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 How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ

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Saphyre V. Roosvelt

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Féminin Nombre de messages : 185

Age : 28
Votre Prénom/Pseudo : .bittersweet
Multi-Comptes : //

Nourriture : Le sang humain.
Humeur : Indescriptible.
Date d'inscription : 08/04/2009

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 26 ans, dont une seule et pauvre année de vampirisme.
● Citation: « Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible, Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi » » - C. Beaudelaire
● Relations:

MessageSujet: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Mar 26 Mai - 22:33

    &

    a thousand miles away from you
    a broken mess, just scattered pieces of who i am
    then i see your face, i know i'm finally yours
    i find everything i thought i've lost before
    you call my name, i come to you in pieces
    so you can make me whole

    RED – Pieces


    BABYLON – SIX MONTHS AGO



    « Caleb !! », s’écrie une femme aux cheveux plus noirs que la nuit. Debout, en plein milieu d’une foule paniquée, Arielle tourne plusieurs fois sur elle-même afin de retrouver son mari parmi la population de Babylon… Population qui, soit dit en passant, est loin d’être la plus protégée. Le chaos s’installe à Babylon et personne ne peut faire quelque chose pour empêcher cette situation. Tous les habitants courent de droite à gauche, crient, se font capturer… Et au milieu de cette foule, un vampire à la robe blanche cherche désespérément son chevalier. S’étant promis de ne pas se laisser sur le champ de bataille, c’est rendu à Babylon, loin de la forêt, que le couple s’est dispersé. Pour quelle raison ?! Aucune, vraiment… Une minute Caleb lui tenait fermement la main, la seconde il n’était plus à côté d’elle… De ses années d’existence, elle n’a pas vraiment la capacité de se battre comme les autres du clan l’ont… Elle sait se défendre, dans la limite du raisonnable.. Elle ne tuera pas un vampire de ses propres mains, ça c’est complètement fou. La panique commence tranquillement à s’emparer de son corps frêle, bien trop pâle pour se morfondre à la population… Voir même que les habitants la reconnaissent comme les autres attaquants, donc forcément ils ont peur d’elle comme si elle serait prête à les tuer comme les autres vampires sont prêts à le faire. Ses jambes ayant décidés de bouger, elle s’avance lentement parmi la foule, marche contre-courant alors qu’elle aperçoit la tête de son mari au loin. Incroyablement soulagée, Arielle se met à courir tellement rapidement qu’elle oublie tout autour d’elle… Jusqu’à ce qu’elle fonce droit sur un nouveau-né. Laissant ses instincts prendre le dessus, un feulement se libère d’entre ses fines lèvres alors que son regard se transforme en un regard meurtrier… Qu’il ose la séparer de son mari ! Qu’il ose, voir ce qu’elle va lui faire. Serrant les poings, elle s’avance alors vers lui, et il fait pareil… Soudain, tout se mélange à l’intérieur d’Arielle… tout ce qu’elle a envie c’est de retourner vers Caleb ! Ce n’est pas du tout compliquer à comprendre… Pourtant, son expression faciale est des plus menaçantes. « Bouge », ordonne-t-elle, les dents serrés. Alors là, le vampire bouge… un pas de plus vers elle.

    Avant même qu’elle n’aie la chance de prononcer quelque chose d’autre, elle se fait attaquer… Étant légèrement plus faible que le nouveau-né, elle se défend de mieux qu’elle le peut… Seulement, ils ne sont plus à Babylon. Perdus dans l’immensité de la forêt, les deux vampires grognent, se battent, s’entre-tuent pour le rôle du vainqueur de cette bataille… Bien entendu, on parle de la bataille entre eux, pas la grosse bataille en général. Ayant fait un faux mouvement, elle se trouve alors de la dominante à la dominée, le vampire par dessus elle, un sourire mesquin aux lèvres. « Ça y est… », pense-t-elle alors qu’elle voit sa mort de plus près. Elle voit son visage… Pas celui de son tueur, mais bien de son mari.. Celui qu’elle a retrouvé pendant quelques secondes, celui pour qui elle se bat présentement… Car il faut l’avouer, elle ne fait que se battre pour retourner vers Caleb, libéré de ce nouveau-né…. Mais alors qu’elle voit sa vie se défiler devant ses yeux, elle réalise que c’est alors la fin… La fin de sa longue vie parmi les Ragnarök… Elle pense à Vilde, comment va-t-elle le prendre de savoir qu’elle a perdu un enfant ? Et Caleb?... Comment va-t-il réagir alors qu’on va lui dire que sa femme est décédée ?... Et Mathys… Il doit tellement la prendre pour une lâche… « Tu ne te débats plus, princesse… », lui fait remarquer le vampire qui allait l’achever. Portant son regard sur lui, un regard défiant… À présent, la mort est tellement proche qu’elle en a plus peur… Qu’elle ne peut que conquérir sa peur par la mort elle-même. Soulevant le haut de son corps, le plus qu’elle peut en fait, approchant son visage à quelques centimètres de celui du vampire, elle lui crache un « Fais-le… Si t’en a les couilles ». Décidément, elle a quelque chose contre la virilité masculine, celle-là. Et c’est à croire qu’ils son tous complexés. À ses dires, le vampire fronce les sourcils, lâche un grognement et s’attaque au cou d’Arielle comme si la fin du monde est prévue, quoiqu’en quelques sortes… Elle l’est.

    Soudain, une douleur intense possède le corps d’Arielle… Se jurant de ne pas crier, elle se force du mieux qu’elle peut pour ne pas hurler sa douleur, pour se calmer… Mais comment se calmer face à la mort ? Face à cette atroce douleur ? Face à ce qu’elle est entrain de vivre ! « Je vais le hanter toute ma vie, il verra », murmure-t-elle ses dernières paroles en pensant à Caleb… Après tout, c’est en courant vers lui qu’elle a tomber face à face avec cette chose. Mais alors qu’elle commence à se sentir plus faible, elle sent que le vampire se fait brusquement retirer de son corps, ainsi de son cou. Le seul réflexe qu’elle a eu, c’est de porter rapidement sa main à son cou et d’y mettre de la pression, comme elle a fait lors de sa transformation… La seule différence entre sa transformation et aujourd’hui : elle est capable de se relever et de marcher… Debout, les jambes tremblantes, elle porte son regard sur les deux vampires entrain de se battre… Elle ne sait pas qui est son sauveur, mas elle ne peut rester à cet endroit plus longtemps… surtout qu’elle ne sait pas où elle est, elle ne sait pas où est Caleb, elle ne sait pas s’il est vivant, s’il est mort… Et Vilde…


    BABYLON - SIX MONTHS LATER


    however far away i will always love you
    however long i stay i will always love you
    whatever words i say i will always love you
    i will always love you

    THE CURE - Lovesong


    Six mois. Six mois qu’elle erre, qu’elle survie tant bien que mal. Six mois qu’elle est seule. C’est certain que les autres l’ont prit pour morte, c’est certain qu’ils ne croient plus en son existence, qu’ils ont fait le deuil d’Arielle… Mais elle refuse de les oublier, elle refuse d’arrêter de lutter, de chercher, de vouloir. C’est en marchant dans la forêt, qu’elle remarque un arbre… Un seul et unique qu’elle réalise qu’elle est de retour… Babylon. L’odeur de Babylon, les arbres, la faune… Ne se réjouissant pas trop vite, elle sait très bien que Babylon n’est pas du tout comme avant… Le chaos s’est installé et elle doute qu’en six mois cela a changé. Les pauvres habitants… Ils doivent être pétrifiés. Elle ne peut qu’imaginer le traumatisme qu’ils ont vécu, qu’ils vivent encore probablement… Les Black Blood doivent être sans répits, sans pitié et entièrement sauvages et elle doute qu’ils sont, et on été, doux comme des agneaux avec ces pauvres habitants… Inconsciemment, sans doute la hâte de retrouver son clan, sa mère et surtout son mari, Arielle se met à marcher à une vitesse plus accélérée qu’elle avait… Évitant les arbres gracieusement, elle se mordille la lèvre inférieure alors qu’elle s’approche de son ancienne vie.. Elle peut déjà sentir la belle odeur de son mari, cette odeur qu'elle refusait d'oublier. Elle la sent… Tellement… On croirait qu’elle était près d’elle… Voir même à une portée de main. Soudain, elle s’arrête… Cette odeur… Elle n'hallucine pas…. Cette odeur, elle la reconnaîtrait parmi des milliers, voir même des millions. Trouvant refuge derrière un arbre, Arielle regarde… Et elle le voit. Et puis, de toute façon, ses maudissements tout bas ne peuvent le trahir. Caleb. Sortant de sa cachette, elle marche rapidement – voir même qu’elle court – vers lui mais finalement, elle s’arrête à quelques mètres alors qu’elle réalise qu’il ne semble pas réagir… enfin, il semble reconnaître son odeur mais… Étrangement, il ne la voit pas. Elle l'analyse de son regard, observe ses moindres gestes... Et son regard s'arrête alors sur la marque sur le beau visage angélique de son mari... Une cicatrice ? Une envie folle de l'étreigner se saisit d'elle... Elle aurait tellement aimé être là, prendre soin de lui... Tout ça.. C'est de sa propre faute et elle ne peut se le pardonner. Elle finit par prendre son courage à deux mains et elle s’avance vers lui, lentement, jusqu’à ce qu’elle soit qu’à quelques centimètres de son corps… Ce corps qui l’a si longtemps manqué, ce visage… Autrefois froid et sévère, maintenant adoucit même attristé… Ces traits… Ne se gênant pas – pourquoi elle le serait ? C’est son mari, après tout - , elle passe une main sur le visage de Caleb, frôlant du bout des doigts la cicatrice alors qu’elle murmure « Caleb », la voix nouée par les émotions, elle murmure son prénom d’une tendresse infinie. Collant son front contre celui de son mari, elle ferme les yeux et prend une grande respiration... Cette odeur l'a terriblement manqué. Toutefois, ne vous attendez pas à de belles retrouvailles… « J’espère que tu ne m’as pas remplacé, toi », poursuit-elle, comme pour le mettre en garde… Car oui, Arielle tuerait celle qui la remplace.


Dernière édition par Arielle C. Raichan le Ven 19 Juin - 22:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Mer 27 Mai - 0:21

      CHAPTER TWO;
      Le jour où tu as disparu, mon cœur s'est éteint,
      j'ai vécu mille et une morts de la plus douce à la plus cruelle.
      Si tu dois un jour me hanter, alors que ce soit pour l'éternité.


***



    « Je vais faire un tour Leandre, je ne pars pas me suicider ! » râla la voix grave de Caleb sur un ton des plus neutres. Il ne pouvait pas faire un seul pas sans qu'on lui demande où il comptait aller. Il pouvait encore se promener seul?! Qu'importe sa cécité, il vaincrait le premier crétin suicidaire qui aurait osé l'emmerder par ce jour-ci. Le vampire supportait donc de moins en moins bien cette pression quotidienne, cela faisait pourtant un peu plus de deux mois qu'il ne présentait plus de comportement suicidaire. Il avait pourtant tout tenté. Se priver de nourriture, se lancer à l'aveuglette dans la forêt au risque de tomber sur un nouveau né, de confronter un loup garou, même de supporter pendant plus de cinq heures cette humaine qui ne faisait que piailler sur son sort -vraiment, là, il avait cru devenir fou. « Je ne m'éloignerais pas trop si ça peut te rassurer Nanny ! Je veux juste prendre l'air, si ça continue, je vais commettre un meurtre » poursuivit-il en débouchant vers l'entrée de la mine où il trouvait généralement refuge. Un feulement menaçant sortit de sa gorge pour signaler qu'il ne voulait rien ni personne sur sa route. Ceux connaissant les risques d'une désobéissance s'écartèrent bien vite, laissant place nette. « Tu vois, ça marche à tous les coups » signala-t-il à son ami, dans un trait d'humour noir. Caleb le salua d'un geste de la main avant d'enfoncer les siennes dans son pantalon. Il connaissait les alentours désormais et il pouvait presque sortir sans aucun risque. Aujourd'hui, le vampire ressentait le besoin presque impérieux de mettre de la distance entre lui et les autres. Pour se retrouver ou pour se défaire du poids de son incapacité. Toute sa vie, il l'avait passé sur un champ de bataille et aujourd'hui, il se révélait inapte même dans ce qui avait fait sa raison de vivre. Comment en aurait-il pu être autrement?! Sa cécité n'était qu'une punition divine pour ne pas avoir su protéger sa femme et son clan. Un guerrier ne perd pas, un guerrier meurt au combat en cas de défaite. Il ne survit pas. Pourtant, il était toujours là, debout, à avancer à l'aveuglette dans la forêt, les sens en éveil.

    Quand il fut sûr d'être seul et loin des oreilles indiscrètes, Caleb se laissa tomber à genoux à terre, dans un gémissement plaintif. Il ne désirait pas qu'on le voit dans cet instant de faiblesse. Arielle. Elle lui manquait tellement. Son regard assombrit par la colère, ses mimiques distraites quand elle croyait qu'il ne la regardait pas, même sa fichue manie à parler de ses couilles. Tout lui manquait et elle était partie, sans un au revoir, loin de lui. Qu'il pouvait la haïr ! Seulement, une douleur plus profonde surplombait cette émotion. Elle n'était plus là. Elle ne venait pas le hanter comme Näina, comme Oxana, comme tous les autres fantômes jalonnant son existence. Elle restait désespérément loin de lui. Est-ce une façon de le punir également pour son manque de vigilance? Pour l'avoir laissé seule, une fraction de seconde qui les avait conduit séparément sur le champ de bataille? Il ne l'acceptait pas ! Elle n'avait pas le droit de lui faire subir ça ! « Putain microbe, je croyais n'avoir jamais à dire ça un jour, mais.. Viens me casser les couilles » murmura-t-il avec douleur. Le vampire en aurait pleuré tellement son cœur souffrait. Il aurait tout donné pour revenir en arrière, lorsqu'ils s'étaient donné l'un à l'autre. Puis, comme une réponse à sa prière muette, une douce odeur vint titiller son odorat, plus sensible qu'avant. Une fragrance qu'il reconnaîtrait entre mille. Ce n'était pas possible et pourtant, il se sentit se relever, ses jambes avancer. Caleb chuta un bon nombre de fois, ne s'étant jamais aventuré aussi loin mais ses pieds continuaient d'avancer inconsciemment. Au bout de dix minutes, il s'arrêta, la main contre un arbre. Cela ne servait à rien. Arielle était morte ! Il ne se faisait que plus de mal.

    Perdu, Caleb commença à proférer en mexicain un bon nombre d'insultes toutes dirigées contre lui. Puis, un bruit attira son attention mais il n'arrivait à en trouver l'origine. L'esprit aux aguets, il se préparait à livrer bataille, peut-être la dernière, celle de la libération quand la présence se rapprocha de lui, effleurant son visage du bout des doigts. Un frisson le parcourut, le laissant choir dans ce doute pernicieux. « Caleb » souffla la présence. Cette voix. Non, il rêvait. Ce n'était pas possible. Avalant difficilement sa salive, il resta planté, figé comme une statue de marbre. Arielle. Non, il rêvait, elle ne pouvait être là. Ce n'était qu'un mirage, un fantôme. Finalement, elle était venue vers lui, elle... « J’espère que tu ne m’as pas remplacé, toi ». Pardon? Sa femme était revenue le hanter, tout ça pour le faire chier avec sa jalousie à deux balles? « Tu te fous de ma gueule j'espère? Tu reviens me hanter pour me casser les couilles avec une autre? Si c'est ça, repars d'où tu viens, je n’ai pas besoin de m'encombrer avec une ceinture de chasteté. » S’insurgea le vampire en faisant demi-tour. Les bras légèrement tendu en avant, il commença à chercher son chemin mais perdu dans le noir, il ne distinguait la bonne direction.
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Saphyre V. Roosvelt

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MessageSujet: Re: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Mer 27 Mai - 1:48

    but you give me one good reason
    to fight and never walk away
    so here i am, still holding on

    KRIS ALLEN - No Boundaries


    Parmi tous les êtres de Babylon, elle le croise. Seulement le voir, agenouillé sur le sol, entrain de se parler seul… Pourtant elle sait à qui il parle, elle sait à qui ces paroles vont. À elle. Baissant légèrement les yeux, écoutant les paroles que Caleb a prononcé, elle ne peut retenir un rire…. Elle a la fâcheuse habitude de parler de sa virilité en disant qu’elle était inexistante, et le fait de le voir se frustrer pour ce genre de stupidités lui manque. Les plis sur son front quand il fronce les sourcils, ces deux adorables pommettes, une sur chaque joue alors qu’il se retient pour ne pas lui sauter au cou, et ces lèvres… Ce regard… Cette sensation de bien-être quand elle est nichée dans ses bras. Six mois et tout ce à quoi elle a pensé c’est lui. Six mois et son visage lui venait à toutes les fois qu’elle fermait les yeux. Il lui a terriblement manqué, comme si sa source vitale lui a été brutalement arrachée de son emprise. Malgré tout, elle a gardé la bague à son doigt, elle a tenue sa promesse et elle a traversé le continent, ou peu importe où elle était – même elle n’en a aucune idée – juste pour lui. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour l’amour? L’amour peut nous pousser à faire des choses qu’en temps normal, nous ne ferons pas. Malgré son cœur inerte, elle le sent se briser en de millions de morceaux alors qu’elle voit son mari, autrefois fort et confiant, aussi… Vulnérable. Jamais est-ce qu’elle n’a vue Caleb ainsi et elle ne veut plus le revoir ainsi, plus jamais revoir cette tristesse qui anime son regard et sa voix, plus jamais ce côté terne qui s’empare de lui. Elle a juré « pour le meilleur et pour le pire » et elle tient à cette promesse. S’avançant vers son mari, elle ne réalise pas à quelle vitesse elle va. Comme si elle n’avait plus le contrôle de ses jambes qui semblent accélérer les pas pour être dans ses bras encore plus longtemps. Le voyant se préparer à une bagarre, Arielle sourit légèrement tout en avançant. C’est bien lui, toujours entrain de chercher une bataille.

    Ne croyant pas ses yeux, ne voulant pas que ce soit le fruit de son hallucination, Arielle parcoure le visage de Caleb du bout de ses doigts, traversant le long de cette cicatrice, parcourant ses joues, la mâchoire, les lèvres. Son regard s’arrêtant à celui de Caleb, qui ne la regarde pas du tout... Cherchant le regard absent de Caleb, elle colle son front contre celui de son mari et fini par enfin fermer les yeux. « Caleb », murmure-t-elle alors, glissant ses mains sur la nuque de son mari, le fait de sentir son corps si près du sien, le fait de le toucher, tout ça prouve une seule et unique chose : elle ne l’imagine pas. Même si parfois les rêves ont l’air si vrai, elle est certaine que ce n’est pas du tout un rêve qu’elle est entrain de vivre, ni une hallucination, ni le fruit de son imagination… C’est bel et bien vrai. Sa respiration, sentant son souffle caresser ses lèvres froides alors que son propre souffle est court, sentant sa peau contre la sienne… Tout n’est que vérité, rien n’est fiction dans ces retrouvailles. Toutefois, quand on imagine des retrouvailles d’un couple séparé pendant six mois, on imagine cela comme un film en noir et blanc : la douce mélodie accompagnant les amoureux qui courent l’un vers l’autre, qui s’enlacent, qui s’embrassent, qui se disent de jolis mots comme « Ne me quittes plus jamais, tu m’as terriblement manqué » et même « Je t’aime ». Pourtant, ici, même si c’est les retrouvailles d’un couple, marié notons-le, la douce mélodie se fait brusquement arrêter tel un vinyle arrêter sur un 33 tours. Au lieu des beaux mots doux, des mots romantiques, on entend « J’espère que tu ne m’as pas remplacé, toi », sur un ton loin d’être pris d’affection. Il fallait s’y attendre. Caleb, un vampire avec des besoins à satisfaire, et Arielle, un vampire dont le montre vert de la jalousie ne se gêne jamais pour surgir. Si une femme, vampire, humaine, louve ou autre ose s’approcher à son territoire, Arielle ne risque pas de se la jouer gentille. En réponse à ses paroles, Arielle ne peut s’empêcher de rire… Même s’il n’y a absolument rien de drôle. « Tu te fous de ma gueule j'espère? Tu reviens me hanter pour me casser les couilles avec une autre? Si c'est ça, repars d'où tu viens, je n’ai pas besoin de m'encombrer avec une ceinture de chasteté. », lui répond le vampire en faisant demi-tour. Il croyait sincèrement qu’elle était morte ?! Quelle idée !

    « Te hanter ?! », commence Arielle alors qu’elle le suit afin de l’arrêter en déposant ses mains sur ses bras, ainsi stoppant ses mouvements. « Attends... Tu crois que j’ai été tuée ?! », continue le vampire en cherchant le regard mort de Caleb. Arielle, morte ? Non… Mais elle aurait préféré mourir pour ne pas avoir à subir la blessure à son cou. Maudit nouveau-né. « J’suis pas morte, espèce de taré. Par contre j'ai traversé j'sais pas quel pays pour revenir te voir... », poursuit le vampire d’un air fière. Elle lui baisse les bras puis elle finit par déposer une main sur la joue de Caleb, un sourire mélancolique aux lèvres. S’approchant, elle lui dépose un baiser sur le coin des lèvres avant de reculer et hausser les épaules « Après tout, c’est toi qui m’a demandé de venir te casser les couilles… Alors j’exauce votre vœu monsieur Raichan », termine-t-elle en se blottissant contre son corps. Rien n’est comme avec les couples normaux pour Arielle et Caleb. Bon, tout d’abord il faut définir la normalité. Selon eux, ils sont tout à fait normaux ! Ils ne pensent pas du tout qu’ils sont disjonctés, qu’ils ne sont pas comme tous les couples qui s’aiment et qui se le disent sans arrêt. Non… Le couple Arielle et Caleb est tout un phénomène et même eux le savent. Glissant ses bras autour de la taille de son mari, Arielle dépose une multitude de baiser le long de son cou, sa mâchoire tout en allant à la rencontre de ses lèvres… Ce qu’elle s’ennuyait de ses lèvres, du goût… Elle avait si peur d’avoir oublié à quoi les lèvres de son mari goûtes mais ce goût sucré, doux, presque estival lui revient tourbillonner son corps en une explosion de toutes les saveurs possibles, lui laissant libre choix au résultat. N’empêche, elle ne peut se retenir de mettre l’aveuglement de son mari sur sa faute. Se sentant incroyablement coupable, elle se dit que si elle avait été près de lui, si elle avait été là… Tout cela aurait pu être évité. Leur séparation, sa condition. Tout. Elle n’aurait pas frôler la mort sans doute que Caleb non plus n’aurait pas frôler la mort avec ses tentatives de suicide – dont Arielle ignore l’existence. Encore là, si un jour ça lui ai dit, elle ne pourrait s’empêcher de se mettre encore plus de poids sur les épaules puisqu’elle sera certaine qu’elle en serait la cause. Elle ne pourrait jamais se pardonner une telle chose… Jamais. Entre deux baisers, elle murmure contre ses lèvres « Merde… Tu m’as tellement manqué… ». Il faut noter que le romantisme n’existe pas pour Arielle et Caleb… Chose très importante. Reprenant le baiser d’une douceur infinie, elle aime se faire transporter par les sensations que les lèvres à Caleb lui procure… comme si elle était dans un autre monde, un monde où tout est parfait.. Où plus rien n’existe… Sauf eux.
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MessageSujet: Re: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Mer 27 Mai - 19:26

    Six mois qu'il priait tous les dieux connus et inconnus pour que le visage de sa femme s'impose à son esprit, pour qu'il entende à nouveau sa voix douce mais énervante. Caleb aurait tout donné jusqu'à sa virilité –pour dire qu'il était prêt à tous les sacrifices; pour ne serait-ce ressentir l'impression de sa présence. Malheureusement, elle restait désespérément loin de lui. Quelle ironie n'est-ce pas. La femme qu'il aimait le plus le désertait alors que celle qu'il haïssait, qui l'avait avilit continuait de le hanter avec hargne. Le vampire ne s'était jamais senti aussi faible face à ses sentiments mais cette inactivité lui pesait. Il éprouvait la nécessité impérieuse de combattre, de se lancer dans une nouvelle bataille, tout pour ne pas penser à cette perte. Arielle lui manquait. Qui aurait pu croire, il y a encore quelques mois que Microbe et Boubou tomberaient amoureux, qu'ils se marieraient et qu'ils seraient si violement séparés. Il parait que pour qu'un grand amour vivent toujours, il faut le tuer. Alors, elle devrait venir le hanter pour l'éternité, elle en avait l'obligation. Pourquoi fallait-il toujours qu'elle le fasse chier? Elle ne pouvait pas faire comme tout le monde et venir lui pourrir la vie? Un feulement mélange de tristesse et de colère résonna dans la forêt. Caleb souffrait le martyre à cet instant précis. Moment que choisit l'odeur particulière de sa femme pour venir le tourmenter. Le vampire ignorait s'il devait se sentir soulagé ou autre. Se redressant, il commença à marcher, râlant à chacune de ses chutes. Sa condition l'énervait. S'il ne pouvait même plus marcher, autant qu'il saute d'une falaise. Rectification, ça ne servirait à rien. "Cela ne sert à rien" songea-t-il avec amertume. Arielle n'était pas là, c'était qu'une volonté inconsciente pour alléger sa peine. Alors pourquoi son être se tendait face à cette présence invisible? Pourquoi il entendait des pas? Pourquoi il ressentait la sensation de ses doigts sur son visage? Voilà même qu'il se mettait à l'entendre. Le Mexicas en aurait pleuré –mais il se devait de se contenir, un homme ne pleure pas; Un vampire non plus, ce qui l'arrangeait royalement. Un frisson le parcourut quand elle effleura sa cicatrice. Personne ne l'avait touché depuis six mois, à part Vilde et Léandre mais rien d'aussi intime, d'aussi fort.

    Caleb en ferma les yeux, s'imprégnant de cette odeur, de cette présence salutaire. Les bras ballant, il ne lui rendait pas son étreinte, de peur que le mirage disparaisse. Pourtant, tout était si réel, si bon. Profitant de ce contact qu'il jugeait précaire, le vampire se laissa aller à ses sensations. Depuis qu'il était aveugle, ses sens s'étaient décuplés. Il pouvait sentir le parfum d'Arielle, la douceur de ses doigts, entendre sa voix mélodieuse. Son seul regret était de ne pas pouvoir goûter ses lèvres qui l'enivraient plus que de longs discours belliqueux. Le moment était magique pour le vampire. Il l'espérait depuis tellement d'heures, de jours, de nuits mais il fallait bien que cela s'arrête à un moment donné. Entre eux, le romantisme avait la même durée de vie qu'un moustique s'écrasant contre le pare-brise d'une voiture, à savoir très courte. « J’espère que tu ne m’as pas remplacé, toi » prononça le fantôme d'Arielle. Aussitôt, le front de Caleb se plissa, et ses lèvres s'incurvèrent dans un sourire des plus ironiques. Génial, il tombait sur la seule femme revenue d'entre les '"re'"morts pour le faire chier avec sa jalousie maladive. Non mais là, il fallait le faire. Enervé, il fit demi-tour, non sans une de ses répliques fétiches. Marrant, comme une simple rencontre pouvait rallumer l'esprit railleur de Caleb, comme si seule Arielle avait le pouvoir et le devoir même de déclencher les hostilités. "Vraiment pour le pire et le pire" marmonna-t-il en tendant les bras. Qu'est-ce qu'il se trouvait ridicule à cet instant précis. Un infirme hanté par une femme jalouse. Non mais là, il avait touché le gros lot. Un rire résonna dans la forêt alors qu'il sent deux mains se poser sur ses avant bras.

    « Te hanter ?! » reprit l'apparition, le stoppant complètement. Comme il aimait ce contact mais bon sang, ne pouvait-elle pas se taire? Genre, ils firent l'amour comme des sauvages pour sceller leur retrouvaille avant qu'elle ne parte hanter un autre immortel de sa connerie? « Attends... Tu crois que j’ai été tuée ?! » continua-t-elle. Et en plus, il fallait que ce soit le seul fantôme à ignorer sa propre mort. Non mais là, il préférait être sourd qu'aveugle. « J’suis pas morte, espèce de taré. Par contre j'ai traversé j'sais pas quel pays pour revenir te voir... » poursuivit-elle, une once de fierté dans le regard. Et si..? Non, le vampire se refusait à accorder du crédit à ses paroles. Sa femme était morte, M-O-R-T-E ! Il ne devait pas espérer, l'espoir assombrit le cœur des hommes, les entrainant dans un tourbillon de désillusions. Des lèvres se déposèrent en un chaste baiser au coin des siennes. Bon sang que cet acte le laissait en pleine tourmente. Tout était si réel, prompt à être cru. « Après tout, c’est toi qui m’a demandé de venir te casser les couilles… Alors j’exauce votre vœu monsieur Raichan » , termina-t-elle en se blottissant contre son corps. Une pluie de baisers s'abattit alors sur lui, le rendant à la fois perplexe et heureux. Encore un peu et il la croirait, encore un peu et son cœur mort battrait la chamade. Enfin ses mains se mirent en action. Hésitante, elle s'attardèrent sur ses hanches, puis au creux de ses reins. Ce corps contre le sien ne pouvait qu'être celui de sa femme. Il le reconnaitrait entre mille, entre un million, voir plus. Il l'avait fait sienne, il y a de cela des mois mais c'était comme si c'était la première fois. Plongé dans le noir, le vampire s'en remettait à ses autres sensations pour le moins exquise. Toutefois, loin de céder aux sirènes de la tentation, Caleb plongea une main dans la chevelure de sa femme, tirant gentiment sur ses cheveux pour la faire ployer en arrière. Peu après, il lui ravit ses lèvres, dans un baiser passionné et sauvage avant de laisser libre cours à sa colère. "Putain ça fait six mois que je te crois morte alors que tu te promenais ?? Madame se perd ! Madame ne sait pas acheter une carte de la région où elle se trouve??" éclata-t-il plus pour le fait qu'il l'avait tant "pleuré" que par soucis de l'engueuler. " Si tu n'étais pas ma femme, je t'insulterais espèce d'idiote" souffla-t-il contre ses lèvres qu'il reprit dans un baiser, la serrant dans ses bras, compulsivement. Il avait eu si peur de la perdre pour toujours, de devoir vivre sans elle que maintenant, sa colère reprenait ses droits, une façon de lui dire qu'il l'aimait. "Refais moi ce coup là et crois moi, tu n'auras plus aucun répit sur terre ! Je t'aime trop pour te perdre une seconde fois" souffla-t-il avant de se reculer subitement d'elle. Il ne venait quand même pas de lui faire une déclaration d'amour à l'eau de rose là? Estomaqué que ces mots eurent enfin l'occasion de sortir de lui, il resta le regard vague. "Va pas croire que je t'aime.. Enfin si.. mais.. Rahhh c'était sur le moment, je.. j'ai pas tiré mon coup depuis six mois, ça me manquait, c'est tout" fit-il en détournant le regard, vers ce qu'il espérait, dans une direction où elle n'était pas. Quelle honte y avait-il à dire à sa femme qu'on l'aime? Certainement aucune mais pour Caleb, s'était si nouveau qu'il préférait s'en cacher. "Tu m'as manqué microbe" reprit-il néanmoins après un instant de flottement. A l'aveuglette, il l'attira contre son torse, enfouissant sa tête au creux de son cou, pour respirer son odeur.
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Saphyre V. Roosvelt

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MessageSujet: Re: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Jeu 28 Mai - 22:22

    will you stay ? stay 'til the darkness leaves
    stay here with me
    you might be the only one who sees me
    the only one to save me

    KELLY CLARKSON - Irvine


Plusieurs pensent qu’un esprit vient à notre secours au moment où nous nous sentons le plus vulnérable. Certains pensent que Dieu leur envoie alors ce signe pour leur montrer de ne pas désespérer, de rester fort et que tout obstacle sera surmonté avec un peu d’espoir. Ce soir, les vœux d’Arielle ont étés exaucés par celui que tous appellent « Dieu ». Qui aurait pensé qu’en six mois de recherche, elle tomberait face à celui qu’elle aime dans la forêt où tout le chaos a commencé ? « Reste à mes côtés, Microbe… », se souvient-elle alors de la voix sévère de Caleb lors de la bataille, lui ordonnant de ne pas le quitter tel un Lieutenant ordonnerait son soldat. Elle ne voulait pas le quitter… Jamais est-ce qu’elle n’a voulu le perdre… Et alors qu’elle croyait qu’il était près d’elle durant leur entrée à la ville, elle réalise qu’elle se trouve seule parmi une foule… Ce n’est qu’après qu’elle s’est retrouvée dans un autre pays, sauvée par un autre vampire. Depuis ce jour, elle a une seule et unique mission : retrouver son mari. Alors c’est normal pour lui de penser qu’elle est morte, qu’après six mois d’absence, de noir, de questionnement, on aboutit à une réponse : la mort. Bien qu’elle marchait seule, physiquement, une personne la suivait et lui donnait espoir. Elle ne peut cesser de penser à Mathys… Sans doute que sans lui, elle se serait probablement écroulée sur le sol et elle aurait attendu la mort avec impatience. Comme mentionné plus haut, ce n’est qu’en se sentant des plus faibles et vulnérables qu’on reçoit un signe. Et le signe qu’Arielle a reçu l’a poussé à continuer. Ayant perdue sa bague de mariage durant la bataille, elle aurait tout donner pour la retrouver. Ce n’est qu’au chemin du retour qu’elle baisse les yeux et que son regard se pose sur un objet brillant… Sa bague. Bien qu’une chose pareille est plus que rare, elle pense fermement que c’est Mathys qui lui indique de ne pas lâcher prise, que ça vaut toujours la peine de continuer à se battre et à chercher. Et sans oublier le fait que Caleb lui aurait littéralement arraché la tête s’il aurait appris qu’elle a perdue sa bague. Mais debout, loin de lui, elle ne peut qu’être légèrement perplexe. Ça fait six mois qu’elle est à la recherche de Caleb, qu’est-ce qui lui dit que l’homme devant elle est Caleb et que ce n’est pas sa tête qui lui joue des tours ? Car il faut l’avouer : Caleb, agenouillé au sol avec air de martyr au visage est quelque chose d’impossible à voir. Voir Caleb dans un tel état est similaire à voir… Un cochon avec des ailes. Mais son odeur… C’est l’odeur à Caleb… Elle reconnaîtrait cette odeur parmi une foule.

Et tout pour prouver que c’est bel et bien son mari, elle lui touche le visage, goûte partiellement à ses lèvres, entend sa voix et l’écoute parler… C’est lui. Ce n’est pas un mirage. Mais n’allez pas penser que c’est de jolies retrouvailles avec des roses et un truc romantique. Arielle et Caleb ne sont pas adeptes du romantisme. L’écoutant râler, elle ne peut s’empêcher de rire. Croit-il sérieusement qu’elle n’est qu’un fantôme venue le hanter pendant quelque temps et partir après ? Est-ce qu’un fantôme le toucherait comme elle le touche, lui ferait naître ces étranges sensations, l’embrasserait ? Bien sure que non ! Un fantôme, du moins ceux que nous voyons tous dans les médias, sont des bonhommes blancs qui passent à travers de votre corps et qui sont incapable de vous toucher physiquement, du moins c’est ce que l’on pense. Compte tenu de ces faits, elle est vivante. Et même morte, cela ne lui empêcherait pas de se la jouer jalouse avec son mari. Qu’il soit heureux après sa mort, avec un autre ?!! Jamais. Elle le hanterait probablement jusqu’à la fin des temps, c’est ce qu’elle ferait si jamais si a continuer de vivre sa vie avec une autre femme. Le retenant pour ne pas s’enfuir, elle prononce « Après tout, c’est toi qui m’a demandé de venir te casser les couilles… Alors j’exauce votre vœu monsieur Raichan » avant de se blottir dans ses bras et couvrir son cou de centaines de baisers chacun plus insistant et révélateur que le précédent. Toutefois, il ne semble pas répondre à cet acte aussi rapidement qu’elle l’espérait. Sans doute qu’il était encore sceptique de son existence… Après tout, c’est normal de penser que sa femme est morte après six mois sans nouvelles. Mais maintenant qu’elle est là, en chair et en os, elle trouve cela surprenant qu’il ne réalise pas qu’elle n’est pas le fruit de son imagination mais bien réel ! Tout en continuant ses baisers sur son cou, elle sent deux mains hésitantes se poser sur ses hanches, faisant leur chemin jusqu’à ses reins. « Enfin, il bouge ! », pensa-t-elle alors face à cette caresse. Un long frisson lui parcours son échine alors qu’un sourire se trace à ses lèvres avant de les poser d’une délicatesse absolue. Sentant la main à Caleb monter jusqu’à sa chevelure afin de lui faire pencher la tête vers l’arrière, le baiser passionné que lui donne Caleb était tout simplement… propre à lui. Ce qu’elle s’ennuyait de ses lèvres, de sa passion… Même si elle s’est donnée à lui il y a plusieurs mois, c’est tout comme si c’est la première fois à présent… Comme si c’était leur premier baiser. Toutefois, il faut s’y attendre au reste. Caleb reste Caleb.

« Putain ça fait six mois que je te crois morte alors que tu te promenais ?? Madame se perd ! Madame ne sait pas acheter une carte de la région où elle se trouve?? », dit-il avec un excès de colère. Elle recule et pose une main sur son front en hochant négativement la tête. Une carte de la région ? De la manière dont elle est vêtue ? Elle porte sa jolie robe blanche, oui… Mais celle-ci, après Avril 1973, est tachée de gros cercles de sang, brisée à de multiples endroits, elle est chanceuse qu’elle tient encore sur son corps! Alors entrer dans un magasin, le corps avec de nombreuses éraflures et du sang qui a laissé son chemin le long de son cou serait un peu étrange, non ? Elle pousse un soupire et elle murmure « T’es vraiment con ». Elle finit par croiser les bras et s’imaginer ce que cela ferait de pousser un aveugle et de toujours réussir à l’esquiver. Un sourire malfaisant se dessine à ses lèvres alors que l’envie devient de plus en plus forte alors qu’il prononce « Si tu n'étais pas ma femme, je t'insulterais espèce d'idiote ». Ça y est, elle allait le pousser sans arrêt jusqu’à ce qu’il plante. Alors pourquoi elle se retient ?! De un : parce qu’elle n’a pas envie de se faire démembrer, de deux : parce qu’elle l’aime. Notez ici la priorité ; Ne pas se faire tuer va en premier alors que l’amour est secondaire. Encore un phénomène Arielle/Caleb. Au lieu de le pousser et en être fière, elle préfère le menacer « Tu sais, l’idiote peux très bien repartir d’où elle vient et là tu serais vraiment chanceux d’avoir son spectre pour te tenir compagnie ! », s’écrie-t-elle en croisant les bras. Mais comment rester en colère contre lui alors qu’il vient prendre possession de ses lèvres rapidement après ? Passant ses bras autour du cou à Caleb, elle prolonge ce baiser comme si c’était le dernier qu’ils auront, bien que cela ne soit plus le cas. « Refais moi ce coup là et crois moi, tu n'auras plus aucun répit sur terre ! Je t'aime trop pour te perdre une seconde fois » dit-il avant de reculer rapidement d’Arielle. Même qu’elle aussi a eu le reflexe de reculer d’un pas. Est-ce que… ? Non…. Elle imagine des choses, c’est certain. Il… Il vient de lui dire qu’il l’aime, non ? « Tu.. », dis-elle avant d’avoir la parole coupée par Caleb qui continue, comme pour se défendre « Va pas croire que je t'aime.. Enfin si.. mais.. Rahhh c'était sur le moment, je.. j'ai pas tiré mon coup depuis six mois, ça me manquait, c'est tout ». Un large sourire aux lèvres, elle hoche négativement sa tête tout en le regardant.

Il vient de lui dire, sans vraiment le vouloir, qu’il l’aime. Est-ce que vous pouvez imaginer à quel point qu’Arielle se sent incroyablement… Bien ? Elle a vue de nouvelles facettes de son mari qu’elle n’a jamais cru possible de voir. Le vampire vulnérable et ensuite, le romantique qui lui dit les paroles qui refusaient de sortir d’entre ses lèvres six mois auparavant. « Arrête, tu m’as dis que tu m’aimes », dit-elle alors tout en le taquinant. Sentant ses bras l’attirer vers lui, elle s’avance puis se blottit contre lui, enfuyant sa tête dans le creux de son cou. Elle ferme les yeux et un sourire se peint sur ses lèvres tout en poussant un soupire d’aise. Ce qu’elle a attendue.. Elle a même prié pour qu’elle le retrouve… Il faut croire que les prières ne sont pas tous des paroles dites pour rien. Passant ses bras autour de son cou, elle prend une grande respiration, emmagasinant le plus de son odeur possible. Du coup que tout cela ne soit qu’elle entrain d’imaginer encore. « Tu m'as manqué microbe », lui a-t-il dit avant de la coller contre lui. Elle ne répondit pas aussi rapidement qu’elle le faisait, profitant tout simplement de ce contact qu’ils partagent. Ce n’est que quelques minutes plus tard qu’elle prononce dans un murmure qui se mélange à la douce brise « Merde... Tu m'as tellement manqué », collant un baiser contre con cou une fois de plus. Reprenant la parole, un sourire en coin, elle murmure encore « Je t’aime aussi… Au passage… », les deux mots importants mêlés avec le vent qui lui caresse le dos.

[Désolé c'vraiment pas le meilleur post hein u_u]
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MessageSujet: Re: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Dim 31 Mai - 16:49

    Caleb ne savait plus quoi faire ou dire depuis qu’il avait avoué ses sentiments à sa femme. Dans un certain sens, il était logique qu’il lui avoue qu’il l’aimait mais voilà. Il se nommait Caleb Rohan Raichan et il détestait avouer ses sentiments et encore moins à son microbe. Comment allait-il pouvoir la torturer si elle le savait vraiment amoureux? Non, ça ne le faisait pas mais vraiment pas. « Je t’aime aussi… Au passage… ». Fermant les yeux, le vampire tenta de réguler sa peur panique et l’envie de fuir à l’autre bout du monde pour échapper à cette étreinte trop romantique à son goût. D’un geste maladroit, il lui caressa les cheveux, gardant le silence, comme si la moindre parole pouvait l’enfoncer plus profondément. Et maintenant? Qu’est-ce qu’il était sensé faire? L’embrasser, se rouler par terre en lui faisant l’amour comme jamais pour la faire crier son plaisir et se rassurer dans son ego de mal diminué? Ou retourner sagement au camp avec sa femme pour dire à tout le monde que désormais, Caleb disposait d’un chien d’aveugle? Aveugle. L’espace d’un instant, il avait oublié sa condition. Le vampire soupira en massant la nuque d’Arielle, lui volant un baiser sur ses lèvres dont il était si accro. « Je suis aveugle Arielle » murmura-t-il contre elle, la gardant tout à son contact. Avant toutefois qu’elle puisse lui sortir une connerie du genre «  je n’avais pas remarqué », il ajouta avec brusquerie. « Je ne mets pas en doute tes facultés mentales, certes très limitées mais bien présente. Je ne suis plus bon à rien et je comprendrais tout à fait que tu ne veuilles pas assumer cette charge. Je sais, je sais, c’est difficile. Je suis un dieu au lit, je te fais hurler comme personne mais jouer à colin maya, c’est pas trop mon truc. » s’expliqua-t-il avant de se détacher d’elle. Le fait qu’elle puisse partir lui faisait peur. Il connaissait trop la douleur de sa perte. Il l’avait vécu pendant six mois. Un enfer sur terre. Le vampire ne désirait pas subir cela à nouveau mais un guerrier doit savoir renoncer et se retirer quand il le faut. Vilde et Leandre l’avaient tenu vivant depuis trop longtemps. Cela ne pouvait durer. « J’ai fait le serment de te protéger et j’en suis désormais incapable. Je ne retrouverais sans nul doute jamais la vue et je suis un poids pour le clan. C’est inadmissible. » reprit-il.

    Le Mexicas ignorait ce qu’il ferait une fois le divorce prononcé. Le pire c’est qu’il ne croyait pas au divorce, il en était totalement contre. Soit elle n’était plus sa femme soit elle l’était. Mais dans la première hypothèse c’est qu’il était veuf, tout simplement. Bon sang que la situation devenait complexe. Comme il aurait aimé tout balancer, lui dire qu’il s’en foutait totalement ou encore qu’il la démembrait aussitôt si elle avait l’audace d’aller dans la couche d’un autre. Soupirant, il se laissa tomber sur une souche, se prenant la tête dans les mains. Il avait imaginé moult et moult fois cette scène dans son esprit et cela ne se passait véritablement pas ainsi. Dans sa vision, elle finissait nue dans ses bras et point barre. « PUIS MERDE ! » cria-t-il avec humeur. Il en avait vraiment le ras le bol -pour pas dire autre chose, de se prendre la tête avec des considérations. Il était aveugle? Ok. Sa fierté le poussait à se emmener pour sa femme. Sans Arielle, il n’avait rien eu pour se motiver. Or, elle était là et il souhaitait ardemment faire en sorte d’être opérationnel. « Six mois et j’ai le cerveau déglingué ! C’est de ta faute, voilà, ta fichue manie à être romantique, ton joli petit cul m’a manqué Arielle. Je pers la raison sans toi, je pers l’envie de me battre. Aide-moi. Me laisse pas. Pas comme ça. » soupira Caleb en se relevant. « Les choses ont changé. Nous avons perdu beaucoup de frères et sœur. Les loups garous sont sur notre territoire. Une alliance. Non mais avec des sac à puces. Heureusement, je suis aveugle, je ne peux pas voir leur sale face de.. Bref tu m’as compris. Je suis même devenu ami avec Leandre, pour tout te dire, j’ai vraiment le cerveau en vrac. »

    La conversation virait vraiment dans du n’importe quoi. Tendant les mains à sa femme, il l’accueillit sur ses genoux. Caleb se refusait à la sentir loin de lui. Il voulait la tenir dans ses bras, respirer son odeur, sentir ses cheveux lui chatouiller le cou. Bref, la retrouver pleinement. Elle lui avait tant manqué et permis de constater que sans elle, il n’était rien. Arielle lui permettait d’avancer et cela depuis plus de trois siècle. Une telle relation ne pouvait qu’être destructrice quand la mort venait s’en mêler. « Tu te perds encore et je… te promets que je m’envoie en l’air avec tout ce qui bouge et porte une jupe excepté les mecs en kilt. » râla-t-il, pour la forme. La démembrer? Ça ne marchait pas. La menacer d’être infidèle? Là, il était certain qu’elle ne partirait pas. Trop possessive.
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MessageSujet: Re: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Mar 2 Juin - 21:34

    in this pain, in there healing ?
    in your name i find meaning.

    LIFEHOUSE - Broken



    La première fois qu’elle lui a dit qu’elle l’aime, c’était à la suite de leur mariage alors qu’elle lui a expliqué clairement ses raisons d’avoir accepté de l’épouser. Même si elle l’a dit par pure frustration, ces paroles ne se sont pas dites pour rien : elle les ressentait très bien et elle les ressent encore aujourd’hui, même plus fort qu’avant. Bien qu’elle peut toujours lui répéter sans cesse à quel point elle l’aime, elle sait que Caleb ne fera jamais pareil. Elle sait que le fait de lui avoir dit qu’elle l’aime en retour lui fait plus peur que la fin du monde. Et en langage Calebien, « Je t’aime » signifie « Tu m’enchaînes, tu me coupes ma liberté et te le dire serait montrer que je suis soumis. », ou quelque chose dans le genre. Ça ne prend certainement pas la tête à Papineau pour deviner que Caleb Rohan Raichan déteste les engagements. Sentant sa main nerveuse parcourir sa longue chevelure d’ébène, Arielle lève les yeux vers son mari et analyse les traits de son visage. Une chose : il ne peut pas cacher ce que son visage veut tant nous révéler.. : la peur. Tout ce qu’elle demande c’est d’être avec lui. Même si après six mois d’absence, d’abstinence et de perte, ils ne vont jamais agir tel un couple dit « traditionnel », ils font et feront toujours partie des couples « dysfonctionnels ». Et puis ? Il faut du piquant dans une relation, de toute façon. Elle savait que leurs retrouvailles ne seront pas aussi beaux que ceux des films, ils sont comme elle les a imaginés : fracassants. Bien que des arbres ne se sont pas encore déracinés, on ne sait jamais à quoi s’attendre avec Arielle et Caleb. C’est inévitable : quelque chose va se briser d’une minute à une autre. Tout ça pour dire qu’elle ne s’attendait pas du tout à des retrouvailles romantiques à l’eau de rose. Déjà que l’handicap de Caleb en met un gros poids dans la mesure où Arielle, même s’il ne l’a jamais blâmé, se met la condition de Caleb sur ses propres épaules. Un « Si jamais » continuel qui tourne en rond depuis qu’elle est revenue. Les yeux fermés, elle pousse un profond soupire avant de sentir les lèvres de Caleb se coller contre les siennes… Elle ne se lassera jamais de ses lèvres, elles lui sont vitales, surtout depuis son retour. Et, tout contre elle, elle le sent murmurer « Je suis aveugle Arielle ». Eh bien, vraiment ? Il est aveugle ? « Je – », débute-t-elle avant de se faire brusquement coupés par les paroles de son mari « Je ne mets pas en doute tes facultés mentales, certes très limitées mais bien présente. ». Suite à ces paroles, elle libère un léger grognement entre ses dents. Elle est tout à fait intelligente ! Elle a cependant de la misère à se l’avouer, c’est différent. « Je ne suis plus bon à rien et je comprendrais tout à fait que tu ne veuilles pas assumer cette charge. », continue Caleb. « Mais – », dit-elle avant de se faire couper une fois de plus « Je sais, je sais, c’est difficile. Je suis un dieu au lit, je te fais hurler comme personne mais jouer à colin maya, c’est pas trop mon truc. » , « Idiot », murmure-t-elle entre ses lèvres.

    Le voyant se détacher d’elle, Arielle fixe Caleb avec interrogation, bien qu’il lui est impossible se voir son visage. S’il pense qu’elle va quitter, il se met le doigt dans l’œil et bien prodondément. Elle s’est engagé pour le… Pire et pour le pire. Voilà, elle ne s’est pas engagée pour le meilleur et pour le pire, mais bien pour le pire et pour le pire ! Malgré qu’elle aie envie de l’assommer avec n’importe qu’est-ce qui lui tombera sous la main, elle s’est promise qu’elle s’occuperait de lui à présent. Après tout, elle n’a pas passé six mois de recherches pour en aboutir à un « Eh bien tant pis alors, je retourne d’où j’étais ! », c’est tout simplement ridicule. « Est-ce que tu – », débute-t-elle avant qu’il ne reprenne la parole. « J’ai fait le serment de te protéger et j’en suis désormais incapable. Je ne retrouverais sans nul doute jamais la vue et je suis un poids pour le clan. C’est inadmissible. »… Elle l’écoute parler mais elle ne voit pas Caleb… Son Caleb… Devant elle, elle voit un vampire bien trop dépressif pour être celui qu’elle a marié six mois plus tôt. Masquant son visage de ses mains, elle pousse un profond soupire puis croise les bras par la suite, levant les yeux vers le ciel peinturé d’étoiles et de gros cumulus gris. « Est-ce que tu t’entends parler, toi? », dit-elle après un long moment de silence. Les yeux levés vers les étoiles, elle les baisse ensuite pour le regarder, hochant légèrement la tête négativement. « Une seconde tu me dis de ne plus jamais partir.. De l’autre... On dirait que tu me pousses à partir ! Je ne veux plus partir ! Je ne veux plus jamais te laisser comme je l’ai fait – involontairement en passant. Je me suis engagée pour le pi.. Pour le meilleur et pour le pire et clairement, y’a pas de « meilleur » à l’horizon… Enfin, pas maintenant. ». Elle laisse tomber ses bras le long de son corps, une main allant se placer sur son front. Un second soupire vient briser le silence qui s’est installé et puis elle hausse les épaules. Peut-être qu’elle est lâche, peut-être qu’elle n’est pas aussi forte qu’elle le pensait, mais elle prononce « Six mois que je cherche... Et maintenant que je suis ici, tu me repousses. Je suis parfaitement capable de prendre soin de mon mari, je n'ai besoin de personne pour prendre soin de lui sauf moi. Mais s’il veut que je quitte… Eh bien je ne pense pas que je puisse faire autre chose, incroyablement têtu comme il est. », termine t-elle, la tristesse et une touche de froideur animant son ton de voix à sa dernière phrase. En la mariant, Caleb a prouvé à quel point il est têtu et à combien il peut défier les limites pour prouver un point. Levant les yeux vers le ciel une fois de plus, elle n’ose pas porter son regard sur lui encore une fois… Car elle le sait très bien à quel point tout peut changer en un seul regard. Finalement, elle ouvre les yeux et tourne les talons, se dirigeant dans le beau milieu de nul part.

    « PUIS MERDE ! », s’écria Caleb, forçant Arielle à s’arrêter et à se tourner vers lui, fronçant les sourcils. Clairement, il ne sait pas ce qu’il veut. Passant une main dans sa chevelure en désordre, elle attend sans doute une explication claire… Mais tout ce qu’il dit ne tient pas vraiment debout. « Six mois et j’ai le cerveau déglingué ! C’est de ta faute, voilà, ta fichue manie à être romantique, ton joli petit cul m’a manqué Arielle. Je pers la raison sans toi, je pers l’envie de me battre. Aide-moi. Me laisse pas. Pas comme ça. ». Ses dernières paroles… Elle oublie entièrement le fait qu’il l’accuse d’être trop romantique alors qu’elle ne l’est pas du tout !... Bon, peut-être juste un peu… Mais ça ne veut pas dire qu’elle va arrêter, bon. Haussant tristement les sourcils, elle s’avance afin de le prendre dans ses bras, de le serrer contre elle et de lui dire qu'elle ne quittera jamais, qu'elle ne quittera plus jamais ses côtés, lui murmurer qu'elle sera toujours là pour le protéger malgré tout. Mais tout en s'avançant, elle écoute les paroles de Caleb et elle fini par s’arrêter sec alors qu’il parle d’une alliance avec les loups. Les vampires et les loups ? Sur le même territoire et non seulement cela mais… Alliés ?! Elle refuse d’y croire. « Les choses ont changé. Nous avons perdu beaucoup de frères et sœur. Les loups garous sont sur notre territoire. Une alliance. Non mais avec des sac à puces. Heureusement, je suis aveugle, je ne peux pas voir leur sale face de.. Bref tu m’as compris. », ont étés ses mots. Arielle fronce les sourcils puis libère un long et profond soupire. « Une alliance… Ça promet, ça. Alors on doit vivre avec ces cabots pendant combien de temps ?! On… On n’est pas CONSTAMMENT avec eux, j’espère ?! C’était l’idée à qui ?! Et… Et…. Et Vilde ?! Elle, elle en pense quoi ?! Aron ? Pernille ? », le bombarde-t-elle avec dégoût alors qu’elle pense à l’idée de vivre avec des clébards. Leur odeur nauséabonde lui vient alors à l’esprit… Elle ne peut s’empêcher alors de faire une face de dégoût. Une chose qu'Arielle ignore : la mort d'Aron et de Pernille. Ayant perdue Vilde, Aron et Pernille de vue durant la bataille, elle ne sait pas ce qu'il en est devenu aux chefs des Ragnarök... Elle a ce réflexe de penser que, vue qu'ils sont les plus anciens, ils sont nécessairement les plus fort, donc forcément ils n'ont pas périt sous l'attaque des Black Blood. « Je suis même devenu ami avec Leandre, pour tout te dire, j’ai vraiment le cerveau en vrac. ». Leandre ? Aux dernières nouvelles, Caleb ne pouvait supporter ce vampire. Tout ça lui fait penser qu’elle a tellement manqué de choses en six mois. « [color=#CC6666]Toi et Leandre… Je ne l’aurais jamais cru… ». Alors ils ont passé du « Ne quitte plus jamais », au « Si tu veux que je quittes, je vais le faire … », à « T’es trop romantique… Oh et en passant nous sommes alliés à des loups et je suis ami avec celui qui m’énervait avant, pour te mettre au courant, t’sais… ». La cohérence dans leurs conversations ? Aucune. Une seconde elle quittait, l’autre elle est intriguée par ses histoires. Voyant qu’il tend les bras dans le vide, et surtout ses bras tendus n'étaient absolument pas où elle se trouvait, elle s’avance vers lui et puis met ses mains dans celles de Caleb afin qu’il puisse l’asseoir sur lui. Enroulant ses bras autour du cou à Caleb, Arielle niche sa tête dans le creux de l’épaule de son mari et ferme les yeux, le serrant tellement fort contre elle, ne voulant plus jamais se détacher de ce contact qui lui est tellement important pour non seulement sa santé mentale mais pour sa survie aussi. Comment a-t-elle pu non seulement penser de suivre ce qu'il lui disait - lui et son absurdité - mais d'avoir commencer à le faire ?! Elle l’aime incroyablement trop pour partir. « Personne ne prendra soin de toi à part moi, que tu le veuilles ou non. J'ai cherché pendant six mois pour te retrouver, et ce - que tu veuilles l'entendre ou non - parce que je t'aime, espèce d'idiot. Alors essaies de me repousser encore, tu vas voir... », lui dit-elle, un sourire en coin aux lèvres. Collant de nombreux baisers le long du cou de son mari, lui illustrant son affection, elle arrête subitement à ses paroles : « Tu te perds encore et je… te promets que je m’envoie en l’air avec tout ce qui bouge et porte une jupe excepté les mecs en kilt. ». Alors on y va avec les grandes menaces ! Il sait très bien chercher Arielle par les sentiments. Relevant la tête, elle le fixe en fronçant les sourcils. Juste le fait d'imaginer une autre femme qu'elle sous lui… Elle se concentre fermement pour ne pas l'imaginer comme ça… « Tu oseras me faire ça ? De toute façon, tu sais ce qui t’attend si jamais tu fais ça… » dit-elle par la suite, la colère se faisait entendre dans son ton de voix. « Oses et tu verras. », termine-t-elle. Caleb est à elle et, désormais, elle ne se séparera plus jamais de son mari, elle est collée à lui comme du velcro… Et si une autre ose le regarder pendant plus que deux secondes, elle est foutue.
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MessageSujet: Re: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Sam 6 Juin - 0:31

    « Mais ce n’est pas vrai, tu penses qu’à ça ? Dis moi, quand tu étais encore humaine, tu émasculais les hommes ou quoi ? » S’inquiéta aussitôt Caleb. A vrai dire, il y tenait furieusement à sa virilité malmené ces derniers temps. Il soupçonnait sa femme de l’envier. Peut-être désirait-elle être un homme, du coup, elle attentait à toutes les virilités pour se venger. Dieu ! Il avait épousé une psychopathe. En même temps, il était lui-même un psychopathe mais au moins, elle était encore une femme. Heureusement pour lui, il n’avait pas besoin de dormir, donc elle ne le castrait pas durant son sommeil. Point négatif : il n’y voyait quedal ! Résultat : garder une main sur ses bijoux de famille quand elle était dans le coin. « Oublis un peu mes couilles ! Rappelles-toi où cela nous a conduits la dernière fois que tu as osé les mettre en doute. Pauvres petites, sont si fragiles et tu les malmènes ! Heureusement que papa veille sur elle » sombra le vampire dans un délire purement masculin, au grand dam de sa femme qui devait sans nul doute s’inquiéter de sa santé mentale –ou de celle de l’auteur. Cependant, l’heure n’était pas à comment émasculer un homme mais bien à tenir informer Arielle des divers changements qui s’étaient produits. Il faut dire que la tâche se révélait ardue dans la mesure où leur conversation ne rimait à rien. C’est pourquoi Caleb conserva le silence, se refusant de répondre aux questions de sa douce moitié –douce, qu’est-ce qu’il ne faut pas dire. Le vampire déposa un baiser au creux du cou de sa femme, son microbe, avant de prendre une grande inspiration inutile. « Microbe.. Comme je te l’ai dit, il y a eu bien des changements. Je ne vais pas aller par quatre chemins. Nous avons perdu la guerre et bon nombre de Ragnarök dont.. Pernille et Aaron. Je n’ai pu que sauver de justesse Vilde, pour honorer la promesse qu’il y a plus de 600 ans, je lui avais faite. Malheureusement, c’est ce qui m’a coûté la vie. » Commença-t-il, sur un ton des plus sérieux et grave. Le simple fait de reparler de tout ça ravivait ses blessures. Il n’avait pas su défendre son clan. Certes, il ne pouvait porter seul le poids de la défaite mais il lui restait un goût amer. Caleb se refusait à ne pas endosser la responsabilité. Il avait failli en tant que guerrier, en tant qu’ami et mari. Il ne savait comment laver l’affront fait sur son honneur et par conséquent sur sa femme.

    « Babylon est aux mains des Blacks Blood et les Cruor ont été dispersés pour la plupart dans la forêt. On a vu arriver des chasseurs de vampires, d’autres vagabonds. Si bien que nous nous sommes alliés aux sacs à puces pour de un survivre et de deux, libérer les humains. Tu parles, sur ce dernier point, je m’en balance pas mal. Je n’ai jamais tenu les humains en haute estime. Cependant, cela tient à cœur à Vilde et je me sentais incapable de m’éloigner de cette ville. » Continua le vampire, en sous-entendant, que le souvenir de sa femme restait lié à ce coin reculé de Virginie. Oui, Caleb n’aurait pu s’éloigner de ce fantôme car partir, aurait signifié renoncé à Arielle. Et cela, c’était tout bonnement impensable. Sa main remonta le long du bras de la jeune femme jusqu’à se perdre sur sa joue. De ses doigts, il apprit à discerner les contours gracieux de son visage qui était déjà vague dans son esprit. Caleb aurait tout donné pour pouvoir la voir malheureusement tout restait désespérément noir. Déposant un léger baiser sur ses lèvres entre-ouverte, le vampire se serra, non se réfugia longuement au creux des bras de sa tendre moitié. Elle lui avait tant manqué qu’il en aurait crié son soulagement si sa fierté ne l’en empêchait pas. C’était comme si on réparait son cœur, comme si la plaie béante se refermait non sans un lot de frayeur supplémentaire. Le vampire savait pertinemment que rien ni personne ne réussirait à l’arrêter s’il la perdait de nouveau. En quelque sorte, privé de sa vue, il la ressentait plus éloignée que jamais. Une sensation fugace mais dérangeante. « Nous vivons dans les mines désormais avec les humains que nous protégeons et les loups. Je te conseille donc de bien te nourrir avant que nous y retournions. Cela ferait tâche si tu mordais un protégé. » Ajouta-t-il en ravissant une nouvelle fois ses lèvres.

    Caleb respirait l’odeur d’Arielle, la touchait suite à ses quelques révélations. Il ne désirait plus du tout parler de malheur ou n’importe quoi de ce genre. Il désirait simplement profiter de leur retrouvaille, reprendre pied dans sa vie. Son microbe lui rendait toute la fougue qui l’avait quelque peu déserté. Elle rallumait la flamme éteinte en son cœur. Le vampire ne pouvait toujours pas voir pour le moment mais la vie possédait un il ne savait quoi de plus beau, de plus magique, depuis quelques minutes. « Si je me retenais pas, je te ferais l’amour là, direct sur cette souche ! Bordel, tu m’as manqué crétine. La prochaine fois, achète une carte ou je ne sais quoi. Vends-toi au plus offrant pour qu’il te ramène. Hum non oublis la dernière option. Je crains que Vilde ne me pardonnes si je tue un humain. Ça me manque ça aussi. Tuer, torturer, jouer avec la nourriture. Désolé, je pars un petit peu en live depuis que je suis aveugle. » S’amusa-t-il, souriant un peu dans le vide. Caleb perdait un peu le contrôle de la réalité. Cela faisait six mois qu’il ruminait ses sombres pensées suicidaires et voilà qu’il la tenait à présent dans ses bras. Aussi, afin de ne pas se montrer trop touché, afin de masquer sa joie, son émotion, il racontait des conneries. Il l’aurait même insulté pour se prémunir de toute atteinte. Comme si elle pouvait lui faire mal. En fait oui. Dans l’état vulnérable dans lequel, il se trouvait, il ne suffirait de pas grand-chose pour qu’il sombre définitivement. « J’ai besoin de toi microbe. Vraiment besoin de toi » susurra-t-il d’un ton à la fois empli d’un désir brut et d’une douleur sans limite. Si seulement, elle pouvait mesurer l’étendu des dégâts que sa disparition avait provoqué en lui. Caleb lui prit alors son visage en coupe, butinant ses lèvres, les effleurant avant d’en mordiller la lèvre inférieure. « Vraiment besoin de toi » murmura-t-il contre elle, en la forçant gentiment à s’asseoir à califourchon sur ses cuisses, pour mieux la serrer dans ses bras. Il aimait la sensation de ce corps menu et féminin contre son torse. Il adorait le goût de ses lèvres. Il l’aimait tout simplement. « Répète cela à quelqu’un et je te trucide mais je t’aime Arielle Raichan. »
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Saphyre V. Roosvelt

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MessageSujet: Re: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Jeu 11 Juin - 21:27

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    « Oublis un peu mes couilles ! Rappelles-toi où cela nous a conduits la dernière fois que tu as osé les mettre en doute. Pauvres petites, sont si fragiles et tu les malmènes ! Heureusement que papa veille sur elle », dit-il alors, partant dans son propre monde Calebien. Leur conversation depuis quelques minutes se résume à l’incohérence. Ça parle d’alliance, d’infidélité, de couilles tout ça en dix minutes, même moins. Toujours assise sur lui, Arielle hoche négativement la tête, porte désespérément une main sur son front et pousse un long et profond soupire de découragement. « Le pauvre, il a perdu la tête », dit-elle en un souffle, le ton assez élevé pour que « le pauvre » en question se sent visé. Il est vrai de dire qu’à l’heure actuelle, batifoler sur les parties intimes de son mari n’est pas vraiment la plus grande priorité. Se trouver allié aux chiens n’est pas quelque chose qui réjouit le vampire, et sans aucun doute le reste du clan. Leur odeur… Elle ne peut pas s’imaginer rester avec eux plus d’une fraction de seconde, elle va devenir aussi folle que Caleb. Ah.. ! C'est peut-être causé par la présence des loups que la folie s’est emparée de lui ! Le fait de rester avec des loups est sans doute un facteur de l’étrangeté de son mari, songea-t-elle alors mentalement. Toutefois, lui dire ça c’est automatiquement une demande de meurtre. En conclusion, elle préfère le bombarder de questions concernant leur situation actuelle que de lui faire part de sa théorie sur sa folie. Mais bien qu’elle lui montre, enfin… qu’elle lui fait entendre sa panique sur leur nouvelle alliance, Caleb ne répond rien, ce qui fait paniquer Arielle encore plus. Et, comme s’il sait exactement quoi faire pour la calmer, il dépose un baiser au creux du cou d’Arielle, provoquant un soupire apaisé chez elle. Les tensions qui lui possédaient le corps disparaissent, laissant place à une Arielle qui écoute attentivement les paroles de Caleb… Lui expliquant clairement la situation en détails. Alors ainsi, ils ont perdu Aron et Pernille ? Comme si une tonne de briques lui ont été jetés sur son corps, Arielle pousse un soupire de tristesse et ferme les yeux, brisée par la nouvelle.

    « Babylon est aux mains des Blacks Blood et les Cruor ont été dispersés pour la plupart dans la forêt. On a vu arriver des chasseurs de vampires, d’autres vagabonds. Si bien que nous nous sommes alliés aux sacs à puces pour de un survivre et de deux, libérer les humains. Tu parles, sur ce dernier point, je m’en balance pas mal. Je n’ai jamais tenu les humains en haute estime. Cependant, cela tient à cœur à Vilde et je me sentais incapable de m’éloigner de cette ville. », fit-il ensuite, continuant de lui faire part des changements. Alors… Les Black Blood dominent Babylon, les Cruors se sont dispersés et les Ragnarök sont en alliance avec les Loups. Tout ça devenait trop lourd pour elle. Il termine ensuite en lui faisant part de son incapacité de quitter Babylon, chose qui pique la curiosité d’Arielle. Elle tourne rapidement la tête vers lui puis analyse ses traits. Sentant la main de son mari monter délicatement le long de son bras pour aboutir sur sa joue. À cet acte, un frisson lui parcours le corps, animant sa peau sous les doigts de Caleb. Clairement, si elle ne savait pas ce qui a poussé Caleb à rester, elle le sait maintenant. Bien qu’elle ne veut pas sonner prétentieuse, elle sait que l’incapacité de quitter était causé par elle. Secrètement, cela la réjouit de penser que son mari peut autant tenir à elle alors qu’avant leur séparation, ils n’ont jamais été aussi émotionnellement engagés. On parle quand même d'un couple qui s'est marié par orgueil, hein... « Peut-être le résultat des retrouvailles… » songea alors le vampire en fixant son mari droit dans les yeux. Elle l’écoutait parler, silencieuse, mais elle ne s’attardait pas sur ses propos. Passant le bout de ses doigts sur la joue de Caleb alors qu’il dépose un baiser chaste sur ses lèvres. Ensuite, à la plus grande surprise d’Arielle, Caleb se réfugie dans ses bras, la serrant contre lui. Décidément, il n’a pas toute sa tête.

    Pas qu’elle n’aime pas cette soudaine envie d’affection de la part de son mari mais elle trouve ça étrange. Avant Avril 1973, elle n’a pas eu l’honneur de le voir agir ainsi. Et, honnêtement, Arielle peut rapidement s’habituer à un Caleb plus affectueux. Ayant continué à parler, la phrase se termine par un baiser, comme pratiquement toutes leurs phrases aujourd'hui. Ses lèvres collées contre celle de Caleb, elle s’abandonne au baiser qu’il lui offre, le savourant comme elle n’a jamais savouré un de ses baisers. C’était comme le revivre pour la première fois. Cette fièvre de la première fois, cette sensation d’avoir des papillons qui s’agitent dans son ventre, un tourbillon de nouvelles saveurs et de nouvelles sensations qu’elle goûte comme si c’était sa toute première fois qu'elle s'y abandonne. Maintenant, la situation des Ragnarök et le malheur qui règne au dessus de Babylon n’est qu’une histoire en attente. Elle n’a plus envie de voir les choses avec fadasse alors que la saveur est revenue dans sa vie. Plus envie de voir le monde terne alors que c’est maintenant peint avec une couleur des plus vives. Depuis qu’elle est avec lui, depuis qu’elle l’a retrouvé après six mois d’absence, c’est comme si la vie vaut la peine d’être vécue et profité à chaque seconde. C’est enfin que Caleb parle de nouveau « Si je me retenais pas, je te ferais l’amour là, direct sur cette souche ! Bordel, tu m’as manqué crétine. La prochaine fois, achète une carte ou je ne sais quoi. Vends-toi au plus offrant pour qu’il te ramène. Hum non oublis la dernière option. Je crains que Vilde ne me pardonnes si je tue un humain. Ça me manque ça aussi. Tuer, torturer, jouer avec la nourriture. Désolé, je pars un petit peu en live depuis que je suis aveugle. », fit-il alors, provoquant un rire de la part d’Arielle à plusieurs endroits. Comme un signe pour lui dire d’arrêter de dire des conneries, Arielle l’embrasse avec une délicatesse propre à elle. Pas qu'elle veut qu'il arrête de parler... Bah. Enfin, oui. Moins de jasette et plus d'action. ils ont passé tellement de temps séparés qu'ils ne vont tout de même pas tout foirer les retrouvailles avec une conversation !

    Six mois sans lui, six mois sans le voir, le sentir, le toucher… Ces six mois passés sans lui sont aussi comparables à six mois de torture. Elle relâche ses lèvres et murmure, avec une sensualité allumeuse, « Shhh… », lui indiquant de se taire et s’abandonner tout simplement. Bon, bon… Ça faix six mois qu’ils n’ont pas étés intimes. C'est tout simplement normal de vouloir apaiser ce qui a longtemps été voulu… Enfin. « J’ai besoin de toi microbe. Vraiment besoin de toi », lui siffle-t-il à son oreille. Et, tout pour la faire fondre d’un désir incontrôlable, il lui mordille la lèvre inférieure en murmurant, contre elle, un « Vraiment besoin de toi ». Comment rester de marbre face à de telles paroles ?! Elle a de la difficulté à le résister depuis qu’il lui a dit qu’il n’aurait pas quitté Babylon. Le résister maintenant ne ferait que la torturer encore plus… Et elle n’en pouvait plus. Assise maintenant à califourchon sur lui, une jambe sur le côté gauche et droit de Caleb, Arielle entoure son cou de ses bras et lui possède les lèvres d’un baiser des plus ardents, animé par l’excitation qui augmente en elle seconde après seconde. Comme réplique à son « J’ai besoin de toi », elle répond, après avoir savouré ses lèvres, « Et moi j’ai envie de toi », murmuré à son oreille. Et comme s’il faisait exprès, il prononce « Répète cela à quelqu’un et je te trucide mais je t’aime Arielle Raichan. ». Comment voulez-vous qu’elle résiste encore une seconde de plus ? C’est impossible. Glissant une main sur la nuque de son mari et la seconde allant délicatement se poser sur sa joue, elle lui vole quelques baisers avant d’ajouter, conquise « Je t’aime aussi Caleb Raichan ». Tout ça commence à prendre la tournure des romans harlequins. L’allongeant sur le dos, elle prend possession de ses lèvres avec fougue tout en déboutonnant la chemise de Caleb pour aboutir à la lui enlever avec vitesse. Six mois est assez long, il ne faut pas rallonger les préliminaires aussi. Rapidement aussi, elle vise ses pantalons… Elle ne perd pas une seule seconde. Pour Arielle, l'handicap de Caleb le nuit pose aucun problème... Bien qu'il soit diminué d'un de ses sens, cela ne va pas empêcher Arielle de répondre aux désirs de son mari.
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MessageSujet: Re: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Sam 13 Juin - 1:45

    Caleb avait imaginé les retrouvailles pendant des mois, fantasmant sur une réalité artificielle car rien ne le préparait à une Arielle entreprenante. Oubliés les discours, les mauvaises nouvelles, son handicap. Elle donnait l’impression de se ficher de tout. Son baiser témoignant de la passion qui menaçait d’éclater en elle. Et il n’était pas loin de la rejoindre. Durant tous ses longs mois, Caleb avait cessé d’être un homme. Il se résumait à son handicap. Ses lèvres la goutaient avec ferveur, reprenant possession d’elle, de ses lèvres. Caleb revivait au contact de sa femme. Sa virilité qu’il affectionnait tant se complaisant contre ce corps de femme, cette envie dont elle l’abreuvait. Le couple, enlacé se retrouvait, s’apprivoiser de nouveau mais le vampire n’était pas au bout de ses surprises. Arielle le repoussa, le faisant ainsi tomber sur un tas de feuilles mortes. Il aurait du se sentir inquiet, il ne voyait rien mais il lui vouait une telle confiance qu’il se laissa faire. Son esprit rejouant dans son esprit, la mélodie qui tourmentait de la plus douce des manières, son cœur mort. « Je t’aime aussi Caleb Raichan » lui avait-elle murmuré contre ses lèvres. Etendu au sol, sa femme le chevauchant, le vampire se laissa faire, réapprenant à se conduire en homme et non en loque humaine diminuée. Doucement ses doigts se glissèrent sur les cuisses de sa compagne, remontant sa robe. Il ressentait le satin de sa peau sous ses mains, il sentait les siens le déshabiller et il aimait ne rien voir. Tous ses sens se livraient à lui pour lui faire ressentir le plaisir d’une soumission passionnelle. Sa femme menait le jeu, elle le guidait avec impétuosité. Lorsque Caleb se retrouva nu, il ne tint plus, il l’attira à lui dans un baiser impérieux, langoureux. Il la voulait maintenant.

    Avec fébrilité, il lui ôta sa robe. Il se foutait complètement d’être à la merci du premier voyeur. Cela faisait six mois qu’il ne vivait plus. Le vampire souhaitait réapprendre à voir sa femme par le toucher. Ses lèvres se posèrent à la naissance de sa poitrine, respirant son odeur de plein nez. Comme elle lui avait manqué. Leurs corps nus se fondaient l’un en l’autre mais pour Caleb, ce n’était pas suffisant. Il désirait se perdre en elle, la toucher, l’embrasser, la caresser. Le vampire renversa sa compagne pour la dominer. Son regard se posa sur ce qu’il sentait comme son regard. « Laisse-moi te redécouvrir » murmura-t-il avant de l’embrasser. Avec une douceur peu coutumière, il la força gentiment à placer ses bras au-dessus de sa tête. « Laisse toi faire » reprit-il d’une voix rendue rauque par le désir. Un désir qu’il sentait pulser fortement, douloureusement mais dont il avait cure. Il se fichait bien de la frustrer et lui-même par la même occasion. Un sourire amusé fleurit sur ses lèvres à la pensée de la savoir étendue sous lui, prête à être comblée. Pourtant, il faisait durer le plaisir. Durant de longues minutes, il parcourut son visage de ses doigts, de ses lèvres, du bout de la langue, lui accordant un baiser de temps à autre. Puis son corps entier fut baisé de ses lèvres. Il n’épargna aucune parcelle, redessinant son buste du bout de la langue. La frôlant, la taquinant pour mieux allumer la passion. Son handicap ne l’était plus, bien au contraire. Caleb était tout dévoué à son exploration. Puis, quand le désir se fit trop douloureux pour eux deux, il combla la distance et scella leur union.

    Débuta alors une danse vieille de plusieurs millénaire où le couple se donna sans compter. Caleb restait attentif au plaisir de sa femme jusqu’à perdre la tête et libérer son côté fougueux et bestial. La passion guidait chacun de ses mouvements amples en Arielle. Il ne se retenait plus, il ne vivait que pour elle et pour ses gémissements. Jamais, il n’avait ressenti pareille communion avec une femme. Est-ce leur séparation ? Le fait de la croire morte durant tout ce temps qui rendait ce moment encore plus magique ? Nul doute que cela jouait. Puis vint la libération, les laissant pantelant de plaisir, dans les bras l’un de l’autre. Incapable de quitter cette chaleur, Caleb resta au-dessus d’elle, uni à la plus parfaite créature que la Terre eut compté. Il se redressa toutefois sur ses coudes pour ne pas peser de tout son poids sur elle. Comme il aurait aimé pouvoir lire dans ses yeux à cet instant précis mais tout restait désespérément noir. « Cela vous arrive souvent de violer votre mari, madame Raichan ? » lui demanda-t-il dans un murmure amusé. D’une main, il lui caressa sa longue chevelure où il sentait des feuilles s’y accrocher. Ils devaient être dans un état catastrophique après leurs ébats mais il en avait cure. « Tu devrais t’absenter plus souvent, cela te rend vraiment entreprenante et au combien désirable » reprit-il, en glissant ses lèvres en une ligne imaginaire de son cou à son épaule droite. « Je dirais même carrément bandante, si tu me passes l’expression. » . Comment tuer le romantisme en quelques secondes par Caleb Rohan Raichan. Encore une fois, il s’en foutait largement. « On ferait mieux de rentrer non ? A moins que tu ne désires un second round microbe ! Je suis chaud bouillant » ajouta-t-il dans un éclat de rire avant de lui ravir ses lèvres, mordillant l’inférieure pour mieux l’embrasser peu à après.
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MessageSujet: Re: How Did We Get Here ? -- [ PV ; CALEB ] TERMINÉ   Ven 19 Juin - 22:50

So dear i love him that with him,
all deaths i could endure.
without him, live no life.

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WILLIAM SHAKESPEARE
Romeo and Juliet



    « Cela vous arrive souvent de violer votre mari, madame Raichan ? », murmure-t-il sur un ton amusé alors qu’il s’est redressé sur ses coudes, toujours allongé sur elle. Un léger rire se libère d’entre les lèvres fines du vampire alors qu’elle plonge son regard dans celui de Caleb… Elle aimerait tellement y lire, elle aimerait tellement se perdre dans ce regard qu’il porte… Mais rien. Elle glisse une main dans le désordre des cheveux de Caleb – remarquez, ses cheveux à elle doivent être encore plus en désordre - , laissant ses doigts y entremêlés, et elle le force délicatement à baisser sa tête afin que ses lèvres frôlent les siennes lorsqu’elle répond « Je peux le faire plus souvent, s’il le désire. », d’un murmure à la sensualité débordante. Par la suite, Arielle glisse sa seconde main sur la joue de Caleb avant d’y combler le vide qui sépare leurs lèvres d’un baiser loin d’être chaste. Elle retire ses lèvres de celle de son mari et entremêle sa jambe à la sienne, de manière à lui indiquer qu’il ne peut plus partir, qu’il est prisonnier de son corps. « Tu devrais t’absenter plus souvent, cela te rend vraiment entreprenante et au combien désirable », poursuit-il avant de créer un chemin de ses lèvres le long du cou du vampire, jusqu’à son épaule. Voilà… C’est tout ce qu’il avait à faire pour l’embarquer une nouvelle fois sous l’emprise du vice et du désir. Fermant faiblement les yeux, elle le laisse faire et sourit à la prochaine phrase qui émane de ses lèvres. « Je dirais même carrément bandante, si tu me passes l’expression. », murmuré par la suite, près de son oreille. Ses yeux rouvrent alors qu’elle tourne la tête vers lui, prenant possession des lèvres de Caleb comme elle ne l’a jamais fait. Sans doute la phrase l’a allumé plus qu’il ne le fallait. « Ah ? Eh bien je prend cela en note, monsieur Raichan », murmure-t-elle entre deux baisers. La main se trouvant dans ses cheveux glisse le long de l’échine de son mari, traçant son chemin du bout des doigts. Elle ne voulait pour rien au monde rompre ce moment. Et, pour être honnête, une fois n’est pas assez pour combler six mois de « rien ». « On ferait mieux de rentrer non ? A moins que tu ne désires un second round microbe ! Je suis chaud bouillant », fit Caleb avant d’éclater de rire. Arielle se met à rire à son tour, son propre rire se mélangeant en une parfaite mélodie avec le rire de son mari pour finalement ne plus rien entendre alors que leurs lèvres se collent en un baiser révélateur. Sa lèvre inférieure sous l’emprise des dents de Caleb, Arielle émet un léger gémissement, collant son mari contre elle par ses deux mains qui s’installent sur son dos, ses ongles s’enfonçant avec passion dans sa peau. « Eh bien pour tout te dire, je n’ai pas encore eu ma dose entière… et j’en suis aussi accro qu’une droguée est accro à l’héroïne. Tu vois le genre ? », lui murmure-t-elle, laissant son haleine lui caresser le bout des lèvres alors qu’elle ponctue avec « Alors, à moins que tu aies une autre idée en tête, je préfère continuer pour le second round… Et le troisième… suivit du quatrième… cinquième.. », murmure-t-elle ensuite, prenant possession de ses lèvres à l’intervalle de son addition.

    « Maintenant, laisse-toi faire… », prononce-t-elle dans un murmure que lui seul peut entendre. C’est suivit de ce murmure qu’elle change de rôle ; elle la dominante, lui le dominé. Allongé sous elle, un sourire amusé lui ravit les lèvres alors qu’elle le regarde. Ce sourire amusé se transforme lentement en un sourire de la plus pure des délicatesses… De sa main droite, elle lui caresse les traits de son visage, traçant la mâchoire de son mari, les lèvres, les yeux, du bout de ses doigts… Prenant son visage de ses deux mains, Arielle se penche pour enfin coller ses lèvres contre celles de Caleb dans un baiser qui débute d’une tendresse infinie, mais qui, à fur et à mesure que le baiser se prolonge, plus cette tendresse se fait mettre de côté par une passion et une pulsion de désir hors du commun, un désir qui empiète ce sentiment de tendresse sans aucune gêne. C’est alors que les douloureux préliminaires prennent le dessus. Douloureuses parce que Arielle ne fait que titiller l’envie de son mari, elle ne fait que la lui chatouiller jusqu’à ce qu’il ne puisse plus tenir, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus se contrôler. Et est-ce ça, son but ? Faire tourner les évènements pour en donner quelque chose d’incontrôlable ? De toute façon, avec un désir comme celui qu’Arielle porte pour Caleb, c’est très difficile de se contrôler. De ses mains, elle ne laisse aucune parcelle du corps de Caleb intouchée. Après plusieurs minutes, elle se voit volée son rôle de dominante par Caleb alors qu’ils tournent parfaitement pour échanger leurs rôles. Enroulant une jambes à celle de Caleb, Arielle glisse ses mains jusqu’aux cheveux de son mari, les ongles légèrement enfoncés dans sa peau aussi douce que de la soie. Elle aime sentir la peau de Caleb se soulever sous ses doigts alors qu’elle fait un tel mouvement. Un sourire aux lèvres alors qu’elle prolonge ce baiser nourrit d’une passion ardente. Croyait-il vraiment qu’elle allait accepter son invitation de retourner aux grottes ? Franchement, c’est absurde. Six mois à fantasmer ces retrouvailles, six mois à les imaginer, ce serait incroyablement dommage de ne pas en profiter, vous ne trouvez pas ?

    Fougue, passion, plaisir. Voilà qui nourrit leur union à présent. S’abandonnant entièrement à Caleb, elle se sent comme si c’était sa première fois – sans la douleur, quand même. Plus rien n’en vaut la peine que si c’est fait pour lui, plus rien ne compte sauf lui, plus rien n’est aussi important que Caleb. Il est son tout, il est à elle, il est sa raison d’être revenue. Un tourbillon d’émotion prend possession du corps frêle d’Arielle. Le plaisir, la passion ardente qui lui fait perdre la tête, perdre la notion du temps, du lieu, de tout. Et honnêtement, elle s’en fiche. Elle veut se perdre avec lui et, surtout, elle ne regrette rien. Il n’existe pas de summum plus haut et fort que celui du plaisir qu’il lui procure à cet instant, il n’existe pas de couleurs plus vives que celles qu’elle voit à présent, pas de sentiments plus vrais que ceux qu’elle ressent maintenant… Tout est devenu plus beau, tout est devenu plus clair, tout a une valeur, tout a un sens, une signification. Et puis, ce tourbillon s’arrête. Le souffle court, les yeux tantôt fermés s’ouvrent pour fixer ses lèvres à lui, le front collé contre son front, la main collée contre sa joue, son haleine se mêlant à son haleine. Si son cœur ne serait pas mort, glacé par les années, il serait entrain de battre à la chamade. Si sa peau n’était pas aussi froide que la mort, elle serait chaude pour ne pas dire bouillante. Si seulement. Caressant sa jambe de son pied, entremêlant ses doigts dans ses cheveux, frôlant ses lèvres contre les siennes, les prunelles topazes du vampires se closent alors qu’elle libère un murmure contre les lèvres de son mari : « Encore… ».


    ceux qui répriment leur désir
    sont ceux dont le désir est assez faible pour être réprimé.

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    WILLIAM BLAKE

    TOPIC CLOS
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