche... apparamment, il n'était pas directement en danger car l'être rampant était parti dans une autre direction.

- Les loups le veulent, mais il est à moi. Je ne les laisserais pas me prendre mon dîner. On dirait que tu as deux ennemis ce soir... ces bêtes à poils et moi-même. Nous avons la même finalité eux et moi, mais je doute que nous employions les même méthodes. Tu n'es pas de taille contre moi et tu le sais. Tu as l'habitude de cotoyer ces bâtards lycantrophes... tu sais que leur férocité est sans appel. Regarde, et réfléchis. Ce sang à viande d'humain a deux options : mourir déchiqueté par les loups dans de longs cris d'agonie ou mourir dans mes bras... certes, il ne seront nullement réconfortants, j'ai même fort à parier qu'il les préfère moins froids et plus enclins à la chaleur humaine. La question est que vas-tu faire ? Après les loups viendront les serpents, les autres prédateurs de ses bois.

Il la toisa de bas en haut et ouvrit les bras en désignant le territoire tout autour, goguenard :

- Qu'est-ce que des engeances de votre genre peuvent bien possèder ? Un territoire ? Vous n'avez pas été capables de le défendre. Vous vous êtes lamentablement fait écraser par notre puissance. La seule chose à laquelle vous pouvez prétendre c'est votre pathétisme, je ne suis même pas sûr que vos corps vous appartiennent encore. J'attends avec impatience la prochaine purge... celle où on retrouvera tous vos corps décapités et où ses loups-garous que vous cotoyez crèveront brûlés vifs. C'est pour bientôt, tu verras... ou pas. en fait, j'ai bien envie de te tuer, de façon définitive ce coup-ci... Je me demande quel effet cela te fait d'avoir des morts à pleurer... laisse-moi deviner, tu as versé de grosses larmes dans d'infinis sanglots ? C'est vrai que le craquement des cervicales que j'ai de nombreuses fois fait retentir avec un aspect peu ragoutant, mais c'était si jouissif. Certains cous n'ont pas été faciles à trancher. Il a fallu sur certains prisonniers s'y reprendre à plusieurs fois. Cette belle symphonie de mort me manque... oui, je sens la nostalgie m'envahir... j'accrocherais vos deux têtes aux murs de ma maison. Mes deux trophées !

Il tourna légèrement la tête sans la quitter des yeux pour faire craquer ses cervicales. Il planta son regard, tel un fauve sur Livia prêt à bondir et à l'instant où il allait lui sauter dessus, un bruit l'arrêta. Quelque chose avait craqué. Il porta son regard sur Mike qui était tétanisé et complètement livide. Il regardait quelque chose... une ombre entre les arbres. La lune vint éclairer l''animal à l'instant ou l'humain beugla :

- Un ours !!! C'est un ours !!!

Le grizzly était trempe... il avait du nager à ravers une rivière à l'odeur du sang. Et comme il était à contrevent, aucune odeur ne les avait alertés. Il se mit debout en poussant un grognement et Mike se mit à courir, boitillant pour échapper à cet immense monstre velu, et... furieux. Il était affamé, à n'en point douter. Les choses se compliquaient, Angus ne pouvait laisser la bestiole dévorer la proie qu'il avait si longuement préparé ! Son visage marqué par la colère, il s'élança avec agilité bondit en avant et percuta l'animal de plein fouet, le faisant tomber au sol. Il se dégagea rapidement et arriva à quelques mètres de Livia. La grizzly les regarda en poussant un cri de haine et les chargea.

- Tiens, tiens... un peu de sport, voyons voir ce que tu vaux !

Il sauta dans les airs tandis que l'animal était à quelques mètres d'eux. Il s'accrocha à une branche, le temps que l'ours soit dessous lui pour le prendre par surprise. Ils allaient être obligés de collaborer s'ils voulaient s'en sortir entiers... Le plantigrade n'avait d'un coup de son énorme patte à donner pour leur dévisser le crâne !
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Livia S. Hagebak
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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Dim 30 Aoû - 15:16

Eclat de rire de la jeune vampire. Elle secoua négativement la tête, tandis que son regard doré s’emplissait à nouveau de petites étoiles de malice. Incontestablement, la bataille d’avril l’avait changé. Il y a un demi-siècle, elle n’aurait pas réagi comme ça non plus. Il y avait tellement d’éléments qui l’avaient influencé au cours de ces dernières décennies. Il y a cinquante ans, elle ne se serait pas retrouvée en confrontation avec ce sanguinaire. Elle se serait contentée de le saluer de la tête et de tourner les talons pour ne pas voir l’affreuse charpie qu’il ferait de l’humain. Elle ne l’aurait pas blâmé ou ne lui aurait reproché quoi que ce soit. Elle aurait fait la tête à Alister et à Norman, ils se seraient demandé quoi l’espèce de quelques secondes et auraient tout de suite deviné la raison. Non, à l’époque, elle n’aurait pu lui reprocher d’aller selon sa nature, tout comme elle ne reprochait pas aux humains de tuer vaches et cochons, veaux et agneaux alors que seuls les papilles et non l’esprit de survie en dépendait. Il y a un an, elle aurait eu l’esprit, la pensée fugace de s’interposer. Mais aussitôt l’image de Billy, de Vilde, d’Aron ou de Pernille venant la gronder par la suite l’aurait tout de suite freiné et elle aurait laissé le sanguinaire se faire son repas de celui qu’elle aurait pu connaître et apprécié plus encore dans une autre vie que celle de sang-froid qu’elle menait. Alors, elle aurait reculé et serait retourné en ville, morose, l’estomac coupé et aurait tout rapporté, tremblante de rage et de honte à Billy. Mais la bataille d’avril avait tout changé. Aujourd’hui, elle s’interposait. Il n’y aurait plus personne pour venir le lui reprocher par la suite. Billy, Pernille et Aron était mort ; Vilde n’avait guère apprécié ce qu’elle avait fait aux Halloran ; elle ignorait où se trouvait Alister et Norman, eh bien Norman voulait sans doute la voir morte aussi. Alors, elle s’interposait, elle risquait sa vie pour un humain qui au lieu de la remercier la traitera sans doute de monstre en s’enfuyant. Peut être parce qu’elle n’avait plus envie de vivre. Peut être parce qu’elle n’avait plus peur de mourir une seconde et ultime fois.

« Tu ne m’as pas compris apparemment. Ce n’est pas moi qui aurais été traqué. »

Elle suspendit sa phrase, attendant que les mots s’inscrivent en lui. Elle doutait que cela puisse l’impressionner. Il semblait avoir pas mal d’années au compteur et il était aussi féroce que ses semblables. Mais Livia avait changé. Elle était plus semblable à la créature froide qu’elle aurait dû toujours être. C’était la meilleure solution. Celle qu’elle aurait dû adopter depuis le début. Elle l’écouta parler de la pyramide alimentaire. Il tentait également de l’impressionner mais comme pour elle quelques instants plus tôt, on ne pouvait pas dire que cela fonctionnait à merveille. Elle connaissait ces bois comme sa poche. Elle chassait en leur sein depuis plus d’un an. Elle traquait les animaux qui le peuplaient. Elle savait comment ils agissaient, comment certains prenaient la fuite à la vue ou ne serait-ce qu’à l’approche des vampires, un sixième sens les maintenant en vie. Elle savait lesquels ne se laissaient pas mangé de l’espace et se battaient avec férocité dans une lutte pourtant jouée d’avance. Elle savait lesquels étaient craintifs même face aux humains. Et étant donné la réduction de vampires se nourrissant d’animaux dans les parages, les loups n’étaient pas aussi affamés que ça. Pas suffisamment en tout cas pour attaquer un humain, tout blessé qui soit. Et surtout en présence de deux vampires à proximité. De deux des plus grands prédateurs que la Terre et cette fichue pyramide alimentaire contienne.

« Un ours !! Un ours !! »
Livia jeta un coup d’œil sur l’humain qui prenait ses jambes à son coup et feula à son encontre. « Mike, reste ici !! » Elle poussa un soupir et roula des yeux vers le ciel, maudissant ce fichu esprit de survie des êtres humains dont le sang battait encore dans leur veine. Pas que les vampires n’aient plus cet instinct mais en contrepartie de leur douloureuse transformation, ils gagnaient une assurance à toute épreuve. Elle jeta un regard sur la bête, agrémenté d’une moue dubitative. « C’est un grizzli, en plus, pas un ours, bougre d’imbécile. » marmonna-t-elle entre ses dents qui se révèlereraient d’acier très prochainement. Elle n’avait jusqu’à présent pas affronté de grizzli. Elle était monté à un cran au dessus évidement en s’en prenant aux grands fauves mais n’avait pas été jusqu’à combattre ces plantigrades. Elle ne savait que trop bien qu’elle ne devait pas se surestimer et face à une bête de deux tonnes, furibarde de poils dressés et de pattes aussi dangereuse que l’étreinte d’un vampire, elle ne faisait pas le poids. L’animal posa un regard sur eux et se mit à charger déversant sa rage et son envie meurtrière avec force de bave et d’haleine de poisson pourri.

« Tiens, tiens... un peu de sport, voyons voir ce que tu vaux ! »
« Ca, c’est mon déjeuner type, sanguinaire. » mentit-elle avec aplomb en évitant la charge de l’animal d’un bond athlétique sur le côté. Contre toute attente et malgré ce qu’elle avait envisagé dans un premier temps à l’encontre du vampire, ils allaient devoir collaborer. Elle espérait juste qu’il n’en profiterait pas pour s’éclipser, la laissant en prise, seule avec le grizzli pour aller terminer fatalement sa tâche avec Mike. Et que ce dernier tomberait rapidement sur les membres de son clan nouvellement et amèrement formé. La vampire jeta un furtif coup d’œil sur Angus toujours suspendu entre ciel et terre observant de toute sa hauteur l’animal au sang chaud qui avait jeté son dévolu et son attention sur Livia. C’était dingue la faculté de concentration que pouvait développer cette espèce animale. Il suffisait de lui remuer quelque chose sous le nez pour qu’il oublie que juste au dessus de lui se trouvait un autre prédateur qu’il avait pourtant chargé quelques instants auparavant. Le grizzli se redressa de toute sa hauteur, dépassant de trois bonnes têtes la silhouette menue et fluette de Livia et se mit à grogner à son encontre. Elle se mit en position d’attaque et feula à son tour. S’il voulait jouer à ce jeu là, ils allaient s’amuser et passer un agréable moment. Elle vérifia une fois de plus la position d’Angus, juste pour s’assurer qu’il n’avait pas pris la poudre d’escampette. Elle évita de justesse le coup de patte du grizzli mais c’est son bras qui prit une part de ses griffes. Une odeur de sang nécrosé envahit aussitôt l’air et la vampire vit l’espace de quelques instants trente six chandelles. Quelques instants qui auraient pu s’avérer fatale si elle n’avait eu la présence d’esprit de se déplacer rapidement et de se retrouver derrière l’animal. Malgré la douleur lancinante qui s’estomperait au fur et à mesure que la plaie se refermerait, elle sauta sur le dos de l’animal et parvint à lui arracher un bout de peau près de son cou, le sang se déversant sur le sol humide pour le gorger. L’animal vit alors rouge et devint encore plus enragé qu’il ne l’était déjà. Elle ne put rester plus longtemps sur ce dernier et il le projeta contre l’arbre où se trouvait par le hasard du destin Angus. Sous la violence du choc, l’arbre craqua mais le tronc ne céda pas. Même s’il était en train de se vider de son sang, l’imminence de sa mort le rendait encore plus déterminé à anéantir ces deux pattes. Elle se redressa légèrement étourdie et jeta un coup d’œil sur Angus. « J’ai pas l’intention de faire tout le travail pour tes beaux yeux. » lui lâcha-t-elle tandis qu’elle s’apprêtait à nouveau à attaquer le grizzli, retrouvant déjà une certaine sensibilité dans son bras blessé.

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Angus Gallaghan

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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Dim 6 Sep - 19:40

Angus avait failli tomber lourdement sur le sol, lorsque le grizzly se fracassa contre l'arbre. L'animal était un peu sonné et savait que son issue était fatale. Il agissait par pure frénésie, dans l'espoir fou que cela servirait à quelque chose. Angus se rattrapa à une branche et tomba sur le dos de la bête. Avec une agilité surprenante, il avait sorti son couteau. La lame se planta dans le flanc de l'animal, lui arrachant un cri de fureur. Il se leva et Angus fit une roulade arrière pour se dégager rapidement. Juste à temps, il évita un coup de patte qui l'aurait profondément entaillé. Le plantigrade se déchaîna et le chargea. Angus lui fit face ses yeux plantés dans ceux de la bête. Au dernier instant il sauta dans les airs. Puisant dans sa force plus devéloppée que chez les humains, il saisit un rocher, bondit une nouvelle fois et frappa la nuque de l'animal avec la pierre. L'ours émit un cri puis un souffle rauque au second coup. Le troisième provoqua un craquement sinistre et il tomba inerte sur le sol... mort. Gallaghan se laissa glisser sur le sol. Il regarda la cadavre du mammifère, puis planta ses yeux bleus dans ceux de Livia. Mike avait disparu, il s'était enfui mais il allait le traquer, auparavant, il devait éliminer celle qui lui avait barré la route. Peu importait la méthode. Il essuya la lame de son couteau sur la fourrure de l'ours et approcha d'elle, l'air déterminé :

- Tu sais ce qui est lamentable, c'est de savoir que même sans avoir à chasser un gibier, j'arrive à le tuer... pratiquement seul puisque je n'ai pas eu à attendre qu'ils se vide de son sang. Je ne suis pas étonné de voir qu'il t'aie blessée... toi la grande chasseuse d'animaux. En fait, tu m'es semblable. Tu saignes les animaux comme je saigne les humains. Votre combat est hypocrite et lâche... savais-tu que cet abruti de Declan a trouvé un moyen de vous faire passer pour de sales barbares névrosés ? Oui, il lui arrive parfois d'avoir des idées... toujours débiles pour moi.

Son mépris pour son chef n'échappait à personne. Pas même à Declan... depuis toujours Angus et lui avaient une relation mouvementée. A la fois admiratif et docile, Gallaghan se pliait à son autorité et ne tarissait pas d'éloges. Pourtant, il voulait prendre sa place, pour toujours. Il était un bon guerrier mais un parfait imbécile, un crétin... Livia le connaissait peut-être de nom... il avait acquis une rénommée importante depuis la prise de Babylon. Le sanguinaire poursuivit, d'un air suffisant et dégoûté :

- Il a aboli la mise à mort des humains... chaque vampire a le droit à un esclave qui lui sert de reserve à sang. Mike fait parti du bétail. C'est un peu comme une vache que l'on trait chaque jour. De cette façon, plus besoin de tuer... c'est toi qui parlait de violence gratuite, il me semble, même si tu ne l'as pas avoué aussi directement... Seulement, Declan ferait mieux de fermer sa bouche de temps à autre, et de passer la main à des plus compétents. Il faut réguler la population des humains de sorte qu'ils craignent notre autorité. Tortures publiques ou chasses sauvages, peu importe le procédé. L'important c'est la peur. Vous êtes finis car vous n'inspirez aucune phobie à personne... c'est à peine si votre nom nous fait sourire. Vous inspirez la pitié... tu ne pourras jamais renier ta nature carnassière. Tes semblables non plus... j'assume entièrement la mienne. Ce type est mon repas, comme je les faisais avant en les traquant sur des kilomètres, en les épuisant et en leur terrorisant. Me nourrir de sacs de sang me rappelle la connerie monumentale de Declan. Je chasse qui je veux, où je le veux. Nourris-toi de cet ours, et bouche tes oreilles... il a perdu toute sa saveur de toute façon, par ta faute. Il va falloir que je le terrifie encore. Qu'il hurle un bon coup...

- ARGGHHH !!!

Le cri résonna dans la nuit et se propagea. Les vampires avaient l'ouïe fine même un cri fable les auraient alertés. C'était la voix de Mike. Angus sauta dans l'arbre le plus proche et d'arbre en branche il se dirigea vers les lamantations de sa proie. Peu lui importait que Livia le suive ou pas. Il arriva bientôt à l'endroit où Mike était allongé sur le sol, le visage tordu par la douleur. Sa cheville était happé par des dents de fer énormes, plantées profondément dans sa chair. Un piège à ours avait été posé mais il ne l'avait pas vu. Lorsqu'il s'était fermé, la souffrance avait été indescriptible. Gallaghan se mit à rire et lança :

- Quel sombre débile... tomber dans un piège que sa propre espèce a créé... je trouve que cette vision est pleine de sens. Tu vois, espèce d'idiote, nous ne sommes pas différents de ceux que tu protèges. Nous avons juste acquis l'intelligence nécessaire pour ne pas agir comme cet attardé.

Il sentait la présence de Livia et s'approcha de Mike. Sa jambe saignait abondamment. Il devait avoir été entaillé jusqu'à l'os, si ce dernier n'avait pas été brisé. Il eut un sourire. La souffrance donnait un goût relevé au sang, un peu comme une épice. Une idée lui traversa l'esprit.

- Tous les trois nous nous ressemblons. Et le sang a coulé et coulera de tous les côtés un jour ou l'autre. Peut-être que je peux lui laisser la vie sauve. En tout cas, si vous le prenez avec vous, ses heures sont comptées. Une telle blessure nécessite des soins particuliers. Autant que je l'achève ici. Mais si tu veux qu'il survive, tu peux toujours m'être utile. J'ai quelque chose à te proposer. L'idée de Declan de ne pas tuer les humains mais de les "traire" peut peut-être de faire changer d'avis. Tu as beaucoup à apprendre, mais pas d'avenir là où tu es. Rejoins les Black Blood, ils te formeront, et tu ne tueras ni animal ni humain. Tu n'as pas obligation de posséder un esclave, non plus. Réfléchis à la question. Cet imbécile doit être raccompagné à un hopital. Et ne comptes pas sur moi pour l'y emmener, c'est mon déjeuner. Tu devras t'en charger. Fais ton choix... mais fais-le vite, je crois qu'il souffre.

Mike lança un regard assassin à son tortionnaire puis regarda Livia. Il aurait aimé croire qu'Angus mentait mais il ne sentait plus son pied... et il sentait le sang chaud couler indubitablement. En fait, comme depuis le début, sa vie était entre les mains de Livia. Et la proposition de Gallaghan arrivait à point nommé. Ce type était un manipulateur et un planificateur aguerri... un stratège. Une chose était étrange. Pourquoi Angus serait-il prêt à renoncer à son repas si durement défendu pour récupérer une jeune femme à ses yeux pitoyable ? Quel intérêt avait-il ? Mystère... et la douleur était trop intense pour qu'il y réfléchisse plus amplement. Il gémit et grimaça avant de fermer les yeux pour oublier tout ce qui l'entourait. Il voulait que la souffrance cesse... définitivement.
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Livia S. Hagebak
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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Sam 12 Sep - 18:27

Livia l’observa se battre et vaincre le grizzli qui se trouvait être sur leur chemin. Elle resta en retrait, visiblement, il n’avait pas besoin d’aide et semblait maîtriser la situation. Mais s’il se retrouvait dans une situation moins favorable, elle interviendrait évidemment. Même si tout son être se révulsait à l’idée de devoir combattre contre un sanguinaire, ceux-là même contre lesquels elle passait son temps à se battre. Mais elle n’avait guère le choix. L’animal était incroyablement fort. Ce n’était pas un daim ou un puma, animaux de moindre envergure contre lesquels elle avait l’habitude de lutter. Là c’était différent et s’ils ne s’entraidaient pas, ils y perdraient, tous les deux, la vie une bonne fois pour toute. Alors que le craquement sinistre de la nuque de l’animal résonna aux oreilles de la suédoise, elle clot les yeux douloureusement puis posa un regard empli de regrets sur la carcasse de l’animal. Elle s’approcha de cette dernière, écoutant d’une oreille distraite les propos d’Angus. Elle s’en voulait quelque peu, comme toujours. Il y a à peine une dizaine de minutes, cet animal vivait et voilà qu’il n’était plus. Elle posa sa main sur la fourrure encore chaude de l’animal. Le sang tiède vint humidifier sa paume tandis qu’elle s’excusait mentalement. Plus jamais il ne pourrait parcourir de ses pattes la forêt. Il ne verrait pas le printemps arriver. Il ne pourrait plus jamais élever les petites qui sans doute attendaient le retour de leur père au fin fond d’une des nombreuses cavernes. Bien sûr, c’était lui qui avait les avait attaqué. Bien sûr qu’ils n’avaient fait que se défendre. Mais c’était une mort inutile. Une mort de trop. Tout ce qu’elle pouvait faire pour lui, c’était de ramener la carcasse aux mines, nourrir les humains, en revêtir quelques uns de sa fourrure pour passer l’hiver. Elle se redressa et posa un regard direct sur Angus lorsqu’il lui dévoila ce qui se passait à Babylon. Et le moins que l’on puisse dire était qu’elle était surprise.

« Ils sont toujours vivants ?! » Cela faisait combien de temps ? Plus de six mois depuis avril. Elle se doutait qu’ils devaient rester une poignée d’humain à Babylon. Mais jamais elle n’aurait pu imaginer ça. Elle pensait qu’ils les tuaient, comme ils le faisaient avant et qu’ils économisaient en quelques sortes les réserves pour l’hiver, en attendant que la route soit rouverte et que les routiers et les touristes reviennent faire un tour dans les environs. Pas une seule seconde, elle n’aurait pu imaginer un tel scénario. Elle secoua négativement la tête, ayant du mal à comprendre la raison pour laquelle Declan avait décidé ceci. Ca ne lui ressemblait pas. Bien sûr, elle ne s’était jamais intéressée aux histoires de clan jusqu’à il y a une vingtaine d’années. Avant, elle se contentait de parcourir la vieille Europe avec Alister et Norman. Elle ne se souciait guère des autres vampires alors. Il était d’ailleurs rare qu’ils en rencontrent et lorsque c’était le cas, ils se contentaient de se saluer poliment, de partager peut être une soirée et de reprendre leur chemin de chaque côté. Elle ne s’était jamais intéressée au passé de son espèce, ni aux histoires qu’on pouvait entendre sur tel ou tel. Mais même si elle n’y prêtait pas la moindre oreille, elle savait que le clan de Declan n’était pas un cœur tendre. Elle l’avait d’ailleurs rencontré une fois et elle avait bien failli y rester si … Elle poussa un profond soupir et reposa son regard dans celui d’Angus.

« Pourquoi ? » l’interrogea-t-elle. La jeune vampire secouait la tête, les bras croisés. N’était-ce pas pire finalement comme situation ? Au moins, s’ils les avaient tués tout de suite, se repaissant de leur sang, l’histoire était pliée. Mais pourquoi les garder comme des vaches laitières, les traiter pire encore que de la vermine. Leur insuffler une peur latente, les rompre à leur existence, leur ôter toute illusion et toute volonté de vivre. C’était bien pire. Son sang nécrosé bouillonna à l’idée de ce que ces humains pouvaient vivre. Les survivants … l’étaient-ils seulement ?

Mais elle ne put poursuivre plus loin ses réflexions intérieures qu’un cri saisit la forêt, faisant sursauter les oiseaux alentours qui s’envolèrent avec fracas d’ailes et de branches tombant au sol. Aussitôt, elle tourna la tête vers la source de ce cri humain et l’instant d’après, elle se trouvait à quelques centimètres de Mike qui était tombé dans un piège à ours. Son sang parfumait d’un filet délicat l’air embaumant des lieux, un parfum obsédant qui fit tourner la tête de Livia avant qu’elle se redonne une contenance et ne s’approche de lui pour lui porter secours. Avant qu’elle ait transformé Judd, le sang humain ne lui faisait pas plus d’effet que ça, mais une fois qu’on en a goûté, tout est différent. Elle jeta un regard mauvais à Angus quand il s’approcha de l’humain mais fit de même et sans se soucier de la présence ennemie toute proche, elle fit ce qu’elle aurait fait par réflexe automatique en toute circonstance. Elle arracha un bout de vêtement en loque de Mike et fit immédiatement un garrot au dessus de la cheville de ce dernier, fermant les écoutilles pour cesser de respirer l’odeur envoûtante. Elle déglutît péniblement alors qu’elle ne pouvait s’empêcher de voir le flot de sang qui venait imbiber la terre meuble, ni la pâleur cadavérique qui commençait déjà à envahir le visage de l’humain.


Elle maintint son regard résolument posé sur la blessure de Mike tandis que ses mains emprisonnaient sa jambe, faisant en sorte que le sang n’atteigne plus la partie blessée et qu’il cesse de le perdre. La proposition d’Angus luis glaça le sang et la fit frissonner. Sa machoîre se contracta tandis que l’humain semblait s’abandonner à son sort. Son cerveau analysa rapidement la solution et alors qu’elle poursuivait ses inflexions intérieures, elle donna une légère gifle à Mike qui rouvrit soudain les yeux, se demandant ce qui lui arrivait. La voix dure, elle lui invectiva : « Réveille toi ! Interdiction de s’endormir, compris ?! » Elle n’allait certainement pas le perdre. Elle en avait déjà trop perdu. Et elle avait juré que le sheriff Robinson avait été le dernier. Elle releva son regard dans celui d’Angus et haussa un sourcil afin de répondre à sa proposition. Elle était alléchante et aurait pu avoir un côté séduisant si elle n’avait pas certains principes qu’elle avait entendu défendre jusque mort s’ensuive. Un éclair de fureur remuait le tumulte de son regard doré lorsqu’elle déclara : « Comment peux-tu croire un seul instant que je puisse accepter ta proposition ? Comment peux-tu croire un seul instant que je me retrouve dans le même clan que le monstre qui a assassiné toute ma famille ? Comment peux-tu croire un seul instant que je puisse vous rejoindre et vous observe traiter les humains comme vous le faites ? Mes amis ? Comment peux-tu croire un seul instant que je puisse vous rejoindre et ne pas tous tenter de vous tuer même si pour ça je dois y laisser la vie ? Comment peux-tu croire que mes principes soient si faibles que je les abandonne pour la mort d’un seul humain ? Et surtout comment peux-tu croire un seul instant que toi tu pourrais me convaincre alors que Norman, celui qui m’accompagna dans la transformation, n’y ait jamais parvenu ? » Elle ignorait s’ils se connaissaient mais le principe restait le même. Si Norman n’avait jamais pu la convaincre de le rejoindre dans son nouveau clan, personne ne pouvait le faire. Elle se redressa et porta sur ses épaules Mike, maintenant avec précaution le garrot autour de sa cheville. L’humain était fiévreux et tremblait déjà, une pellicule de sueur glaciale sur sa peau. « Je crois que tu as ta réponse, mais j’ai une proposition à te faire à mon tour. Amène moi Draven et tu seras débarrassé non seulement du bras droit de ton chef, mais également d’une végétarienne. A toi de voir. » Ce n’est pas qu’elle voulait mettre en difficulté Declan ou qu’elle veuille aider à l’ambition flagrante du vampire face auquel elle se trouvait. Mais c’était sa seule faiblesse, la seule chose pour laquelle elle était prête à tout. Même si pour cela elle devait conduire à la mort des centaines d’humains. La fin justifiait les moyens.

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Babylon

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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Sam 24 Oct - 15:45

Un long mugissement se fait entendre. Il se rapproche progressivement jusqu'à devenir assourdissant aux limites du supportable. Lorsque finalement, il assourdit les personnes présentes, une légère secousse fait vibrer les éléments alentours, qu'ils soient vivants ou non. Elle s'intensifie et la pagaille s'installe rapidement. Puis soudain, tout s'arrête.
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Angus Gallaghan

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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Jeu 29 Oct - 13:30

    A mesure que Livia parlait, Angus analysait ses faits et gestes. Il avait touché un point sensible chez la végétarienne, il le savait, ça se sentait dans son ton de voix. Si la situation ne l'avait pas affectée, elle aurait simplement démenti, cherché et trouvé une parade en gardant un air froid, comme non concerné. Mais la vérité était autre, quelque chose l'avait mise en colère, une fureur sauvage, presque naturelle. Qu'est-ce que cela pouvait donc être ? Il ne tarda pas à le savoir car tandis qu'il s'apprêtait à lui sauter dessus pour qu'elle lâche Mike, sa révélation le laissa fort surpris. Ses yeux pétillèrent. Une lueur malveillante et malsaine vint troubler ce bleu si pâle. Oh oui... il avait déjà calculé les conséquences d'un tel complot... il se voyait déjà apportant Draven vers une mort certaine, mettant l'autorité et le meilleur soutien de Declan au goût de vieilles légendes. S'il parvenait à démontrer que Bowden n'était pas capable de protéger ou de venir en aide à son second, alors, le chef des Black Blood aurait tôt fait de sombrer dans l'impopularité... et lui n'aurait qu'à amasser le pouvoir ce dont il revait depuis une éternité, et encore c'était un doux euphémisme. Il redevint inexpressif. S'il jouait correctement sur ce coup-là, il pouvait tout tirer à son avantage, manipuler les uns et les autres pour obtenir ce qu'il convoitait plus que le sang humain. Mais surtout, Livia devait ignorer qu'elle serait sa pièce maîtresse. Restait à déterminer, pourquoi elle voulait Draven... et surtout comment Norman et elle s'étaient rencontrés. Quelque chose clochait... et son instinct de prédateur lui rappela qu'une proie n'est jamais acquise tant que le festin n'est pas fini. La végétarienne partait avec son dîner et il était hors de question qu'il la laisse faire. Aussi, il bondit avec vivacité sur elle et la propulsa à terre lui faisant lâcher son sac à viande fraîche. Il y avait mis de la force et si elle avait été humaine, elle aurait probablement été cassé quelque part, dans le dos ou les côtes. La voix sifflante et impérieuse, il cracha :

    - Tu ne crois quand même pas que tu vas partir avec mon dîner et que je vais te regarder faire, si ? Je t'avais prévenu mais c'était bien tenté de parler de personnes qui ont surement échoué en essayant de te tuer comme si tu les connaissais personnellement. A la vérité, je me demande si tu ne veux pas te servir de moi pour éliminer Draven et te servir de ça pour fragiliser notre emprise sur Babylon. C'est bien tenté, ma belle, et ça aurait pu marcher si Declan avait été à ma place. Ce n'est qu'un crétin consanguin. J'ai beaucoup plus de réflexion et d'intelligence que lui. La question maintenant, est de savoir si je me méfie à juste raison ou pas. Car j'ai beau essayer de te faire confiance, me voler mon déjeuner sous mes yeux en sale bâtarde arrogante que tu es, il fallait oser.

    Angus attrapa la jambe de Mike, celle qui était blessée et tira. Un cri de douleur vint percer la nuit tandis qu'il traînait le corps tenu en vie par on ne savait quel miracle. N'importe qui aurait frissonné d'effroi, au moins l'humain était réveillé... Gallaghan esquissa un sourire cruel, barbare lorsqu'il laissa tomber la jambe sans ménagement sur le sol dur. Il fit craquer ses cervicales dans un bruit sinistre et planta son regard déterminé dans celui de sa semblable. Ils se ressemblaient énormément mais un immense fossé les séparait à la réalité. Comme un miroir, l'un était le reflet de l'autre mais jamais ils n'auraient possibilité de se rencontrer ou de combattre ensemble. Le sanguinaire passa sa langue sur une de ses canines aiguisées. Mike avait du perdre connaissance car il ne gémissait plus. Il était en tout cas très pâle mais vivant, son coeur battait encore et dans le silence qui s'instaura, c'était le seul bruit encore audible. L'humain n'était en fait qu'un pantin dont la vie risquait fort de dépendre des deux ennemis naturels qu'il avait. Prêt à attaquer, Angus reprit, très attentif à ce qui l'entourait comme lorsqu'il allait chasser la vermine humaine :

    - Ma proposition sauverait des vies, et tu le sais. Elle sauverait celle de cet abruti, mais celle de tes semblables aussi. Tu sais comme moi que la seule chose que vous nous reprochez, c'est d'agir comme je l'ai fait ce soir avec cet humain. Declan a changé les choses, même si ça me déplait fortement. Explique-moi, dès lors, quel serait ton intérêt à me laisser le mettre hors d'état de nuire et à prendre les rênes, alors que tu sais que je n'hésiterais jamais une seule seconde à tuer un humain... ni à te tuer toi. Je crois que tu as mal compris qu'en réalité, je ne suis pas ton allié. Je peux consentir à ne plus être ton ennemi, mais tu ne seras jamais rien de mieux. Autrefois, les Black Blood tuaient... mais ça n'est plus le cas. Je pense qu'on peut appeler ça un pas en avant, même si à mes yeux c'est une régression. J'en déduis que si tu refuses de voir le changement, c'est que tu as quelque chose contre nous... de bien plus profond... A la vérité, je me demande bien si l'un de nous ne t'aurait pas créé lors d'un massacre... ça se faisait à une époque, on s'infiltrait dans un village, on torturait et massacrait les habitants puis on terrorisait les survivants. J'ai le souvenir d'un gamin dans un orphelinat devant lequel nous avons ôté la vie de sa soeur... la seule famille qui lui restait. La terreur, ça se mérite et sans elle, aujourd'hui tu ne serais plus rien. C'est bien parce que nous sommes supérieurs que nous régnons, parce que nous inspirons la peur. Crois-tu vraiment que tu réussirais à survivre sans ça ? Que ton idéal de boire du sang de sanglier ou de loup soit aussi louable ? Finalement, les bestioles, même quand tu es là sans désir d'attaquer, elles te craignent. Ton combat est perdu d'avance car il est animé par l'échec constant de tes objectifs.

    Il jeta un coup d'oeil à Mike. Le sang ne coulait plus vraiment, mais il était toujours en vie. La douleur l'avait fait s'évanouir. Angus reporta son regard sur Livia et lui lança, glacial :

    - Tu comprendras bien que je sois obligé de te demander de choisir... tu peux le sauver ou le laisser mourir, dans les deux cas je suis gagnant, mais si tu y réfléchis bien, toi tu n'as qu'une décision où tu seras gagnante, lui aussi, d'ailleurs... mais ça ne dépend que de toi.

    C'est à cet instant que le mugissement perça la nuit et se propagea. Angus fronça les sourcils lorsque son ouïe fut assaillie par les vibrations de plus en plus puissantes. Le sanguinaire lança un regard à Livia, elle aussi semblait ne pas comprendre ce qui arrivait. Il sentit plusieurs secousses, et se tint prêt à réagir à n'impotre quelle situation. Mike avait reprit connaissance et semblait inquiet. Lorsque le silence retomba, Gallaghan porta un regard impassible sur sa congénère et demanda :

    - Je suppose que tu seras d'accord pour dire que ça... ça n'est pas normal...

    Avec une vivacité fulgurante, il évita d'extrême justesse une branche, que les secousses avaient visiblement dérangé. La voix éraillée de Mike perça le silence pesant :

    - Qu'est-ce que c'était ?
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Livia S. Hagebak
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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Dim 8 Nov - 18:24

Elle en avait assez de ce petit jeu. Elle feula lorsqu’Angus l’attrapa pour l’empêcher de fuir avec l’humain. Elle sentit ce dernier s’effondrer au sol et loin de sa prise dure et glaciale, le sang s’était remis à couler à flot. Elle ne pouvait rien faire pour lui venir en aide maintenant qu’Angus se tenait entre eux deux et persiflait à son encontre. Elle se redressa et passa la main dans ses longs cheveux soyeux que des traces de terres humides et de feuilles mortes venaient parsemer d’un goût sauvage des plus douteux. Elle jeta son regard mordoré dans celui sanguin du Black Blood et l’écouta d’un air particulièrement agacé. Elle était assez patiente mais il ne fallait pas en abuser. Finalement, elle poussa un profond soupir et croisa les bras, relevant un sourcil, attendant qu’il termine son laïus. Elle ne prêtait plus vraiment la moindre attention à Mike qui avait finit de gémir. Peut être était-il mort maintenant. Elle avait échoué à le sauver et étrangement, ça ne la blessait pas davantage, du moins pas autant qu’elle ne l’aurait imaginé. « Qui te dit que c’est une histoire de clan ? » répondit-elle avec calme et froideur. « Tu penses sincèrement que je suis aussi empreinte d’altruisme ? Que je n’agis toujours que pour l’intérêt collectif et que jamais, ô grand jamais, ne me viendrait à l’esprit une vengeance personnelle ? » Elle ricana avec dédain : « Tu traites Declan, ton chef, je te le rappelle, d’imbécile mais en fin de compte, tu n’es pas mieux. Incapable de voir au-delà de ta petite personne. Je vous pensais plus intelligent que les nouveau-nés, il semblerait que j’ai mal choisi mes alliés. Je devrais sans doute frapper à la porte de ces animaux. Car chez les sanguinaires, il ne semble donc avoir aucune forme d’intelligence. »

Où était donc passé la gentille et douce Livia ? Jamais auparavant, elle ne serait exprimée ainsi. Jamais elle n’aurait traité un membre de son espèce de cette façon, un être vivant aussi mauvais pouvait-il être. Mais avril 1973 avait changé les choses. Et le responsable pour elle était toujours le même. Peu lui importait les moyens qu’elle devrait déployer pour le toucher et le briser. Peu importait les alliances qu’elle devait former pour parvenir à ce but ultime. Elle ne reculerait devant rien, ni devant personne. Elle secoua la tête. Non, il ne comprenait pas. Mais comment le lui reprochait. Dans l’imaginaire collectif, les végétariens étaient des bêtes inoffensives qui faisaient tous leur possible pour vivre en paix avec les êtres humains. Pour les protéger parfois. Le fait que deux des chefs de son ancien clan exerçaient la fonction de médecin et surtout leur alliance récente avec les chiens renforçait l’hypothèse. Livia aimait les humains, oui. Elle faisait même tout son possible pour sortir Mayra, sa meilleure amie humaine, de la voie sans issue dans laquelle elle devait se trouver à l’heure actuelle. Mais aucune vie humaine, fut-ce telles des centaines, ne valait le pesant de la mort de Draven. Elle était égoïste sur ce point. Mais en près de 80 ans d’existence, elle avait bien le droit au moins une fois de l’être dans son existence. « Ce n’est pas la peur qui me guide à votre égard. C’est la haine, ne mélange pas les choses. »

Au moment où elle allait répondre à sa proposition, elle entendit le mugissement parvenir à ses oreilles et avec lui le sol, plus que le sol même la terre entière, tremblait, vibrer dans un vacarme assourdissant et effrayant. Elle avait déjà assisté à des séismes et à des déploiements de force insoutenables, mais jamais d’une telle ampleur. La bataille d’avril 1973, la tempête qu’elle avait provoquée, n’était rien en comparaison de ce qu’il venait de se passer. Combien de temps cela avait-il duré ? Une fraction de seconde peut être, mais assez pour lui glacer le sang déjà nécrosé depuis des décennies qui ne parcourait plus ses veines. Elle ne parvint pas à poser son regard sur quelque chose de fixe. La forêt entière s’agitait autour d’eux. Elle entendait les cris et les battements d’ailes des oiseaux s’envolant loin, bien loin de ce lieu qu’ils estimaient maudits. Les pas couverts des loups et des félins des environs prenant le même chemin dans une complète désorganisation. Et les ours qui s’apprêtaient à hiberner, faisaient les cents pas. Valait-il mieux partir ailleurs ? Partir mais où. Finalement, son regard se posa sur une araignée au dessus de l’épaule d’Angus, qui solidement accrochée à sa toile, reprenait son festin d’insecte. « J’en conviens. » murmura la jeune vampire tandis que son regard ne se détachait pas de l’animal.

Elle bougea à peine lorsqu’une lourde branche menaça d’écraser Angus et évita avec grâce un éboulement d’une multitude de petits cailloux dévalant jusqu’à eux. Sans doute les restes des fracas qu’avaient dû subir les montagnes Berkshire un peu plus haut. Tous les êtres vivants, animaux, humains, vampires et loups-garous, étaient unis par une seule et même interrogation : que s’était-il passé ? Mais pour Livia, une légère variante commençait à s’imposer à son esprit : qu’allait-il advenir. Elle l’avait senti, les pieds solidement ancrés dans la terre. C’était venu d’en bas. Mais rien à voir avec un séisme. La région n’en avait jamais connu. Et ce n’était pas la même ambiance. Allait-elle rester pour savoir ce qui allait se passer ensuite ? Non, elle finirait ce qu’elle avait décidé de faire et par la suite partirait, une fois de plus. La voix de Mike, insupportablement faible et apeurée, transperça le nouveau silence qui venait de s’installer. Ainsi, il était toujours en vie. La volonté humaine de vivre pouvait s’avérer surprenante. Alors, elle se vit s’approcher de lui lentement, assez lentement pour que l’œil humain la voit arriver. « Je conviens également de dire que cela fait quelques années que la normalité ne signifie plus rien pour moi. » Elle se baissa v ers l’humain et dans un geste vif et argenté, lui brisa la nuque avant de se redresser pour subir la colère du sanguinaire. On achève bien les chevaux. Les images de ce film ne cessaient de tourner dans son esprit depuis la secousse et le réveil de Mike. Parfois, pour aider quelqu’un, il ne fallait pas le sauver. « Je te refais donc ma proposition. Je me fiche de ne plus être ton ennemie. Nous le serons toujours d’une certaine manière. Je ne veux pas être ton amie, je doute même que tu en ais un seul. Mais par contre, il te faudra convenir que nos intérêts peuvent converger momentanément. Aide-moi à tuer Draven. Fais tomber le roi. Prends sa place ou décime le clan, fais en ce que tu veux. Cela ne me concernera plus. Et s’agissant des humains … la mort peut s’avérer plus douce que la vie. J’en conviens. » Elle s’approcha à nouveau de lui, les bras croisés, et lui présenta sa main droite. « Est-ce que nous avons un marché ? »

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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Sam 14 Nov - 19:52

    A l'instant même où Livia avait brisé la nuque de Mike, Angus fut partagé entre une énorme colère et l'admiration. Jamais il n'aurait cru possible que cette petite créature, qu'il avait tant méprisé, soit capable d'arracher la vie à un être humain qui jusqu'au bout avait cru pouvoir s'en sortir. Il fallait peu de courage pour s'amuser avec plus faible que soi, mais il en fallait énormément pour décider de la mort de quelqu'un que l'on avait tenté en vain de sauver. Une leçon d'assurance, c'était ça qu'elle venait de lui donner, à titre gracieux. Tout s'enchaîna rapidement dans son esprit. Pour que Livia en vienne à oublier ses principes, c'est qu'elle nourrissait une haine profonde envers Draven... au point de vouloir le tuer, définitivement. Bien sûr que leurs intérêts convergeaient. Si le bras droit de Declan était éliminé, Angus pourrait profiter de l'occasion et du fait que Declan soit affaibli pour mettre un terme au règne Bowden et lui succéder. Il fallait qu'il joue bien son coup, surtout... Qu'il soit tacticien du début à la fin. Draven était très populaire chez les sanguinaires, énormément même... Son nom évoquait le respect, la puissance. La première chose à faire était de détourner cette popularité à son avantage. Et pour cela, il n'y avait qu'une possibilité, faire preuve de loyauté et s'arranger pour qu'il soit considéré comme traître. Voilà qui ne serait pas simple, car pour prouver la malhonnêteté de Draven, il allait devoir le faire en public... chose qui n'était pas aisée, loin de là. Il allait bien falloir trouver un moyen pour y parvenir, l'occasion était trop belle. Ses pensées se focalisèrent sur la possible chance que Draven survive... qui avouons-le était quasiment incontournable, tant ce vampire était puissant et barbare. Ambitieux mais prudent, Angus dévisagea son interlocutrice et regarda sa main. Il n'allait pas la serrer, pas tout de suite :

    - Désolé d'interrompre ton geste théâtral, princesse, mais il y a des choses auxquelles tu ne penses pas. Draven est cent fois si ce n'est davantage plus puissant que toi. Je te l'amène sur un plateau, c'est bien, je tâcherais de ne pas trop y être mouillé, mais qu'est-ce qui me garantit que tu le tueras ? Il t'aura arraché le crâne avant même que tu n'aies pu lui cracher au visage... Il est quasiment impossible que tu sortes vivante d'un duel contre lui. Sadique comme il est, il tâchera de te faire souffrir comme jamais. Je l'ai vu égorger des hommes avec ses ongles, pour les faire hurler. Je l'ai vu désarticuler des types membre après membre pour s'amuser ! Tu veux l'affronter, libre à toi. C'est ta seconde vie, si tu veux la perdre, ça ne me regarde pas, je m'en réjouirais même. Si je veux que mes plans soient parfaits, je n'ai aucune place à l'échec. Si tu perds, je serais sur la balance. Et cette situation ne m'intéresse pas. Voyons, essaie d'être crédible de temps à autre. Tuer Mike était une erreur qui te vaudrait un empalement immédiat pour avoir gâché ma chasse à l'homme. Tu as tué un humain ce soir, tu dois te sentir très forte, toute puissante ! Youhouuu ! Bravo, bel exploit. Cela ne fait pas de toi une guerrière ni une alliée. Alors à moins que tu n'aies pour moi, une offre viable, et des garanties, je ne crois pas que nos intérêts soient si concordants que cela. Mais je veux bien t'écouter m'en dire davantage. Après tout, je n'ai plus de jouet avec moi, tu viens d lui ôter la vie, il faut bien que j'ai un spectacle hilarant à voir ! Je n'accepte pas l'échec, il n'y aura un plan que si je suis sûr d'y être gagnant.

    Depuis tout temps, Angus ne tolérait pas la défaite. S'il se lançait dans une entreprise, c'était pour la réussir. Il en attendait autant des autres autour de lui. Cette affaire risquait de beaucoup l'impliquer, trop à son goût. Draven était parfois crétin mais il ne tarderait pas à faire le lien entre Angus et ce guet-apens. Declan pouvait être manipulé, pas son bras droit. Il fallait qu'il joue en finesse, avec tact et sans avoir l'air de mijoter quelque chose. Ce qui était extrêmement délicat, en effet, Angus était si perfide que surtout son propre camp se méfiait de lui. Sous couvert de l'ignorer, ils prenaient garde, l'ambition de Gallaghan n'avait de secret pour personne. Declan le connaissait bien, mieux que personne, il savait que dès que le blond restait silencieux ou au contraire se montrait pour être aimé, quelque chose de douteux se cachait dessous. Et il ne tardait pas à faire tomber ses plans dans les tréfonds. Ainsi bon nombre de "coups d'état" avaient échoué. Son désir le plus cher était de prendre la place de Bowden, sans le tuer car il s'agissait d'un bon élément lorsqu'il ne s'agissait pas de commander. Draven ne lui obéirait jamais. C'était un excellent élément mais trop dévoué à Declan pour accepter qu'il soit renversé. D'une manière ou d'un autre, il fallait purement s'en débarasser, et ce pour toujours. Livia lui offrait une solution qui malheureusement n'était pas assez sûre. Elle n'aurait qu'une chance de le tuer... il ne lui ferait aucun cadeau. elle n'avait l'air de mesurer l'énorme enjeu de ce combat. Et Angus refusait de tomber pour une "bâtarde", comme il la nommait... Gardant dans un coin de sa tête une petit idée, il reprit, glacial :

    - Pour arriver à tuer Draven, il te faudra être accompagnée et surtout équipée... le mieux serait de lui tendre une embuscade. Tu auras besoin de ceux de ton clan, reste à savoir s'ils accepteront de t'aider. Il te faudra des armes, des pièges, des fusils... pour le fatiguer. Et un appât... je peux m'arranger pour qu'il soit affamé, il ne fera que courir après une proie, humaine, de préférence. Il faudra contrôler, la direction du vent, vérifier que nul ne fasse le moindre bruit à part l'humain... seule tu n'as aucune chance. Déjà, en groupe, je ne sais même pas si vous arriverez à le blesser. Mais supposons qu'il tombe dans le panneau que vous arrivez à lui faire très mal. Ses cris d'agonie me feront forcément plaisir. Cependant, il faudra éviter de faire mumuse et lui trancher la tête expressément, avant qu'il ne reprenne l'avantage, dans l'hypothèse où il le perdrait. Les caniches que tu cotoies doivent bien pouvoir se repaître d'un vampire non ? Lâchons les chiens une nuit de pleine lune. Si j'accepte ce marché, Draven DOIT mourir.

    Il lâcha ces derniers mots avec insistance et se fit craquer les cervicales avant de scruter aux alentours. Inutile de préciser que tout cela pouvait parfaitement lui réussir. Draven éliminé, Declan détrôné, il reprendrait la chasse à l'humain et enverrait des sanguinaires tuer les lycans d'abord. Il ne pouvait y avoir d'un seul être supérieur, les vampires. Ensuite, les plus jeunes seraient capturés et rééduqués. Les résistants seraient tués, de préférence après torture. Mais tout cela ne serait possible que si les choses s'accordaient bien dès le départ et si Draen ne faisait plus partie, de façon définitive de cette équation.
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Livia S. Hagebak
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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Mer 25 Nov - 20:21

Ses mains avaient lâché le corps maintenant flasque de Mike mais elles continuaient de brûler, d’irradier d’une chaleur suffocante et insupportable. Un frisson remonta le long de ses bras pour venir exploser dans sa tête. Elle détestait ça. Elle savait que cette scène, que cette image allait continuer de la hanter jusqu’à ce que l’éternité s’achève enfin. Tout comme le gargouillis qu’avait émis cet enfant il y a une bonne quinzaine d’années. Encore aujourd’hui, elle l’entendait résonner dans son esprit. Elle se revoyait l’attaquer sans pitié, sans réfléchir, se laissant dicter par sa seule soif, domination de ses sens et de ses pensées. Evidemment, cette fois-ci était différente. Il s’agissait davantage de pitié que de velléité. Elle n’allait pas faire souffrir Mike en lui infligeant la morsure toxique des êtres de son espèce. Il n’allait pas voir lentement mais inéluctablement sa vie s’écouler hors de lui. Il n’allait pas assister à sa propre mort en spectateur impuissant. Ce qu’elle venait de faire était assurément un acte de bonté et de miséricorde, quant bien même l’ensemble des jurys de n’importe quel tribunal venu n’aurait eu la même conception. Un prêtre aurait peut être compris. Mais était-il besoin d’avouer qu’elle avait préféré fuir les hommes de l’Eglise depuis cette journée-là. Elle tentait de se convaincre et elle y parvenait d’une certaine manière. Elle avait abrégé ses souffrances et sa mort lente et douloureuse. Maintenant, il était en paix. Il ne servirait plus de jouet brisé aux sanguinaires. Il n’aurait plus à souffrir le martyr pour le seul prétexte que de l’air entrait et sortait de ses poumons. Mais si Mike était en paix, tel n’était pas le cas de Livia. Elle ne la trouverait plus jamais. La mort même ne la lui apportait pas. Réfrénant un frisson aussi superflu que le froid qui avait pu l’envahir, elle planta son regard doré dans celui davantage sanguin de son interlocuteur. Elle ne bougea pas d’un cil lorsqu’il lui fit part de ses appréhensions face à la proposition de la jeune vampire. Elle avait vu juste en le lui proposant, elle s’en rendait compte. Son ambition était quelque peu dévorante mais il avait besoin de sécurité. Elle avait vu juste également sur ce point : sa lâcheté lui assurait qu’il avait besoin d’assurance. Qu’il ne tenterait jamais rien s’il existait le moindre doute d’échec. Il n’était donc guère étonnant que ce soit bien Declan qui maintienne la cohésion des sanguinaires. Livia se demandait ce qui se passerait une fois qu’Angus les commanderait. Mais à bien y réfléchir, ça ne l’intéressait pas. Si Angus était un lâche, elle n’en était pas moins égoïste. Profondément égoïste.

« Je sais parfaitement ce dont il est capable. Je ne le sais que trop bien. » murmura-t-elle. Sa voix était légère, presqu’un murmure. Mais une colère et une rage sourde se dessinaient en dessous, comme le déchaînement du ciel sous un ciel gris qui à première vue n’est qu’immuable et léger. Il exigeait des garanties. Elle en avait si il doutait encore de l’éclat de son regard. Ne comprenait-il pas que celui qui va au combat, ivre de rage, fou de colère et de vengeance, ne pouvait perdre ? « Contente toi de l’amener, je m’occuperai du reste. » répliqua-t-elle face à ses inquiétudes, somme tout légitime eu égard à la réputation violente et sulfureuse de Draven qu’ils connaissaient, chacun à leur manière.

Elle avait réfléchi à un plan depuis quelques temps maintenant. Depuis la bataille d’avril 1973 si elle voulait être honnête. Minutieusement, elle avait imaginé la scène, se l’était repassé en boucle comme des années auparavant. Mais cette fois-ci était différente de la première. Elle allait se rendre jusqu’au bout, elle allait ôter la vie de celui qui l’avait plongé dans cette mort lente et sans fin qu’était l’état vampirique. Cette fois-ci, elle allait concrétiser ses odieux plans. Froide et glaciale, elle commença à marcher dans l’espace que leur offrait cet espace vierge improvisé. Avec beaucoup d’attention, elle écouta Angus lui dérouler le plan qu’elle avait imaginé sensiblement différent. Elle acquiesça, constatant que leurs idées se dirigeaient dans la même direction morbide. Elle eut même un léger sourire. Eloigner l’odeur de chien mouillé de ses alliés imposés n’allait pas être facile mais elle savait aussi que cela aiguiserait la curiosité de Draven. Pouvait-il seulement s’empêcher de venir combattre un loup-garou, ennemi naturel et millénaires des êtres de leur espèce ? Non, jamais. L’appel de l’a forêt selon les dires. Elle se figea et se rapprocha rapidement d’Angus, plantant son regard ardent et empli de haine dans le sien : « Draven mourra. » C’était une certitude. Une évidence, même. Ce qui l’était moins était la façon dont elle allait vivre la suite. Ses alliés s’en sortiraient-ils ? Elle espérait que oui. Même si elle ne les portait pas réellement dans son cœur et que seul deux êtres valaient la peine qu’elle s’inquiète pour eux, elle estimait illégitime de les voir mourir pour une vengeance personnelle. Et elle ? Survivrait-elle à l’affrontement avec son créateur ? Un vampire y survivait-il ? Elle n’avait jamais entendu d’histoire à ce sujet mais elle s’en fichait. Un vampire avait-il jamais souhaité la mort de son créateur ? Et dans l’hypothèse où elle survivrait, qu’allait-il advenir d’elle ? Sans but, sans autre horizon qu’une vie éternelle loin des êtres aimés.

Elle s’éloigna à nouveau d’Angus. « Outre ces chiens, j’obtiendrai l’aide des Cazadores. » Elle leva la main en l’air, comment pour l’empêcher de venir la contredire. « Je sais ce qu’ils ont. Je ne peux qu’imaginer ce que tu penses de ces êtres humains. Mais comme tu l’as fait remarquer, Draven n’est pas un quelconque vampire. J’emploierai tous les moyens pour venir à bout de son existence qui n’a que trop duré à mon goût. » Elle détourna le regard vers des fourrés proches. Quelque chose venait de s’envoler de là. Un corbeau si elle croyait le battement d’aile qu’elle aurait reconnu parmi tant d’autre. Qu’est-ce qu’un corbeau faisait en pleine forêt ? Elle secoua la tête. « Et puis, ils ne seront guère difficiles à convaincre dès lors qu’ils connaîtront l’identité du vampire à abattre. » Elle fronça les sourcils, pensive : « Je passerai peut être sous silence ce que tu comptes faire une fois que tu auras la main mise sur les Black Blood. » Non, ce n’était peut être pas une bonne idée de le leur révéler, non. Ils n’étaient peut être qu’humains mais Livia les admirait dans un certain sens. Ils parvenaient à tuer des membres de son espèce et à survivre. Ca ne lui était jamais arrivé. Elle n’avait jamais réussi à tuer un vampire ou un loup-garou. Et eux le faisaient. Eux ces êtres fragiles que tant de choses pouvaient venir à bout. « De toute manière que tu en sois ou non, la machine est lancée. La seule chose à savoir est : en tireras-tu la gloire ou non ? » La main tendue, elle attendait sa réponse. C’était de toute manière trop tard. Elle avait décidé que le moment était venu. Il serait bientôt là. Même sans l’aide d’Angus. Elle en trouverait ailleurs. Elle en avait déjà d’ailleurs.

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Angus Gallaghan

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MessageSujet: Re: Une chasse... à l'homme... [PV Livia]   Jeu 31 Déc - 19:37

    Angus regarda la main tendue de Livia. Avait-il trouvé le chaînon qu'il lui manquait pour faire tomber Declan ? Il détestait Draven car il possédait tout ce que lui voulait. Le pouvoir, le charisme, la gloire. Draven était célébré, fêté, lorsqu'il participait à une guerre et qu'il en revenait victorieux. Les Black Blood le respectaient pour sa cruauté et sa puissance. Même Bowden en avait fait son bras droit. L'égo de Gallaghan en était blessé, et il n'y a pas pire blessure que l'égo pour vous faire accomplir des actes ignobles. Il saisit la main de Livia et planta ses ongles dans sa chair morte. Son regard bleu s'illumina d'une lueur profondément malveillante et il n'y avait plus aucun doute, Angus avait plus que jamais soif de pouvoir. Il garda sa main serré sur celle de Livia en se disant que la jeune vampire avait toutes les raisons et tous les atouts pour le manipuler. Son orgueil débordait tellement que même un enfant aurait pu le mener par le bout du nez avec. Mais c'était sans compter sur son esprit vif et acéré. Draven mort, il ferait tomber Declan. Pour cela il allait devoir s'entraîner à combattre, et surtout veiller à ce que Declan soit en position affaiblie. Mais plus que ça, il fallait que le chef du clan change son avis à son sujet. Les projets d'Angus concernant la chute de l'actuel chef étaient connus de tous. Il n'en était pas à son premier essai. Enfin si, disons qu'en fait, il montait ses plans mais n'avait pas le courage de les mettre à exécution tant qu'il n'était pas sûr que ça fonctionne. Il n'avait donc rien tenté physiquement parlant. En voyant la détermination et la froideur de Livia, il ne put douter de sa pugnacité. Cette fille était folle, barge et complètement inconsciente mais elle avait la détermination. Il la laisserait faire le sale boulot et récupèrerait ce qu'il voulait au clan. Restait quand même une inconnue dans toute cette histoire :

    - En fait, que tes alliés amènent Draven ou que ce soit moi, ça n'est guère important. Dans les deux cas, j'y aurais gagné. Mais il y a utilité à toute chose, n'est-ce pas. La mort de Draven est la seule chose qu'il me faut. Que j'y participe ou pas, peu importe au final. Tu te doutes bien que si j'accepte de te le servir sur un plateau, ce n'est pas sans y avoir quelque chose à gagner. Tu me sous-estimes trop...

    Il relâcha sa main et la scruta. Le pacte était scellé. Angus se pencha sur la dépouille de Mike et le prit par les cheveux. Il n'allait pas boire son sang, c'était un poison des plus violent et très indigeste ! Le sang était bon lorsqu'il bouillonnait dans les veines. Il sortait à chaque battement cardiaque et procurait à son buveur une sensation plus qu'agréable. Le corps était désarticulé, la nuque brisée, on voyait que le malheureux homme n'avait pas eu le temps de souffrir et de comprendre ce qu'il lui était arrivé. Angus le posa près de lui, avec un air de dégoût. Oh, il regrettait de n'avoir pu consommer son déjeuner ! Livia avait une bonne étoile avec elle. Car rien au débit de cette chasse ne laissait présager qu'elle s'en sortirait vivante. Gallaghan au fond n'était pas une menace réelle. Avant sa morsure et sa mort, il était quelqu'un d'assez ouvert, d'heureux. Mais comme Livia, il nourrissait une haine profonde désormais, à défaut de pouvoir se nourrir comme elle d'une vengeance froide et délectable, il se contentait de cibler le pouvoir et la puissance. Tout contrôler pour combler un vide ? Bien sûr ! Il se donnait une raison d'exister, de survivre. Car être vampire est une malédiction qu'il est difficile d'envier. C'est une prison de l'âme dans une enveloppe quasi-immortelle. Tout est conçu pour que la mort ne soit jamais administrée par la personne elle-même. La Nature reprend ses droits et impose la survie. Le seul moyen est de se faire tuer et encore, il y a des gestes pour se sauvegarder qui viennent instinctivement. Livia allait tuer Draven, mais au prix de combien de vies perdues avant ? Là, ça n'était plus le problème de notre sanguinaire. En revanche, la question qu'il se posait c'était ce qu'elle allait devenir ensuite. Motivée par la vengeance, une fois qu'elle l'aurait satisfaite, que lui resterait-il ? Angus fut frappé par cette évidence. Il lui faudrait un autre ennemi ou mourir.

    - Tiens, tu peux enterrer le corps. Ils n'ont beau être que des sacs à sang et à viande, il n'en demeure pas moins que nous leur devons un enterrement décent. J'ai beau faire partie des sanguinaires, je ne m'étais pas trompé en le choisissant, il a été un gibier véloce et appétissant. Quel gâchis ! Je ne l'aurais pas laissé vivre, je ne suis pas fou. Tu n'es pas la seule à savoir combien notre existence est damnée. Il serait mort, je l'aurais tué et je me serais nourri. Au lieu de ça, il va pourrir dans la terre, se faire bouffer par les vers et les charognes... Tu le nies peut-être mais nous n'avons aucune différence toi et moi, nous avons les mêmes desseins, les mêmes principes. Il n'y a que la façon d'agir qui diverge. Les Cazadores ? Si ça te plait de jouer avec le feu. Tu crois qu'ils feront la différence ? Fais attention de ne pas te brûler avec la flamme que tu animes toujours davantage. Une fois Draven mort, ils chercheront à tuer tous ceux de notre espèce. Si tu as pu tuer froidement ce soir, cela veut dire que nous ne sommes pas différents.

    Une lueur étrange passa dans son regard azur. Où voulait-il en venir ? Lui seul le savait. Mais son propos n'était pas dénué de sens, et encore moins d'intérêt. Il changea de sujet :

    - Toi et tes alliés avez préparé un plan, je suppose. Je t'écoute, quel est-il exactement et où dois-je faire en sorte que Draven soit pris au piège ? Ne me dis pas que tu bluffais... ce serait si drôle, mais tellement pathétique. Qu'est-ce que ta cervelle atrophiée a-t-elle pu imaginer pour te faire croire avec certitude que tu gagnerais ce combat ? Je t'écoute, joli cœur. Jouons à un petit jeu, tu réponds et je répondrais à une question, sait-on jamais, peut-être que tu apprendras quelque chose de moi, puisque nous sommes alliés éphémères.
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