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 I'll Always Be There || PV. KALE

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MessageSujet: I'll Always Be There || PV. KALE   Mar 5 Mai - 7:42

    Ce sont des soirées comme celles-là où Carolyn aurait, et de loin, préférée rester bien allongée dans son lit douillet. Tout d’abord, elle reçoit un appel de la clinique où elle est infirmière et ils lui disent qu’ils ont désespérément besoin d’elle. Elle s’y rend rapidement, ayant si soigneusement enfilé le manteau d’Emery – qu’il a oublié avec elle - dans son bras – maintenant dans le plâtre dû à l’incident qui s’est produit avec Emery il y a quelques soirs déjà – et une fois rendue, l’infirmière en chef lui dit qu’elle n’aura besoin d’elle que pour quelques heures, le temps que les choses à la clinique se calment un peu. Non seulement elle a le bras dans le plâtre jusqu’à l'épaule, sans oublier que ce bras est immobile, et elle doit rester au repos pendant au moins quatre semaines, elle a terminé à 1h45 du matin ! Devant son casier, les sourcils froncés, elle regarde son reflet dans le miroir qu’elle y a accroché et elle roule les yeux. Ce qu’elle a l’air d’être folle avec les cheveux en désordre, sans maquillage du tout et avec ce maudit plâtre qui l’irrite, qui la démange. Le médecin lui a avertit que sa peau allait piquer en dessous du plâtre, que c’est quelque chose de bien normal… Mais elle n’a jamais réalisé à quel point ça peut démanger. Sans oublier qu’elle a eue terriblement de misère à aider les patients à se lever, à s’asseoir, à bouger aujourd’hui et tout ça à cause de son plâtre. « Si seulement ma curiosité pouvait être comblée d’une autre manière, ce serait génial », marmonna-t-elle alors qu’elle tente de faire quelque chose de beau avec ses cheveux. Bon, elle ne blâme pas Emery, pas du tout. Seulement, elle a de la difficulté avec un bras… Tout est plus complexe. Cette pensée lui fait penser à Emery, sans oublier le fait que c’est son manteau qu’elle a dans son casier.

    Il est passé la voir malgré tout. Il est passé une fois alors qu’elle lui a promis d’attendre son arrivée au lieu d’aller le chercher. Elle n’aurait pas dû lui dire quelque chose comme ça, sinon il serait venu plus souvent. Se regardant dans le miroir, elle repense à la manière absurde de l’avoir rencontré. Il est tombé du toit d’une grande, aucune égratignure, aucune douleur, rien. Il la supplie de le laisser tranquille, elle n’écoute pas et elle se fait foncer dessus involontairement. Mais c’est alors qu’elle repense à son corps aussi dur que le marbre… Il en faut beaucoup pour briser un os et le corps à Emery a brisé l’os de Carolyn… Sceptique, elle baisse les yeux vers le manteau et l’imagine dedans… Ses mains. Glaciales. Comme celle à Tennessee. Tout d’Emery est étrange, absurde… Fantastique. De plus, elle pense présentement à Tennessee, qui ne lui a pas redonné de nouvelles depuis tellement longtemps. Dans son casier, elle regarde la veste en cuir qui n’a pas été touchée depuis plusieurs mois. Est-ce que Tennessee a disparu ? Hochant négativement la tête, faisant sautiller ses adorables petites bouclettes, elle ferme sa case puis sort rapidement de la clinique. Marchant sur la rue abandonnée de Babylon, entièrement effrayée à l’intérieur d’elle, elle se concentre sur le « toc, toc, toc » que procure chacun de ses pas. Si elle pense aux alentours, Carolyn va se mettre à courir et peut-être que ce n’est pas la bonne façon de terminer une soirée. Paranoïaque sur les bords, elle sait très bien qu’elle peut attirer les problèmes sans même les vouloirs… Elle est l’as des problèmes et de la maladresse.

    C’est à ce moment qu’elle passe à côté de la boutique d’instruments de musiques. Étonnement, elle s’arrête et colle ses deux mains sur la fenêtre de manière à voir à l’intérieur… Son piano. Quelques jours auparavant, elle et Emery étaient exactement entrain de jouer sur ce piano une mélodie complètement sortie de leur imagination, de leurs sens… Une mélodie que Carolyn se souviendra à tout jamais, qu’elle note même les partitions afin de la jouer avec ses deux mains fonctionnelles. Cette mélodie est l’une des plus belles qu’elle a entendue de son existence. Pourquoi n’est-elle pas capable de pondre de telles partitions quand elle écrit seule? Elle se souvient également du fait qu’Emery lui a prit la main, lui a dit son plus grand secret… et il l’a laissé misérablement et malheureusement seule en plein milieu de la boutique alors que le propriétaire était descendu leur parler. Se mordillant la lèvre inférieure, elle prie les dieux du ciel, ses étoiles chanceuses, pour qu’ils lui ramènent Emery. Serait-ce un peu égoïste de sa part? Il faut noter que Carolyn est la personne la plus altruiste qui puisse exister, pourtant elle sent cette étrange attirance envers Emery qu’elle n’a pas sentie auparavant, sauf avec Tennessee. Elle essaie d’en parler avec Kale et Blodwyn mais elle n’a pas les bons mots pour expliquer. Son attirance pour Emery n’est pas simplement une attirance comme les autres. Elle sent un frisson lui parcourir le corps à toutes les fois que son prénom est pensé ou prononcé, elle sourit à pleine dent quand son nom est pensé ou prononcé et les papillons lui envahissent le ventre alors que son prénom est pensé ou prononcé. Bref, il domine ses pensées, qu’elles soient lointaines ou proches, il est l’acteur principal de ses rêves, il est le personnage principal de ses fantasmes et il est tout simplement la raison de son obsession.

    Essayer de dire cela à Kale est le truc le plus difficile qu’il puisse exister. Il est tellement têtu et protecteur envers Carolyn qu’elle ne peut le considérer autre que son « grand frère » qu’elle n’a jamais eue. À toutes les fois où Carolyn revenait d’une soirée avec Tennessee ou même de la soirée passée avec Emery, Kale lui a interdit de voir ces deux personnes sans même lui donner une explication claire, nette et précise. Pour être honnête, c’est ce qui énerve Carolyn au point de se fâcher sérieusement contre Kale. Blodwyn est moins pire que Kale dans la mesure où elle ne l’interdit pas de quoi que ce soit… Kale, lui, c’est le contraire. Malgré tout, elle l’aime profondément comme son grand frère. Achevant sa marche en direction de la maison, Carolyn baisse la tête vers son sac à main et fouille afin de trouver ses clés. Irritée de chercher avec une main, Carolyn pousse un profond soupire, s’arrête à quelques pas de sa maison et elle fouille sans arrêt. Les paupières lui étant complètement lourdes, elle baille et finalement bloque ce mouvement alors qu’elle entend un bruit sourd sur le gazon de son jardin. Immobile, elle regarde en direction de son jardin et y voit deux pieds dépassés… Pieds nus. Baissant rapidement les yeux vers les alentours, elle se demande sincèrement avec quoi elle va frapper cet inconnu alors qu’il est immobile sur ses fleurs ! Une roche. Elle trouve une roche par terre et la prend de sa main fonctionnelle. Du bout des pieds, elle s’avance lentement vers cet étranger et finalement, elle lève la roche dans les airs et, alors qu’elle s’apprête à lui lancer sur la tête, elle reconnaît ce visage inconscient. Kale.

    Libérant un « Oh, ciel ! » étouffé par la peur, elle se laisse tomber sur les genoux et tourne Kale sur le dos, ce dernier étant allongé sur le ventre. Son meilleur ami est immobile, sur ses fleurs, le corps ensanglanté. Le visage ensanglanté de Kale est la première chose que Carolyn a remarquée. Ensuite, fut ses vêtements déchirés, ses bras grafignés et, encore une fois, le sang omniprésent maintenant. Tremblant de panique, elle regarde Kale, les yeux écarquillés, ébahie par ce qu’elle voit. Déposant une main sur le visage de son meilleur ami, cette main maintenant couverte de sang, elle lui tapotte le visage en lui criant son prénom à de multiples reprises . « Kale ! Kale! Réponds-moi, allez! Kale ! », elle continue ses tapes et finalement, elle se lève et court rapidement dans la maison remplir un bol d’eau. Elle ressort à une vitesse impressionnante et fait tomber l’eau sur le visage à son meilleur ami, le voyant bouger faiblement. Se laissant tomber à genoux près de lui, elle le soulève légèrement, lui couchant la tête contre ses cuisses et en lui tappant le visage encore quelques fois. « Kale… Parle-moi ! C’est Caro’ ! Mais qu’est-ce qui s’est passé ?!! ». L’inquiétude se lit sur le visage à Carolyn avec perfection. Elle a peur, peur de le perdre, peur qu’il soit sévèrement blessé, peur qu’elle ne soit pas capable de l’aider…

    Désolé pour le post, il est pas terrible. u_u C'est peut-être parce qu'il est près d'une heure du matin au Québec ! XD <3
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MessageSujet: Re: I'll Always Be There || PV. KALE   Mar 5 Mai - 19:18

    Cette soirée allait de mal en pis ! Tout avait commencé avec Andie, sa petite sœur qui l’avait envoyé une nouvelle fois à la chasse aux vampires. Elle le prenait pour qui ? Un héros de série télé ? Quoique le concept pouvait être porteur mais il doutait qu’un loup garou soit vendeur. Quoiqu’il en soit, cette fois-ci –contrairement aux autres ; elle ne s’était pas trompé. Après plus d’une heure d’attente, Kale était tombé sur une vampire. La suite, vous ne pouvez que l’imaginer. Ils s’étaient battus. « Oh bordel ! » gémit Kale tout en titubant dans les rues désertes de Babylon. Sa rencontre avec cette vampire blonde allait le marquer à jamais mais au moins, il avait la joie de penser qu’il en allait de même pour son adversaire. Il avait raison de ne pas l’avoir sous-estimé. Elle savait très bien se battre et le lui avait prouvé. Note à lui-même, ne plus jamais titiller un vampire assoiffé, c’est têtu et sacrément hargneux. Heureusement, pour son égo de mâle, le combat s’était terminé sur un match nul comme si les deux êtres n’arrivaient à prendre le dessus sur l’autre. Mais quel match nul, il était couvert d’égratignures, de griffures, de bleus et de sang. Sa démarche se trouvait donc énormément ralentie, surtout avec les nombreuses chutes qu’il le laissait essoufflé et davantage meurtris. Il pouvait le faire ! Il devait atteindre sa maison, s’assurer qu’Andie ne risquait rien et qu’elle dormait paisiblement dans son lit. La seule perspective qui le tenait debout à cet instant précis. Sa jambe le faisait souffrir le martyre mais il serra les mâchoires pour ne pas hurler de douleurs. Il y était presque. Malheureusement, ses muscles en avaient décidé autrement et il ne dut sa survie qu’à ses dernières forces alors qu’il allait chuter une nouvelle fois. D’un réflexe, il se retint de justesse à une barrière. Kale doutait de ses capacités à se relever sans aide. « Allez mon vieux, t’y es presque ! Tu vas pas laisser une femme et une blonde te foutre KO » s’insurgea-t-il. Remarquez, il n’avait rien contre les femmes, ni les blondes mais la vampire, elle, ne le laissait pas de marbre. Point de désir sexuel, il voulait juste lui démolir le portrait dès qu’elle ouvrait la bouche. Son seul soulagement était qu’elle ne chercherait pas à toucher à sa sœur. Du moins, si elle lui avait dit la vérité mais il préférait se dire que oui.

    Chaque pas lui arrachait une grimace de souffrance. Le combat, la transformation en homme par la suite. On ne pouvait dire que cette excursion s’était faite dans la joie et la bonne humeur. Poursuivant sa route, le jeune homme se remémorait toutes les choses énervantes qu’elle avait pu dire ; chaque coups donné et renvoyé ; Tout pour ne pas succomber aux délices de l’inconscience. Pourtant, il aurait tout donné pour s’allonger dans son lit et dormir au moins trois jours pour se remettre entièrement de ses blessures. Une chance d’être un loup garou. Toutefois, son pied buta contre une espèce de cailloux et il trébucha une nouvelle fois avant de tomber sur un parterre de fleur. L’odeur lui était familière mais déjà ses yeux se fermèrent. Il n’en pouvait plus. Un petit somme et promis, après, il rentrerait chez lui. Irréfléchi de l’état qu’il affichait, Kale céda et se laissa aller à l’inconscience. Combien de temps s’écoula-t-il entre ce moment là et celui où Carolyn le trouva dans cet état lamentable. Quoiqu’il en soit, Kale reprit connaissance, du moins, suffisamment pour râler sur la flotte qu’on venait de lui renverser sur le visage. Ne pouvait-on pas le laisser dormir en paix ? « Putain Andie, laisse-moi pioncer ! » marmonnât-il, prêt à se rendormir. « Kale… Parle-moi ! C’est Caro’ ! Mais qu’est-ce qui s’est passé ?!! » L’interrompit la voix inquiète de sa meilleure amie.

    Merde, fut la première pensée du loup garou. Il ne voulait pas inquiéter sa deuxième sœur de cœur mais en même temps, il se voyait mal lui dire : « T’inquiète pas, une rencontre avec un vampire hargneux. » ; à la place, il ouvrit faiblement les yeux, secouant la tête de droite à gauche. « Calme-toi, ça va aller » murmura-t-il avec difficulté. Il sentait son corps se rebeller au moindre mouvement. Un gémissement de douleur s’échappa de lui alors qu’il se redressait en position assise. Il était bon pour être indispo au garage, quelques jours. Conrad le couvrirait sans mal. « Je crois… que je vais avoir besoin de tes doigts de fée Caro » fit-il en essayant de se relever. « Qu’est-ce que tu fous à cette heure là dehors ? » râla-t-il avant de retomber par terre, ses jambes ne le portant que très peu. C’était tout lui : même à moitié mort, il ne pouvait s’empêcher d’être protecteur envers ses proches. Toutefois, Carolyn ne devait pas être habituée à le voir dans cet état là. Une nouvelle fois, il refit une tentative pour se relever et ne réussit qu’avec l’aide de la jeune femme sur laquelle, il s’appuya sans remord. Kale savait où étaient ses limites et il les avait largement dépassés.
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MessageSujet: Re: I'll Always Be There || PV. KALE   Mar 12 Mai - 16:19

    « Putain Andie, laisse-moi pioncer ! », marmonne Kale après avoir reçu de l’eau sur la figure de la part de Carolyn. N’écoutant même pas ce qu’il dit, elle le secoue pour qu’il se réveille, ne sachant pas qu’il n’est que tomber par pure fatigue. Avoir su, elle l’aurait tabassé. Voir son meilleur ami allongé sur son jardin, en sang, les vêtements déchirés n’est pas quelque chose auquel Carolyn va s’habituer et ce n’est pas quelque chose auquel Carolyn veut s’habituer, non plus. Elle à du mal à se demander qui peut bien lui en vouloir à ce point-là ! Kale est tellement, aux yeux de Carolyn, la seule et unique personne qui ne mérite pas un tel acte. « Kale… Parle-moi ! C’est Caro’ ! Mais qu’est-ce qui s’est passé ?!! », Prononce-t-elle, l’inquiétude animant sa voix. Elle ne peut qu’être plus qu’inquiète en voyant celui qu’elle considère comme son frère dans un tel état. Ayant déposé sa tête contre ses cuisses afin de mieux lui taper le visage pour qu’il se réveille, elle le fixe alors que ses prunelles s’ouvrent faiblement à une Carolyn sous le bord de l’hystérie et de la paranoïa. Elle avait envie de lui crier un gros « MAIS À QUOI T’AS PENSÉ ?! » mais elle se retient, jugeant qu’il n’a pas besoin de ça en ce moment. « Calme-toi, ça va aller », réussit-il à sortir d’entre ses lèvres en un murmure de difficulté, un murmure que Carolyn n’a pas bien comprit au départ mais qui a cliqué. « Calme-toi, ça va aller », se répète-t-elle dans sa tête, essayant de ne pas en faire une plus grosse histoire qu’elle ne l’est déjà. « Calme-toi », se répète-t-elle dans sa tête.. « Ça va aller », une fois de plus, elle se le répète pour être certaine de pas piquer une crise. Toutefois, ça ne fonctionne pas.

    Son visage devenant rouge écarlate, ses jolies prunelles vertes s’inondent de larmes et ce pas parce qu’elle est triste, mais bien parce qu’elle est inquiète, et comme une bouilloire, elle ne peut plus que déborder. Elle réussit à sortir haut et fort un « Mais comment veux-tu que je me calme ! Regarde-toi !! On dirait qu’une bête s’est battue avec toi, bon sang ! ». Libérant un soupire de soulagement, elle se félicite intérieurement pour avoir eu le courage de sortir ça. Levant les yeux vers les lumières qui s’allument dans les maisons du cartier, elle soupire et repose les yeux sur lui. Le voir ainsi, ensanglanté et tout mal amoché lui fait mal au cœur… Son cœur se tord avec son incapacité de faire quelque chose, son incapacité et sa faiblesse. Alors qu’il tente de s’asseoir, un gémissement de douleur s’échappe d’entre les lèvres à celui qu’elle surnomme avec affection : son Kalou. Lui retenant les épaules, les sourcils froncés, elle murmure « Tu ne bouges pas, toi. Tu restes allongé ici d’accord ? » dit-elle, plus comme un ordre qu’une demande. Les notions qu’elle a apprise dans ses cours semblent si loin dans sa mémoire alors que la panique prend le dessus d’elle. Les mains tremblante, elle fixe le gazon avec ne serais-ce qu’un don du ciel pour trouver quoi faire avec Kale. Pourtant, tout est simple, tout est clair ! Tout bonne infirmière aurait la capacité de régler le problème dans une telle situation. Mais Carolyn semble rester immobile, noyée dans l’océan d’inquiétude qui ne semble pas lui donner une seconde de répit. Enfin, jusqu’à ce que Kale prononce « Je crois… que je vais avoir besoin de tes doigts de fée Caro ». « Fée »… Elle sourit puis se lève, se dirigeant rapidement vers la maison de sa chère tante. Toutefois, ce qu’il prononce par la suite lui fait arrêter tout mouvement.

    « Qu’est-ce que tu fous à cette heure là dehors ? ». Elle tourne la tête lentement vers lui, se retenant pour ne pas rire. Elle hoche négativement la tête puis prononce tout en marchant « Même à moitié mort tu veux pouvoir te montrer protecteur ! Reste-là, Kale.. Ne bouge pas !! », prononce la brunette, toujours comme si cela était un ordre. Entrant dans la maison, elle se dirige rapidement vers la salle de bain où elle fouille maladroitement dans l’étagère appropriée pour les soins. Elle soupire, les mains trop tremblantes pour empoigner ne serais-ce qu’un morceau de tissus… Elle ferme les yeux, prend une grande respiration puis empoigne l’alcool à friction – ça va chauffer -, des bandages, des petites boules de coton ainsi que son bon ami le peroxyde. Elle sort rapidement, se mettant à genoux à côté de Kale et ouvre le Peroxyde afin d’en verser sur le coton. Le regardant droit dans les yeux, elle lui sourit légèrement et dit « Ça va brûler un peu… » alors qu’elle dépose le morceau mouillé du coton sur son bras, pour commencer. Elle le retient pour ne pas qu’il se retire, et elle hoche négativement la tête tout en poussant un soupire. « Je reviens du boulot… Ils avaient besoin de moi pour « quelques heures » mais cela a duré plus longtemps que je ne le pensais… », dit-elle d’un air distrait, plus occupée à prendre soin de lui que de s’expliquer. Mouillant un second morceau de coton, elle l’approche au visage de Kale afin d’y soigner les blessures qui semblent beaucoup plus profondes qu’elle ne le pensait. Le regardant comme si elle regarderait un enfant fautif, elle prononce « Tu sais que tu m’as donné une de ses peurs, toi… Mais qu’est-ce qui s’est passé, Kale ?! On croirait sérieusement que soit tu t’es battu avec un ours ou soit que tu t’es fait frappé par un camion ! », dit-elle entre les gémissement de douleur de son meilleur ami. Elle ne peut lui épargner la douleur qu’il ressent, toutefois elle peut essayer de le soigner… Malgré le fait qu’elle n’est pas médecin. Ce qu’elle espère sincèrement est une réponse claire.
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MessageSujet: Re: I'll Always Be There || PV. KALE   Mar 12 Mai - 20:04

    « Mais comment veux-tu que je me calme ! Regarde-toi !! On dirait qu’une bête s’est battue avec toi, bon sang !» Kale ouvrit la bouche puis la referma. Il n’allait quand même pas dire que la bête en question était un vampire et encore moins avoué que le responsable était une femme. Pour qui allait-il passer après ? Le jeune homme n’était pas du genre macho mais sa dignité de mâle devait rester sauve. « Je suis encore vivant, donc je vais bien » tenta-t-il de la rassurer, dans une ébauche de sourire. La prochaine fois qu’il voit ce vampire, il lui fait sa fête. Son premier souci pour l’instant était de calmer sa sœur de cœur avant qu’elle ne lui fasse une attaque. Malheureusement Kale peinait déjà à s’asseoir alors faire bonne figure, il allait au devant de grandes difficultés. Il n’aimait pas la voir si inquiète. Pour lui, Carolyn devait conserver son sourire, l’étincelle dans son regard, bref rester sa petite fée clochette comme il avait l’habitude de la surnommer. Depuis leur rencontre, elle n’avait eu de cesse de l’attendrir par ses petites manies, sa maladresse. On peut même dire qu’il en était littéralement tombé amoureux mais d’un amour tout ce qu’il y a de plus fraternel. Et non d’un amour comme il pouvait éprouver envers Blodwyn. D’ailleurs, il lui devait une fière chandelle. Si Kale n’avait pas viré fou durant ses longs mois de doutes, c’était bien à elle qu’il le devait. Sa fée clochette. Clochette pour les intimes. « Tu ne bouges pas, toi. Tu restes allongé ici d’accord ? » Lui ordonna Caro avant de le laisser allongé sur sa pelouse. « Où veux-tu que j’aille ? » faillit-il de mauvaise humeur. On avait beau le voir comme un mec toujours souriant, la bonne blague aux lèvres et l’humeur au beau fixe, il n’en menait pas large ce soir. Il s’était quand même pris une branlée par une femme. Blonde de surcroit. Rectification, elle devait être dans le même état que lui, si ce n’est qu’elle s’en remettrait beaucoup plus vite que lui. Néanmoins, il sentait déjà un mieux, comme s’il reprenait des forces. C’est pourquoi, il ne put s’empêcher de la retenir pour lui poser une question qui le tracassait : « Qu’est-ce que tu fous à cette heure là dehors ? »

    Sa meilleure amie le regarda en souriant avant de lui ordonner de ne pas bouger. Elle ne lui avait quand même pas répondue. Etait-elle une nouvelle fois allée voir un de ses vampires ? Encore le R. il pouvait accepter. Ils étaient réputés pour ne manger que des animaux d’après Bee mais le nouveau-né. Non c’était trop risqué. Mais allez lui faire entendre raison ! Une vraie tête de mule inconsciente mais adorable. Kale ne pouvait rien lui refuser et encore moins se mettre en colère après elle. Toutefois, il n’avait de cesser de la tanner –voir de lui ordonner ; de ne pas s’approcher d’eux. Le problème, c’est qu’il ne savait plus quoi inventer pour justifier une telle mise en garde. Carolyn arriva les bras chargés de cotons, et de produits divers et variés, l’empêchant de sombrer plus loin dans ses pensées. « Tu sais, un peu d’eau et le tour est joué » grimaça-t-il alors qu’elle approchait un coton imbibé vers son bras. Un gémissement de douleur s’échappa de lui alors qu’elle le désinfectait. Bordel, ça faisait un mal de chien ! « Tu parles, c’est une torture ton machin ! Wouah, t’avise pas de me toucher une nouvelle fois avec ce truc » râla-t-il en ayant un mouvement de recul. Malheureusement, clochette ne prêta pas attention à ses jérémiades et continua de le soigner. Kale tenta alors de l’amadouer avec une petite grimace de loup battu mais rien à faire. « Je reviens du boulot… Ils avaient besoin de moi pour « quelques heures » mais cela a duré plus longtemps que je ne le pensais… » . Le jeune homme hocha la tête. « Tu devrais quand même demander à quelqu’un de te raccompagner en voiture. Tu ne sais pas vraiment sur qui tu peux tomber. Tu as vu l’heure qu’il est ? Déjà qu’avec ton bras tu es diminuée alors.. » Commença-t-il avant de soupirer puis de reprendre « Appelle-moi la prochaine fois ! D’accord ? »

    Le loup grogna de mécontentement quand elle passa à son visage. Dieu que ça faisait mal. Il en aurait presque pleuré mais en grand garçon, il se contenta de renifler. Autant combattre un vampire que de supporter cette torture. « Aïeee dis moi que tu as bientôt fini, ça fait un mal de chien Clochette ! » gémit-il en tentant une nouvelle fois de se soustraire aux soins. Cependant, Carolyn tint bon et continua de le désinfecter, à son plus grand désarroi. « Tu sais que tu m’as donné une de ses peurs, toi… Mais qu’est-ce qui s’est passé, Kale ?! On croirait sérieusement que soit tu t’es battu avec un ours ou soit que tu t’es fait frappé par un camion ! » lui demanda-t-elle. Finalement, il préférait de loin qu’elle soit occupée avec ce produit de malheur. Que lui répondre ? Kale souffrait de lui mentir mais il ne pouvait lui avouer la vérité. Mentir. Voilà ce qui l’énervait le plus dans sa condition de loup garou. Toujours à dissimuler la vérité, à tourner autour du pot, à éluder les questions. C’est ce qui lui avait coûté l’amour de Mayra. Est-ce que Carolyn lui tournerait le dos, elle aussi ? « Je ne voulais pas te faire peur ma grande ! Je me suis battu à cause d’un type qui a insulté Andie. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Tu me connais, Andie, c’est le sujet à ne pas aborder avec moi. Le mec était du genre hargneux, une vraie gonzesse ! Vas-y que je te griffe, que je te mords. Heureusement que je n’ai pas les cheveux longs, il me les aurait tiré ! » Lui expliqua-t-il. C’était presque toute la vérité ! « Dis-moi, tu n’auras rien à manger ? J’ai vraiment faim » lui demanda-t-il alors que son ventre gargouillait joyeusement.

    Après chaque transformation, c’était toujours la même chose. Il dévorait entièrement ce qui lui tombait sous la main et à cet instant, il aurait tout donné pour un bon repas. Les yeux humides, la lèvre tremblante, il scruta Carolyn afin de la faire plier. Elle ne refuserait jamais de cuisiner pour son meilleur ami hein ? « Tu sais que je t’adore ma Caro n’est-ce pas ? Et tu sais quoi ? Je t’aimerais encore plus si tu pouvais me faire ta spécialité.. Allez.. Je suis mourant » termina-t-il en faisant semblant de souffrir le martyre. Il simulait à peu près car il avait toujours un mal de chien dès qu’il bougeait le petit doigt.
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MessageSujet: Re: I'll Always Be There || PV. KALE   Ven 15 Mai - 20:00

    « Qu’est-ce que tu fous à cette heure là dehors ? » , lui demanda son meilleur ami alors qu’elle allait entrer dans la demeure de sa tante. Ce qui surprend Carolyn est le fait que, même s’il est couvert de sang, mal en point, il trouve toujours le moyen de jouer le rôle d’un « grand frère », bien qu’il soit plus jeune qu’elle d’un an. Il est son ange gardien, celui qui la sauve quand elle est dans le pétrin… Comme un frère, dans le fond. Elle se tourne vers lui, un sourire à ses fines lèvres rosées alors qu’elle lui ordonne de ne plus bouger. Il sait trouver en elle le calme qui la fuit dans les moments de paniques. Moments comme ceux-ci alors qu’elle cherche désespérément, à travers les tremblements de ses mains, les articles nécessaires afin de prendre soin de Kale. Toutefois, sa panique prend le dessus d’elle dans des moments comme ceux-ci. Aider une personne qu’elle ne connaît pas, elle est parfaitement à l’aise. Aider son meilleur ami qui a l’air de s’être fait passer dessus par un train, ça… c’est beaucoup plus complexe au niveau de son calme. Déposant une main sur sa tempe, fermant les yeux, Carolyn prend une grande respiration et prend les articles nécessaires pour aider Kale. Après toutes les fois où il l’a sauvé depuis son arrivé – on doit remercier la maladresse, hein – , c’est elle qui veut jouer l’héroïne aujourd’hui, c’est elle qui veut porter la cape et se voit attribué le mérite d’avoir fait quelque chose pour lui et non le contraire. Sortant, le bras dans le plâtre retenant les articles pour ne pas tomber, elle s’agenouille près de lui et commence à désinfecter la plaie sur son bras. Pas question qu’il ne bouge, pas question qu’il résiste, c’est fait. « Tu sais, un peu d’eau et le tour est joué », grimace Kale alors qu’elle approchait le coton mouillé de son bras. « Ah? Les infections et les bactéries, t’en fait quoi monsieur? » réplique-t-elle en plaquant le coton sur son bras.

    « Tu parles, c’est une torture ce machin ! Wouah, t’avise pas de me toucher une nouvelle fois avec ce truc » râle-t-il, créant un sourire aux lèvres de Carolyn. « Ouais, ouais… Assume, Kalounet. » et elle dépose le coton, avec plus de délicatesse cette fois-ci, sur le visage de Kale. Visage ensanglanté qui, encore, torture Carolyn. Elle préfère rester silencieuse pour le temps qu’elle continue à le désinfecter, ne voulant pas dire quelque chose qui puisse le choquer, quand même. Finalement, elle se souvient qu’elle n’a pas répondu à sa question… Question qu’il lui a posé alors qu’il tentait de jouer le rôle du frère protecteur. Elle remarque la face de chien battu que Kale lui fait, mais cela ne fait que procurer un rire enfantin de Carolyn. Elle continue à le soigner alors qu’elle baisse les yeux sur le bras auquel elle est entrain d’enrouler un bandage. « Je reviens du boulot… Ils avaient besoin de moi pour « quelques heures » mais cela a duré plus longtemps que je ne le pensais… », murmure-t-elle l’explication alors qu’elle continue de le soigner avec une délicatesse qui lui est entièrement propre. Elle lève les yeux vers Kale qui, hochant la tête, réplique « Tu devrais quand même demander à quelqu’un de te raccompagner en voiture. Tu ne sais pas vraiment sur qui tu peux tomber. Tu as vu l’heure qu’il est ? Déjà qu’avec ton bras tu es diminuée alors… Appelle-moi la prochaine fois ! D’accord ? », lui demande-t-il. Déposant une main sur le bras de Kale, elle lui sourit largement en répliquant « Oui, papa ! Je t’appellerai, promis ! », ponctué par un rire. C’est vrai que s’il s’entendait parler, il avait l’air d’un père… Du père qu’elle n’a jamais eue, d’ailleurs. Elle baisse les yeux sur son second bras qu’elle désinfecte alors délicatement, pour ne pas le brusquer. Toutefois, c’est peine perdue. « Aïeee dis moi que tu as bientôt fini, ça fait un mal de chien Clochette ! » dit-il après avoir reniflé. Comme il est mignon en essayant de dissimuler la douleur ! Lui lançant un regard significatif – voulant lui dire qu’il se taise – elle continue à désinfecter alors, reprenant ce silence qui était présent il y a quelques minutes.

    Parlant tout en le désinfectant, Carolyn se retient pour ne pas pleurer. Elle n’aime pas le voir comme ça, avec autant de blessures. Elle lève les yeux vers lui puis soupire… Elle le regarde un enfant qui sait qu’il est fautif, elle reprend « Tu sais que tu m’as donné une de ses peurs, toi… Mais qu’est-ce qui s’est passé, Kale ?! On croirait sérieusement que soit tu t’es battu avec un ours, soit que tu t’es fait frappé par un camion ! ». Le fait que Kale lui cache la vérité n’est pas quelque chose qui va pousser Carolyn loin de lui, c’est le fait qu’il lui fait pas assez confiance pour tout lui révélé qui fait que Carolyn peut, un jour, s’éloigner de Kale. « Tu peux me faire confiance, Kale… », lui dit-elle comme pour le pousser à lui révélé la source de son état physique. Ce n’est qu’ensuite qu’il répond à sa question. L’inquiétude se lit tel un livre ouvert dans les yeux de Carolyn, clairement il doit savoir à quel point elle tient à lui. « Je ne voulais pas te faire peur ma grande ! Je me suis battu à cause d’un type qui a insulté Andie. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Tu me connais, Andie, c’est le sujet à ne pas aborder avec moi. Le mec était du genre hargneux, une vraie gonzesse ! Vas-y que je te griffe, que je te mords. Heureusement que je n’ai pas les cheveux longs, il me les aurait tiré ! ». Écoutant son explication au complet, elle pousse un soupire tout en retournant à son bandage. Elle lève les yeux vers lui et, d’une voix animée par l’inquiétude, elle demande « Et comment va Andie ? Rien ne lui est arrivé j’espère ! Il ne l’a pas touché, ce crétin ? ». Bah ? Elle s’inquiète pour Andie, c’est tout à fait normal. Terminant le bandage à son bras, elle pose son regard sur lui alors qu’il lui demande une gentille faveur. Cette faveur est bien sure accompagnée de la symphonie de gargouillement que fait le ventre de Kale. Elle rit légèrement puis se lève, passe une main sur sa robe et tend une main vers lui, pensant sérieusement qu’elle peut le soulever avec son corps si frêle. « D’accord, à une seule condition.. que tu m’en gardes un peu!! J’ai faim aussi, tu sauras. », lui dit-elle d’un ton amusé. Une fois Kale debout, elle se dirige vers la maison et y entre toujours accompagnée de lui. Finalement, elle lui tire la chaise de la table afin qu’il s’assoit, le temps qu’elle prépare le plat. Au menu ? Du Kraft Dinner accompagné de saucissons et une sauce secrète qu’elle prépare elle-même.

    Une fois terminé de préparer le plat, elle le dépose sur la table, emmène deux assiettes, des ustensiles et tout est prêt. Elle ouvre le réfrigérateur et sort une bière, pour lui, et se verse un verre d’eau pour elle. Elle revient ensuite vers lui et s’assoit. « Si t’es gentil, y’a du dessert que j’ai fait ce matin ! ». Si elle ne se dépêche pas de se mettre de la nourriture dans son plat, Kale ne se gênerait pas de tout manger à même le bol. Elle est devenue habituée quand elle l’invite à manger chez elle, il termine le plat bien avant qu’elle n’aie eu le temps de s’asseoir. Le dessert ? Nul autre que sa spécialité : des biscuits au chocolat noir et blanc. « Alors avec Blodwyn? Comment ça avance? », demande Carolyn, curieuse de savoir comment la relation entre son meilleur ami et une amie proche avance.
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MessageSujet: Re: I'll Always Be There || PV. KALE   Dim 17 Mai - 17:01

    Kale soupira intérieurement, même un demi mensonge, restait un mensonge à ses yeux. L’honnêteté avait toujours eu une grande place dans sa vie. Il ne ressentait qu’une sorte de répulsion à cet instant précis. Carolyn représentait une part importante de son être. Au même titre qu’Andie, ou Blodwyn. Elle était sa sœur, sa deuxième. C’est pourquoi, il se montrait si protecteur et si désireux de lui faire part de cette part d’ombre qui obscurcissait son existence. Malheureusement, il se refusait de l’impliquer parmi les monstres. Elle fréquentait déjà trop de vampires à son goût. Ce Emery, ce Tennesse, et puis qui encore? Kale devait la protéger même de sa gentillesse mais comment faire quand sa marche de manœuvre était si limitée par ce lourd secret? Le jeune homme avait fait la paix avec sa nature profonde. Il acceptait. C’était même la plus belle chose qui lui était arrivé. Sans elle, Andie et lui seraient mort cette nuit-là. Il n’aurait jamais fait la connaissance de la meute, sa deuxième famille. Blodwyn. Sa petite amie. Tous ces changements qui avaient eu lieu dans son existence car il était un loup garou. Bien sûr, il se trouvait impliqué dans une guerre, mais il vivait des instants magiques et peu lui importait le danger. Au moins, il pouvait protéger ceux qu’il aimait. « Et comment va Andie ? Rien ne lui est arrivé j’espère ! Il ne l’a pas touché, ce crétin ? » lui demanda-t-elle inquiète. Kale effleura sa joue du bout des doigts, dans un petit sourire confiant. « Oui, elle va bien, elle doit certainement attendre que je rentre pour aller se coucher. Dans la famille, c’est une seconde nature de protéger les gens qu’on aime. » s’amusa-t-il avant d’entendre son ventre crier sa faim. Toujours le même cirque à chaque transformation. L’énergie dépensée aussi bien dans le combat que pour se transformer en humain de nouveau, l’avait considérablement affaibli. « ça marche clochette mais je te promets rien, je pourrais manger un éléphant tant que j’ai faim » rigola-t-il, un peu mal à l’aise. Il est vrai que son grand appétit était connu de tous ses proches mais il restait toujours un peu gauche surtout que sa grand-mère, ne cessait de lui rappeler qu’un homme civilisé se tient bien en présence d’une tierce personne. Elle était gentille mais bon, ce n’est pas elle qui mange presque pour deux entités.

    Soutenu par Carolyn, il arriva jusqu’à une chaise où il attendit patiemment qu’elle prépare le dîner. Ce n’était pas de la grande gastronomie mais il adorait prendre des repas avec sa meilleure amie. Ils offraient quand même un drôle de tableau. Lui, amoché comme pas deux, elle, le bras plâtré, une belle brochette de déglingué. « Tu as besoin d’un coup de main? » soupira-t-il en s’étirant, faisant craquer sa colonne vertébrale. Bordel que ça faisait du bien. Déjà, le loup garou commençait à reprendre du poil de la bête. Sa sœur de cœur lui répondit alors que c’était bientôt prêt. N’empêche, que c’était bon de se faire servir. En bon macho qui se respecte, il eut un petit sourire taquin en la voyant s’activer en cuisine, avant de se reprendre. Elle était son amie, pas sa boniche non plus. « Si t’es gentil, y’a du dessert que j’ai fait ce matin ! ». Déjà un sourire gourmand se peignit sur ses traits. « Ma belle, si tu me prends par les sentiments, je ne peux que dire que je t’adore ! ». Kale afficha un air de loup prêt à sauter.. Sur la nourriture quand elle l’arrêta d’une seule question. Imaginez la scène : Un grand gaillard d’un mètre quatre vingt dix, bien bâti, la bouche ouverte, devant une fourchette restée en l’air, comme figée. Doucement, un sourire niais se dessina sur les lèvres de Kale. On ne pouvait que voir son bonheur irradier de sa personne. « Bee est ma nouvelle petite amie » annonça-t-il de but en blanc avec une fierté sans limite. Rien que le fait de dire que la louve était devenue sa compagne, le jeune homme ne pouvait plus cacher cette joie. Depuis le temps qu’il attendait ce moment. Il n’y croyait plus. « En fait, il y a deux jours, elle m’a appelé pour me demander de l’aide pour une voiture. Je peux te dire qu’on avait l’air comme deux crétins à se regarder mal à l’aise. Enfin comme d’hab en gros. Mais à la fin du repas, elle m’a embrassé. Caro, j’y croyais plus, j’étais même prêt à lui annoncer qu’on devrait mieux de cesser de se voir. » lui expliqua-t-il avec passion, tout en mordant dans sa fourchette. Loin de lui la fatigue, les blessures, la jeune femme avait devant elle, un homme nouveau. Il grimaçait toujours à cause de certains mouvements, mais toute à sa joie de partager la sienne avec sa sœur de cœur, il n’en paraissait plus rien.


    « Tu as pas de chance, avant je te saoulais avec mes lamentations sur Bee, maintenant, je ne fais faire que te parler d’elle. Assommes-moi avant ! Et toi? Quoi de neuf dans ta vie? Ton épaule va mieux? D’ailleurs, si tu as une nouvelle fois besoin de retourner à la clinique, fais-moi signe, je t’y amènerais Tu as une visite de contrôle je crois non? » la questionnât-il en retour. Kale s’inquiétait peut-être un peu trop pour elle mais c’était dans sa nature de protecteur. A croire que le loup influençait grandement son comportement. Que voulez-vous, Carolyn était l’une des femmes de sa vie et en bon futur patriarche, il prenait ce rôle très à cœur. « J’adore toujours autant ce que tu cuisines ! » la complimenta-t-il en se lêchant les babines. Déjà, son assiette était terminé. « Dis.. J’ai été sage non, tu crois que j’ai le droit d’avoir du dessert? » lui demanda-t-il avant d’éclater de rire. Le rire de Kale ressemblait presque à un aboiement comme si le loup et l’humain ne faisait qu’un. « Fallais pas m’allumer avec ton dessert, tu sais que je dis jamais non à mon estomac. » termina-t-il en se passant une main sur le crâne, un sourire malicieux accroché aux lèvres.
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MessageSujet: Re: I'll Always Be There || PV. KALE   Jeu 21 Mai - 1:13

    « Bee est ma nouvelle petite amie », lui annonce Kale. Savourant sa bouchée de Kraft Dinner, Carolyn s’étouffe en l’avalant, laissant tomber sa fourchette sur la table. Plaquant une main devant sa bouche, elle tousse tellement fort que cela éveille sa chère tante qui était dans son lit. Empoignant avec rapidité son verre d’eau, elle le colle contre ses lèvres et prend une gorgée pour apaiser la douleur et surtout pour débloquer ses parois respiratoires. « Tout va bien ma petite Carolyn? », lui demande faiblement sa tante, une main déposée sur son dos afin de lui caresser, le regard inquiet. Les yeux inondés de larmes – et non parce la nouvelle que Kale venait de lui annoncer mais bien parce qu’elle s’est étouffée – elle hoche positivement la tête à sa tante et lui dit faiblement « Oui, ne vous inquiétez pas… Retournez vous coucher, ma tante. ». Avant de retourner s’allonger, la tante à Carolyn prend la cuillère qui se trouvait dans le bol de pâte et en met dans l’assiette à Kale en lui tapant si gentiment le dos. « Mange, mange ! », lui dit-elle en affichant un sourire maternel alors qu’elle quitte la cuisine pour retourner s’allonger. La tante à Carolyn a toujours été ainsi avec Kale. Grand et musclé comme il est, elle veut le nourrir à toutes les fois qu’il est dans la maison. D’ailleurs, c’est étonnant que ce soir, elle n’a pas sortie d’autres aliments du réfrigérateur afin de les déposer sur la table. Au lieu, elle se contente de lancer, de sa chambre : « Il y a des biscuits, Kale ! Tu pourras te servir tant que tu voudras ! ». Essuyant ses larmes de son visage, Carolyn tourne les yeux vers la chambre de sa tante et libère un léger rire. Elle porte ensuite son entière attention à Kale, la brunette devenue rouge de honte à présent. « Désolé c’est… C’est un choc ! Allez, raconte-moi tout ce qu’il s’est passé, voyons ! »

    Bien qu’elle soit très heureuse pour Kale et Blodwyn, elle ne peut que de se sentir heureuse pour sa propre personne. Si Blodwyn est en couple avec Kale, alors Tennessee est entièrement à elle… « Franchement, Caro’… Ton meilleur ami vient de t’apprendre qu’il est en couple avec la femme de ses rêves, ne pense pas à TON bonheur ! », se dit-elle mentalement alors qu’elle reprend sa fourchette. La voix de Kale résonne dans la cuisine alors qu’il lui raconte, sa voix animée avec une joie comme nulle autre. « En fait, il y a deux jours, elle m’a appelé pour me demander de l’aide pour une voiture. Je peux te dire qu’on avait l’air comme deux crétins à se regarder mal à l’aise. Enfin comme d’hab en gros. Mais à la fin du repas, elle m’a embrassé. Caro, j’y croyais plus, j’étais même prêt à lui annoncer qu’on devrait mieux de cesser de se voir. » Carolyn l’écoute tout en prenant quelques petites bouchées, visiblement très heureuse de la nouvelle qu’il vient de lui annoncer. Un large sourire aux lèvres, elle dépose sa fourchette et puis elle regarde Kale en hochant négativement la tête… « Eh bien », débute-t-elle en prenant une grande respiration. Elle se laisse coller le dos sur sa chaise et croise les bras sous sa poitrine. « Mon petit Kale maintenant en couple! », lui dit Carolyn, comme une mère venant de réaliser que son fils a une petite amie. Reprenant sa fourchette de sa main, elle s’approche du bord de la table. « J’suis vraiment heureuse pour toi, je sais à quel point tu l’as voulu ! », annonce-t-elle en prenant une bouchée de son macaroni au fromage.

    « Tu as pas de chance, avant je te saoulais avec mes lamentations sur Bee, maintenant, je ne fais faire que te parler d’elle. Assommes-moi avant ! », lui annonce-t-il. Riant légèrement, elle hoche négativement la tête à ces propos. « Franchement, tu es en amour ! C’est comme si je vais te priver de m’en parler… J’aime te voir heureux, tu sais… » lui dit-elle en lui faisant un clin d’œil. Il poursuit avec « Et toi? Quoi de neuf dans ta vie? », Elle y réfléchit un instant. Déposant la fourchette dans son assiette, elle hausse les épaules puis lève ses yeux émeraudes sur son meilleur ami. « De neuf?... Je n’ai pas revue ni Tennessee, ni Emery depuis… plusieurs jours !... Bah… Tennessee plus qu’Emery… Emery je l’ai revu il y a quelques jours mais… Tennessee… », dit-elle son prénom en poussant un profond soupire. Elle prend son verre d’eau et regarde le verre tout en prononçant « De toute façon, je sais même pas pourquoi je m’accroche à eux. Emery c’est pas comme Tennessee, je dois avouer… Mais c’est bizarre comme sensation et… Je sais pas comment l’expliquer. », avoue-t-elle en fuyant le regard de Kale. Elle porte son verre à ses lèvres et sirote une gorgée de son eau avant de déposer le verre sur la table. Enfin, elle croise les bras et pousse un second profond soupire… « J’ai revu Emery pour mon bras, en tout cas… Comme promis, il est revenu me voir … Au moins… » dit-elle ensuite, un rire faisant vibrer ses épaules. « Ton épaule va mieux? D’ailleurs, si tu as une nouvelle fois besoin de retourner à la clinique, fais-moi signe, je t’y amènerais. Tu as une visite de contrôle je crois non? » . Une visite de contrôle ? Oui, elle en a, d’ailleurs elle doit prendre rendez-vous avec le médecin d’ici deux semaines pour voir si son épaule guérit bien. Encore aujourd’hui, elle ne peut mettre cette blessure sur le dos d’Emery… Elle en est tout simplement incapable.

    Comme Tennessee, ce jeune homme a su percer le cœur de Carolyn mais pas amoureusement… Peut-être un peu, oui mais pas autant qu’avec Tennessee, voilà pourquoi le fait de penser à Tennessee lui procure plus de blessures que de penser à Emery. Elle pousse un soupire et termine la dernière bouchée de son plat de Macaroni et dépose sa fourchette sur son plat. « Oui, je dois retourner voir le doc’… Dans deux semaines, d’ailleurs ! Et je ne pourrais pas te demander de venir avec moi, Kale… Passe le plus de temps avec Blodwyn, toi… J’vais très bien, merci. » Lui dit-elle alors, en se levant pour aller porter leurs assiettes dans le lavabo. Empoignant un pot en forme d’ourson, très mignon soit dit en passant, elle s’avance vers Kale et dépose le pot devant lui et y ouvre le couvert, chatouillant ses narines de l’odeur exquise de… Chocolat. « Fallais pas m’allumer avec ton dessert, tu sais que je dis jamais non à mon estomac. », lui dit il en passant une main sur sa tête. Pour sa part, Carolyn se met à rire et je fais qu’ajouter « Alors tu peux t’empiffrer tant que tu voudras. », dit Carolyn, baissant les yeux vers la nappe de la petite table… « Dis? », débute-t-elle comme un enfant qui demande une faveur à son parent. « Tu ne m’as jamais vraiment expliqué pourquoi tu ne veux pas que je traînes avec Emery et Tennessee… ». La question existentielle… aurait-elle enfin sa réponse?
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MessageSujet: Re: I'll Always Be There || PV. KALE   Jeu 21 Mai - 17:04

    Le fait de confier ses sentiments à sa meilleure amie fit un bien fou au jeune homme. Carolyn était tellement importante dans sa vie que lui faire partager son bonheur devenait une nécessité. Il aurait tout donné pour pouvoir en faire de même mais la jeune femme s’obstinait sur une voie qui se révélait très dangereuse, trop. Les vampires, comment pouvait-on être fasciné par eux ? La peau aussi pâle que la mort, froide comme de la glace, des yeux écarlates. Non, il n’y avait rien d’attirant dans ces bêtes suceuses de sang. Carolyn méritait tellement mieux qu’un de ces prétendants morts. Ne pouvait-elle pas vivre une vie normale ? Se trouver un humain comme compagnon, fonder une famille ? Un vampire ne lui apporterait que souffrance et malheur. Il ne pouvait en être autrement. « De neuf?... Je n’ai pas revue ni Tennessee, ni Emery depuis… plusieurs jours !... Bah… Tennessee plus qu’Emery… Emery je l’ai revu il y a quelques jours mais… Tennessee… » Lui conta Carolyn. Dès la mention de leur prénom, Kale se braqua sensiblement. Il les haïssait du plus profond de son être. L’envie de lui crier au visage, qu’ils étaient des monstres le saisit brusquement. Que ne donnerait-il pas pour lui dire : « mais bordel, ouvres les yeux ! Regardes-moi, regarde mes blessures ! Voilà ce que sont les vampires. Des bêtes immondes et répugnantes » . A la place, il se contenta d’écouter, silencieusement. Cette impuissance le blessait encore plus profondément que Becca avait pu le faire. C’était une douleur sourde, muette, invisible. En son fort intérieur, Kale se brisait car il en crèverait de perdre Carolyn. Elle était sa sœur, sa confidente, sa meilleure amie. Un monde sans elle ? Non, il ne pouvait l’imaginer. « De toute façon, je sais même pas pourquoi je m’accroche à eux. Emery c’est pas comme Tennessee, je dois avouer… Mais c’est bizarre comme sensation et… Je sais pas comment l’expliquer. » Poursuivit-elle, sans s’apercevoir de son trouble.

    Quand elle confia qu’Emery avait tenu sa promesse de revenir la voir, il retint difficilement un grognement menaçant. Kale contempla le plâtre de son amie. Elle s’en était bien tirée mais quand même. Ce vampire l’avait blessé et rien que pour cela, il mériterait de mourir dans d’atroces souffrances. A la place, se contenta-t-il de dévier de sujet, la questionnant sur sa santé. Une de ses préoccupations du moment. « Arrêtes, si tu dois aller à la clinique, je t’y emmènerais. Je verrais Bee une autre fois. Ne t’inquiète pas, on se voit très souvent dernièrement » blagua-t-il, mystérieusement. En même temps, appartenant à la même meute, ils ne pouvaient que se voir. Qui plus est, l’activité des vampires les laissaient perplexes. Un drame se préparait mais le loup était loin de s’imaginer quelles proportions cela, allait prendre. « Et ce n’est pas négociable ! C’est ça où je te menotte à moi pour être sûr que tu n’iras pas toute seule. » Insista-t-il alors qu’elle débarrassait la table. Kale se sentait un peu idiot de ne rien faire à part profiter des soins et de la nourriture de Carolyn mais il était si fatigué. Fatigue qu’il oublia rapidement quand elle lui présenta le dessert. Déjà, son estomac criait au bonheur le plus ultime. Un vrai ogre ! D’ailleurs, il n’attendait plus que l’autorisation avant d’attraper un biscuit et de croquer dedans, avec plaisir. « Chais trop bon » marmonna-t-il la bouche à moitié pleine. On aurait dit un gosse devant un énorme paquet de bonbons, tant il dévorait les biscuits de Carolyn. Sa grand-mère l’avait élevé pourtant mais elle avait du rater un chapitre ! Toutefois, il s’étouffa à moitié quand elle lui posa la question qu’il redoutait. Que pouvait-il dire ? La vérité comme il en rêvait ou botter en touche ?

    « Ecoute Carolyn, tu sais que je t’aime énormément ? Je m’inquiète juste pour toi. Ces types sont louches. L’un t’a quand même brisé l’épaule. Cela devrait compter. Ils ne te mérite pas, tu es plein de vie, adorable.. Non, ils ne sont pas faits pour toi. Fais-moi juste confiance sur ce coup là ok ? » Lui répondit Kale en posant sa main chaude sur la sienne. Il désirait tant qu’elle les évite, qu’elle s’éloigne du danger mais n’était-il pas lui-même une menace pour elle ? S’il perdait le contrôle de lui, ce n’est pas un os brisé qu’elle aurait mais.. Non, il préférait ne pas y penser. « Je te remercie pour ce repas et pour les soins. Je vais rentrer à la maison, Andie doit être morte d’inquiétude et j’avoue que je ne souhaite pas les laisser toutes les deux seules. » lui signala-t-il en se relevant. Très tendrement, il étreignit son amie, la berçant contre son large torse. « Prends soin de toi clochette et file te coucher. Je te remercie pour tout » murmura-t-il avant de déposer un baiser sur son front. « Fermes bien derrière moi d’accord ? »

    C’est ainsi que Kale repartie dans la nuit noire, la démarche encore hésitante, vers chez lui. Il ne pu toutefois, s’empêcher de rester cacher dans l’ombre, durant une heure afin de surveiller si l’un des vampires ne décidaient pas à venir la visiter. Avec l’odeur qu’il avait laissée sur la jeune femme, cela ne risquait pas, mais on n’était jamais trop prudent.


THE
END
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