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 K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.

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MessageSujet: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 14:38

DANFORTH; Kenneth Ike
26 ans, mais est resté à ses 20.
Jongle avec des parties du corps humain.

« I felt the bite, take a spit, suck the poison out of me.
I'll make you beg, Make you come to your senses if you keep up the shit.
Take the hit, dig the grave. This is how it goes down.
Gonna run, gonna scream, gonna crawl round on your knees,
When you realize that no one's gonna measure up to me.
Doesn't matter cause I'm over it now. This is how it goes down. »

Wild Child




I. Story left behind
      Date & Lieu de Naissance ; 24 juillet 1947 ; Babylon
      Date & Lieu de Décès ; 29 novembre 1967 ; Babylon

    C'était une journée chaude en ce jeudi 24 juillet 1947, enfin, c'est ce qu'ils n'arrêtaient pas de me raconter. A vrai dire, je ne suis même pas sûr de l'exactitude de ces propos. C'était peut être un mercredi, et il pleuvait probablement. Mes parents sont toujours du genre à extrapoler les choses pour montrer que la journée était belle. Car pour eux, c'était leur plus belle journée. La guerre était finie depuis maintenant deux années, et disons qu'ici, aux Etats Unis, la situation était plutôt bonne, surtout en Virginie qui était propice aux échanges intercontinentales. Ma mère n’est pas partie à l’hôpital pour me mettre au monde, tout s’est passé dans la chambre de ma grand-mère. C’était une pièce assez vaste, les murs étaient décorés d’un papier peint saumon, présentant quelques roses et des feuilles par-ci par-là. La luminosité n’était pas très bonne, la condition financière de la famille ne donnant pas accès à un bon éclairage de la maison. On se contentait du minimum, et tant qu’on avait de quoi s’éclairer et de l’eau, mes parents trouvaient qu’on vivait bien. Il y avait un brouhaha incomparable dans cette chambre ce jour-ci, il n’y avait jamais eu autant de bruit dans la demeure des Danforth. Ma mère criait tant et plus, mon père s’affolait au rythme des puissants hurlements de sa femme, et ma grand-mère tentait du mieux qu’elle pouvait de calmer les deux parents, tout en essayant de me donner naissance. Le chien, du nom de Pulco à l’époque, se trouvant au fond du jardin de la maisonnette maintenant, sous la terre, aboyait peut être plus fort que tout le monde, pensant qu’il y avait un quelconque crime. Malheureusement, personne ne pouvait le calmer, l’accouchement se déroulant dans la chambre or que la boule de poils était attachée dehors. Il ne fallut attendre bien longtemps avant que le petit garçon que j’étais, pesant à peine deux kilogrammes six cents pour quarante centimètres, pointe le bout de son nez. Tout à coup, il n’y avait plus de bruit. Plus de cris. Plus de panique. Plus d’aboiements. Le silence régnait, et même moi, je restais silencieux, les yeux fermés, dans les bras de Grand Maman.


    « Maman, maman, on va au cirque aujourd'hui ? » Ma voix de petit gamin résonnait dans toute la maison, bien que Grand Maman dormait à cette heure-ci. Sa chambre était située près du salon, mais en aucun cas ça ne m'importait. La seule chose qui comptait, c'était le cirque. « C'est mon jour de repos aujourd'hui, va dans ta chambre. », m'avait-elle répondu d'un ton sec. Mes parents tenaient le cirque le plus populaire de la ville, et j'y passais le plus clair de mon temps, après l'école. Mon père venait me chercher, et je faisais mes devoirs au milieu des lions et des jongleurs. C'était un rythme de vie à prendre, mais il me plaisait bien, comme si je pouvais me divertir et étudier à la fois, même si, à l'époque, les études étaient un divertissement pour moi. Et ce soir là, je voulais retourner sous le chapiteau, pour apprendre à faire tourner trois balles au dessus de moi, ou à marcher sur un fil tendu sans me tenir. Et il fallait avouer que j'étais plus habile à marcher sur cette foutue corde que sur n'importe quelle surface. « Mais t'avais dit qu'on allait voir papa travailler. », dis-je avec un sourire bien trop craquant, qui aurait fait fondre la plupart des mères, sauf la mienne, qui avait toujours été très stricte et arrêtée sur ses positions. « Et bah j'ai changé d'avis. » Sa voix était sèche, elle tentait de me faire peur avec ses gros yeux et son air froid qu'elle se donnait à chaque fois, même s'il m'en fallait plus pour m'arrêter. « Mais maman ... ». C'était peut être la phrase de trop. Ni une, ni deux, la main de ma mère s'écrasa sur ma joue avec fracas, laissant une trace rosie sur celle-ci, de la taille des doigts de celle qui m'avait frappé. Cette claque était la première d'une longue série dont je n'imaginais pas l'ampleur, mais c'était aussi la plus douloureuse. Pourquoi ? Parce qu'après, on s'y habitue.


    « Kenneth, va sortir les poubelles ! » La voix portante de mon père était plus impressionnante. J’avais l’impression que deux hommes utilisant un mégaphone avaient prononcé cette phrase, tellement que les murs m’avaient paru vibrer. Assis sur ma chaise, en face de la table du salon, je fermais les yeux, espérant que mon paternel n’arrive pas comme une furie. J’en cassai même le crayon que j’avais dans la main, le stresse m’ayant envahit tel un frisson parcourant tout mon corps. Sa phonation me faisait toujours froid dans le dos, et je m’étais recroquevillé sur moi-même, alors que j’entendais le bruit sourd de ses pas sur le plancher s’approcher petit à petit de moi. La lumière émanant de la fenêtre se faisait de plus en plus faible, mon père, de la taille d’une armoire à glaces, s’étant arrêté devant celle-ci. « Qu’est-ce que tu fais là encore ? ». Mes jambes, ne touchant pas le sol à cette époque-là, commençaient à trembler dans le vide, et mes yeux s’ouvrirent doucement, au même rythme avec lequel je me retournais vers lui. Il me fixait, de son air supérieur et apeurant, j’avais l’impression qu’un lion l’avait possédé et qu’il était prêt à me sauter dessus et à m’arracher toute ma peau. Il s’avança encore un peu, et je me levai de ma chaise, me positionnant droit comme un piquet, face à lui. Et une nouvelle fois, je sentis une nouvelle pression sur ma joue. Franche, sèche, et rapide, mon père n’avait pas hésité à balancer sa main contre moi, or que je comptais lui expliquer que je travaillais pour l’école. Seulement, il fut plus rapide que moi, et s’avança vers la grande table du salon, pour voir ce que je faisais avant son intervention. Et il tomba sur mon cahier de mathématiques. D’un air intéressé, il feuilleta les nombreuses pages remplies de calculs. Pour une fois qu’il s’intéressait à mon travail, je ne pus m’empêcher de sourire. Sourire que je ravalai bien vite alors qu’il envoyait mes écrits contre le mur, élevant la voix une nouvelle fois. « Va me sortir ces satanées poubelles ! ». Sans attendre, je courus vers la cuisine pour récupérer les déchets et les emmener dehors.


    Le grand soir. Le plus important. Le plus flippant. C’était maintenant. C’était aujourd’hui que je montais devant tout le monde sur un maigre fil tendu, devant un bon nombre de personnes. On était samedi soir, et la nuit douce et rafraichissante avait amené le cirque à être complet. De nombreux visiteurs et habitants s’étaient réfugiés sous le chapiteau pour venir voir les nouveaux spectacles que ce début de moi avait annoncé. Et j’en faisais parti. Auparavant, je ne tenais que des petits rôles dans la troupe, secondant quelques représentations de magie de mon père ou servant d’homme à trancher pour les épées de mon paternel. Mais là, tout était différent, vu que j’avais mon propre numéro, le premier d’une longue fournée. L’angoisse m’avait envahit, et voilà que le stresse me faisait déjà trembler, alors que je n’étais même pas monté sur la petite corde. Ca allait promettre, que je me disais. Et voilà que mon prénom se faisait entendre, derrière le tonnerre d’applaudissements qui cachait presque l’annonce. Buvant une dernière gorgée, je m’étais avancé dans le couloir, pour arriver sous les projecteurs. Je n’avais que quinze années, à cette époque, mais je me rappelle de ça comme si c’était hier. La chaleur des projecteurs. Les cris d’encouragement du public. Mon cœur qui battait à cent à l’heure. Et Lisbeth. C’était la première fois que je la voyais ici, et elle était bien assise au premier rang, avec un de ses amis. Et elle me regardait, fixement, un sourire aux lèvres. Je me trouvais bien bête, pour le coup, vêtu d’un simple short noir et d’une jaquette non fermée. Mais il fallait avancer, et, en prenant mon courage à deux mains, j’étais arrivé jusqu’à la corde, pétrifié. La musique retentit enfin, et les conseils d’un des gars de la troupe résonnaient dans ma tête. « Fais comme s’il n’y avait personne, tu verras. », m’avait-il dit. Et c’était difficile. Tout le monde avait disparu, sauf Lisbeth, toujours assise, à me contempler et à attendre que je daigne commencer. Je posai alors mes mains sur la corde, qui commença à osciller aussitôt. Je ne pouvais pas faire machine arrière, et j’y grimpai, gardant le plus possible mon équilibre. La suite ? Ca a été plutôt simple. Je m’efforçais de fixer un point fixe, soit une fissure présente au mur. J’avais enchainé les cerceaux, le monocycle, les bâtons enflammés et les acrobaties à la perfection, l’ayant répété depuis plusieurs mois maintenant. Tout c’était bien passé, et le bruit des mains qui m’applaudissaient me réconfortaient, me mobilisant à avancer dans mon spectacle.
    A la fin de la représentation, j’étais parti fumer, à l’extérieur, loin du regard de mes parents. Il ne savait pas que j’étais accro aux cigarettes, et s’ils s’en rendaient compte un jour, je crois qu’ils m’auraient tué … plus tôt que prévu. Alors que je crachais la fumée de mes poumons, quelqu’un vint briser le silence. Une voix douce et mélodieuse, encore inconnue de ma part. « Très beau numéro. », m’avait-on dit. C’était le premier compliment que je recevais sur mes performances, et ma curiosité l’emportant, je me retournai pour voir qui faisait mon éloge. Et soudain, mon souffle se coupa, mes lèvres s’écartèrent pour s’ouvrir, me donnant un air béat, alors que ma cloppe tombait au sol. Puis, je commençai à tousser, la fumée toxique s’étant infiltrée dans mes poumons devant cette surprise de taille. Lisbeth était postée devant moi, un sourire aux lèvres, et son air innocent, mais pas trop, sur son visage. Je savais très bien que derrière ce minois d’ange se cachait une vraie furie et cascadeuse, seulement, elle ne connaissait rien de moi. Et la seule chose que je pus dire à ce moment-là, fut un « Merde ! », tandis que je me baissais pour attraper ma cigarette qui s’était éteinte pendant la chute, allez savoir pourquoi. Me relevant instinctivement, je me mis à chercher mes allumettes, mais une flamme vint se placer entre mes yeux, et une petite bouffée finit par allumer la braise éteinte. « Merci… » dis-je calmement. « Pour le compliment et le feu. » Plus je la regardais, et plus elle me paraissait belle, rayonnante, mais si inaccessible pour un gars comme moi. Fallait l’avouer, jamais une demoiselle aussi radieuse ne sortirait avec un pauvre funambule sapait comme le chimpanzé qui joue des cymbales. Pourtant, je trouvais plutôt polie l’idée de me présenter. « Je m’appelle Kenneth. » Ma main tendue, j’attendais qu’elle l’attrape pour qu’elle se fasse connaître à son tour, ce qu’elle fit. « Enchantée, moi c’est Lis… » « Lisbeth, je sais. », déclarai-je en la coupant, comme si c’était tout à fait normal que je la connaisse. En même temps, elle ne pouvait pas passer inaperçue. Elle se mit alors à hausser les sourcils, et de son air interrogatif et étonné, elle me posa la question tant attendue. « Tu es au lycée ? Ou un ami du shérif peut être ? ». Je ne pus m’empêcher de sourire, même si elle se voulait sérieuse. C’est vrai que l’avoir coupé en lui annonçant que je savais comment elle s’appelait, ça devait être bizarre pour elle. Il fallait alors que je me justifie, chose que je fis avec le sourire. « Peut être un des pires ennemis du shérif. Mais sinon, on est dans le même cours d’histoire. Dernier rang, tout à droite, contre la fenêtre. » Comme je disais, je n’étais pas le genre de gars remarquables au lycée, surtout devant les gamins de riches qui trainaient, se faisant connaître par leur liasse de billets et leurs habits. Moi, j’étais banal, la preuve. « Je dors souvent, en histoire. » « Je comprends, les cours du prof sont bidons. Tu veux une cigarette ? » Et cette conversation, qui ne s’arrêta pas là, marqua le début d’une grande amitié.


Dernière édition par Kenneth I. Danforth le Ven 5 Juin - 23:45, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 14:38

    La camionnette de mon père s’arrêtait devant le lycée. Le trajet avait été silencieux, mon père et moi n’avions échangé aucun mot pendant l’allée. La dispute était encore trop fraîche, et je n’avais aucune envie de lui adresser la parole. Alors, j’étais resté silencieux, et quand il m’avait demandé si la musique me plaisait, j’avais juste acquiescé. Puis, plus un mot, jusqu’à ce que je sorte de la voiture. « Dépêche-toi. », m’avait-il dit sur un ton peu assuré, peut être avait-il peur que la veille se reproduise. Le regard que je lui lançai était assassin, et il tourna vite la tête, posant ses yeux sur son rétroviseur. Je fis de même, me retourner, pour avancer vers les grandes portes du lycée, en trainant les pieds. Mon sac en bandoulière était vide, et forte heureusement, d’ailleurs, vu qu’il se prit un coup de pied. C’était forcément Lisbeth. « T’as décidé de plus prendre d’affaire, toi ? » Je ne m’étais pas trompé, sa voix, je la reconnais entre mille. Et la mienne n’eut pas le temps de se faire entendre, qu’elle surenchérissait rapidement. « Qu’est-ce qu’il a, ton père, à l’œil ? » J’attendais cette question, et j’avais espéré qu’elle ne le remarquerait pas. Et pourtant, elle avait l’œil partout, et il avait été attiré par le cocard de mon père. « On s’est encore disputé hier. Mes parents m’obligent à quitter le bahut, maintenant que j’ai seize ans, pour bosser avec eux à temps plein au cirque. On a commencé à hausser le ton, mon père a levé la main, et j’ai été plus rapide, cette fois-ci. » Lisbeth était étonnée par ce que je lui racontais. Je ne savais même pas quelle partie la surprenait le plus, celle où je devais arrêter mes études, ou celle où je disais que mon père avait reçu mon poing dans sa figure. « T’es pas sérieux là ? », me dit-elle toujours abasourdie. Mon regard, bien trop sérieux, lui fit comprendre que je ne mentais pas, et sa mine joyeuse se décomposa. Alors, je me devais de la rassurer. « Hey, mais t’inquiète pas, c’est pas parce que je suis plus là qu’on ne se verra plus. Je sais où t’habites, et toi, tu connais ma maison et mon boulot maintenant. » Mon sourire se voulait réconfortant, et cependant, j’étais aussi déçue qu’elle. Les études représentaient une partie importante de ma vie, et j’en voulais à mes parents de me les enlever. Et je ne verrai plus Lisbeth tous les jours. Soudain, une idée me vint. « Dis, et si tu arrêtais les études toi aussi ? », demandais-je avec entrain et sérieux. « Pardon ? » Surprise, elle ne comprenait pas trop où j’en voulais en venir. « Bah ouais, j’t’ai appris les trapèzes, ainsi que les jongles. Tu domptes avec moi, et j’ai besoin d’une assistante pour mon numéro de magie du mois prochain. Tu pourrais bosser avec moi ! » Mon ton était jovial, et mon sourire énorme. L’idée était folle, mais elle me paraissait bonne, je ne voulais pas l’avoir loin de moi, et si elle bossait au cirque, c’était parfait. « D’accord ! », dit-elle avec autant d’enthousiasme que moi. Et je n’en revenais pas. « D’accord ? », demandais-je pour être sûr. « D’accord ! » Et avec l’excitation du moment, et l’enjeu de sa décision, je fis un truc que je pensais ne jamais faire. C’était facile avec les autres filles, mais avec Lisbeth, c’était tellement différent. Lisbeth me fascinait, et c’est la raison pour laquelle je l’embrassai fougueusement, me surprenant moi-même de mon geste. A partir de là, notre histoire a duré quatre mois, mais même si Lisbeth était extraordinaire et qu’on s’entendait à merveille, on se rendit compte que les sentiments n’étaient pas là. Quatre mois magiques et inoubliables. A la suite de cette conversation, elle et moi sommes allés récupérer nos affaires, pour quitter le lycée une bonne fois pour toute. Et bien sûr, Alexander eut son mot à dire.

    Pour ce soir, j’en avais finis. Mes numéros étaient terminés, et je fumais tranquillement une cigarette dehors. La nuit était déjà tombée, et seule la lune faisait office de lumière dehors. J’y voyais pas grand-chose, assis sur mon banc, respirant la fumée de ma cloppe. Le silence était profond, et je pouvais souffler de cette soirée qui avait été plus qu’épuisante. Eloigné du grand chapiteau, je n’entendais même pas la musique d’ici. J’entendais seulement le vent s’abattre sur moi, me faisant quelques frissons dans le dos. La nuit était fraiche, ce 29 novembre. Le soir de ma mort, et le soir où j’ai reçu une deuxième vie. Alors que je jetais mon mégot un peu plus loin, un bruit de buisson se fit entendre. Il y avait pas mal de verdure dans le coin, et ça devait être probablement une bête, un sanglier, ou quoi. Curieux, je jetai un œil vers le son que j’avais perçu. Un visage. Blanc. Sans expression. Et pourtant, je le connaissais vêtu d’un sourire. Elle était là, dans l’ombre, après deux ans d’inexistence. Je l’a croyais partie, ou disparue, ou morte, j’en savais rien, mais ce qui était sûr, c’est qu’elle m’avait abandonné. Et ce soir, je la voyais à nouveau. Ca n’était pas un rêve, ses yeux me regardaient, et je la fixais. « Lisbeth ? » Sans bouger, j’avais prononcé son prénom, un peu plus fort pour qu’elle m’entende. « Va-t-en, Kenneth. » Sa voix était glaciale, si différente. Son timbre chaleureux n’existait plus, et quand elle avait prononcé ses mots, j’avais senti de la colère. D’où venait-elle, je n’en savais rien, mais je ne comptais pas écouter ce que Lisbeth me disait. Je fis un pas en avant, puis deux, d’une manière assurée. « Recule. », entendis-je, tandis que je continuais de m’approcher d’elle. Réciproquement, elle semblait fuir, s’éloignant de moi à mesure que j’avançais. Mais des bruits de voiture percèrent le silence. Des phares, des hommes cagoulés, et des coups de feu. Mon visage se figea. Mon teint blanchissait, et je m’écroulai par terre. Une balle m’avait transpercé, et mon sang coulait sous moi, formant une large flaque autour de mon corps immobile. J’étais conscient. Je ne pouvais plus bouger. Et je l’entendais s’approcher en courant. Lisbeth. Celle qui s’éloignait de moi était arrivée à côté de moi, et les paroles qu’elle prononça furent inaudibles, dans l’état où j’étais. Une douleur au cou. Un cri. Des crampes. Des contractions musculaires. Tout ceci s’enchainait, et mon corps inerte se mouvait, alors que je sentais mon sang se déverser, et pas seulement au sol. Dans sa bouche. Lisbeth, encore. J’avais mal, la douleur était atroce. Et pourtant, elle me sauvait. De la mort. Du tunnel blanc qui s’offrait à moi, et vers lequel je me dirigeais. Elle m’y avait arraché. Elle m’avait libéré de ce long couloir lumineux. Et à partir de ce moment, j’étais différent. Changé. Plus fort que jamais. Vampire.

    « Alors, où tu te caches ? » Il faisait sombre, la nuit était tombée, et c’était soir de nouvelle lune. Aucun éclairage, donc, n’était présent dans ce coin plutôt éloigné de la ville. J’étais à Austin, et je traquais cette fille depuis pas mal de jours maintenant. Quatre ans que j’étais transformé maintenant, et j’avais pris la route en Amérique, alors que je me contrôlais un peu plus en présence des humains. De la haine, c’était ce que je ressentais pour eux, qui m’avaient tant frappé, ignoré, rejeté et insulté. Aujourd’hui, c’était ma revanche que je prenais, et n’importe quelle personne que je rencontrais était une nouvelle proie. Elle s’appelait Aurore. Une blondinette, les cheveux raides, et doux comme de la soie. Le sourire d’un bébé. Les yeux bleus azurs. Et un parfum alléchant, enivrant. « Bah alors, Aurore, t’as peur de quoi ? » J’étais posé sur un balcon, accroupi sur la rambarde, la regardant d’en haut, alors qu'elle sortait de derrière une poubelle. Elle ne me voyait pas, et regardait de partout, pour savoir d’où la voix provenait. Sautant vers le balcon opposé, je la vis se recroqueviller. Elle était apeurée, et à chaque mouvement, une odeur succulente se dégageait vers moi. Décidant de la rejoindre, je me laissais tomber du deuxième étage, retombant juste devant elle. « Bonsoir. », dis-je avec un sourire figé sur mon visage, prêt à la bouffer. Elle n’avait qu’à courir pour s’éloigner de moi, et pourtant, elle restait plantée là. Elle ne pouvait bouger. Elle tremblait. Et je m’approchais, sans qu’elle fasse un mouvement de recul. Passant derrière elle, je dégageai sa nuque fine, prenant une bouffée de sa fragrance. Et soudain, je me retrouvai avec une lame plantée dans ma jambe, et un coude qui s’écrasait contre mon nez. Et elle se mit à courir. « Tu paies rien pour attendre. » De toute manière, j’étais bien trop rapide pour elle, même blessé. Et en un rien de temps, je l’avais rattrapé, en passant par les toits. Cette fois-ci, je fus plus discret, et en me faufilant derrière son dos, je la plaquai au sol, récupérant le couteau qui avait traversé ma chair. « Tu veux toujours me faire du mal ? » J’usais d’ironie, pour lui faire comprendre que c’était finit pour elle. Puis, je faisais pénétrer son couteau à l’intérieur de son ventre, le faisant remonter du nombril jusqu’aux côtes. Elle criait, respirait difficilement, mais ne se débattait plus, elle n’en avait plus la force. J’arrachai alors ses vêtements, pour passer ma langue le long de son abdomen. Son sang était si bon, si goûteux et si frais, que je ne pouvais plus résister maintenant. Ainsi, mes dents, aussi pointues que la lame que j’avais utilisée pour l’ouvrir, se plantèrent dans sa nuque. Elle me revitalisait, son liquide provenant de ses veines coulant à l’intérieur de mon œsophage. Une fois que j’avais tout pompé, je comptais bien la laisser là, afin qu’on la retrouve le lendemain. Tant pis pour elle.


II. Secret words
    ▬ Kenneth n'a aucune pitié.
    ▬ Il est accro aux cigarettes et au sexe.
    ▬ Il est aussi agile qu'un singe, ses aptitudes acrobatiques qu'il avait développé au cirque s'étant décuplées après sa transformation.
    ▬ Il aime torturer ses victimes avant de les bouffer.
    ▬ Il aime la solitude.
    ▬ Il joue de la guitare et du piano, chante un peu. D'ailleurs, il aime pousser la chansonnette pendant qu'il est en chasse.
    ▬ Autour de son cou, il a une bague en médaillon, celle qu'il a récupérée au doigt de l'homme qui l'a tué.
    ▬ Très bon acteur, il aime changer d'identité selon son interlocuteur.
    ▬ Il passe son temps dans les arbres.
    ▬ Les chiens, il les déteste.


III. Open your mind
    Quelle est votre vision d'avril 1973 ?
      J'étais pas là. Babylon était devenu bien trop ennuyant. Des clans, des vampires se battant pour une simple terre, c'était pas pour moi. Je cherchais du sang à faire couler, des âmes à torturer, et des femmes avec qui jouer. Une voiture volée, et je partais en direction de nul part. L'aventure, je la cherchais, et j'étais parti en laissant les Cruor Ac Corpus dans ma ville natale. De toute manière, je suis du genre solitaire, c'est pas comme s'ils allaient remarquer mon départ. J'ai donc quitté la Virginie et j'ai fait le tour de l'Amérique. Jusqu'à ce que j'apprenne que les gens de mon espèce se faisait la guerre pour une terre. Je trouvais ça pathétique, et quand les Black Blood ont pris possession de Babylon, j'ai pensé que l'endroit aurait pu être intéressante. L'interdit, les humains qui trainent en dehors de la ville pour se cacher, la ville reprenait un intérêt spécial pour moi. Et je suis revenu. Un mal pour un bien, en fin de compte.


IV. What are you hiding?
    Pseudonyme/Prénom ; Tino
    Âge ; 16 ans
    Fille ou Garçon ; Gars
    Célébrité ; Kellan Lutz
    Code du Règlement ; edit code ok.
    Comment avez-vous découvert le forum ? Margaux qui m'a supplié de venir, parce qu'elle peut pas se passer de moi


Dernière édition par Kenneth I. Danforth le Sam 6 Juin - 13:00, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 14:48

    KELLAN i'm in love with you
    J'exige un lien What a Face

    Sinon bienvenue, et bonne continuation pour ta fiche Very Happy Et j'adore ton occupation, by the way Razz
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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 15:00

Merci Smile
J'aime cette occupation aussi, c'est assez marrant :gla:

On verra pour mon lien à la validation, hein ^^
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Lisbeth B. O'Connor
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● Citation: When other little girls wanted to be ballet dancers I kind of wanted to be a vampire.
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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 16:55

TINO i'm in love with you

Niah

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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 16:56

Margaux
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Livia S. Hagebak
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● Citation: Vous avez tort. J’entends les cris, je vois l’effroi, l’horreur, le sang, la mer, les fosses, les mitrailles. Je blâme. Est-ce ma faute enfin ?
● Relations:

MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 18:08

Oh Tino <3
Bienvenue ici.
Bon courage pour la fiche. Wink

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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 18:09

Hélène <3
Merci.
Margaux m'a fait les yeux doux pour que je vous rejoigne Laughing
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Declan W. Bowden
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● Âge Du Perso: 247 ans
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● Relations:

MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 18:10

Coucou,
Bienvenue ici Tino. Bonne chance pour ta fiche. =)

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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 18:10

Merci Maëva Smile
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Alexander P. MacDraw

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Age : 30
Votre Prénom/Pseudo : Chris.
Nourriture : Si seulement ils étaient comestibles.
Humeur : Insatiable, jamais rassasié de la peau froide de son ennemie.
Date d'inscription : 06/12/2008

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: vingt-cinq ans.
● Citation: Il y a une extase qui marque le sommet de la vie, et au-delà de laquelle la vie ne peut pas s'élever. Et le paradoxe de la vie est tel que cette extase vient lorsque l'on est le plus vivant, et elle consiste à oublier totalement que l'on est vivant.
● Relations:

MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 18:22

    Bienvenue. : )
    Bonne continuation pour ta fiche.
    What a Face
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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 31 Mai - 18:23

Merci à toi Smile
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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Sam 6 Juin - 13:00

Désolé du double post, fiche terminée, si tout va bien Smile
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Livia S. Hagebak
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Votre Prénom/Pseudo : Hélène.
Nourriture : Manger du daim, c'est manger sain.
Humeur : gotta a feeling that tonight's gonna be a good night.
Date d'inscription : 08/10/2008

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 79 ans. En paraît 21, l'âge de son décès.
● Citation: Vous avez tort. J’entends les cris, je vois l’effroi, l’horreur, le sang, la mer, les fosses, les mitrailles. Je blâme. Est-ce ma faute enfin ?
● Relations:

MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Sam 6 Juin - 15:57

Margaux va s'occuper de toi. Razz

_______________________________



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Living is easy with eyes closed, misunderstanding all you see. It's getting hard to be someone but it all works out. IT DOESN'T MATTER MUCH TO ME.
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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Sam 6 Juin - 17:01

Elle m'a dit ça sur MSN tout à l'heure, oui Razz
Merci Smile
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Lisbeth B. O'Connor
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Votre Prénom/Pseudo : Margaux
Nourriture : Rhésus positif.
Humeur : A jouer à pile ou face.
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TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 25 ans. En parait 17.
● Citation: When other little girls wanted to be ballet dancers I kind of wanted to be a vampire.
● Relations:

MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 7 Juin - 16:34

validé i'm in love with you

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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   Dim 7 Juin - 19:26

Merci i'm in love with you
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MessageSujet: Re: K.I.D. - Until the day I die... Oops, I'm already dead.   

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