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 love these mission with you, badass. - R.

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MessageSujet: love these mission with you, badass. - R.   Mer 3 Juin - 23:34



BY @ LJ CURLY_THE_SUN; NESTLE
BETTY_MRAZ.






Bordel de Merde. Encore un juron qui ne franchit pas ses lèvres pourtant habituées a ce genre d'excès. Pourquoi, avait-il encore fallu qu'elle la ramène, et qu'ils tirent au sort les binômes de ce soir ? Naturellement parier sur face n'avait pas joué en sa faveur. Windell et elle. Elle et Windell. Elle avait beau le retourner dans tout les sens, cela ne changerait pas. Non pas qu'elle ne l'aimait pas, au contraire, mais être seule avec lui, la mettait mal à l'aise, elle n'était plus vraiment elle même à ses côtés. Verona avait peur de faire une gaffe, et dans le pire des cas, les mettre tout les deux dans une position inconfortable - entendre par là un quelconque ennui avec buveurs de sang, du style mourir -. Ce qui était réellement stupide, elle les avait chassé toute sa vie, et maitrisait parfaitement les techniques pour s'en débarrasser. Et pourtant, rien à faire, ce sentiment de mal-être restait présent dans sa tête, elle ne voulait pas avoir sa mort sur sa conscience pour l'avoir trainé dans ses histoires. Sa main se crispa sur son couteau coincé entre sa peau et son jean usé, arme futile face à des vampires, du moins en premier lieu. Le reste se trouvait dans une besace en cuir qu'elle trainait partout avec elle, et dont les rudiments nécessaires s'entrechoquaient a l'intérieur, de l'eau bénite, un déodorant, et un briquet. La manière Taylor en somme. La blondinette détestait l'odeur de l'essence, ainsi, elle préférait fabriquer un bon lance-flamme rudimentaire qui marchait à tout les coups. Il fallait juste être rapide. Très rapide. En effet si dans son usage courant, un déodorant pouvait durer des mois, il n'en était pas de même sur le terrain. Toutefois, carboniser un vampire n'était qu'une affaire de quelques secondes. Le plus dur était de le surprendre, car avec ses sens exacerbés, il possédait une longueur d'avance sur les humains pareils a des aveugles lorsqu'ils n'étaient pas un tant soit peu entrainé.

La mission du jour était plutôt simple, claire et a priori non risquée. En théorie. Natenska par le biais de contacts avait ouïe dire qu'un groupe de monstres se donnait rendez-vous au cimetière - quoi de plus naturel quand on descend de Dracula -, et le couple, enfin binôme, devait vérifier les dires, et clarifier les informations qu'on avait sur le lieu-dit. La jeune fille avait alors râlé, préférant l'autre alternative qui consistait a s'infiltrer dans un bar incognito, mais ce mot accolé à son prénom était un oxymore, ainsi l'avait-on immédiatement rayée de la liste des volontaires sans lui demander son avis. Il valait mieux si on ne voulait pas se coltiner des heures et des heures de charabias dont elle seule détenait la clef de compréhension. Verona marchait en sans rien dire, ce qui était plutôt anormale, étant donné ses talents dans le domaine du silence. Windell sur ses talons certainement heureux de ne pas l'entendre, ne faisait rien pour la lancer dans une discussion interminable. Elle ronchonnait intérieurement de s'être laissée avoir aussi finalement, et préparait déjà sa petite vengeance personnelle. Tellement concentrés sur ses vils projets, elle manqua de peu de trébucher dans le caniveau, et s'énerva toute seule en rouspétant. Heureusement, le cimetière n'était plus très loin, et l'action pourrait enfin commencer, ce qui lui permettrait de se défouler un peu.
« Prêt papy...» Un petit sourire narquois se dessina sur ses lèvres alors qu'elle poussait le portail rouillé. Le grincement lui vrilla les oreilles, et indiqua par la même occasion leur présence aux diverses créatures qui se trouvaient dans les environs.

Fascinant, fut le premier mot qui lui vient a l'esprit face a ce qu'elle avait sous les yeux. Une étendue de tombes, certaines en piteux états, d'autres fleuries, des arbres dont l'ombre semblait vouloir cacher les pires secrets au monde, et des tas de corbeaux. Puis l'adjectif répugnant s'imposa finalement à elle. Verona avait toujours détesté ces endroits, même après la mort de ses parents, son avis sur la question n'avait pas changé, et c'était pourquoi, elle et son ainée avaient choisit de ne pas offrir de sépultures aux Taylor. Quand on savait ce qu'il se passait sous terre, cela coupait toute envie d'avoir un jour eu l'envie de finir dans un cercueil. Pour l'instant, il n'y avait rien d'étrange, du moins de plus étrange que ce qui était déjà là. Elle farfouilla dans son sac, et récupéra une lampe, qu'elle donna a son coéquipier qui la manqua de peu.
« Fait gaffe, ça commence par la perte de réflexes et après tout s'enchaine. » Elle étouffa un soupire sous l'effet du coude de Windell qui s'enfonçait dans ses côtés, et satisfaite, elle reprit son investigation. Encore quelques pas, et ils pourraient rentrer tranquilles a la planque pour se regarder un bon petit film, et manger des tas de donuts. Son péché mignon depuis des années désormais. Elle adorait ceux au sucre glace, ceux au chocolat, ceux au caramel, et. Oh. Un bruit sourd coupa net les gargouillements de son ventre, et elle stoppa immédiatement, provoquant la surprise du vieil homme, si bien qu'ils tombèrent tout les deux.

Merde. Encore cette position. Elle au dessus lui en dessous, et cela en moins d'un mois d'intervalle. Ce n'était pas la même personne mais c'était toujours assez gênant.
« Tu vas finir par croire que j'aime cette position. » Elle marqua une légère pause, cherchant la suite. « Ou que j'ai un problème avec le sexe. » Silence. « A vrai dire je sais pas c'est quoi le pire, mais... » Il la stoppa net en plaquant une main sur sa bouche. Verona fut d'abord vexée par ce geste qui lui intimait l'ordre de se taire, mais après mure réflexion, elle comprit que ceux qui avaient provoqués le bruit sourd ne devaient pas être bien loin d'eux, et que grâce à elle, ils savaient désormais ou les intrus a leur fête surprise étaient.
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MessageSujet: Re: love these mission with you, badass. - R.   Dim 14 Juin - 15:01

Putain. C’est le premier mot qui lui était venu à l’esprit lorsqu’il avait vu la pièce tomber sur pile. Ca ne signifiait qu’une chose. Il allait devoir se coltiner la plus jeune des sœurs Taylor pour cette mission de reconnaissance. Oh, ce n’était pas parce qu’il la pensait moins douée. Non, elle et sa sœur étaient les meilleures dans ce domaine, n’en déplaise à Leroy. Ce n’était pas non plus parce que c’était une femme bien que l’ancien soldat range cette part de l’humanité en dessous de l’autre moitié. Pas plus qu’elle était une incorrigible gaffeuse et que partir ne serait-ce quelques minutes avec elle pour faire une ronde autour du chalet équivalait souvent à l’aventure de votre vie. Non, ce n’était pas à cause de ça. Ni du fait qu’elle avait cette fâcheuse manie à parler pour ne rien dire, vous noyant la tête dans un dégueulis de bla bla interminable et sans intérêt. Ni qu’elle ne cessait de lui rappeler son âge et d’affubler tous ceux qu’elle était amenée à rencontrer d’un surnom débile. C’était juste qu’il n’était pas tout à fait à l’aise à ses côtés. Et pas uniquement parce qu’il craignait qu’en nettoyant son arme, elle ne fasse une mauvaise manœuvre et par un tour de passe dont elle seule et la baraka a le secret, elle ne le plante entre ses deux yeux. Il poussa un soupir blasé en la voyant trébuché. Manquerait plus qu’elle se coupe et attire tous les Dracula et consorts en moins de temps qu’il ne fallait pour dire ‘sangsue’. Déjà qu’il y avait de fortes chances qu’ils les aient capté dès lors qu’ils avaient quitté la lisière de la forêt. Il resserra davantage la carabine qu’il portait en permanence, posée sur son épaule, prêt à tirer.

Il avait l’habitude. Marcher en silence dans l’obscurité latente de la nuit. Faire attention à un ennemi invisible mais assoiffé de sang, prêt à mourir de la plus horrible manière qui soit prêt à déchiqueter en petit morceaux ces adversaires qui envahissaient leur territoire. Sauf que cette fois-ci, c’était chez lui. Il avait repéré le toit de son bar au loin. Et dans le garage attenant il avait deviné sa bien aimée Hartley. S’il était resté, c’était pour elle. Il n’avait pas l’intention de fuir sans elle. Ces saloperies pouvaient bien vider de leur sang tous ces habitants, tous ses clients, toutes ses anciennes connaissances, Windell McEwan s’en fichait totalement du moment qu’il avait sa moto entre les jambes. De toute manière, ce n’était pas comme si on l’appréciait et on ne le traitait pas comme un marginal. Un vétéran qui faisait peur aux gosses. Un soldat qui avait encore ses réflexes de tueur. Ce patron louche qui vendait un alcool fort et à l’origine indéterminée. Ce motard qui avait les mauvaises connaissances de la région. Non, les habitants de Babylon, il s’en fichait comme de son premier flingue. Par contre, sa magnifique moto, c’était une autre histoire. Il se força à détourner les yeux de son ancienne vie et à se concentrer sur la nouvelle. Qui n’était pas si mal pensa-t-il tandis que son regard accrochait les fesses de Verona juste devant lui.

Il se rapprocha d’elle et il eut à peine le temps d’attraper la lampe qu’elle lui lança pour contrer la nuit alentours, pour avoir un minimum d’égalité avec ces créatures. Il lui répliqua d’un sévère coup de coude à sa plaisanterie d’un goût douteux et promena rapidement son regard sur l’alentour. Il connaissait parfaitement ces lieux. Il les avait tellement vus. Que ce soit de nuit ou de jour. Qu’aujourd’hui, il ne voyait plus les morts enterrés. Il avait été si souvent entouré de la mort comme d’une aura malfaisante que désormais, c’était juste des pierres. Des herbes folles. Un fichu brouillard, histoire de donner à l’ambiance une atmosphère glauque, genre elle l’est pas déjà dans un cimetière en plein milieu de la nuit à chasser des vampires. Un bruit surprit sa jeune comparse et alors qu’il tournait la tête pour découvrir sa provenance, il se retrouva, par il ne savait quel tour, au sol, Verona au dessus de lui. Il planta son regard courroucé dans le sien quand elle commença à déblatérer pour relâcher très certainement la tension sexuelle qui existait entre eux. A un autre moment, à un autre endroit, il l’aurait certainement brisé mais ce n’était pas le moment, ce n’était pas l’endroit. Il se contenta de poser une main impérieuse sur les lèvres de la chasseuse et il l’obligea à se redresser, portant toute son attention sur l’origine de la situation. Il marchait déjà sur des œufs cassés. Pas la peine de se faire encore plus repérer.

Il se redressa et fit signe à Verona de se planquer derrière un caveau familial. Bien futile puisque vu le sens de la légère brise nocturne, s’il devait y avoir des vampires, ils les avaient forcément repéré. Sans compter le bruit qu’ils faisaient à chacun de leur pas, contrairement à leur adversaire. Il jeta un coup d’œil par-dessus la tombe de ce bon vieux Duvall et constata qu’il y avait bien une silhouette qui se découpait sur l’horizon, nonchalamment installée sur une tombe, fumant une cigarette. Depuis quand ces bestioles fumaient ? Il pensait qu’elles n’avaient même pas besoin de respirer. Enfin, certainement, un ancien fumeur qui ne se défaisait pas de certaines habitudes humaines. Il jeta un coup sur Verona et lui fit signe de l’endroit où se trouvait le monstre. C’était juste une mission de reconnaissance. Il avait bien envie de le tuer mais le village était rempli de ses amis. Ils pouvaient le prendre par surprise, oui, mais le feu alerterait sans doute les autres. Il interrogea Taylor du regard et ils s’accordèrent tout deux pour ne pas le laisser filer. Ils étaient des chasseurs après tout. Et pas des repéreurs ou autre. Ils chassaient au péril de leur vie et pour le reste, tant pis. Même si l’idée de perdre cette petite blonde nerveuse lui causait un petit serrement au cœur.

Ce fut Verona qui donna le signal et trois secondes plus tard, ils déchiquetaient leur adversaire en petit morceaux. Windell l’arrosait de plomb qui à cette distance rapprochée lui faisait perdre un à un ses membres tandis que Verona improvisait son lance flamme pour se débarrasser de la créature jusqu’au dernier centimètre de peau. Une fois qu’elle fut exterminée, ils trouvèrent refuge dans un large caveau familial dont Windell ferma avec précaution la porte, poussant un lourd cercueil de pierre devant. Leur petit manège avait peut être attiré du monde. Il valait mieux attendre quelques instants, voir si tout se calmait avant de retourner plus tranquillement au chalet, sans crainte d’amener le loup dans la bergerie.
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MessageSujet: Re: love these mission with you, badass. - R.   Mer 17 Juin - 0:01

Verona cligna des yeux pour faire comprendre à Windell qu'il était actuellement en train de l'empêcher de respirer, mais visiblement ce genre de signaux codés élémentaires - qu'elle avait très certainement du expliquer lors d'une soirée d'apprentissage - lui échappait complètement. Merde, pourquoi ne l'écoutait donc jamais ? Il ne suffisait plus que de deux minutes, et elle rendrait l'âme, sauf si elle lui mordait la main avant. Vampire ou pas vampire, elle ne voulait pas mourir asphyxiée. Finalement les quelques secondes qui lui avaient semblé être une éternité, furent rompue par la sage décision de son partenaire, de se redresser et en finir avec cette position embarrassante, dont elle seule avait le secret. Elle épousseta ses vêtements constellés de poussière verdâtre en ronchonnant, et secoua ses cheveux emmêles, elle avait décidément l'air de tout, sauf d'une fille. Elle jeta un coup d'œil en la direction du vieil homme sans rien dire, elle s'était déjà assez faite remarquer pour les heures à venir, si la chose ou - les choses - ne l'avaient pas entendu c'était un miracle. D'un commun accord, ils se cachèrent derrière un caveau familial, et chanceuse comme pas possible, elle manqua de glisser dans un trou. Elle passa sa tête sur le côté, les yeux plissés, et observa les alentours, faisant des grands moulinets avec ses bras à son acolyte, - qui se trouvait même pas à deux centimètres d'elle - et qui surtout ne saisissait pas ou elle voulait en venir. Normal, elle non plus. Simple reproduction de méthodes de police qu'elle avait vu lors d'une mission avec Natenska. Elle esquissa un sourire, c'était dingue, même dans les pires situations, elle trouvait le moyen de rire, ce qui n'était pas du gout de Windell, qui lui adressa un regard noir. Verona leva les yeux au ciel, et reprit son observation des lieux avec assiduité, malheureusement, il fallait avouer qu'avant de partir, les quelques bières qu'elle avait prise lui brouillait légèrement la vue. Légèrement, accordons le nous.

Néanmoins elle capta le haussement de menton du chasseur, qui lui désignait ou se trouvait la créature qui l'avait precedement perturbée au point d'en tomber par terre. Les volutes de fumée lui chatouillait les narines, lui donnant l'envie d'en griller une aussi. Elle se fustigea intérieurement d'avoir de telles pensées, ce n'était guère le moment de rêver de cigarette, alors qu'elle allait peut-être mourir. Elle hésita, ne sachant pas quelle attitude prendre face au monstre qui était à quelques mètres de leur refuge de fortune. Natenska avait bien souligné le fait que c'était une mission de reconnaissance, et par conséquent, il était normalement proscrit d'en venir au meurtre sans que le groupe se soit réunit auparavant, mais les conditions étaient telles qu'ils allaient surement devoir contourner les règles. Ils étaient déjà allé trop loin en se faisant repérer, ce n'était qu'une question de secondes avant qu'ils ne se fassent surprendre ,et finissent en charpie, ou pire qu'ils finissent comme un de ces buveurs de sang. L'enjeu était donc simple, c'était eux ou les autres. Pas besoin de réfléchir longtemps face à une telle alternative. Même si, elle craignait de perdre Windell, par une fausse manipulation, ou par manque de temps face a leur assaillant, une chose qu'elle ne pourrait se pardonner. La perte de ses parents avait été suffisante. Tant pis, il était trop tard pour reculer. Elle ferma les paupières, et adressa une petite prière mentale a son père pour qu'il les protège, puis elle donna le signal.

Trois, deux, un. Ils bondirent tout deux de leur cachette de fortune, et se jetèrent sur la créature, un peu trop loquace a son gout, mais pas le temps d'avoir de la pitié. Très vite son couteau se retrouva dans sa main ,et avec habileté et rapidité, elle aida son camarade, a couper leur proie en morceau. Ce n'était pas très beau à regarder, elle se souvenait encore de ses premières fois, ou elle avait vomit face a tout ce sang, et ces membres découpés, mais il n'y avait pas le choix, c'était l'unique façon d'en venir a bout. Elle le laissa terminer la phase un, tandis qu'elle sortait déjà son déodorant, qu'elle secoua comme une forcenée, puis appuyant sur le bouton, elle positionna son briquet dessous, afin de créer son lance-flamme magique. Elle réprima une moue de dégout face a l'odeur de chair brulée qui s'élevait, et avala difficilement sa salive, exterminant les derniers morceaux qu'il restait. Elle abaissa son bras, et son arme devenue vide, puis elle chassa la fumée, ne voyant presque plus où elle mettait les pieds. C'était là l'inconvénient de carboniser des vampires, ces saloperies polluaient l'air pendant un bon bout de temps, et produisait une fumée noire épaisse, en somme tout pour vous emmerder jusqu'au bout, enfin celui là avait eu son compte, et n'était pas prêt de revenir sur terre.

Il était inutile de trainer davantage sur les lieux de leur forfait, surtout qu'un pseudo incendie pouvait toujours attirer les foules, quoi que dans un cimetière tard dans la nuit, c'était plutôt limité. Mais les vampires agissant souvent en groupe, peut-être que les autres allaient se ramener, pour venger leur compatriote. Moyennent possible, ils ne devaient même pas avoir d'âme, et par conséquent aucune émotion. Verona savait ce qu'elle traquait, ce dont ils étaient capables, et le fait qu'ils arborent une apparence humaine, l'avait plutôt gênée au début, mais elle ne s'en formalisait désormais plus. Elle suivit Windell dans un caveau familial, qui sentait le renfermé comme pas possible ( le caveau pas Windell ), et s'appuya contre une tombe.
« On est dans une sacré merde. » Verona ne pesait pas ses mots une fois de plus, mais avait raison. Si des amis de l'autre cramé se ramenaient, ils ne feraient pas longtemps le feu, même avec toute la bonne volonté du monde. La vague stèle de pierre contre la porte, ne les retiendrait pas longtemps, ils avaient une force surhumaine. Elle faisait désormais les cents pas dans l'endroit exigu, se tenant la tête entre les mains. « MERDE. » Elle donna un coup dans un tombeau, étouffant un énième juron, tant elle avait sous estimé le poids de l'objet. « Pourquoi on l'a attaqué. Ces connards vont tous se ramener maintenant. » La blondinette, s'approcha de Windell, remuant son index sous son nez, alors que sa voix s'élevait, montant d'un ton a chacune de ses parole. « Tout ça c'est de ta faute. » Vraiment. Qui avait grillé leur présence en parlant de positions sexuelles ? Elle même. Bien joué. Au lieu de la fermer, elle n'avait fait qu'aggraver son cas auprès de son coéquipier. Elle se racla la gorge, triturant une mèche de cheveux blond, comme lorsqu'elle était mal à l'aise. « Bon on fait quoi maintenant ? » Elle n'était plus très sure de vouloir endosser son rôle de chef dans l'équipe. « C'est peut-être les dernières heures de notre vie papy. » Depuis quand était-elle devenue pessimiste ? Certainement depuis qu'elle avait été assigné avec lui, elle ne savait jamais comment faire, comment se comporter a ses côtés, il semblait encore plus froid qu'un cadavre lorsqu'elle lui lançait des piques ou autre. Enfin cette fois-ci, elle ne l'avait pas volé ce regard sombre.
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MessageSujet: Re: love these mission with you, badass. - R.   Sam 20 Juin - 15:51

Il se souvenait encore de ce visage. De cet enfant, pas davantage. La créature qu’ils d’éliminer dans une symbiose parfaite lui avait remémoré ces souvenirs qu’il pensait oublier. Qu’il avait couvert avec d’autres scènes d’horreur absolue. Des scènes de guerres entre animaux et hommes, pis entre les hommes eux même. Pourtant, ce gosse et cette chose n’avaient pas les mêmes traits, pas la même couleur de pupilles et pas le même âge sûrement. Mais il y avait quelque chose d’intemporel qui le touchait au plus profond de lui-même. C’était juste un gosse. Un gosse qui n’avait sûrement jamais vu une femme nue, moins encore n’en avait touché une. Et lui, il lui avait ruiné ses chances d’avenir de connaître tel délice. C’était un matin comme les autres. Avec son unité, il avait été envoyé en reconnaissance après qu’un des leurs aient été blessés dans les environs de Loc Ninh. Devant un lieutenant incompétent, il avait pris les choses en charge. Il était parti en éclaireur. Il avait déboulé d’un petit talus et avait croisé le regard de ce gosse qui se redressait lentement. Il s’était éloigné de ses frères d’arme pour uriner tranquillement et remettait son pantalon quand Windell l’avait surpris. Un instant de flottement dura entre les deux étrangers, se jaugeant, se demandant ce que l’autre allait faire. Tirer ? Alerter les autres ? Le gosse avait même eut un léger sourire qui se dessinait lentement sur le visage, amusé par l’absurde de la situation sans doute. Windell n’avait pas souri. Windell avait armé son arme et avait tiré. Il avait vu au ralenti le regard du gosse s’étonner de la déchirure brûlante et douloureuse dans sa poitrine. Windell ne lui avait accordé qu’un quart de seconde après le premier tir mais il se souviendrait toujours de l’incompréhension qui avait fugacement traversé le regard de ce gosse avant qu’il ne comprenne soudain qu’il était mort. Et c’était ce même regard qu’il avait vu dans le regard de cette chose. Ce regard qui continuait à lui faire trembler sa main droite, planqué dans ce caveau avec Verona. Ce regard qui le plongeait dans un état d’hébétude parfois, sans prévenir. Ce regard qui le hantait certaines nuits. Ce regard que pour toujours il tairait. Il avait fait ce qui était juste. Il ne regrettait pas ce geste et s’il devait le refaire, il le refairait. Mais cela ne l’empêchait pas d’être hanté par celui-ci.

« Tout ça c'est de ta faute. » Windell sembla ne reprendre pied avec la réalité qu’à partir du moment où Verona le chargea. Depuis combien de temps parlait-elle ? Un bon bout de temps sûrement, la connaissant. Elle était exactement le genre de soldat à faire le clown et à ne pas arrêter de la ramener en parlant sans cesse, à produire une sorte de bourdonnement intempestif et continu qui vous fait sursauter quand soudain le silence se fait. Mais un soldat fiable et efficace, un des meilleurs. Seulement, elle n’était pas un soldat et le regard du presque quadragénaire s’assombrit légèrement en se posant sur la silhouette fine et élancée de sa collègue de mission infortunée. Finalement, il n’était pas si mal tombé. Si le sort avait décidé de le mettre avec Leroy, cela ferait belle lurette qu’un des deux aurait expiré son dernier soupir. Il secoua sa tête, retirant toutes ces mauvaises pensées qui n’avaient pas leur place dans un caveau familial dans un cimetière en pleine nuit avec des suceurs de sang qui rôdaient dans les environs. Non, les choses qui lui traversaient l’esprit pour faire passer ces dernières heures, les choses qu’il aimerait faire avec la jeune femme n’avaient absolument pas leur place en cet instant précis. C’était totalement inapproprié et chacun connaissait le degré de bonnes manières et de conduite irréprochable de Windell – insérez les rires -.

Il tendit l’oreille mais ne perçut rien pour le moment. Les autres devaient surement avoir entendu quelque chose. Ces saletés avaient comme une sorte de sixième sens. « C'est peut-être les dernières heures de notre vie papy. » Il lui lança un regard noir. Il détestait ce surnom. Il n’avait jamais eu de gosses. Il n’en aurait jamais. Et papy, c’était pour les croulants grabataires qui ne savent rien faire de leur journée à part jardiner et écouter la radio en râlant sur le monde qui partait à vau-l’eau. Il ne jardinait pas. Il émit un reniflement dédaigneux. « Tu peux pas mourir quand t’es déjà mort. » répliqua-t-il le plus simplement du monde, le plus sincèrement aussi. Il ne connaissait que cette façon de survivre à une guerre, de remporter une guerre. Si on n’avait rien à perdre ; si on était déjà mort, on n’avait pas peur au combat. On osait toutes les folies. On fonçait tête baissé sans rien craindre et moins que tout autre chose l’ennemi. C’est ce qui vous permettait de traverser sans encombre, sans crainte qui vous paralyse en plein milieu du champ de bataille et fait de vous une cible facile. Sans syndrome de guerre qui vous tue lentement quand vous rentrez chez vous. Vous êtes déjà mort. Qu’est ce qui peut vous arriver de pire ? A part vous faire traiter de tueur-né par votre commandant de division ?

Il partit fureter dans le caveau. Il connaissait cette famille. Eux, ils avaient eu la chance de clamser avant tout ce merdier qui secouait cette bonne vieille ville de Babylon. Les bienheureux. [color:f6fa=dark goldenrod]« J’en sais rien. C’est pas toi qui est sensé être le chef, Taylor ? » marmonna-t-il en s’installant sur la tombe de Joseph, le patriarche de toute cette joyeuse famille. « L’une des deux sœurs Taylor dont le nom fait encore frissonner d’effroi pas mal de garçons à ce qu’on m’a dit ? » plaisanta-t-il en lui lançant un regard goguenard avant de rajouter sinistrement. « Enfin, s’ils sont pas tous morts ce jour-là. » Il était au Vietnam quand les sœurs Taylor avaient débarqué. Et il n’était rentré qu’à leur départ. Il avait juste entendu parler d’elles et surtout de Verona, la catastrophe ambulante. Elles avaient mis un joli boxon en ville et surtout dans son bar. Il n’osait même pas se rappeler l’état dans lequel il l’avait retrouvé. Remarque, il était resté tel quel. Flemme de changer quoi que ce soit après l’enfer vert. « D’ailleurs qu’est ce que vous foutiez tous ce jour-là ? » C’était quelque chose qui avait du mal à passer chez pas mal de survivants et plus encore chez Windell. C’était quelque chose qu’il avait du mal à avaler. Ils étaient forcément au courant. Pourquoi ils ne sont pas intervenus plus tôt ? Pourquoi ils ne les avaient pas prévenus ? Il y aurait eu moins de mort cette terrible journée d’avril si jamais les habitants de Babylon avaient su de quoi il retournait. Au lieu de ça, ils avaient vu débarquer la cavalerie trop tard, sûre de sa science, agissant comme si c’était eux les chefs. Mais ils n’étaient pas là. Ils ne pouvaient pas agir comme ça avec eux, ceux qui avaient survécu.
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MessageSujet: Re: love these mission with you, badass. - R.   Dim 28 Juin - 12:06

Appuyée contre un tombeau, Verona soupirait, elle détestait être enfermé dans un endroit aussi exigu que celui-ci, ça lui foutait des crises de claustrophobie. La peur de ne jamais sortir, de mourir asphyxiée, en bref rien de très ragoutant. Elle préférait plutôt crever, tuée par une horde de vampires sanguinaires, cela avait quelque chose de plus héroïque, comme lorsque son père l'avait quitté. Triste mission, qui resterait a jamais gravée dans son esprit, elle n'avait pas pleurée, elle n'était plus en mesure de ressentir quoique ce soit, depuis qu'elle avait été propulsé dans le métier de chasseur. Plus rien ne l'effrayait, hormis peut-être elle même. « Tu peux pas mourir quand t’es déjà mort. » La jeune fille l'observa du coin de l'œil, elle ne partageait pas son avis, ils étaient bel et bien vivant, ils n'avaient pas rendu l'âme, pas encore du moins. Elle ne savait pas ce qu'avait vécu Windell ces dernières années, elle évitait de poser des questions à ce sujet, cela ne la regardait pas, et il semblait ne pas vouloir en parler. Tant mieux, elle était très mauvaise confidente. De plus il n'était certainement pas de ceux qui étalent leur vie a tout bout de champs, afin de se valoriser auprès des autres. Elle même n'était pas comme ça, on ne la connaissait qu'éxterieurement à vrai dire, sous l'apparence de cette maladroite qu'elle était, mais ses peurs, et secrets inavouables étaient enfouis au plus profond de son cœur, et elle seule en possédait la clef. Pas même Natenska, était au courant de certaines choses qu'elle avait dissimulé. Il y avait tant de choses qu'elle se reprochait, elle n'était pas aussi parfaite qu'elle le laissait paraitre, elle n'avait pas toujours eu ce don au combat dont elle se vantait aujourd'hui. Sa première bataille fut un échec total, le monstre avait prit le dessus, et sans l'aide de son père elle y serait restée. Bordel de merde. Trainer dans un caveau, n'était pas la meilleur solution pour penser a quelque chose de joyeux. Elle marcha de long en large, réfléchissant à un évènement heureux, une dégustation de donnuts par exemple.

Une cigarette voila qui l'aiderait sans doute, a chasser ces tristes pensées, elle farfouilla dans son sac, et en trouva une a moitié écrassée, dont le tabac s'échappait du papier. Elle l'alluma en tremblant, et la coinça entre ses lèvres, elle eu un soupire de satisfaction, rien de mieux que la nicotine pour décompresser. Elle se concentra, plissant même le front, afin de trouver une quelconque solution a ce guet-apens dans lequel ils s'étaient fourrés. Elle n'avait aucune moyen de joindre sa sœur, presque plus de feu, aucun gadget utile, hormis une pince a cheveux métallique, mais elle doutait que cela puise les sauver. Il n'y avait plus qu'a prier, et s'en remettre a Dieu, elle ricana intérieurement, comme si Dieu allait bougeait es fesses pour les aider. Ils n'avaient rien fait lors des massacres, il avait du se contenter d'observer le champ de bataille s'en agir, laissant tout le monde plonger en enfer. Un lâche de plus.
« J’en sais rien. C’est pas toi qui est sensé être le chef, Taylor ? » Un zéro pour Windell. Chef de quoi pouvait-elle bien être, des emmerdes ? Ou des combines a deux balles ? Moyennant quoi, papy avait raison, c'était elle le maillon fort de l'équipe, et tout ce qu'elle faisait était se lamenter. Un bel esprit de leader. « L’une des deux sœurs Taylor dont le nom fait encore frissonner d’effroi pas mal de garçons à ce qu’on m’a dit ? » Elle manqua de peu de s'étouffer avec la fumée. Ah les hommes et les Taylor, tout sauf une grande historie d'amour, surtout la concernant. Elle soupçonnait Natie d'aimer encore ce garçon, dont elle oubliait a chaque fois le nom, quant à elle, elle ne faisait qu'enchainer les relations d'un soirs. Elle n'avait jamais été douée pour ça, elle ne parvenait pas a s'attacher, elle voulait garder sa liberté, être maitresse de es mouvements. Elle en été arrivée a fait, qu'elle finirait vieille fille, avec une ribambelle de chats, ça lui allait bien de se moquer de Windell en le surnommant papy, mais elle aussi finirait un jour mamy. Enfin elle aurait tout le loisir de réfléchir a son avenir, quand elle serait sortie de cet endroit puant le renfermé, et la chair flétrie. « Enfin, s’ils sont pas tous morts ce jour-là. »

Verona grimpa sur un tombeau, prenant garde a ne pas ouvrir le couvercle, et s'essaya dessus en tailleurs. Elle mis un certain temps a comprendre ou il voulait en venir, avant de comprendre qu'il faisait référence a son arrivée dans la petite ville, envahie par les vampires. Elle n'avait que très peu de souvenirs de cette période, elle avait tout fait pour oublier, tant les images qu'elle avait vu étaient atroces. Le sang qui coulait, les cadavres qui jonchaient les rues, et tout ce monde qu'elle n'avait pu sauver. Elle était arrivée beaucoup trop tard, au moment ou son aide n'était plus nécessaire. Longtemps elle n'avait pu réussir a trouver le sommeil, sombrant dans des crises de folies en pleine nuit, les cauchemars la hantait encore, avec moins de violence toutefois. Elle tira une nouvelle bouffée, ressasser le passé ne lui faisait guère du bien, elle se entait défaillir a chaque fois qu'elle entendait parler de cet épisode désastreux. « D’ailleurs qu’est ce que vous foutiez tous ce jour-là ? » Le pire était qu'elle ne s'en rappelait même plus. Natenska et elle, n'étaient pas sur place, occupées dans une autre région, ou quelque chose dans le genre, impossible de savoir réellement. Quoi que. Elle revoyait cette scène au motel, ou un ami de son père décédé les avait trouvé Natenska et elle, les informant du drame qui allait survenir dans les jours qui suivraient, et qu'elles ne devaient pas s'y rendre sous aucun prétexte. Beaucoup trop dangereux, David n'auraient jamais souhaité sa pour sa descendance. Alors elles avaient eu peur. Elles étaient restées sans agir, tenant leur promesse, mais la pression céda, et quand elle décidèrent de se montrer, ils était tard, beaucoup trop tard. Personne n'avait rien fait, laissant des innocents mourir, les chasseurs avaient préféré sauver leur peau plutôt que de secourir les autres. Ils étaient accourus des jours après, afin de monter qu'ils avaient tout de même fait quelque chose. Du vent en somme. Elle regrettait, chaque jour, elle regrettait sa lâcheté et souhaitait retourner en arrière pour tout effacer. La blondinette, descendue, et s'approcha de Windell, les yeux humides. « Tu ne sais pas, tu ne sais rien. Ne me juge pas. » Elle renifla, et s'éloigna, pour la première fois de sa vie, elle paraissait faible, le poids du monde écrasant sa frêle silhouette. « Ne me parle plus jamais de ça. » Elle revient a la charge, et empoigna Windell au cou, le forçant a la regarder dans les yeux. « JAMAIS. »

Elle relâcha la pression, et se posa a côté de lui, les bras croisés sur la poitrine, mâchoire crispée. « Je suis désolée. » Dehors, un hurlement la fit sursauter. Et merde. Elle en avait presque oublié leur situation peu enviable. Elle regarda son partenaire avec effroi, ils étaient dans une sacré merde, ils ne pouvaient plus compter que sur eux mêmes, autrement dit leurs pieds, leurs poings, et leurs jambes. Elle tendit l'oreille, mais il n'y avait plus rien, le silence était déjà revenu. Fausse alerte ? Elle en doutait, le pire restait sans doute a venir, ce n'était que reculer pour mieux sauter. « Bon, bon, bon. Je propose de faire une activité ludique histoire de patienter. » Enfin la vraie Verona revenait, chassant l'autre, dépressive, dont l'âme avait été de nombreuses fois blessée. « Allez papy, on se lance des gages. Tu me diras l'environnement ne prête guère a ce genre de choses, mais je vais craquer su on reste comme ça a se regarder dans le blanc des yeux. » Elle marqua une légère pause, et écrasa sa cigarette sur le sol. « Je te jure que quand on rentre je tue Natenska, pour nous avoir envoyé ici. »
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MessageSujet: Re: love these mission with you, badass. - R.   Sam 4 Juil - 19:57

Tout en surveillant l’agitation du dehors, vérifiant que les vampires ne s’approchaient pas malgré le fait qu’il y avait eu un acte de présence des plus visibles de chasseurs, Windell observait le moindre des faits et gestes de Verona. Il ne put s’empêche de se tendre et de pousser un soupir lorsqu’elle alluma une cigarette et qu’elle s’installa sur l’une des tombes, dernier lieu de repos de son résidant, pour se délecter de la nicotine. Ca ne l’ennuyait pas qu’elle pose ses fesses sur le visage d’un macchabé même si une dalle de pierre les séparait. Il avait vu tant d’outrage aux morts que cela ne l’ennuyait pas vraiment. Non, ce qui le gênait, c’était l’odeur délicieuse qui s’échappait des lèvres de la Cazadores, comme ils s’appelaient pompeusement. D’une part, elle pouvait attirer l’attention des vampires sur cet endroit. Les odeurs corporelles qu’ils dégageaient avaient peut être la chance d’être couvert par celui des corps en décomposition. Tel n’était pas le cas de la nicotine. Et d’autre part, cette odeur familiale et douce lui donnait une furieuse envie de sortir un de ses cigares et de s’en délecter. Il clôt les yeux tandis que sa bouche s’asséchait à cette idée. Il fallait cesser d’y penser, réfléchir à autre chose, notamment à la manière de se sortir de ce guêpier. Il poussa un profond soupir et il s’installa contre une tombe, se maintenant debout. Tant que faire ce peut, sa jambe blessée ne supportait que peu la position assise, alors autant l’éviter le maximum possible.

« Tu ne sais pas, tu ne sais rien. Ne me juge pas. Ne me parle plus jamais de ça. JAMAIS. » Windell l’observa en silence, devinant qu’il venait de touche un point sensible sans avoir jamais cherché à le faire. Les sœurs Taylor ne parlaient pas beaucoup. Enfin, Verona parlait énormément mais c’était souvent des bêtises, des propos sans importances et superflus. Natenska quant à elle était la grande silencieuse. Il se souvenait d’un soir il y a cinq mois où ils s’étaient retrouvés tous les deux dans la cuisine, ou ce qui aurait dû servir de cuisine à une autre époque. Ils n’avaient pas prononcé un mot de toute la soirée. Ils s’étaient contentés de se jeter de temps à autres des coups d’œil à l’autre. Pas la peine de parler quand on n’avait rien à dire. Un tel silence n’aurait pas été possible avec Verona qui s’agitait toujours et en tout sens, souvent pour pas grand-chose qui plus est. Mais cette fois-ci était différente. Il y avait une sorte de gravité dans ses propos comme dans ses yeux. Une gravité qu’il ne lui avait jamais vue jusqu’à présent. Une gravité dont il n’avait même pas imaginé un instant qu’elle en eut été capable.

Il garda le silence et se contenta de l’observer se débattre avec son passé. Sa colère était retombée même si elle couvait toujours et ce jusqu’à la fin de ses jours. Il n’avait pas imaginé que les sœurs Taylor avaient pu vivre des épreuves insurmontables pendant que Babylon sombrait. Après tout, il ignorait toujours les circonstances dans lesquelles leur père était mort. Il ne pouvait qu’imaginer. Ce n’était pas bien difficile de se représenter la scène une fois qu’on avait affronté ces créatures de la nuit. Il ne se bougea pas d’un centimètre, il ne dit pas un seul mot pour la consoler ou quoi que ce soit. Il n’était pas le genre d’homme qui parvenait à consoler les femmes. Il était plutôt de ceux qui les faisaient pleurer si ce n’était davantage. L’image de cette vietnamienne lui revint en mémoire. Il ne l’avait pas consolé. Il l’avait achevé alors qu’elle était enceinte, de son propre enfant. Quel genre de personne pouvait faire ça ? Quel genre de personne pouvait après redevenir sensible à la détresse humaine après ces actes ? Il ne s’excusa pas davantage pour s’excuser. Cette question allait au-delà des Taylor mais mettaient l’ensemble de ceux qui savaient devant leur responsabilité. Et quant bien même chacun d’entre eux lui donnait une explication qui tenait la route, jamais il ne serait capable de lui pardonner. Jamais aucun des habitants de Babylon ne pourrait oublier et passer à autre chose. C’était inscrit dans leur corps, dans leur cœur, dans leur sang. Ca continuait de les hanter de jour comme de nuit. Comme il l’avait expliqué quelques instants plus tôt, tous les habitants de Babylon étaient morts ce jour là, tout comme les soldats partis dans cette sale guerre étaient morts là-bas également. Certains mettraient juste plus de temps à mourir.


Il l’observa alors qu’elle s’installait à côté de lui. Il eut une brusque envie de la toucher. Mais il se retint. A quoi cela aurait servi ? Ce n’était pas lui. Il se contenta alors de secouer la tête, lui signifiant que ce n’était pas grave, que chacun avait ses secrets à porter et qu’il ne cherchait pas la petite bête. Qu’elle les garde, il n’avait aucun droit ni aucune envie de les connaître. Un poids à porter seul, parce que c’était trop facile de s’en décharger. « Bon, bon, bon. Je propose de faire une activité ludique histoire de patienter. » Sa bouche amère eut un sourire amusé. Il retrouvait la Verona qu’il connaissait et qu’il aimait détester. Il ne fit pas attention aux hurlements dehors. Ca devait être un des esclaves humains que les sangsues gardaient à leur disposition. Il avait entendu trop de hurlement cette nuit-là. Trop pour s’en formaliser d’un à présent. Il secoua négativement la tête. « Je suis pas un peu vieux pour ça ? » Il lui lança un coup d’œil furtif. A force, c’était devenu un jeu entre eux. Le grand-père et la gamine. Mais un grand-père pouvait-il avoir des désirs pour la jeunette ? Il poussa un soupir avant de poursuivre : « Je gage que tu ne peux pas garder le silence pendant deux minutes total. » Il savait pertinemment qu’elle était incapable de le faire. Il lui jeta un coup d’œil transerversal, un léger sourire en coin. Il réfléchissait déjà à ce qu’il pouvait lui faire subir pour se venger mais un bruit extérieur le mit en alerte. Il se redressa et se prépara à une éventuelle attaque. Incontestablement, il y avait de l’agitation à l’extérieur. Il planta son regard dans celui que sa partenaire de ce soir. Etaient-ce leurs derniers instants ?
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MessageSujet: Re: love these mission with you, badass. - R.   Lun 27 Juil - 20:31

Verona trépignait sur place, l'excitation, l'angoisse, la peur, l'adrénaline, tout se bousculaient dans sa tête, c'était ça les missions, et cela durait depuis plusieurs années désormais. Elle avait toujours du mal a se contenir, et par la même occasion, sa précipitation l'entrainait toujours dans les pires situations, comme présentement, elle cométait toujours le mauvais geste, qui déclenchait des péripéties inextricables. C'était d'autant plus difficile a gérer, quand Natenska n'était pas là, pour la remettre dans le droit chemin, elle était l'élément sur de leur duo, qui parvenait a maîtriser leurs deux personnalités opposées, sans elle, tout était pire. Même cette cigarette coincée entre ses lèvres, était futile pour stopper le flux qui affluait dans ses veines à chaque seconde qui passait. Alors plaisanter était son seul échappatoire, le seul moyen de décompresser, et de ne pas se sentir seule, car la solitude était son pire ennemi, beaucoup plus, que tout ces vampires à l'éxterieur, qui n'avaient qu'une seule envie, autrement dit les bouffer. La blondinette détestait ne pas être entourée, être face à elle même, elle craignait sa propre image, reflet de tout les vices qu'elle avait pu commettre, même si ils étaient des moindres. Oh non, Verona n'était pas du genre a se pavaner devant un miroir, elle les fuyaient plutôt comme la peste. Elle observa Windell, dont plusieurs cicatrices ornaient le visage, ses doigts fourmillaient a l'idée de les toucher, mais elle se contenta de caresser le tombeau, manquant de peu de se coincer l'index entre deux pierres. Elle plissa les yeux, attendant la réponse de son partenaire, bien qu'elle la connaissait dejà, il détestait jouer, il n'y avait qu'elle, l'éternelle gamine du groupe, qui avait ce genre d'idées, les autres étaient plus terre a terre, du moins selon elle.

« Je suis pas un peu vieux pour ça ? » Elle haussa les épaules, il était vrai qu'elle adorait l'appeler papy pour le taquiner un peu, mais elle ne s'était jamais réellement posée la question sur son véritable âge, à vrai dire elle s'en moquait. C'était les cheveux poivrés, ainsi que les marques de fatigue qui habitaient son partenaire, ainsi que certaines plaintes aux sujets d'articulations douloureuses qui lui avaient donné l'idée du surnom. Certes il ne devait pas être tout jeune non plus, enfin, il n'entrait pas dans la vingtaine comme elle, mais elle le respectait énormément, si ce n'était plus. Il y avait eu ces drôles de rêves les concernant tout deux, résultats d'une certaine quantité de bières ingurgitées dans leur repaire, mais là n'était pas le sujet, étaler ses fantasmes n'était pas au programme de ce soir. Elle rougissa, et fourra ses mains dans ses poches, s'apprètant à ouvrir la bouche pour répondre, mais il la coupa en plein élan. « Je gage que tu ne peux pas garder le silence pendant deux minutes total. » Elle grommela intérieurement, elle aurait dû miser sur ces quelques mots qu'il avait dit, et aurait remportée la mise, car à chaque fois qu'un de ses camarades acceptait ( non sans soupirer ) de jouer, c'était pour lui demander de se taire. Verona se contenta de donner un coup de pied dans un malheureux cailloux qui trainait par terre, se retenant de pousser des jurons a tout va, qui l'auraient fait perdre, car ça aussi faisait partit des choses qui la révulsait. Même si, malheureusement, à chaque fois elle perdait. L'unique chose qu'elle avait gagné dans sa vie, était cette horrible cicatrice, faite par son premier vampire. Elle fit quelques pas en avant, mais c'était trop dur a tenir, elle ne tiendrait jamais deux minutes. Elle n'avait jamais été guère chanceuse d'ailleurs, uniquement dans les combats, où elle se sentait comme différente et possédée par une force supérieure qui lui venait en aide, son père sans doute. Elle n'était pas croyante, mais se complaisait de l'idée de ses géniteurs l'observant là haut dans le ciel.

« .... » L'index levé, elle s'arrêta net, ayant également entendu le bruit dehors. Et merde. Avec toutes ces conneries, elle avait complètement oublié l'assaillant qui les avait forcé à se réfugier dans ce caveau qui empestait la poussière, et dans lequel une certain tension sexuelle régnait. Elle soupira, et ouvrit sa sacoche, secouant la bouteille de déodorant, à moitié vide, elle serra les dents, et farfouilla, à la recherche d'un quelconque objet pouvant les aider. Mais rien ne semblait pouvoir lui venir en aide, en effet, une boite de tampons, des lunettes de soleil, n'avaient guère d'utilité dans un moment pareil. Elle se mordue la lèvre, réfléchissant a toute vitesse, alors que les bruits se faisaient de plus en plus proche, Windell semblait attendre qu'elle donne une indication, mais elle était complètement paumée. En tant que chef d'équipe, elle n'assurait pas des masses, peut-être parce qu'il l'intimidait, ou parce qu'elle avait peur de son jugement la concernant. « Je vais aller réparer tout ce bordel. Reste là, je m'en occupe. » Elle frissonna, elle ne voulait pas le mêler à tout ça, et préférait encore se débrouiller seule, il en avait déjà assez fait comme ça. Elle garda la fiole d'eau bénite dans sa main, même si cela ne serait qu'éphémère sur les suceurs de sang, puis elle sortie de la planque, non sans un certain pincement au coeur.

Le vent lui cingla d'emblée le visage, lui apportant un mauvais présage, elle observa les alentours, mais tout semblait être redevenu calme et silencieux. Elle ricana, c'était trop beau pour être vrai elle n'était pas dupe à ce point, ils ne l'auraient pas aussi facilement.
« BATTEZ VOUS BANDE DE LACHES. » Elle avança doucement dans la pénombre, mesurant chacun de ses pas, afin d'être la plus silencieuse possible, et elle se faufila derrière un buisson. De sa position, elle distinguait plusieurs silhouettes an amont, il était temps d'agir. Le couteau coincé enetre les dents, et l'eau bénite dans sa main, elle pris les devants, et courru a l'encontre du petit groupe qui ne bougea pas immédiatement. Enfin ils semblèrent remarquer sa présence, et le combat commença. Il était inégal, trois contre une, eux super-puissants, elle, pauvre humaine, mais peu importe elle ne manquait pas de courage. Elle fonçait toujours tête baissée dans le tas et arrivait à ses fins, même si parfois cela semblait mal partit. Elle donna quelques coups de pieds et de poings, peu efficaces même si l'ennemi reculait légèrement, mais sans feu, la tâche allait se révéler des plus ardues, mais au moins Windell était à l'abris. Ou pas. Elle vit la porte de leur cachette ouverte, plus personne n'était dedans. Cette seconde d'inatention fut fatale, car elle se retrouva projetée sur le sol par un vampire, qui la tenait fermement. Elle serra les dents, cherchant un moyen de s'en sortir, alors que la bouche du monstre s'approchait de son cou. « Dans tes rêves. » Verona l'embrassa, et profita de la surprise de son assaillant pour le poignarder, même si il se remettrait bientôt de cette blessure. Elle se redressa et s'éloigna aussi vite qu'elle pouvait bien qu'elle ne pourrait jamais les semer, à ce jeu là, elle était une débutante. Essoufflée, elle s'arrêta derrière une pierre tombale, regardant partout autour d'elle en murmurant inlassablement. « Bordel t'es où papy. »
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MessageSujet: Re: love these mission with you, badass. - R.   Sam 8 Aoû - 14:33

Une fois le pari lancé, Windell s’installa plus confortablement contre la tombe sur laquelle il s’était reposé, appuyant son dos dessus et il posa un regard calme et lointain sur les murs qui représentaient désormais leur seul frontière contre le mal extérieur. Il ne peut réprimer un léger sourire quand la jeune femme avec laquelle il était coincé en ces lieux grommela avant de tenter de gagner ce pari perdu d’enfance. Ils le savaient tous. Elle était incapable de le tenir mais ne pouvait le refuser, étant toujours la première à lancer ce genre de jeu stupide. Elle devait bien payer les conséquences des trop mauvais tours qu’elle avait tendance à leur jouer. Et puis, ne serait-ce qu’une minute de répit valait le coup. Il observa le caillou qu’elle envoya valser d’un coup de pied rageur en fronçant les sourcils. Alors qu’il produisait des sons décuplés par le silence environnant, il ne put s’empêcher de retrousser le nez. Ce qu’elle venait de faire n’était pas forcément très intelligent. A tout les coups et si ces saletés de monstres se trouvaient dans les environs, ils rappliqueraient en moins de deux. Cela aurait été tellement plus simple qu’ils n’aient pas leurs sens aussi développés. Lorsqu’elle pointa l’index pour imposer un silence déjà existant du fait du caractère taciturne de Windell et du pari lancé, le vétéran se redressa immédiatement, tendant également l’oreille pour deviner la source de l’inquiétude de la jeune femme.

Il l’observa farfouiller dans son sac et s’inquiétant encore davantage. Il avait beau avoir eu de la chance avec son premier vampire. Jusqu’à présent, il n’avait pas été capable de renouveler l’expérience. Se battre contre des humains à armes égales, ou non, il savait faire. Ces années qui avaient paru des décennies passées au Vietnam lui avait assez appris de choses, de vices et de coups tordus pour se sortir de n’importe quelle situation. La violence, il l’avait découverte, apprise et domptée. De telle sorte, qu’elle faisait partie intégrante de lui maintenant. Seulement lorsqu’il devait se battre avec ces vampires, il n’était pas encore de taille. Il n’avait aucun ascendant sur eux. Il n’avait même plus la chance du débutant pour le protéger. Alors il se reposait sur les chasseurs les plus expérimentés même si une certaine rancœur existant toujours à leur encontre. Et il apprenait en les voyant. Jusqu’à présent, les meilleurs professeurs étaient les sœurs Taylor. Natenska était efficace, rapide et sûre de ce qu’elle faisait. Verona, quant à elle, était plutôt un électron libre qui ne savait pas lui-même comment parvenir à ses fins mais y arrivant toujours par hasard pou par talent, nul ne saurait dire. Il posa un regard interrogateur sur elle. Quel serait la prochaine étape ? Elle était la responsable après tout.

« Je vais aller réparer tout ce bordel. Reste là, je m'en occupe. »« Verona, non ne … ! »

Mais il n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’elle avait déjà disparu dans la pénombre environnante et malsaine du cimetière. Il fronça les sourcils, se demandant ce qui lui était passé par la tête. A deux, on était plus fort. Aussi douée et efficace qu’elle pouvait être, elle aurait dû mal à tenir tête à plus d’une créature. Son cœur se serra tandis qu’il observait les alentours. Il le mit sur le compte de la terreur qui faisait battre ses veines avec une irrégularité qui lui coupait le souffle. Il n’apprendrait que plus tard que c’était autre chose que la peur pour sa survie qui l’étreignait et qui le faisait sortir de ce caveau, leur dernier refuge. Il savait qu’il mourrait cette nuit. Il ne voulait pas, bien évidemment. Mais plus que tout, il ne voulait pas imaginer, le corps de la jeune femme totalement vidée de son sang, réduite en charpie par ces monstruosités de la nature. Ou pire … La vision fugace de la peau diaphane de Verona agrémentée de deux yeux rouges sang se superposa sur celui du monstre qui venait de faire irruption devant lui. Hors de question que cela n’arrive. D’un coup de poing, le vampire envoya valser le chasseur contre le mur du caveau d’où il venait de sortir et Windell entendit ses os craquer d’un son glauque et douloureux. La créature s’approcha à nouveau, un sourire malsain sur les lèvres, prenant vraisemblablement un plaisir à exterminer l’humain. Grimaçant, il ne remarqua que du sang couler à flot d’une blessure dans son cuir chevelu que lorsqu’il remarqua le regard assombri du vampire dans la pénombre, de ses dents préparées à se repaître de son sang, de ses narines respirant à plein poumons le délicat fumet. Windell ne perdit pas de temps à essuyer le flot qu’il sentait couler le long de sa tempe, sensation des plus désagréables, et il tenta d’attraper son bien aimé fusil mais ce dernier lui fut arraché des mains par la créature qui s’approchait. Ne réfléchissant pas, il attrapa la première chose qui lui tomba sous la main, une plaque funéraire circulaire, et il la lança avec fureur et toute l’adrénaline de survie qui battait dans ses tempes. Contre toute attente, l’objet décapita à moitié le vampire et se saisissant sans plus attendre de son couteau de chasse, Windell termina le travail. Il sortit aussitôt du caveau qui empestait déjà le sang nécrosé, mêlé à l’alcool et au feu qui se déclarait de plus en plus violent à l’intérieur. Il ne mit pas longtemps à trouver le groupe qui s’en prenait à sa partenaire de la nuit. Le temps qu’il arrive, elle était parvenue à se détacher de ses assaillants et s’était mise à courir, se rapprochant de l’orée de la forêt qui jouxtait le cimetière. Le seul problème était qu’entre eux, il y avait un large espace à découvert. Ni une, ni deux, Windell courut à couvert pour la rejoindre et se laissa tomber à ses côtés :

« Depuis quand tu roules des patins aux sangsues ? »

Il ne lui laissa pas le temps de répondre et lui fit signe de s’enfuir vers la forêt. Dans la seconde même, il se leva et tira à bout portant sur le visage d’un vampire à quelques mètres d’eux, lui arrachant la moitié de ce dernier. Mais ce n’était pas ce genre d’exploit qui allait l’arrêter. Il continua à tirer en se mettant à courir vers la forêt, rejoignant Verona. Ils étaient l’un comme l’autre en piteux état et une fois qu’ils seraient en sécurité, ils s’effondreraient mais pour le moment, l’adrénaline qui courait dans leur veine les maintenait en vie. L’instinct de survie était plus puissant que n’importe quelle blessure. Finalement, ils parvinrent à une sorte de légère ouverture dans les arbres et c’est à cet instant précis que les jambes de Windell le lâchèrent. Il s’effondra de tout son long en poussant un cri de douleur. Ils n’entendaient plus rien derrière eux mais cela ne signifiait pas pour autant que les vampires avaient abandonné la partie. Il tenta de se redresser mais sa jambe abîmée depuis le Vietnam refusait de l’écouter. C’est à cet instant que l’adrénaline retomba et que le sang perdu lui manqua de faire prendre conscience. Il laissa retomber sa tête par terre et poussa un profond soupir :

« Fonce Verona. Si je survis, je reviendrais d’ici quelques jours. Sauve ta peau, juste au cas où. »
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MessageSujet: Re: love these mission with you, badass. - R.   Mer 9 Sep - 14:55

Son coeur battait a la chamade, alors qu'elle regardait partout autour d'elle inquiète. Même pire qu'inquiète, paniquée. Et si au lieu de sauver Windell, elle n'avait fait que précipiter sa mort, a cette heure-ci peut-etre appartenait-il déjà au monde de l'au delà, ou était-il un vampire. Un frisson lui parcourut le dos, elle ne pourrait jamais se le pardonner, elle avait déjà beaucoup trop de cadavres sur les épaules, tant de gens qu'elle n'avait pu sauver. C'était dans ces moments là, qu'elle aurait souhaité être Natenska, elle qui ne faisait rien sur une prise de tête, et qui calculait le moindre de ses gestes. Elle serra les dents, et se donna un coup de poing dans la paume, observant les alentours, hormis les vampires qui ne tarderaient pas a la retrouver, elle ne voyait rien. Elle soupira, et s'élança de nouveau, courrant le plus vite possible vers la forêt pour semer encore un peu de terrain entre elle et ses assaillants. Elle s'arrêta un instant pour reprendre son souffle, quand elle l'appercut enfin, à l'autre bout d'une clairière, son coeur menaça de sortir de sa poitrine, tant elle était heureuse et soulagée de le revoir. Seulement il allait avoir du mal a la rejoindre, les autres imbéciles ne tarderaient pas a être là. Merde, merde, et remerde. Elle tenta de réfléchir rapidement, mais aucune idée potable ne lui venait a l'esprit. Le coup du bandit ? Pas assez nombreux. Celui du renard vert ? Pas de matériel. De la trappe sans fond ? Pas assez de temps. Alors que toutes les idées lumineuses lui traversaient l'esprit, elle eu a peine le temps de remarquer Windell qui courrait dans sa direction. Elle ouvrit grand les yeux, lui faisant des signes de bras, si il continuait a se mettre en danger tel quel, il signerait bientôt son arrêt de mort.

« Depuis quand tu roules des patins aux sangsues ? » Aouch, sa petite diversion n'avait pas été aussi discrète que l'arrivée de papy a ses côtés. Elle s'apprêtait déjà a répliquer une remarque d'une intelligence sans limite qui la caractérisait si bien, mais il lui fit signe de le suivre dans les bois, sans doute une mauvaise tactique, mais ils n'avaient pas le choix. Un vampire vient alors semer le trouble dans leurs petites manigances, mais son camarade s'en occupa immédiatement, sans qu'elle n'eut a bouger le moindre petit doigt, tant mieux, niveaux armes, elle était plutôt a sec, il ne restait plus que ses souvenirs d'arts martiaux et une bonne dose de chance. Elle s'échappa, suivie de l'ancien a ses côtés, les branches des arbres lui lacerant les avants bras, mais le sang ne lui faisait pas peur, pas quand sa vie était en jeu. Jamais elle ne s'était sentie aussi puissante, sans doute la rage de vivre qui l'obligeait à se surpasser pour aller au bout de ses limites. La douleur se faisait de plus en plus aigue dans ses membres déjà affaiblis, mais elle tâchait de ne pas y penser, et se concentrait sur la seule image qui la guidait dans les pires moments, celle de son père. Haletant a moitié, le duo se retrouva dans une clairière, ce qui n'était pas de bon augure, il fallait continuer, et revenir vers la ville pour chercher de l'aide, car ici seul Dieu pouvait leur venir en aide. Seulement les muscles refusaient de continuer, Verona avait donné tout ce qu'elle avait, et si il existait des ressources cachées en elle, alors elle se mettrait a prier pour qu'elles se montrent. Un bruit sourd suivit d'un cri rauque, la fit sursauter, visiblement, elle n'était pas la seule mal en point. Windell gisait désormais au sol, tordu par la souffrance qu'il devait certainement endurer. Elle leva les yeux au ciel, puis ferma doucement les paupières, tout mais pas ça, elle suppliait interrieurement qui que ce soit qui fut-ce là haut de l'épargner lui. Elle préferait mourir a sa place, elle tomba a genoux à son tour, il était toujours possible d'atténuer les dégâts et de le soulager un peu. « Fonce Verona. Si je survis, je reviendrais d’ici quelques jours. Sauve ta peau, juste au cas où. » La blondinette secoua la tête, et déchira un morceau de sa chemise, qu'elle appliqua doucement sur la plaie de son partenaire, observant en même temps les alentours. « Ne fais pas l'idiot, je ne t'abandonnerais pas seul ici. » Son regard se durcit, alors qu'elle le saisissait doucement par le visage, ce n'était pas le moment d'être nostalgique mais elle ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain pincement au coeur a l'idée de le perdre. « Jamais, tu m'entends ? » Elle se redressa, avalant sa salive avec difficulté, la situation était plus que critique, mais il ne fallait pas baisser les bras.

Verona, agrippa Windell part les épaules, essayant de le trainer, mais son gabarit étant ce qu'il était, elle peina a le bouger de peine quelques centimètres.
« Non seulement tu as de l'artrose mais en plus tu t'engraisses. » Elle fronça les sourcils en rigolant, alors qu'elle faisait une nouvelle tentative, toujours aussi infructueuse. « Faut arrêter de piquer mes donuts Windell. » La blondinette grimaça, et se crispa, aux aguets, il lui semblait capter autre chose que son ventre qui gargouillait et les gémissements du vieil homme. Les vampires sans doute. Elle regarda tour a tour l'horizon et le visage de Windell, sans parvenir a prendre une décision convenable, il était sur et certain qu'elle ne le quitterait pas d'une semelle, même pas pour sa propre survie, ce n'était pas possible. Mais d'un autre côté, elle risquait sa peau, et probablement ses dernières heures en tant qu'humaine. Les arbres étaient peut-être la clef pour paser innaperçu pendant un laps de temps, mais y grimper était trop risqué et compliqué. Mauvaise idée quand tu nous tiens. Quant a se cacher avec des branches, et des feuilles c'était aussi stupide. Elle revenait sans cesse au même problème, ils devaient se séparer, pour tenter de sauver l'autre. Son poul s'accélera alors qu'elle faisait les cents pas, ne parvenant pas a se décider. « Merde. Je ne sais pas quoi faire, je ne veux pas te laisser là, je ne pourrais jamais me le pardonner si tu meurs ou pire, mais quel autre choix ? » Elle ne continua pas plus loin sa déclaration qui prenait une tournure assez romantique, interrompue par le groupe de monstres qui se jetait sur eux, dans l'espoir dans finir enfin avec ces deux humains qui avaient osé les perturber dans leur joyeuse réunion. Verona se coucha sur le sol, et tira de toute ses forces sur Windell, afin de s'éloigner de la clairière maudite. Elle brandit sa croix au dessus de sa tête, élément futile, qui ne servirait même pas a les repousser de quelques centimètres, mais elle ne voyait pas ce qu'elle pouvait faire. Alors qu'elle rampait, elle fut étonée de voir papy a ses côtés, celui-ci ayant soudenaiment retrouvé un reste d'énergie a revendre, elle le laissa progresser seul vers une souche, tandis qu'elle repartait en arrière. Sa main, chercha a taton dans sa botte, un petit canif, qu'elle cachait là, une habitude imitée du paternel, bien qu'un tant soit peu innéficace. Elle ne prit même pas le temps de regarder ce qu'elle faisait et fonça dans le tas, la minuscule lame s'enfonçant dans la chair de ses opposants, l'éclaboussant de sang. Le liquide rouge se projeta sur ses joues, tandis qu'elle grimaçait en tirant la langue. Il manquait toutefois l'élément principal qu'était le feu, et hélas, elle ne connaissait aucune technique pour l'invoquer. Confuse, elle se sentie projetée au sol, sa tête cognant un rocher, les étoiles dansaient désormais devant ses iris. Elle sourit bêtement l'oeil hagard comme quelqu'un ayant trop bu d'alcool, elle ne saisissait pas pourquoi on ne l'achevait pas. Dans le but de la torturer par la suite pour qu'elle crache le nom de ses complices ? Puis plus rien.

Des minutes, des heures plus tard, elle l'ignorait, elle sortit enfin de son sommeil, bougeant avec une certaine lenteur, tant son crâne lui faisait mal. Elle ouvrit grand les yeux, tachant de se remémorer la bagarre et. Merde. Windell. Avançant a quatre pattes dans la pénombre, elle retrouva l'arbre mort, et le vieil homme allongé contre, ne bougeant presque plus. Son coeur se serra alors qu'elle se précipitait a son encontre, tachant de voir si le pire était arrivé. Elle le secoua mais n'eut aucune réponse, alors elle posa sa tête sur son torse afin d'entendre ne serait-ce qu'un battement, mais elle ne parvenait pas a déceler quoi que ce soit. Elle sentait déjà les larmes lui monter aux yeux, alors qu'elle essayait de le redresser.
« J'ai été stupide, c'est de ma faute tout ça. Parce qu'au fond pour moi t'as toujours été un phare. Phare qui vient de Pharoes le grec, le dieu de la lumière. Tu m'as toujours montré la lumière quand il fallait. Moi j'étais un peu comme une fleur, émerveillée par cette aura. Tu vois je... Laisse tomber. Tu vois quand tu veux on peut se parler. Tu fais chier... » Elle secoua doucement la tête, était-ce le choc qui lui faisait dire des anneries, elle ne le savait pas, car Windell était tout sauf d'une aura limpide mais plutot d'une noirceur sans fond, qu'elle devait être la seule a percevoir differement. Une goutte d'eau roula sur sa joue, tandis que son partenaire ouvrait doucement les paupières en grognant. Elle essuya rapidement ses larmes, génée, et détourna la tête. « Fouttue poussière. » Elle marqua une légère pose, prenant place a ses côtés, étouffant une légère plainte, due a une blessure à l'avant bras. « Il s'est passé quoi ? Ils étaient là et puis, plus rien... »

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MessageSujet: Re: love these mission with you, badass. - R.   Sam 26 Sep - 15:25

« Ne fais pas l'idiot, je ne t'abandonnerais pas seul ici. Jamais, tu m'entends ? » Windell planta son regard dans celui de la jeune femme. Il était agacé dans un premier temps du moins et il s’apprêtait à le lui faire remarquer avec franchise mais quelque chose au fond des yeux de la tête de mule l’arrêta en plein élan. Son regard rendu vitreux par la douleur et la profondeur de ses blessures s’adoucit quelque peu et ses traits se détendirent très légèrement. Il n’aurait su dire ce qu’il lisait dans le bleu des yeux de Verona mais il sentait qu’ils étaient un miroir de ce qu’elle devait lire dans les siens. Il ne voulait pas la voir mourir comme elle ne voulait pas le voir passer de vie à trépas sous son regard impuissant. Ce n’était pas parce qu’elle était humaine et que la mort d’un membre de son espèce le brisait chaque fois un peu plus. Ce n’était pas parce qu’ils étaient des chasseurs et que la perte de l’un serait une victoire pour leur ennemi. Ce n’était pas parce qu’ils étaient amis puisqu’on pouvait difficilement qualifier leur relation d’amitié. C’était parce qu’elle était une femme et qu’il était un homme. Parce qu’il ressentait un profond désir animal en lui à chaque fois qu’il la voyait. Parce il ne cessait de le refréner non en raison de leur différence d’âge, non en raison du fichu caractère de Verona, mais plus simplement parce que le désir se chargeait d’un tout autre sentiment électrique. Un sentiment qu’il n’avait pas ressenti depuis longtemps. Un sentiment qu’il était persuadé ne jamais connaître un jour. « Bordel, t’es chiante. » grommela-t-il pour la forme. La vérité était qu’il était heureux de savoir qu’elle ne l’abandonnait pas. S’il devait mourir dans cette forêt après avoir survécu à cette chienne de guerre de l’autre côté du globe, après le massacre opéré au sein de Babylon, au moins il mourrait aux côtés de cette femme exceptionnelle qu’il avait appris à connaître et à … « Pire qu’une sangsue. » interrompt-il lui-même le fond de ses pensées pour éviter d’aller plus en profondeur encore.

« BORDEL VERONA ! » cria-t-il de douleur tandis qu’elle tentait en vain de le traîner sur le sol. « J’suis déjà en train de clamser, t’es pas obligé d’en rajouter en me torturant. » Leur relation avait toujours était faite ainsi. A dire vrai, toutes les relations de Windell étaient en majorité de la même trempe. Il n’avait jamais été quelqu’un de très sociables et le séjour au Vietnam n’avait guère changé la donne. Si ce n’était Conrad, Windell se montrait rarement aimable. Moins encore avec les Cazadores qui le lui rendaient bien. Mais avec Verona, c’était différent. Tout était plus différent avec elle. Plus intense et plus coloré. . « Non seulement tu as de l'arthrose mais en plus tu t'engraisses. Faut arrêter de piquer mes donuts Windell. » Le quadragénaire poussa un nouveau soupir tandis qu’il laissait retomber sa tête en arrière, respirant la poussière et la boue, ne se formalisant pas des bêtes répugnantes qui devaient sans doute s’immiscer dans son espèce chevelure à cet instant précis. Il voulait juste se reposer là, rester jusqu’à la fin des temps, clore les yeux à tout jamais. Mais la voix de Verona et les va et viens incessants qu’il sentait qu’elle faisait ne lui permettait pas de céder à ces sirènes délicieuses de la Grande Faucheuse. « Merde. Je ne sais pas quoi faire, je ne veux pas te laisser là, je ne pourrais jamais me le pardonner si tu meurs ou pire, mais quel autre choix ? » Il rouvrit un œil qu’il posa délicatement sur la silhouette élancée de la jeune femme. « Et tu crois que je pourrais me le pardonner si tu restes et que ces choses font de toi l’une des leurs ? Et tu crois que ta sœur me le pardonnera pas ? Elle n’en aura rien à faire que je sois déjà mort. Elle se fera un malin plaisir de me tuer une seconde fois. Alors casse-toi Verona. Fais le pour moi. »

Malheureusement pour eux, un groupe de sangsues vint les interrompre de leurs cris d’animaux en manque de sang. Pris d’une soudaine vigueur, l’adrénaline de la fin, il se redressa et suivit la jeune femme, en vain, il le savait. Il s’effondra finalement contre une souche et l’observa s’éloigner pour aller combattre les vampires qui avaient décidé de s’amuser un peu. Il aurait voulu se lever, l’empêcher d’aller les défier. Ils savaient tous les deux qu’elle ne s’en sortirait pas indemnes. Ils étaient trop nombreux. Elle n’était pas assez armée. Et Windell était incapable physiquement de lever le moindre petit doigt. Alors qu’elle se jetait dans l’arène, il se sentit glisser au sol, face contre terre. Il grommela tandis que les sons se firent plus étouffés. Il tenta d’ouvrir les yeux mais y parvint à peine. Juste assez pour voir Verona s’effondrer. Assez pour deviner ce qui se passerait ensuite. Il sentit une larme couler le long de sa joue rugueuse et blessée pour venir gorger d’eau la terre meuble. Puis plus rien.


« … émerveillée par cette aura. Tu vois je... Laisse tomber. Tu vois quand tu veux on peut se parler. Tu fais chier... » Windell ouvrit péniblement les yeux tandis qu’il sentait une goutte de pluie venir le faire sursauter en tombant sur sa joue. Une unique goutte de pluie dont il n’analyserait que plus tard qu’elle ne venait pas du ciel. Papillonnant des paupières avec difficulté, il grogna à l’encontre de Verona : « Bordel, même en enfer, tu continues à venir me faire chier, gamine. » Il était persuadé être mort mais il aurait pensé qu’il faisait plus chaud dans le domaine de Satan. Et qu’il n’y aurait pas la chasseuse. Et que le décor serait sensiblement différent par rapport à cette forêt de Babylon. Il avait vécu toute sa vie en enfer alors ? « Il s'est passé quoi ? Ils étaient là et puis, plus rien... » Ou peut être pas, en fait. Il cessa de se perdre dans le regard de Verona et le promena sur la végétation alentours. Il devinait une présence qui les entourait. Elle n’était pas mauvaise. Non, il avait plutôt l’impression de se retrouver après que l’orage fut passé. L’air était encore saturé de cette électricité particulière qui laissait pantois et en suspens la plupart des êtres vivants aux alentours, attendant, vérifiant que tout allait bien, avant de finalement sortir et se remettre à vivre. Il perçut un mouvement vers sa droite et posa son regard sur l’obscurité qui régnait dans les arbres sombres à la tombée de la nuit. Il devina une silhouette massive. Et il devina ce qui s’était passé. Comme ce qu’il s’était passé à Babylon. Mais cette fois-ci, lui et ses amis étaient arrivés à temps. « Tu devrais le demander à lui. » il fit un mouvement de l’avant vers l’obscurité de la forêt. Des brindilles qu’un corps lourd écrase en marchant dessus résonnèrent dans le silence relatif des lieux et la silhouette imposante d’un loup vint se planter devant eux. Windell échangea un regard avec l’animal en qui il avait reconnu Conrad. Et les hurlements alentours laissaient présager qu’il était entouré de quelques uns des autres ennemis des vampires. Il reporta son attention sur Verona : « On rentre à la maison ? » Le loup s’approcha d’eux et fit aller son museau contre l’épaule du chasseur. Il lui proposait vraisemblablement de le porter. Il n’avait pas tort. Windell se sentait incapable de faire le moindre mouvement. Natenska allait les engueuler bien comme il faut.
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