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 Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)

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Isobel Llobera

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MessageSujet: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   Mer 27 Mai - 16:08

    On dit que les années nous rendent plus fort, que les blessures ne disparaissent jamais, tout comme les souvenirs. on dit que nos erreurs restent présentes, malgré elle, malgré nous. On dit beaucoup de choses, malheureusement vraies. Le mensonge est un vice abominablement douloureux, pour la victime comme le traitre, ça nous ronge, nous détruit. Isobel n'était plus qu'une ombre, une trace dans la nuit noire. Malgré les années, il n'avait pas disparu de sa mémoire, son erreur eue été de faire confiance a un monstre, de laisser la peur prendre le dessus, alors qu'elle était a présent persuadée qu'il aurait pu s'en sortir seul, elle aurait tout aussi bien pu se retourner contre Alonzo, mais c'était demander a mourir. Désormais, elle erre, elle a errer, seule, dans les montagnes, comme dans le désert, foulant le sable de ses lourds pas, alourdis par un passé qui la hantait. Sa mémoires refaisant surface chaque jour, chaque minutes, comme un poignard en plein cœur.

    Cela devait cesser. Mais lorsqu'elle apparut la première fois à Babylon, qu'elle entra dans le clan des Black Blood, ceux qui devinrent ses frères et sœurs, sa famille, les plus cher a son cœur ... Une tache vint salir le décor. Cette tache était pourtant magnifique, elle rayonnait a ses yeux. C'était le revoir, retrouver ses traits, qui ne vieillissaient jamais. Cependant la douleur lui donnait l'air malheureux, atrocement malheureux. Quelque chose ne tournait pas rond, lui faisait mal, était-ce elle ? sa trahison, son mensonge, qui rendait l'être le plus cher a son cœur dans cet état ? Ou une autre s'était elle emparé de lui. La bile remonta le long de la gorge de Bella. Savoir qu'une autre l'avait dépassé, avait toucher sa peau, baiser sa chair, donner des sourires, lui donnait la nausée. A cet instant, ses mains ne demandaient qu'a s'abattre sur lui, lui fait du mal. Elle s'était alors enfuie, enfuie, lorsqu'elle avait découvert Norman.

    Mais une nouvelle ère a commencer. Elle était prête, prête a affronter ce passé douloureux, cette plaie qui l'élancait un peu plus chaque jour. Renouer avec celui qui faisait la faisait vivre chaque jour, avec qui elle avait passé tant d'année. C'était si loin, et pourtant si proche. Il ne se souvenait peut être aps d'elle, l'avait oublié. Mais les images se succédaient dans la mémoire de Bella, les larmes de Norman qui tombait, glacée sur son cou nu. Ses yeux restant fermé, malgré son envie de les ouvrir, puis de lui sourire. Mais c'était sois sa mort fictive ou celle, réelle, de Norman.
    Les années lui eurent forgé un caractère, une autre que la femme naive qu'elle était, celle qui n'a pas hésité a mentir pour sauver. Désormais plus rien ne compte à ses yeux, plus rien sauf lui. Elle donnait son corps, a des hommes avares de chair, sans sentiments, les gardant profondément enfouis dans son coeur.

    Le froid diminuait peu à peu, Avril faisait surface, faisant disparaitre l'air glacial de l'hiver qui s'effaçait, ayant laisser place au printemps. Mais outre les fleurs et la beauté des paysage, le tourment de Bella, rendait nature morte. A ses yeux, les fleurs se fanaient, le ciel se couvrait. Elle était revenue ici, Ici, elle savait qu'il s'y trouvait, Norman. Ou du moins, elle espérait qu'il y soit encore. Le lac était toujours aussi beau, mystérieux. Assise sur un rocher, le vent faisant voler ses cheveux, Bella attendais. Elle avait la certitude qu'il viendrais. La guerre avait ravagé Babylon, ils avaient gagné, et Bella n'avait pas participer. Elle était loin, ce jour là, avait déjà décider de revenir conquérir le coeur de Norman. Tant de choses avaient changé... mais son cœur battait toujours, pour lui. Un frisson la parcourut. L'heure était venue, elle se tenait, prête, lorsqu'un bruit essoufflé retentit dans son dos. Doucement, elle se releva, sachant pertinemment qui se tenait derrière elle, reconnaissant son odeur entre mille. Elle sentit sa douleur jusque dans ses veines, plissant les yeux, se mordant la lèvre. Il bouillonnait. Tant de noirceur s'était emparé de son sang, tant de colère, de douleur. Qu'était il devenu de Norman ... celui, avec qui elle avait passé les meilleure année de son immortelle de vie.
    Impossible de se retourner. Elle attendait qu'il ose, qu'il la ressente, comme elle sentait son odeur si particulière, son souffle saccadé dans son dos. C'était l'heure, elle était fin prête.
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Norman Fitzpatrick
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MessageSujet: Re: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   Mer 27 Mai - 16:33

    Ils avaient gagné.

    Depuis maintenant six mois, les Black Blood régnaient en maître sur la ville, asservissaient les humains et aucun vampire contre leur mode de vie ne venait plus leur prendre la tête. La situation était idéale et Declan jubilait. Il n’était pas le seul. A vrai dire, durant les premiers temps, Norman avait été tellement satisfait de son sort que le moindre humain qu’il croisait subissait une torture mentale qui lui était bien propre. Mais à force, tout cela s’était érodé.

    Norman se souvenait parfaitement de la bataille. Tout ce sang, cette mort, cette douleur. Ce déchainement de violence avait sûrement été le point faible des végétariens, les seuls vraiment capables de battre les sanguinaires. Pour Norman, ça avait été le contraire. Toute cette haine, cette rage, avait décuplé ses forces. Il avait frappé avec force et violence chaque corps qui passait à proximité. Les coups de dents qu’il donnait, le goût âpre du sang mort contre sa langue ne lui donnait que plus envie encore de tuer. Il n’avait eu aucune peine à maîtriser ses assaillants, à part peut-être Lisbeth qui lui avait donné un peu de fil à retordre. Mais dès que la bataille changea de lieu, il avait été un des premiers à venir cueillir les humains au sein de Babylon. C’était lui qui avait tué le maire dès que celui était sorti voir ce qui se passait. A ce qu’on dit, un capitaine meurt en même temps que son navire. C’était ce qui s’était produit.

    Il se souvenait parfaitement aussi avoir entendu le prénom de Livia. Sa haine n’en fut que plus renforcée encore et il se précipita vers la source de ce cri. Une jeune fille, à peine majeure sûrement, qui semblait pleurer la mort de l’homme dont Norman venait de se repaître. La fille du maire. Alors comme ça, elle connaissait cette chère briseuse de cœur ? Norman était sur le point de lui faire payer sa connaissance quand Declan surgit derrière lui et lui précisa qu’il fallait faire des prisonniers. Et c’est ainsi que Mayra Robinson devint l’esclave personnelle de Norman. Il n’était pas spécialement tendre avec elle et si elle n’était pas recouverte de marque comme la plupart des autres fresh and blood, elle ne subissait pas moins les attaques de Norman. Sauf qu’il était légèrement plus vicieux et son harcèlement était moral, parfois très violent.

    Sauf que ces derniers temps, Norman s’amusait un peu moins. Les vampires qui furent ses ennemis n’étaient plus dans les parages ou alors se cachaient tellement bien qu’il n’avait plus à se battre. Les Black Blood se contentaient désormais de boire le sang que leurs esclaves leur donnaient et ils devaient pousser jusque très loin pour aller chasser et briser une nuque pour se repaître. Cette condition était sûrement celle que Norman détestait le plus. Encore ce matin, il avait été à deux doigts d’étrangler un Flesh and Blood pour se nourrir, mais avait été arrêté à temps. Boire le sang dans un flacon ne lui convenait définitivement pas. Il savait qu’il lui fallait aller chasser, mais Mayra avait tendance à jouer sa rebelle ces deniers temps. La crise d’adolescence, que voulez-vous.

    En tout cas, sa noirceur de cœur était toujours aussi présente. Il affichait un air noir, triste parfois et les seuls moments où il semblait revivre étaient ceux passés avec Siam. Il lui manquait quelque chose pour retrouver cette insouciance qui l’avait toujours caractérisé, et il savait depuis quand elle s’était envolé. Peut-être aurait-il dû rester dans l’ignorance, au lieu de ça, il avait provoqué Livia, avait obtenu un vague baiser avant d’être encore rejeté. Il ne l’avait pas supporté. Ne le supportait toujours pas et s’il avait pu dormir, il en aurait fait des cauchemars.

    Norman se rendait vers le lac, avec son appareil photo fétiche, dans l’espoir de retrouver une petite part de sérénité. Il regrettait sa vie passée, et c’était bien la première fois qu’il était aussi nostalgique. Cacher sa nature aux humains, les emmener dans la forêt avant de les tuer, traquer les Ragnaröks… tout ça lui plaisait beaucoup. Maintenant, il inspirait la terreur partout où il passait et si au début ça lui avait plu, ça n’était pas plus le cas aujourd’hui.

    Mais à peine eut-il foulé la terre environnante du lac qu’une odeur étrange l’assaillit. Une odeur familière, désarmante, avec un goût de passé. Comme ce qu’il s’était passé avec Livia la dernière fois. Sauf qu’il ne s’agissait pas d’elle, c’était beaucoup plus vieux. Une odeur ensoleillée, fraîche et enivrante. Une odeur pas plus humaine que lui. Son esprit semblait verrouiller la réponse, sans doute pour lui épargner quelque chose. Il savait au fond de lui, mais sa mémoire lui indiquait de ne pas chercher à comprendre. Pourtant, sa curiosité naturelle l’emporta et il inspecta les alentours avec prudence et attention.

    C’est alors qu’il la vit.

    L’immortalité était quelque chose de troublant dans le sens où les traits ne changeaient pas. La vieillesse était leur grande inconnue et retrouver une vieille connaissance ramenait automatiquement dans le passé comme si c’était hier. Pourtant, c’était il y avait si longtemps.

      - Isobel…


    Il avait à peine prononcé son prénom, les yeux ahuris, les traits figés dans une expression de surprise totale. Pourtant, c’était bien elle, assise sur ce rocher, sublime comme la dernière fois qu’il l’avait vu. Et d’ailleurs, quelle dernière fois. La douleur revint mordre le cœur de Norman en songeant à sa perte. Alors comment se pouvait-il qu’elle soit ici, là, à Babylon, en train de le scruter ?

    Il ne parvenait pas à comprendre, à parler. Son esprit ne percutait pas, et il avait l’impression d’être face à un fantôme de son histoire passée. Il aurait eu une foule de chose à lui demander mais il restait de marbre, comme une statue impérieuse et étonnée.

_______________________________



      @ melcappa


    Mais je sais qu'un jour elle viendra
    Alors je ne baisserai pas les bras.
    En attendant je fais les cent pas
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MessageSujet: Re: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   Mer 27 Mai - 16:55

    - Isobel…

    Le souffle de Norman atteignis ses oreilles, isobel ouvrit lentement les yeux, la respiration lente, les poings serrés. C'était tout une vague de souvenir qui la pénétrait soudainement, a tel point qu'elle en eu le souffle coupée. Elle baissa la tête, s'efforçant de calmer cette passion qui l'emportait? cette envie, cette fougue, et pourtant, quelque chose l'en empêchait. La fierté ? La honte... Honte de s'être jouée de lui, de lui avoir fait croire sa mort. L'odeur que dégageait Norman vont à ses narine, elle soupira, desserra les poings. Elle devait faire face, c'était le seule moyen de mettre un terme a sa longue descente au enfers. Si seulement, si seulement, on pouvait retourner en arrière, tout refaire, pour tuer Alonzo avant qu'il ne mette en place ce pacte infernal. Ce pacte qui avait détruit la vie d'Isobel. Quelle raison avait elle de vivre, si ce n'est de retrouver Norman ?

    Elle était devenue avide de pouvoir, d'une cruauté sans limite. Elle déchiquetais la chair de ses victimes avec hargne, et pourtant, la attirait avec une douceur inouïe. Tout sa colère, sa rancœur se ressentait dans ses repas. Elle se retourna alors, après qu'il ai prononcer son prénom, de sa voix si douce, celle qui l'eut bercer pendant un temps. Elle lui fit face, rencontrant son regard, tandis que ses yeux n'embuaient de larmes qu'elle cacha aussitôt. Il n'y avait que lui pour la mettre dans un tel état. Autrement, Isobel était si froide, si dénuée d'émotion qu'elle demeurait un vampire solitaire, qui faisait le plaisir des hommes, pour occuper l'espace vide où se trouvait ses sentiments pour Norman.

    Norman .

    Murmura t'elle, d'un ton sec. Elle avait envie de se jeter contre lui, de poser son front contre son torse, comme autrefois. Mais c'était si loin, tant d'année avait passé... Elle avança de quelque pas, jusqu'à se retrouver a quelques mètre de Norman. Une certaine distance les séparait, une distance que Isobel ne parvenait pas a franchir, quelque chose l'empêchait de se retrouver nez à nez avec lui. Elle fut surprise par son regard, un regard noir, vide. Son Norman semblait un autre, son visage exprimait une noirceur sans nom, une douleur lancinante.Leur relation avait toujours été ambiguë. Ce n'était pas de l'amitié, pas de l'amour, non plus. Mais elle ne pouvait vivre sans lui, combien de fois à t'elle essayé de mettre fon a cette putain de vie immortelle ! Sans Norman a ses côté, sans son odeur qui lui faisait tourner la tête, sans ces caresses, sa mains se promenant sur son visage, Bella se sentait autre, ce n'était plus Bella mais une inconnue, un fantôme. Elle se mordit la lèvre, se rapprochant, se retrouver a quelque centimètre de lui.

    je suis navrée..

    C'était tout ce qu'elle trouvait à lui dire. Elle se sentait incapable de tout lui révéler, le courage dont elle faisait preuve il y a quelque heure s'était évanouis, pour laisser place a une grande faiblesse. Voilà comment elle était, sans lui: Faible. Son visage envahissait totalement son esprit, elle ne pouvait penser a autre chose, qu'a ses yeux, son sourire, ses lèvres.Le vent s'était levé, plus violent encore, les cheveux de Bella s'envolèrent, vinrent fouetter le visage de Norman, qui restait immobile, incapable de sortir le moindre son. La douleur lui transperçait le cœur. Tandis qu'il ne faisait rien, restant là, face a elle, trop ahuri pour dire quelque chose.

    C'était terminé. Jamais il ne lui pardonnerais, jamais elle ne le retrouvera. C'était fini. Elle ressentit une douleur affreuse dans le bas du ventre, comme si elle venait de recevoir un coup. Elle voulais mourir, maintenant, mourir oui, mais avec pour seule et dernière image le visage de Norman, qu'elle avait retrouvé. Comment lui dire qu'elle n'était aps morte, que tout cela n'était que mensonge ?
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Norman Fitzpatrick
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MessageSujet: Re: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   Mer 3 Juin - 14:43

    C’était sans nulle doute la surprise la plus ahurissante de sa vie. Décidément, ces derniers temps, les coïncidences et les retrouvailles se faisaient trop nombreuses. Il y avait eu Livia mais c’était tellement différent… Norman n’avait pas vu la scandinave brûler sous les flammes d’un Alonzo en colère. S’il avait su alors à l’époque que leur ruse avait consisté à mettre le cadavre d’un pauvre chacal à la place d’Isobel, rien n’aurait été pareil. Mais, meurtri et désemparé, il s’était enfui, certain alors qu’il n’aurait su obtenir vengeance. Il était trop jeune à l’époque et pas assez sûr de lui pour foncer dans le tas et détruire cet homme. Il s’était promis d’obtenir un jour réparation et puis le temps avait passé. Il n’avait certes pas oublié, mais les chances de retrouver Alonzo s’étaient amenuises, il avait rencontré Alister, Livia… La suite était connue de tous.

    Et voilà que maintenant, elle était là, face à lui, aussi vivante que dans ses souvenirs lointains. Lorsqu’elle prononça son prénom avec d’un ton froid, Norman sut que ça n’était nullement une hallucination. De toute manière, il n’était pas du genre rêveur et ce qu’il voyait, il y croyait. Ses sens tout entier lui indiquait qu’elle était bien là, en face de lui. Cette odeur, cette voix, ce regard perçant, tout ce qu’elle était lui explosait en pleine face et il eut envie de partir en hurlant. Mais ça n’était pas le genre d’attitude qui le caractérisait et il resta de marbre, impassible, trop choqué pour oser faire le moindre mouvement. Elle s’était approchée, et son odeur se fit encore plus forte. Il respirait par habitude et la senteur délicieuse s’insinuait dans ses poumons, brûlant ses fondements et ses certitudes.

    Navrée. Voilà tout ce qu’elle trouvait à lui dire. Norman ne saisissait pas grand-chose pour l’instant, il ne comprenait pas. Tout ce que son esprit trouvait à répondre à ça, c’était qu’elle était morte et qu’il était impossible qu’elle ait ressuscité. Il se souvenait avoir senti sa chair brûlée, le visage déformé par le sadisme d’Alonzo derrière les flammes. Il se souvenait les cris, la douleur, la solitude qui avait suivi. Si elle était en vie, c’était parce qu’elle l’avait abandonnée, il n’y avait pas d’autre solution. Il ne pouvait y en avoir d’autres, c’était inconcevable.

    Finalement, après quelques minutes qui parurent éternelles, la mâchoire de Norman se décrispa et il parvint à articuler quelque chose. Il n’avait même pas réfléchi avant de parler, il en était incapable à l’heure qu’il était, tant il était sonné.

      - Tu es navrée de ne pas être morte ?

    C’était complètement stupide. Autant ne pas parler si c’était pour dire de telles inepties. Mais son cerveau ne captait rien. Il était dans l’incapacité de trouver une réponse à la foule de questions qui lui venait à l’esprit. Mais finalement, une espèce de lueur éclata dans son crâne, et son regard se fit plus perçant, plus incisif sur elle.

      - Ou alors tu es navrée de m’avoir laissé crever de douleur ?

    Norman ne parvenait pas à se réjouir de la nouvelle. Ca n’était pas seulement le contexte dans lequel il vivait ces derniers temps, c’était aussi la désillusion, la prise de conscience de tout ce temps perdu. Ca faisait beaucoup, tellement qu’il avait du mal à tout emmagasiner. Et plus il commençait à comprendre, plus ce trou béant dans sa poitrine emblait prendre un malin plaisir à s’élargir le plus possible. Si elle n’était pas morte, depuis tout ce temps, elle l’avait laissé seul. Elle l’avait regardé pleurer, et n’avait rien fait. Peut-être aurait-il mieux valu qu’elle soit morte alors.

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      @ melcappa


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Dernière édition par Norman Fitzpatrick le Mer 10 Juin - 19:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   Mer 3 Juin - 15:05

    La mâchoire d'isobel semblait trembler. Elle n'était point surprise, elle ne s'attendais pas à ce qu'il l'accueille a bras ouvert. C'était si compliquée, cela remontait a si longtemps, elle ne pouvait pas lui en vouloir et était la seule fautive. Mais Isobel était devenu froide et cela ne resonnait pas ainsi dans son crane. Qu'es ce qu'il voulait ? les excuses ne marchaient pas, alors que voulait il ? Certes, c'était de sa faute, elle voulait bien l'admettre, et malgré les année, Elle n'était toujours pas d emauvaise foi. Mais elle ne voyait pas quoi lui dire, quoi lui raconter. Que si elle avait fait ça, c'était uniquement pour le maintenir en vie ? c'était quitte ou double, la mort ou la mort, si elle n'avait pas fait semblant d'être morte, lui aurait aux mains de la faucheuse. Elle avait simplement choisie la meilleure solutions. Elle n'était pas revenue d'entre mort, seulement d'entre les oubliés. Et lui, l'avait il oublié ? ou bien seulement remplacé par cette vampire de Livia, cette sale voleuse, d'un autre camp. A quoi jouait t'il ? Lui aussi semblait bien avoir changé au fil des année, son regard se faisait plus dur, sa voix plus froide. Plus aucune traces du Norman qu'elle avait connu. Elle déglutit, lui lancant un regard noir. Malgré la douleur, la jeune femme gardait sa fierté. Il ne serait pas non plus heureux si il apprenait ce qu'elle faisait avec Blake. La jalousie est humaine, il avait sa Livia, tandis qu'elle tentait de combler le manque de Norman en couchant avec ses amants. Et elle ne voyait rien de mal a cela, s'il croyait qu'il n'y avait que lui qui avait souffert, il se trompait lourdement. Et il n'aurais pas de reelle excuse, isobel s'était juste contenter de faire le mieux pour le garder en vie, même si il ne fut pas à ses côté pendant plusieurs années.

    - Tu es navrée de ne pas être morte ? Ou alors tu es navrée de m’avoir laissé crever de douleur ?

    La jeune femme prit cette réplique en pleine figure. Montrant ses canines, signe de sa colère, elle tentait de refouler sa tristesse. Elle ne regrettait rien, grâce a elle, Norman était là, et elle aussi. Si elle s'était contenté de le suivre en désobeissant a Alonzo, lui ne serait plus là. Il faut parfois savoir sacrifier. Il était normal qu'il ne comprenne pas, lui qui la croyait morte depuis si longtemps. Elle recula de quelque paq, il fallait lui expliquer, pas d'excuses non, seulement des explications.

    Si tu crois être le seul a voir souffert, tu te trompe lourdement Norman. Que voulait tu que je fasses ? c'était un marché, si je ne t'avais pas faire croire a ma mort, Alonzo t'aurais tué, sous mes yeux. J'ai seulement choisi la meilleure solution qui s'offrait a mes yeux, je n'ai jamais songé a t'abandonner, juste mettre les points sur les i, d'attendre la mort de ce tyran, puis te rejoindre pour vivre ces années que nous avons perdus.

    C'était la plus brève explication possible, et la meilleure. inutile de dire les détails. S'il ne comprenait pas ça, Isobel ne voyait pas quoi dire de plus, elle était persuadé que lui aussi avait pas mal de chose a se reprocher. Elle était persuadé qu la croyant morte, il en avait bien profiter. Quelque années de douleur, mais cette dernière passée, il a du bien s'amuser, avec ces demoiselles. Sa voix était si froide, et dénuée d'émotion. Elle ne voulait pas lui montrer ses sentiments, mais son cœur étai déchiré en deux. ,Tant elle avait l'impression de s'adresser a un inconnu, alors que c'était l'homme qui faisait battre son coeur, et qui le fait battre encore.

    Je suis partis car je ne me sentais pas prête a t'annoncer tout cela. Mais le manque était trop douloureux, même après toutes ces années. cette guerre qui fait rage, je devait revenir aider mon clan, j'avais seulement besoin de réfléchir. Je ne m'excuserais pas, je ne me sens pas coupable. je voulais juste faire en sorte que nous nous retrouvions, lorsque tout fut terminé, maintenant qu'Alonzo est mort. Moi aussi, j'ai crever de douleur, que crois tu que je ressentait, lorsque je sentait tes larmes tomber sur mes joues, que je ne pouvais rien faire, le moindre de mes gestes signant ton arrêt de mort. La plus grande douleur que j'ai eu jusqu'a présent.
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MessageSujet: Re: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   Mer 10 Juin - 19:24

    Dès l'instant où Isobel - il ne parvenait plus à penser Bella - montra les crocs, Norman fit de même et se plaça en position de défense, laissant même un grondement s'échapper de ses lèvres. Un grondement sourd et violent qui ne laissait rien présager de bon. Il n'avait d'ailleurs pas réfléchi à son acte, seuls ses réflexes lui avaient dicté de se tenir sur ses gardes. C'était l'ambiance à Babylon qui le rendait ainsi ces derniers temps, on était plus sûr de rien et les rivalités et jalousies menaient souvent à des bagarres.

    Ses crocs luisaient à découvert jusqu'à ce qu'elle explique, du moins qu'elle tente de s'expliquer. Au fur et à mesure, Norman se détendit et rangea ses canines démesurées contre sa langue. Il était abasourdi par la nouvelle. Tout ça, c'était la faute d'Alonzo, il le savait. Il avait souhaité sa mort depuis la perte de Bella mais il n'avait pas été en mesure de concevoir qu'il pouvait s'agir d'un piège. Il ne pouvait s'imaginer que le cadavre calciné ce jour-là était celui d'un pauvre chacal. Une rage monstrueuse se déversa en lui, et il eut envie de tordre le cou de cet enfoiré qui lui avait ravi les plus belles années de son début de vie immortelle.

    Pourtant, il n'arrivait toujours pas à parler, à exprimer ce qu'il ressentait. L'explication d'Isobel n'était pas assez claire pour qu'il capte vraiment l'essence de ses paroles. Elle continua et il reçut un choc en pleine figure lorsqu'elle parla de son clan. Son clan? Mais de quoi parlait-elle? Elle avait déjà été à Babylon auparavant sans qu'il en s'en rende compte? Norman n'était pas un être des plus sociables mais tout de même, si elle avait été un temps chez les Black Blood, il l'aurait su. Il n'aurait pas pu...

      - Tu étais...

    Il n'eut pas le temps de terminer que déjà elle continuait à parler, exprimait la douleur qu'elle avait eu à rester stoïque sous ses larmes. Il se sentit légèrement honteux de l'avoir ainsi traitée au début de la conversation mais la compassion n'était pas un sentiment qu'il connaissait vraiment et il s'entêtait à penser qu'il avait plus souffert qu'elle. Il la pensait morte. Il avait été en deuil. Ne comprenait-elle pas?

    Malgré le fait qu'il commençait à remettre en place toutes les pièces du puzzle, Norman ne parvenait pas à avancer vers elle. C'était trop douloureux et brusque, et il restait à as place, comme s'il y était fixé par un élément extérieur. Il ne pouvait s'empêcher de la fixer, remarquer combien elle était toujours belle et mystérieuse, la séduction réincarnée.

    Réincarnée, bravo pour le terme Fitzpatrick!

      - Nous étions forts, nous étions deux. Si tu m'en avais parlé, on s'en serait sortis ensemble! Je l'aurai détruit!

    Il parlait désormais avec fougue et passion, se remémorant sa force des jeunes années. Il croyait en ce qu'il disait, il aurait été capable de battre Alonzo selon lui.

      - Tu doutais de moi, de notre force? Rien ne devait nous séparer Bella, même pas un connard de l'espèce d'Alonzo!

    Mais déjà, il avait commis la faute. Bella, c'était dit. C'était elle. En face de lui. Il en prit alors conscience pour la première fois.

    En un clin d'oeil, il fut derrière elle, l'enlaçant avec délicatesse et nostalgie, posant sa tête comme son habitude sur son épaule, enfouissant son visage dans sa longue masse de cheveux bruns. Son odeur l'envahissait et il fut rassuré pour la première fois depuis la guerre. Enfin quelque chose de familier dans ce monde en péril.

      - Si tu savais comme tu m'as manqué, espèce de garce...

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      @ melcappa


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MessageSujet: Re: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   Sam 13 Juin - 16:27

En tu silencio habita el mío
y en alguna parte de mi cuerpo habitó
un trozo de tu olor.
Dans ton silence habite le mien
Et dans une partie de mon corps habitait
Un morceau de ton odeur


    - Nous étions forts, nous étions deux. Si tu m'en avais parlé, on s'en serait sortis ensemble! Je l'aurai détruit!

    C'était si facile a dire ... Il ne paraissait pas se rendre compte, voulais jouer au héros, comme a son habitude. Mais s'il se croyait invincible face a Alonzo, il se trompait lourdement. Face a la cruauté d'un tel adversaire, plus fore encore que celle de Norman, ce dernier n'aurait pas fait le poid. Il était très fort, certes, mais il aurait eu peu de chance face a ce être dénué de sentiments. L'amour l'emportait sur la raison, a cet instant, celle de Norman c'était envolé. Cependant selon Isobel, Il n'aurait pas été capable de vaincre celui qui fut le maître de la belle durant de longue années. De plus, Elle l'aurait perdu, même s'il avait de maigre chance de gagner, l'enjeu était trop important a ses yeux. C'était la vie de celui qui faisait battre son coeur. Alors elle avait procédé par ruse. Et ainsi, elle le retrouvait, maintenant.

    Cesse de vouloir jouer au héros Norman. Je ne pouvais pas mettre ta vie en jeu, elle m'est trop précieuse, comprend-tu ? S'il t'avais détruit, jamais, jamais nous serions là, face à face après ces longues années. J'étais prise au piège. Non, rien de peut nous séparer Norman, c'est pourquoi nous nous retrouvons a présent.

    Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Ses années d'errance cessaient enfin. Elle était de nouveau au côté de l'homme qu'elle aimai, et il n'y a plus synonyme de bonheur, que d'être avec la personne qui nous est chère. Isobel n,'avait pas fait le moindre geste lorsqu'il grogna. Elle avait déjà eu affaire à sa colère, elle la connaissait, aussi dévastatrice soit-elle. L'attendre ainsi devenait insupportable, l'envie de le toucher, de lui donner des baisers dans son cou glacée, de l'enlacer comme ils le faisaient si tendrement. Chaque parcelle de son épiderme lui donnait envie de s'avancer vers lui, mais quelque chose l'en empêchait. Son regard exprimait de l'incompréhension, il ne prenait pas conscience. Elle était là, face à lui. Tandis qu'il semblait perdu.

    - Tu doutais de moi, de notre force? Rien ne devait nous séparer Bella, même pas un connard de l'espèce d'Alonzo!

    Elle tressailli. Bella. Il venait de prononcer son surnom, celui qui résumait toutes leur plus belles années, a eux deux. Ses yeux s'ouvrirent, elle restait bouche bée, le cœur battant la chamade, ayant enfin le sentiments d'avoir retrouvé celui qu'elle aimait. Le véritable, et non un vulgaire amant auquel elle donnait simplement sa chair, sans sentiments, sans amour. A lui, elle était prête a tout lui donner.
    Alors, il l'enlaça tendrement d'un rapide coup d'œil, il fut derrière elle. Elle frissonna au contact de sa peau, s'il avait été simple humaine, les larmes auraient coulées. C'était tout un passé qui resurgissait. Il enfoui son visage dans ses long cheveux bruns, respira longuement son odeur tandis qu'elle fermait les yeux pour mieux apprécier ces instants de pur bonheur. Elle chercha la main de Norman, posé contre sa hanche, entrelaça ses doigts au sien, la lui serrant. Son odeur si particulière qu'elle aimait tant, elle inspira une bouffé, heureuse d'avoir de l'avoir retrouvé.

    - Si tu savais comme tu m'as manqué, espèce de garce...

    Elle se retourna pour se trouver face a lui. Un sourire mesquin au lèvres. Elle déposé un baiser sur le coin de ses lèvres.

    Moi, une garce ? ... je ne te contredirais pas. J'aime être cette garce qui te manque et que tu aime tant Norman Fitzpatrick. je ne te plairait pas autant si je ne l'étais pas.

    Elle posa sa tête contre son torse. Cependant une ombre se profilait. Cette blondasse, qui sans cesse lui revenait en mémoire, alors elle pensait a Livia. Ces images qui lui perçait le cœur, de son Norman au côté de cette fille d'un clan adverse. Elle baissa les yeux, une ombre passant sur son visage. La douleur était aiguë, lancinante et perçait lentement les parois de son cœur. L'envie de vomir la prit soudain. Un profond sentiments s'immisça en elle, l'intuition qu'on autre berçait le cœur de Norman. Elle se recula lentement, tête baissée, pour prononcer ces quelque mot, la douleur en travers de la gorge.

    Il y a quelque d'autre.... N'es ce pas ?

    Dit elle froidement. La pensée qu'elle n'était plus celle d'auparavant dans le cœur de Norman lui donnait la nausée. Qu'une sale garce lui ai prit celui qu'elle aimait la rendait malade. A cet instant, son corps était sur le point de trembler, la colère d'Isobel, à l'instar de celle de Norman était effrayante.
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Norman Fitzpatrick
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MessageSujet: Re: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   Ven 17 Juil - 23:26

    C'était à la fois simple et terriblement compliqué. L'arrivée d'Isobel, cette résurrection inattendue ébranlait un peu plus encore les convictions de Norman, en ces temps déjà très instables. Il ne pouvait nier que cela lui faisait un bien fou de la revoir en face de lui, comme autrefois quand ils étaient dans la force de l'âge, insouciants et quasi invincibles. Mais depuis, qui étaient-ils? Ils avaient tellement changé, chacun de leur côté, que Norman doutait que les choses puissent redevenir comme avant. On ne pouvait revenir en arrière, et les années passées avaient fait de Norman un être froid et torturé qui voyait désormais en Bella une femme belle et désirable, mais aussi dangereuse. Il ne doutait pas de sa sincérité, mais savait que son arrivée soudaine constituait une faiblesse pour lui. Toute femme était une faiblesse, et il en avait déjà quelques unes autour de lui. Livia, Siam... Les deux plus importantes, pour ne citer qu'elles bien sûr.

    A l'époque de Bella, il n'existait qu'elle, elle et elle seule, sa gardienne, son âme soeur. Et puis, sa mort avait bouleversé l'ordre des choses et Norman avait du faire avec. Il y avait eu Livia ensuite, et une désillusion de plus qu'il avait aujourd'hui encore du mal à accepter. Quant à Siam... Si à la base, il l'avait considéré comme un vulgaire jouet qui lui permettait d'oublier ses peines passées, elle était aujourd'hui la seule source d'espoir qui lui restait, et il lui en était reconnaissant. Autant dire que dans l'équation complexe de la vie sentimentale du vampire, Bella n'avait plus sa place. C'était dommage, ça faisait mal, mais c'était ainsi. Lorsqu'elle déposa ses lèvres sur le coin des siennes, Norman eut le coeur qui se serra, parce qu'il sentait que les choses étaient vraiment différentes. A l'époque, il était normal pour eux d'agir ainsi. Désormais, il n'était pas certain de savoir gérer tout ça, son amour encore existant pour Livia, son affection grandissante pour Siam et le retour imprévu de Bella. Car si d'habitude, il se fichait bien de blesser les gens, il restait conscient qu'avec ces femmes, il ne fallait pas faire n'importe quoi. Elles étaient précieuses, bien plus précieuses que sa propre vie.

    Il était encore dans ses pensées obscures quand elle l'étreignit, posant son visage méditerranéen contre le torse du Black Blood. Il ne put s'empêcher d'apprécier cette sensation retrouvée, mais le visage des deux autres belles ne sortaient pas de sa tête. Et, comme par le passé, Norman se rendit compte qu'il ne pouvait rien cacher à sa soeur de coeur, quand elle recula en lui posant la fameuse question.

    Il hésita de longues secondes, lourdes de sens. Comment expliquer, comment faire pour ne pas blesser? Norman était bien plus doué pour être un tortionnaire que pour prendre des gants avec les gens, ce qui rendait la chose extrêmement délicate. Bella pouvait devenir furieuse en rien de temps, à la manière de son propre caractère destructeur. Autant dire qu'il savait très bien à quoi s'attendre s'il répondait mal. Mais de toute façon, il savait la bataille perdue d'avance car la réponse qu'il allait lui donner était loin d'être celle qu'elle attendait. Malgré tout, il fallait faire preuve de tact et ça, c'était plus compliqué.

    Un peu gêné, mais plutôt par le fait de savoir qu'il allait s'y prendre comme un manche, Norman baissa la tête en se passant la main dans les cheveux pour se donner une contenance avant de relever le regard pour venir l'infiltrer dans celui de Bella, qui commençait déjà à devenir rougeoyant.

      - Il se passe des choses en un siècle, Bella. Je te croyais morte, et pensais alors que tu n'aurais jamais voulu que je reste un solitaire toute ma vie. Tu sais que ça n'est pas ma nature. Mon indépendance ne comblera jamais les manques sentimentaux de ma vie, et justement, la vie, cette sale garce, a fait son œuvre et j'ai rencontré des femmes. Beaucoup n'ont pas compté, d'autres ont laissé des traces.

    Il eut envie d'ajouter que de toute manière, il n'avait jamais eu de relation très définie entre eux, mais il sentait que ce serait la goutte d'eau qui ferait déborder le vase, alors il s'abstint. Il admettait pourtant péniblement qu'il avait donné une réponse assez générale et peu précise, qui ne satisferait en aucun cas son impitoyable interlocutrice. Et puis après tout, elle avait toujours été sa confidente, pourquoi ne pas lui en parler? Parce que pour elle, de toute évidence, il n'y avait personne d'autre. Juste Alonzo et sa période esclavagiste, et puis une période longue pour le retrouver peut-être, mais il doutait qu'elle ait trouvé quelqu'un avec qui vraiment s'attacher. Mais ça n'était pas un crime pourtant que lui ait fait une rencontre. Ca ne se contrôlait pas et d'ailleurs aujourd'hui, il pensait parfois qu'il aurait mieux fait de laisser cette fille mourir plutôt que d'être là où il était désormais.

      - Mais quand je dis d'autres... Je veux dire une autre. Si tu savais comme elle est différente de toi... Et pourtant, le point commun est que dans les deux cas, la séparation a été franchement difficile et douloureuse. Je la hais aujourd'hui autant que j'ai envie de la prendre dans mes bras.

    Norman craignit que cette phrase soit celle de trop, et il attendit de voir si la fureur de Bella allait s'abattre sur lui.

_______________________________



      @ melcappa


    Mais je sais qu'un jour elle viendra
    Alors je ne baisserai pas les bras.
    En attendant je fais les cent pas
    Et finis par me dire tout bas:
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MessageSujet: Re: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   Lun 3 Aoû - 2:16

    - Il se passe des choses en un siècle, Bella. Je te croyais morte, et pensais alors que tu n'aurais jamais voulu que je reste un solitaire toute ma vie. Tu sais que ça n'est pas ma nature. Mon indépendance ne comblera jamais les manques sentimentaux de ma vie, et justement, la vie, cette sale garce, a fait son œuvre et j'ai rencontré des femmes. Beaucoup n'ont pas compté, d'autres ont laissé des traces.

    La jeune femme recula de quelque pas. Sentant le décor s’écrouler. La rage grimpait en elle comme un venin mortel, l’agrippant sauvagement, la rendant presque incontrôlable. Elle se sentait trahie. Norman ne l’aimait plus, son Norman en aimait une autre, il était presque inconcevable qu’elle puisse le perdre. Durant toutes ces années, elle l’avait cherché avait remué ciel et terre pour retrouver cet être cher, et maintenant… Tout s’écroulait. Toutes ces années de bonheur n’étaient que souvenirs, n’étais qu’ombre dans sa tête, elle n’existait plus a ces yeux, elle n’était plus rien. Sa vue se troublait, sous les larmes qui lui brulaient les yeux. Ses entrailles semblaient se serrer, jusqu'à vouloir l’étouffer, maintenant, elle voulait mourir, a quoi bon vivre, si c’était pour n’être qu’un fantôme aux yeux du seul homme qu’elle aimait ?

    Tu me connais Norman, mieux que n’importe qui. Tu sais que tu étais l’être que j’aimais le plus au monde. Je me sens bafouée. J’ai fais cela pour te protéger, la garantie de t’avoir a mes côté toute ma vie. Et à la place, je te retrouve, entouré de sales garces, qui gravitent autour de toi comme des mouches ? Tu as bien changé… tu t’es peut être même constitué un harem… Où es le Norman que j’ai connu, je n’en vois plus la trace, tout ce que je ressens à présent n’est que dégoût…


    Elle essuya d’un geste rageur la larme qui coulait le long de sa joue, reculant plus encore, jusqu'à être à plusieurs mètres de Norman. Comment allait elle parvenir à l’oublier, a oublier ce regard qui la fixait de haut en bas, son regard qu’elle aimait tant, et qu’elle ne retrouverait peut être jamais… elle allait se battre, pour le retrouver. Quitte à tuer ces prétendantes. Jamais elles ne lui voleront pas l’homme de sa vie, c’était le sien, et elle n’aimait pas partager.
    Contrairement à Norman, la vie de Bella n’était a présent qu’un ramassis de choses malsaines, de sexe sans amour, de baisers sans sentiments. Donner son corps était presque devenu un jeu pour elle, ou une manière d’oublier, d’oublier qu’on l’avait bafouée.

    - Mais quand je dis d'autres... Je veux dire une autre. Si tu savais comme elle est différente de toi... Et pourtant, le point commun est que dans les deux cas, la séparation a été franchement difficile et douloureuse. Je la hais aujourd'hui autant que j'ai envie de la prendre dans mes bras.

    La haine d’Isobel était a présent palpable. Son corps tout entier frémissait de rage, la jeune femme ignorait encore comme ses jambes parvenait a soutenir son corps, elle se sentait molle, sans vie, sans raisons de vivre. Elle se rapprocha soudain de Norman, lui attrapant délicatement la gorge, déposant un baiser douloureux sur sa gorge, tentant de ne pas s’accrocher à lui. Et elle ? A-t-il envie de la serrer dans ses bras, a-t-il seulement envie de déposer un baiser sur ses lèvres ? Non, il n’y avait plus que l’autre.

    Tu n’a pas l’air si tourmenté, Norman. Si tu savais comme tu me fais de la peine, autant que je t’en ai fais, je veux bien l’avouer. Mais j’ai fais cela pour ton bien ! Cela me ronge de savoir que j’ai fait tout cela pour rien, pour te retrouver, entouré de ses pigeons, m’oubliant, me traitant comme le plus vulgaire des fantômes, alors que mon seul but était de continuer a t’aimer…Sait tu au moins, ce qu’a provoquer Alonzo… Je me sens souillée, de l’intérieur comme de l’extérieur, je me suis laissé abusée. Tu m’appartiens, tu m’appartiendras toujours. Jamais elle ne te volera à moi, tu peux en être certain, tu me connais, je suis prête a tout.

    Elle lui lanca un regard noir, Isobel pouvait être douce comme une redoutable garce. Prête a tout pour parvenir à ses fins, prête a tuer, pour retrouver celui qu’elle aimait. Cette Siam, cette Livia, allait en baver, car elle allait lui faire douloureusement comprendre que Norman lui appartenait, et qu’il n’appartenait qu’a elle, seule. Il n’y a pas de place pour trois femmes dans son cœur. Elle était la première, et elle sera la dernière.
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MessageSujet: Re: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   Mar 6 Oct - 19:25

    La réaction de Bella était à prévoir, bien que la jeune femme soit tellement versatile qu'il était souvent bien difficile de s'imaginer ses gestes futurs. Elle recula, visiblement estomaquée qu'il ait tenté de voir "ailleurs", s'il osait dire. Il comprenait en un sens mais en même temps... Il avait envie de lui hurler dessus. De lui dire le mal qu'il avait eu à se remettre de sa perte, les envies contradictoires que sa mort lui avait inspirée. Il avait mis du temps avant de pouvoir à nouveau faire confiance, et même si cette seconde expérience avait été périlleuse et ratée d'ailleurs, il avait toujours su remonter la pente. A l'entendre, il aurait fallu qu'il se morfonde des siècles durant en attendant il ne savait quoi, la mort peut-être, avec hâte. Était-elle si égoïste?

    Elle lui parlait de harem, et il la maudit. Ce "harem" comme elle disait, ce n'était que des histoires sans lendemain, des humaines qu'il charmait pour mieux ensuite les dévorer. Il y avait eu Siam qui avait fait son temps, et revenait désormais avec une charge émotionnelle un peu plus forte. Et Livia. Livia avait été son harem à elle toute seule, il trouvait donc fort injuste qu'elle le limoge pour quelque chose qu'elle ignorait. Et quand il tenta de s'expliquer, de parler de cette blondinette qui avait été toute sa vie durant un temps, il la vit reculer plus encore, comme soumise à un effroi total. Paradoxal non? Elle lui reprochait de s'être trop entouré, et maintenant qu'il avouait qu'une seule avait compté, elle semblait encore plus lui en vouloir. Il était d'accord, c'était pire de s'accrocher à une seule, mais elle se contredisait.

    Elle tremblait de tous ses membres, comme en proie à une rage intense. Son regard pénétrant était tellement rougi par la colère qu'il rappela à Norman certains épisodes de leur ancienne vie. Des drôles, et d'autres plus dramatiques. Mais ce n'était pas le moment de penser à ça. Il crut qu'elle allait, au choix, s'effondrer, ou lui sauter dessus. Mais non, c'était sans compter son caractère changeant et elle se précipita vers lui, collant ses lèvres glaciales et pressées sur la gorge pale de Norman, qui étouffa un soupir. Mais que cherchait-elle à faire?

    Elle avait continué son monologue qui n'avait qu'un but, le culpabiliser, il n'en était rien. Comment pouvait-il être désolé d'avoir refait de sa vie un semblant de quelque chose? Il n'avait pas envie de la blesser, mais elle agissait avec lui étrangement, tentant de lui faire se rendre compte qu'il avait tort. Mais c'était injuste! Comment pouvait-il savoir?

      - Tu n'es pas qu'un vulgaire fantôme, Isobel. Tu es celle qui m'a sauvé, je te dois ma vie actuelle et je t'aimerais toujours. Ca ne changera pas.

    Mais ça ne l'arrêta pas, au contraire. Une étincelle de rage sembla briller dans ses yeux et les mots qui suivirent le glacèrent. Il se figea, repoussant délicatement la belle créature en la fixant avec horreur. Ses prunelles sombres laissèrent apparaître des tâches rouges.

      - Qu'est-ce que tu as dis?

    C'était une simple phrase, qui pouvait sembler banale, mais Norman savait ce qui se cachait derrière ces mots troublants. Bella avait toujours eu un caractère bien trempé, et une tendance extrême à éliminer le moindre obstacle qui se dressait en travers de son chemin. Et cet obstacle en l'occurrence, c'était Livia. Il grogna légèrement. Car bien que Livia lui ait fait si mal qu'il ne désirait qu'une seule chose, la voir souffrir... Elle faisait partie de sa vie, même si elle était un élément du passé, au même titre que Bella d'ailleurs. Il refusait d'en perdre une seule. Et encore moins que la redoutable sanguinaire affronte Livia. C'était à lui de se charger d'elle, pas la tuer peut-être, mais la faire souffrir et il refusait que Isobel s'interpose dans une relation déjà bien trop compliquée.

      - Si tu touches à un seul de ses cheveux, crois-moi, je te retrouverais et je n'aurais aucun scrupule à te faire du mal.

    Il avait parlé calmement, mais très fermement, les mâchoires quasiment serrées pour éviter de se laisser emporter par la colère.

      - Tu n'as pas le droit d'arriver ici et de me poser un ultimatum. Des années ont passé, ma vie est déjà assez compliquée. Alors ne t'improvise pas ange de la vengeance, ou alors...

    Il la dévisagea comme s'il ne la reconnaissait plus.

      - Je ne peux imaginer ce qu'il t'a fait mais en tout cas, tu es différente Bella. Et je refuse de t'entendre proférer des menaces sans rien faire.

    Il lui tourna alors le dos et s'enfuit en courant, comme pour échapper à un passé douloureux qui venait le rattraper, comme pour mieux enfoncer le couteau dans la plaie. Retrouver Siam, retrouver ses bras et s'y perdre un moment...



[On finit là-dessus? Et on se refera un topic quand j'aurais fini avec Livia et Alister, un topic à trois pourquoi pas? Razz]

_______________________________



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MessageSujet: Re: Je t'attendais, depuis si longtemps. (PV Norman)   

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