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 Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]

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Saphyre V. Roosvelt

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Féminin Nombre de messages : 185

Age : 28
Votre Prénom/Pseudo : .bittersweet
Multi-Comptes : //

Nourriture : Le sang humain.
Humeur : Indescriptible.
Date d'inscription : 08/04/2009

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 26 ans, dont une seule et pauvre année de vampirisme.
● Citation: « Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible, Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi » » - C. Beaudelaire
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MessageSujet: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Sam 2 Mai - 3:36

    Un grondement sonore se mélange à un soupire. La chambre blanche de l’écrivaine s’éclaire, dévoilant une chambre en désordre… Une chambre comme celles qui sont abandonnées depuis longtemps. Mais elle ne l’a pas abandonné… non. Elle a germé, c’est différent. Un grognement s’émane d’entre les lèvres du vampire alors qu’elle entend, une fois de plus, le ciel grogner avant elle. Portant sa cigarette entre ses lèvres, elle prend une grande bouffée en fermant les yeux, se laissant vagabonder dans ses pensées. Allongée sur le plancher, un bras plié sous sa tête, une jambe légèrement repliée tandis que l’autre est allongée comme une planche, elle est à l’aise. Ouvrant ses yeux, libérant la fumée grisâtre d’entre ses lèvres, elle lève ses prunelles dorées sur le livre rouge à côté de sa tête. « Rubis parmi les pierres »… C’est le livre qu’elle a envie de brûler… Ce livre met en vedette une seule et unique personne, la source de son tempérament fort colérique, la source de ses problèmes, le seul qui est capable de la mettre complètement hors de ses états et ce par un seul et unique mot. Caleb. Ce qu’elle peut le détester en même temps que de l’aimer. Remarquez : il y a une séparation très fine entre la haine et l’amour. Pourtant, bien qu’elle veut le réduire en centre à 99,9% du temps, il y a un léger 0,1% d’elle qui prend toujours le dessus. Fermant les yeux, elle prend une grande respiration et repousse légèrement le livre hors de son champ de vision. Enfin, elle relève les yeux vers le plafond et reprend une autre bouffée de sa cigarette.

    Une fois de plus, comme à tous les soirs, elle fait jouer un disque vinyle dans son lecteur 33 tours. La chanson qui joue en arrière plan? Eleanor Rigby – The Beatles. Pourquoi est-ce qu’elle se sent visée quand elle entend « Look at all the lonely people » ?! Grognant, elle regarde son 33 tours avec haine. Même sa musique est contre elle?! N’importe quoi. Terminant sa cigarette, elle la tue si cruellement dans son cendrier, et en faisant ce geste, elle remarque sa main… Les pierres précieuses de sa bague ont capté l’attention du vampire alors qu’elle n’a pas envie d’y penser. Porté à la main droite, le cœur à l’extérieur, elle ne peut s’empêcher de se sentir quelque peu mal. Elle sait avec qui elle veut être… Et contrairement à ce que ses retrouvailles avec Angus peuvent insinuer, elle veut Caleb. Soulevant sa main au dessus de sa tête, elle regarde cette bague avec une touche de tristesse à son regard. Bien qu’elle a dit à Caleb et Vilde que cette bague n’est pas méritée par elle, elle l’a prise quand même pour deux raisons : Premièrement, parce qu’elle vient de Caleb et tout présent de la part de celui qui a gagné son cœur sans vie est le plus présent qu’on puisse lui offrir, deuxièmement, elle se serait sentie extrêmement mal si elle avait refusé ce présent. Aisni, elle l’a prise, l’a rapidement mise sur son doigt sans regarder la réaction de Caleb et elle en est réellement attachée depuis que cette bague lui a passée sur le doigt. C’est dans des moments comme ceux-ci qu’Arielle voudrait s’endormir… Que le sommeil lui manque comme on manquerait un vieil ami. Dans sa vie antérieure, elle aimait tellement s’endormir et se balader dans le monde du rêve où tout est permis. Un monde où elle n’a jamais de limites. C’est dans les moments comme ceux-ci, où la pluie bat si férocement sur sa fenêtre et où l’orage et le tonnerre se font omniprésent qu’elle aimerait pouvoir songer dans l’inconscience. Malheureusement, elle ne se verrait plus jamais fermer les yeux et dormir paisiblement… Damnée à rester réveillée éternellement.

    Adoucissant inconsciemment sa robe blanche sur sa cuisse légèrement soulevée, elle garde les yeux fermés jusqu’à ce qu’elle entend – de son ouïe surdéveloppée – la porte du manoir s’ouvrir avec force. Elle reconnaît qui peut bien ouvrir la porte de cette manière. Doucement, elle ouvre les yeux et fixe le plafond de sa chambre, plafond froid qu’elle n’a pas arrêté de fixer pendant la journée entière. Il monte les escaliers avec furie… Peut-être que le mot approprié serait « rage ». Ne bougeant pas d’un poil, elle l’entend passer devant sa porte et entrer dans sa propre chambre, claquant violemment la porte derrière lui. Arielle et Caleb se sont remis à se parler depuis quelques jours… Toutefois, leur relation reste très distante, malgré les essais qu’ils font pour se rapprocher comme ils l’étaient avant cette soirée de chasse. La soirée où il a oser lui parler des sentiments qu’elle éprouve pour lui. Et elle, complètement orgueilleuse, elle a tout nié, lui disant qu’il n’est pas du tout son genre de vampire. Et à bien y penser, il ne l’est pas. Si elle le compare avec Angus, le sang-noir est beaucoup plus tendre, plus attaché, plus délicat avec elle tandis que Caleb est tout le contraire. Mais qu’est-ce qui peut bien l’attirer au point d’en tomber amoureuse?! Le cœur à ses raisons, faut croire. Un léger rictus de la part du vempire alors qu’elle entend Caleb sortir de sa chambre… Elle entend la porte violemment s’ouvrir, se cogner complètement contre le mur. Ses pas se font rapides et avant même qu’elle puisse savoir où il va, elle entend sa propre porte – très vieille faut ajouter – s’ouvrir à un Caleb entièrement trempé, comme elle les aime.

    « Microbe ! J’en suis en rade de serviette ! J’en ai marre de cette flotte et de ce bled pourri ! » s’écrie-t-il comme si c’est de sa propre faute. Arielle, s’étant relevée légèrement, accotée sur ses coudes qui sont collés contre le plancher, regarde Caleb avant d’acquiescer en accord avec lui. Se levant, elle repousse sa longue chevelure bouclés de son visage et elle se dirige vers un armoire afin d’y sortir une serviette. Se tournant pour revenir vers Caleb, elle se stoppe rapidement, créant un bondissement au niveau de ses cheveux. Fronçant les sourcils, libérant un grognement sonore, elle s’approche rapidement de lui et s’arrête à deux pouces de son visage. Entre ses dents serrées, elle siffle « Tu sens l’humaine », l’accuse-t-elle. Si elle ne se retenait pas, elle lui sauterait au cou afin de le démembrer de ses propres mains. Le déchiqueter en de millions de morceaux. Gardant la serviette blanche contre son corps, elle le fixe droit dans les yeux, le regard des plus accusateurs, des plus concluant. Faisons le calcul dans sa tête : Caleb entre, fâché, torse nu, dégoulinant d’eau – et incroyablement sexy – et il sent l’humaine à plein nez, beaucoup plus qu’il ne l’a sentie la fois d’avant lorsqu’il lui a inventé une raison. Soit il a couché avec elle, soit il a couché avec elle. Tout ce qui va dire va résulter à : ils ont couchés ensemble. Debout, les mains serrées fortement sur la serviette blanche, immobile, elle ne fait que le fixer en grognant. Arielle? Jalouse?! Oui. « Pourquoi tu ne vas pas voir ton humaine? J’imagine qu’elle, elle a des serviettes à te donner. » crache-t-elle avec cruauté avant de lancer la serviette sur le côté. Croisant les bras sous sa poitrine, cet acte fait en sorte que la fine bretelle de sa robe blanche glisse de son épaule, dénudant cette petite partie d’elle. Tournant les talons, elle va s’asseoir sur le bord de son bureau, croisant une jambe par dessus l’autre et en fixant Caleb avec dédain, les bras toujours croisés. Si on ne savait pas sa nature, on croirait un ange avec sa robe blanche, ses cheveux foncés, ses pieds nus révélant ses tatouages… Bref, il manque plus que les ailes pour combler le tout. Toutefois, Arielle n’a rien d’un ange sauf l’allure… Intérieurement, elle bouillonne de rage et elle s’imagine les multiples façons comment le tuer. Pourquoi le tuer?! Après tout, ils ne sont pas mariés! Ils ne sont pas un couple et il a le droit de voir n’importe quelle humaine, coucher avec n’importe quelle humaine ou n’importe qui ! Toutefois, Arielle se sent à lui… Elle se sent entièrement à Caleb peu importe. Elle ne voit pas un autre que lui et ne verrait pas un autre que lui… Le fait que Caleb en voit une autre qu’elle la démange… la tue tranquillement. Pour elle, il est pire que n’importe quel tortionnaire.
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Sam 2 Mai - 22:16

    Laisser Mayra avait été une décision saine pour sa santé mentale. Il la désirait en même temps qu’elle le révulsait. Comment expliquer cette attraction ? Une part de lui-même désirait perdre son âme en elle, de boire son sang qui sentait si bon mais une autre, n’avait de cesse de se dire qu’elle n’était qu’une gamine, une humaine. A moins que l’image d’Arielle soit trop présente à son esprit. Il ne comprenait pas pourquoi, après toutes ses années, elle arrivait encore à l’obséder ! Son microbe. Trois siècles qu’ils se côtoyaient, passant la majeure partie de leur temps ensemble, que ce soit à la chasse ou tout simplement pour être près de l’autre. Caleb avait bien conscience du fait qu’elle prenait de plus en plus de place dans son quotidien. Cela l’effrayait au plus haut point mais il savait aussi une chose. Sans la vampire, son monde s’effondrait. Il suffisait de voir à quel point, elle lui manquait quand il s’en allait pour ses voyages, ou tout simplement comme il se sentait perdu lorsqu’ils ne se parlaient plus. Toutefois, le vampire ne souhaitait pas s’épancher, préférant s’aveugler plutôt que de réfléchir à la symbolique de leur relation. Depuis l’épisode du lac, il sentait qu’Arielle désirait plus de lui mais il ne se sentait pas encore prêt. Que pouvait-il lui apporter ? Rien. Si ce n’est un passé de violence, empli de guerre et de masochisme. Seulement, grâce à Mayra, Caleb s’était rendu compte qu’il n’avait jamais été amoureux d’Oxana. Il avait été sensible à son aura, sa beauté mais rien de plus. « BORDEL ! » cria-t-il sur le chemin, effrayant un daim qui passait dans le coin. Pourquoi est-ce qu’il se prenait la tête ainsi ? Il n’avait vraiment pas le temps de s’appesantir sur les sentiments d’une femme et encore moins les siens. Il ne lui avait rien demandé à microbe. Même qu’il l’avait dissuadé de l’aimer. « Va te faire foutre Arielle » murmura-t-il alors qu’il avait en vue le Manoir des R.

    En colère contre lui, contre elle, contre la terre entière, il s’avança vers la bâtisse. Il n’était franchement pas d’humeur à subir une dispute. Comment savait-il qu’il y en aurait une ? Il faut savoir une chose dans le quotidien de Caleb Rohan Raichan : il y a toujours une dispute. Aussi bien avec Microbe, qu’avec un autre de ses congénères. Avec sa personnalité, il n’en pouvait être autrement. Ouvrant à la volée la porte d’entrée, il la laissa claquer sans ménagement. Il se fichait bien de « déranger » les autres vampires. Comme s’il s’intéressait à eux. Non, au moins, il informait toute la maisonnée de son humeur. A savoir massacrante. La flotte commençait sérieusement à lui taper sur le système. Pour un ancien Mexicas comme lui, le soleil tenait une grande place dans sa vie. Une île déserte, voilà ! Il avait trouvé sa destination pour ses prochaines vacances. Une où il pourrait chasser en toute quiétude sans se prendre la tête avec des microbes trop collants, des vampires envahissant ou d’humaines suicidaires ! Juste lui et la nature. Arrivé dans sa chambre, il commença à fouiller son armoire mais il avait abusé côté serviette. Il n’allait quand même pas rester trempé ? Le pantalon trempé qui moulait ses jambes, le torse ruisselant d’eau et les cheveux ébouriffés car il ne pouvait s’empêcher d’y passer les doigts ; il avait tout l’air d’un animal sauvage ou d’un homme ayant vécu une nuit endiablée sous la douche avec une femme. Il préférait la première solution. Bon ! Il n’y avait qu’une seule solution : Arielle.

    Depuis leur « retrouvaille » grâce à Vilde, ils se reparlaient mais ce n’était pas encore ça. Caleb maintenant une distance salutaire entre eux, afin que peut-être, elle oubli cette histoire stupide de sentiment. Il le sentait : elle l’aimait. C’était comme si elle avait un panneau lumineux au-dessus de la tête. Sans gêne, il ouvrit la porte de sa chambre, sans frapper. « Microbe ! J’en suis en rade de serviette ! J’en ai marre de cette flotte et de ce bled pourri ! » Lui dit-il tout en l’observant. Bon sang, elle ne pouvait pas être décente et rester un être asexué ? Depuis qu’il avait eu connaissance de ses sentiments, toute la féminité de la belle s’était révélée à son regard, le torturant à petit feu. Détournant le regard, il se concentra sur le bordel environnant. C’était de pis en pis. Sans le moindre mot, elle se releva, allant lui chercher une serviette avant de se stopper à quelques millimètres de lui. « Tu sens l’humaine » siffla-t-elle entre ses lèvres. Nous y voilà. Caleb conserva le silence, la regardant de haut. Elle lui faisait une crise de jalousie, grand bien lui en fasse. « Pourquoi tu ne vas pas voir ton humaine? J’imagine qu’elle, elle a des serviettes à te donner. » Poursuivit-elle, en lui crachant ses mots au visage. Elle commençait à lui pomper l’air, la miss. Surtout qu’il la trouvait gonflée de lui faire une crise de jalousie. Assise sur son bureau, elle le toisait avec colère alors qu’il restait trempé, sur le pas de sa porte, le regard assombrit par la colère. « Tu me fais quoi là ? Une crise de jalousie ? Tu devrais arrêter de fumer la moquette de ta chambre, ça te permettra d’avoir un tant soit peu d’intelligence et de jugeote. » L’attaqua-t-il alors qu’il se rapprochait d’elle. « Je peux savoir ce qui te prends ? Tu me fais ta petite crise alors que ça te gène pas d’écarter les jambes quand ton foutu Black Blood te siffle ! Tu pensais sincèrement que tu ne sens pas sa puanteur depuis que tu l’as revu ? » Ragea-t-il en la toisant froidement. Il ne supportait pas de la savoir avec ce vampire. Il le haïssait de toutes les fibres de son être. Caleb l’aurait frappé le soir où elle était revenue, puant le vampire. D’un geste rapide, il lui vola la serviette, s’essuyant le visage avant de lui tourner le dos, dans le but évident de regagner son antre.
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Saphyre V. Roosvelt

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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Sam 2 Mai - 23:18

    Leur relation ne sera plus jamais pareille. Depuis qu’ils se reparlent, ils ne sont plus aussi proches. Peut-être parce que Arielle s’est attachée à Caleb plus qu’elle ne le doit mais quand même, elle ne peut contrôler ses sentiments. Caleb sait peut-être qu’elle est amoureuse de lui mais quelle différence cela ferait-il?! Si ce n’est pas de limiter ses moqueries? Même là… Caleb est l’as de la moquerie. Il a le don de se moquer d’elle au point qu’elle aie une envie insupportable de le tuer… Non seulement au niveau des moqueries mais des insultes, de son mauvais caractère… leur relation est devenue froide, distante… Ils ne se parlent que pour le stricte nécessaire et ne chassent plus ensemble afin d’éviter les soirées comme celles du lac. Arielle ne va plus déranger Caleb afin qu’il lise ses nouveaux chapitres et il ne la dérange pas pour lui lancer une moquerie gratuite. Ils ne se regardent plus de la même manière et ne se parlent plus de la même manière. Après tout, comment regarder celui que l’on aime droit dans les yeux alors que lui, il nous voit comme étant simplement un défaut de création? Arielle ne sait plus comment agir avec lui, elle n’a plus aucune idée de comment prendre ses commentaires. Autrefois, elle lui aurait balancer une gifle ou un objet – préférablement très coupant et pointu – pour le taire. Maintenant, une moquerie et elle s’embarre dans sa chambre, et elle ne lui dit aucun commentaire, ne se défend pas avec la force physique ni même avec ses mots… elle le laisse tout simplement faire… Le laisse prendre son plaisir à la torturer et à la briser à toutes les fois qu’il lui parle. Le fait qu’elle trouve ça très étrange qu’il fait irruption dans sa chambre de façon brusque est tout à fait normal. Avec ce froid installé entre eux, comment ne pas trouver ça étrange?

    Allongée sur le plancher froid de sa chambre, elle le regarde, accoudée sur le plancher, d’un regard plutôt interrogateur. « Microbe ! J’en suis en rade de serviette ! J’en ai marre de cette flotte et de ce bled pourri ! », lui chiale-t-il. Alors pour être un chialeur, Caleb l’est totalement mais il ne semble pas l’assumer autant qu’Arielle aimerait qu’il l’assume. Hochant positivement la tête, elle remarque le trouble dans les yeux de Caleb quand il l’a regarde, vêtue de la sorte. Il faut avouer que c’est vrai qu’Arielle est de plus en plus féminine dernièrement. La raison? Elle ne concerne pas Caleb du tout et elle ne tente pas de le séduire, elle n’a pas envie de le forcer à quoi que ce soit tout simplement parce qu’elle se montre le corps. Non, elle est plus féminine parce qu’elle en a envie… Elle jugeait que son habillement était beaucoup trop masculin pour une fille alors elle opte pour de jolies robes en satin ou des vêtements beaucoup plus flatteurs pour sa belle silhouette en forme de sablier. Hochant positivement la tête, comme si elle est en accord avec ses dires – il ne faut pas le cacher, Arielle déteste la flotte autant que Caleb - , la brunette se lève avec toute l’élégance qu’une femme peut avoir. Pieds nus, jambes presque entièrement découverte à la vue de tous, elle marche sur le bout des pieds afin de sortir une serviette blanche qu’elle colle contre sa poitrine en tournant les talons pour marcher vers Caleb. Soudianement, elle se stoppa nettement. Cette odeur… Une odeur fruitée d’un mélange floral envahit les narines de la vampire. Prenant une grande respiration, ayant l’eau à la bouche, elle ferme les yeux et savoure cette odeur alors qu’elle ouvre les yeux d’un claquement. Elle. Il est retourné la voir. Son humaine qu’il ne semble pas lâcher… Elle semble lui faire un effet pour qu’il ne cesse de retourner la voir !

    Le fait qu’il ait une autre qu’elle aggrave leur situation. Elle ne peut imaginer Caleb avec une autre, encore moins une pauvre humaine qui finira sans doute entre les mains d’un meurtrier. Elle déteste penser de Caleb comme étant un tueur mais c’est ce qu’il est, non? Et elle aussi, elle est une tueuse!... Bref. Le fait qu’il tombe sous le charme d’une humaine ne flatte pas son égo dans le sens du poil, au contraire… Ça lui donne un énorme coup de pied. Serrant fortement la serviette contre son corps, créant un mouvement glissoir de sa bretelle le long de son bras, elle serre les mains sur cette serviette… un peu plus et elle serait réduite en cendre. « Tu sens l’humaine », siffle le vampire entre ses dents serrés. Elle n’arrive toujours pas à y croire… Une humaine. Une gamine! Rapidement, elle se trouve si près de Caleb qu’elle sent son haleine lui caresser les lèvres alors qu’elle prononce avec une cruauté accrue « Pourquoi tu ne vas pas voir ton humaine? J’imagine qu’elle, elle a des serviettes à te donner. ». Reculant, elle a jeté la serviette plus loin et croisé les bras sous sa poitrine. Assise sur son bureau, une jambe par dessus l’autre avec grâce et équilibre, le vampire fixe Caleb d’un regard meurtrier, un regard haineux. Un peu plus et elle le castre. « Tu me fais quoi là? Une crise de jalousie? Tu devrais arrêter de fumer la moquette de ta chambre, ça te permettra d’avoir un tant soit peu d’intelligence et de jugeote. », attaque Caleb en défensive. Be bougeant pas d’un poil face à son avancement, elle le fixe toujours avec autant de haine et de colère dans son regard… « Je peux savoir ce qui te prends? Tu me fais ta petite crise alors que ça te gène pas d’écarter les jambes quand ton foutu Black Blood te siffle ! Tu pensais sincèrement que tu ne sens pas sa puanteur depuis que tu l’as revu ? », reprend-t-il avec rage.

    Suite à ses paroles, un rire cristallin émane des lèvres d’Arielle, un rire tellement froid qu’il en donne des frissons aux plus sensibles. Autant que Caleb déteste Angus, Arielle déteste cette humaine avec qui il ne semble pas lâcher. Passant une main dans la noirceur de ses cheveux, Arielle fixe Caleb droit dans les yeux, comme toujours, ce sourire aux lèvres qu’il déteste. « Je ne parlerais pas à ta place. Contrairement à toi, je n’ai pas eu besoin d’une gamine pour combler mon envie sexuelle. Je ne te savais pas comme ça, Caleb! Aller te vider les couilles avec la première venue ! Une humaine en plus. J’espère qu’elle ne tombera pas enceinte, hein.. Pauvre enfant. » crache-t-elle. Se levant, elle laisse tomber les bras le long de son corps, une main allant sur sa hanche « Et, pour ton information, je n’ai pas couché avec Angus. Ma vie sexuelle ne te concerne pas, espèce de crétin. Et si j’ai envie de coucher avec quelqu’un, ce n’est clairement pas toi… T’es tout simplement répugnant. », ment-elle entre ses dents. Répugnant?! Caleb?! Ciel, non. « Elle t’a sous son emprise, hein?! Eh bien. Caleb, obsédé par une gamine. On aura tout vu. » Grognant, elle tourne les talons et empoigne brusquement son livre rouge qui parle de lui. Sans y penser deux fois, prenant un grand plaisir à cet acte suivant, elle le lance directement sur la caboche à Caleb, croisant les bras par la suite. Sans crier, adoptant une voix plus calme mais toutefois très tranchante. « Lis ça… Et tu comprendras tout ce qu'il y a à comprendre. », les bras croisés, elle tourne la tête face à la fenêtre et s’y avance lentement, voulant à tout prix courir vers lui et reprendre le livre. Si seulement elle pouvait retourner dans le temps et effacer cet acte. Lorsqu’il ouvrira la page, la dédicace est très révélatrice. « À celui qui a su réchauffer mon cœur si longtemps glacé », y est écrit de ses propres mains, de son écriture délicate et parfaite. La première phrase du livre? « Si seulement je peux te détester autant que je le dis. »… Fermant les yeux, elle laisse le tonnerre prendre le bruit ambiant par dessus le vinyle qui ne tourne plus. Elle ouvre les yeux. Si elle avait été encore humaine, elle aurait les papillons qui lui tourbillonnent le ventre, la bouche très sec, les mains moittes… Elle aurait la nausée… Le visage rouge… Elle aurait tous les symptômes de la nervosité… Mais maintenant, elle ne sent plus rien… Plus rien.
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Dim 3 Mai - 0:01

    Ils étaient dans la chambre d’Arielle, s’observant en chien de faïence, comme ils en avaient pris l’habitude depuis cette fameuse après-midi où Caleb avait pris conscience des sentiments de la jeune femme. Il ne savait comme agir à part avec cette froideur et cette moquerie assassine. Une façon comme une autre de se protéger d’elle mais aussi la protéger. Arielle représentait énormément pour lui, cela, il voulait bien l’admettre. Comment expliquer des années et des années à la chercher que par l’expression : Qui aime bien châtie bien ? Toutefois, depuis quelques temps, il l’évitait, et elle aussi. Chacun réagissant à sa manière face au désastre de leur relation. Quand le changement, s’était-il opéré pour devenir comme une sorte de jeu de séduction ? Quand les sentiments d’Arielle avaient-ils changé ? Encore des questions qui lui auraient donné un mal de crâne horrible s’il avait été encore humain. A l’heure actuelle, les deux vampires maintenaient leur position agressive, se laissant aller à des vulgarités sans borne. Le rire d’Arielle résonna désagréablement à ses oreilles. Il détestait ce sourire. Celui qu’il désirait ardemment lui ôter de son visage à cet instant. « Je ne parlerais pas à ta place. Contrairement à toi, je n’ai pas eu besoin d’une gamine pour combler mon envie sexuelle. Je ne te savais pas comme ça, Caleb! Aller te vider les couilles avec la première venue ! Une humaine en plus. J’espère qu’elle ne tombera pas enceinte, hein.. Pauvre enfant. » Lui lança-t-elle au visage. Pensait-elle vraiment qu’il avait couché avec Mayra ? Bon sang, elle n’était qu’une gamine, attirante certes, mais une gamine tout de même. Caleb secoua la tête, désespéré par la santé mentale de son microbe. Elle devait être pas mal attaquée du cerveau pour réfléchir ainsi. « Et, pour ton information, je n’ai pas couché avec Angus. Ma vie sexuelle ne te concerne pas, espèce de crétin. Et si j’ai envie de coucher avec quelqu’un, ce n’est clairement pas toi… T’es tout simplement répugnant. » Un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Ironique, méchant, presque bestial. Répugnant ? Ce n’est pas ce qu’elle pensait il y a encore quelques heures. Si elle le trouvait si répugnant que cela, pourquoi l’aimait-elle ? Simple question rhétorique. Il se fichait bien de savoir comme elle le trouvait, si elle l’aimait. Ce qui comptait dans l’histoire, c’est que ce foutu crétin de vampire ne l’avait pas honoré. Caleb ne supportait que très peu les amants d’Arielle et encore moins quand ils s’agissaient d’un de leurs ennemis. « Parce que la mienne te concerne peut-être ? Au risque de te surprendre, mes envies sexuelles sont largement comblées. Tu me prends pour qui ? Un moine ayant fait vœux de chasteté ? J’ai sûrement plus d’expérience que toi… Quoique, quand je te vois habillée ainsi, je me pose des questions. Angus sait que tu le trompes régulièrement ? Allez avoues.. Combien fais-tu payer les hommes ? » Lui demanda-t-il crûment pour se venger. Le vampire désirait lui faire mal, parce qu’au fond, elle le blessait bien davantage. Il ne comprenait plus ce qu’il lui passait par la tête. Arielle donnait l’impression qu’elle allait se jeter sur lui mais dans sa fureur, il n’y prêta pas grande attention. Tout ce qu’il voyait, c’était sa rage, l’envie presque insoutenable de la frapper, de lui faire l’amour, la maintenant contre son bureau. Minute ! Il n’avait quand même pas penser à elle ainsi ? Caleb en aurait eu presque des sueurs froides mais Arielle l’interrompit dans ses pensées en lui assénant « Elle t’a sous son emprise, hein?! Eh bien. Caleb, obsédé par une gamine. On aura tout vu. » . A nouveau, son sourire fleurit sur ses lèvres. « Et ça te fait bien chier qu’une simple humaine me fasse plus d’effet que toi ! Mais regardes-toi Deschanels, il n’y a rien d’attirant en toi. Tu ressembles à un mec. D’ailleurs, je suis certain que ton pote Angus a des tendances homosexuelles. Vous allez très bien ensemble ! » Rétorqua-t-il.

    Cette conversation commençait à l’ennuyer. A quoi servait-elle à part à les rendre dingue, à les faire séparer plus qu’ils ne l’étaient ? Caleb détacha ses yeux de la silhouette au combien désirable –malgré ce qu’il prétendait ; de la vampire pour ramasser la serviette, se séchant le visage. Qu’elle aille au diable, elle et son amant de pacotille. Cependant, alors qu’il faisait demi-tour, il se ramassa un livre sur l’arrière du crâne. Une pichenette pour un vampire. Le Mexicas se baissa pour le ramasser, regardant la couverture avant de l’ouvrir. La dédicace lui fit l’effet d’une douche froide avant qu’il ne plonge son regard dans celui de la vampire. « Lis ça… Et tu comprendras tout ce qu'il y a à comprendre. » lui fit-elle avant de se détourner pour s’approcher de la fenêtre. « J’en ai rien à battre de ton bouquin ! » répondit-il avant de quitter sa chambre, claquant la porte derrière lui.

    Dès lors, Caleb se mit à tourner comme un lien en cage dans sa chambre avant de marmonner quelques en Mexicain, signe de colère noire chez lui. Agacé par la tournure de ses pensées, il se dirigea vers sa salle de bain, prenant une longue douche très chaude. A peine avait-il mis un pied dans sa chambre que le livre le nargua. Sa curiosité le poussait à lire mais sa mauvaise humeur l’encourageait à le jeter par la fenêtre. Secouant la tête, il prit le parti de revêtir un simple jean noir, rien d’autre qu’il laissa entre-ouvert, tant le livre occupait son esprit. Il la haïssait ! Voilà ! Il ne pouvait l’aimer, il la haïssait et s’il s’énervait de ses amants, c’est simplement parce qu’après, elle n’était plus là pour lui servir de défouloir. Une heure plus tard, il retournait dans la chambre d’Arielle, fonçant droit sur elle pour la plaquer contre le mur. Toute fuite lui étant impossible puisqu’il maintenait ses poignets au-dessus de sa tête. « Pourquoi ? Je t’avais prévenu de ne pas m’aimer, je te l’avais interdit ! Pourquoi as-tu changé les règles du jeu ? Tu ne pouvais pas te contenter de ce que je te donnais ? » Murmura-t-il d’un ton hargneux. Caleb plongea son regard dans le sien, comme pour la sonder, savoir si elle disait bien la vérité dans son livre – car oui, il l’avait lu en entier. Les mots d’Arielle s’imprégnaient en lui, le troublant, le laissant ahuri, faible, coupable. Pour la première fois en bien des années, quelqu’un avait percé toutes ses barrières, et l’avait frappé en plein cœur.

    « Je te déteste Arielle ! Je te déteste de me faire ressentir cela » murmura-t-il à nouveau en se plaquant contre elle, lui volant un baiser emprunt de violence, de passion, de désespoir. Il n’arrivait pas à mettre des mots sur ses sentiments, tout ce qu’il ressentait, c’était leur puissance dévastatrice. « Putain tu fais chier, j’ai envie de toi ! »
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● Âge Du Perso: 26 ans, dont une seule et pauvre année de vampirisme.
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Dim 3 Mai - 1:31

    Si on ne savait pas de quel clans ils sont, on croirait qu’ils sont ennemis. Avec les regards électrisant qu’ils se lancent, des regard noirs, froids… Menaçants. Comme si l’un attendait justement l’attaque de l’autre avant de lui sauter au cou et de l’égorger. Pourtant, ils sont du même clan… de la même maison. Pourtant… il y a un sentiment d’amour qui est ressentie par un des deux vampires. Pourquoi alors?! Malgré le fait qu’elle nie toute accusation – car il lui en parle comme si c’est une accusation – de l’aimer, Arielle ne peut pas se mentir à elle-même. Elle ne peut pas mentir le fait que vivre sans Caleb serait une mort cruelle, le voir partir serait l’anéantissement de la brunette, le coup final avant la mort… Sans lui, à quoi bon continuer?! Et elle se déteste tellement de penser à quel point elle en est attaché à ce vampire qui ne lui porte pas plus d’attention qu’il faut, qu’il agit avec arrogance et moquerie. Comme si les sentiments d’Arielle pour lui ne sont qu’un jeu… un interrupteur qu’il peut éteindre tout simplement. Mais ça ne fonctionne pas comme ça! Si elle devait choisir avec qui elle tomberait en amour, ce ne serait probablement pas Caleb! Quoique… il a tout pour lui plaire, malgré le fait qu’elle pense qu’il est tout le contraire de ce qu’elle veut… Et clairement, ils forment un contraste. La douceur et la rudesse, l’amour et la haine, la délicatesse et la grossièreté… Mais ce n’est qu’en pensant, pendant une fraction de seconde, qu’il peut quitter le manoir n’importe quand qu’elle réalise ce qu’il vaut pour elle… Tout. Il vaut tout. Il vaut la peine qu’elle soit détestée par lui afin de cacher son amour pour lui, il vaut la peine d’être blessant quand elle essaie d’être douce… Il vaut la peine d’être lui, tout simplement parce que peu importe ce qu’il fait, elle ne fera que l’aimer encore plus à chaque seconde de chaque jour de chaque mois. Le fait de l’éviter le plait pas à Arielle mais elle ne se voit pas faire autrement. Comment le garder dans sa vie sans le brusquer avec le fait qu’elle l’aime…?! En l’évitant et en lui parlant du stricte nécessaire. Utile de dire que ça irrite Arielle au plus haut point de devoir lui parler que quand elle trouve ça utile?! Bref, se lançant d’insultes et de vulgarités, les deux vampires se trouvent à une extrémité plutôt spacieuse, toutefois les avoirs près l’un de l’autre ne serait pas très bien et pour les meubles de la chambre, et pour eux. Ils finiront pas s’arracher la peau du visage, se détruire avant de réaliser ce qu’il se passe réellement.

    Bien sure qu’elle pense qu’il a couché avec l’humaine! Pourquoi ne penserait-elle pas ainsi, alors qu’il l’accuse sans cesse de coucher avec Angus?! Pas que l’envie ne lui a pas passé depuis qu’elle l’a revue – il faut s’avouer que Angus a une beauté capitale et que peu importe quelle femme, humaine ou vampire, fantasmerait sur lui – elle ne se laissera jamais plongé dans une erreur comme celle-là. Elle tient à son clan, elle tient à Vilde et, même si elle refuse de se l’admettre, elle ne fera jamais ça à Caleb. Peut-être bien qu’Arielle était entrain de perdre la cervelle mais elle ne peut imaginer Caleb avec une autre dans un moment si intime. Caresser une autre, la coller contre lui, l’imaginer faire l’amour à une autre produit un sentiment étrange chez Arielle… Comme si elle va tomber malade. Comme si sa jalousie prend tellement le dessus de sa raison qu’elle ne voit plus clairement. Qu’elle ne pense plus clairement… Elle n’agis pas comme elle serait entrain d’agir normalement. Alors qu’elle lui dit le pire mensonge qu’elle puisse dire, elle pince ses lèvres, formant une ligne droite à ses propres dires. Non, certes, il n’est pas répugnant. Il est tout sauf répugnant. Si seulement il savait à quel point elle a envie de… * WOW! On enlève ça de la tête. * pense-t-elle alors, dégoûtée par ses propres pensées. Avec Angus, elle ne pensait pas comme ça… C’est alors qu’il ouvre la bouche pour parler… « Parce que la mienne te concerne peut-être ? Au risque de te surprendre, mes envies sexuelles sont largement comblées. Tu me prends pour qui ? Un moine ayant fait vœux de chasteté ? J’ai sûrement plus d’expérience que toi… Quoique, quand je te vois habillée ainsi, je m pose des questions. Angus sait que tu le trompes régulièrement ? Allez avoues.. Combien fais-tu payer les hommes ? » attaque Caleb de manière tellement crue qu’Arielle a du se redire la phrase dans sa tête afin de s’assurer qu’il l’a réellement dit Il vient de la traité de prostituée, non? Serrant les poings, elle s’empêche sérieusement de lui sauter au visage et de lui arracher ses yeux. Au lieu de faire ça, elle rit… Son rire cristallin qui rend Caleb plus que rigide. « Un moine?! Oh, CIEL, non ! De toute façon, tes ébats sexuels ne m’intéressent pas et t’as raison, ça ne me concerne pas et j’m’en fous royalement si tu as couché avec cette gamine. Remarque, elle peut faire une plainte de viol… Car clairement, soit elle n’a pas été lucide lors de l’acte, soit tu l’as forcé. Regarde-toi… Et Angus et moi ne sommes pas ensemble et même si on l’était, je n’irai pas voir ailleurs parce que clairement, il m’a comblé il y a un temps et il me comblera toujours. » dit-elle de façon très distraite, avec ce sourire irritant que Caleb déteste. Très peu après, elle tourne les yeux vers Caleb, se mordillant la lèvre inférieure, le défiant du regard. « Et si moi, je suis une prostituée… Qu’est-ce que ça fait de toi? ». Elle a remarqué la manière dont Caleb la regarde depuis qu’elle porte ses vêtements plus féminins… Le regard plongé sur elle avec une sorte d’attirance, une envie secrète qu’il cache, qui le gêne… elle le sent… elle le voit. Toutefois, ces regards – bien qu’ils ne la laissent pas indifférente – ne sont pas ce qui préoccupe Arielle… Enfin, jusqu’à ce soir. Elle remarque comment il a tendance à se rincer l’œil sans vraiment le montrer, agissant de manière décontractée quand elle sait à quoi elle pense… C’est exactement la même chose à quoi elle pense quand il est torse nu et dégoulinant d’eau.

    « Et ça te fait bien chier qu’une simple humaine me fasse plus d’effet que toi ! Mais regarde-toi Deschanels, il n’y a rien d’attirant en toi. Tu ressembles à un mec. D’ailleurs, je suis certain que ton pote Angus a des tendances homosexuelles. Vous allez très bien ensemble! »… Et là, elle rit de bon cœur, se tenant le ventre alors qu’elle libère son rire coloré d’entre ses lèvres… Un rire qui frôle l’enfance, un rire sincère, un rire qui ne s’est pas émané d’entre ses lèvres depuis fort longtemps. Ainsi, elle ressemble à un mec?! Clairement… Et c’est pour ça qu’il a toujours de la difficulté de détacher ses yeux de son corps, n’est-ce pas? Elle est aussi masculine qu’il est féminin… Donc, pas du tout. C’est ensuite qu’il prend la serviette, Arielle possédée une fois de plus de ce sentiment de haine envers lui, l’instant de s’être calmée du rire. Se séchant le visage avec SA serviette, elle le regarde faire avec furie. Rapidement, elle marche vers son lire et le lance sur la tête à Caleb, le livre retombant lourdement sur le plancher. Elle l’observe ramasser le livre et lire la couverture, c’est ensuite qu’elle ignore ce qu’il fait puisqu’elle se tourne afin de regarder la pluie glisser le long de sa fenêtre. Ce qu’elle peut se trouver idiote parfois. Comme pour soutenir cette pensée, Caleb reprend parole « J’en ai rien à battre de ton bouquin ! », dit-il avant de sortir de sa chambre, claquant la porte. Elle hoche négativement la tête en la baissant, les yeux fermés. « Connard » fut murmuré d’entre ses dents alors qu’elle relève la tête, les yeux fixant maintenant l’extérieur.

    Pourquoi elle lui a donné?! Pourquoi est-ce qu’elle se laisse humilié par le fait qu’il va la trouver incroyablement stupide, de un, et de deux il va venir l’insulter, l’avertir de ne pas l’aimer du tout quand elle ne peut faire autrement. Retournant s’allonger sur le plancher, elle fixe le plafond, les deux mains sur son ventre, les jambes repliées. À quoi elle pense? Lui… Comme d’habitude. Elle n’a qu’une envie… Une seule et unique pulsion qui ne semble plus la quitter… L’envie de lui, tout simplement. Malgré le fait qu’elle peut bien le détester, le trouver plus qu’énervant, elle le veut. Après près d’une heure, elle se relève et se dirige vers sa fenêtre afin de regarder l’eau, y mettant son doigt sur la fenêtre. Elle regarde, amusée comment la fenêtre devient rapidement froide au contact de son doigt, tel un glaçon. Brusquement, elle entend la porte de sa chambre s’ouvrir à un Caleb furieux qui s’avance dangereusement vers elle. Aucun reflexe se montrant présent, et Caleb est bien trop rapide pour n’importe quel réflexe qu’elle a, il la plaque contre le mur les bras au-dessus de sa tête afin qu’il la garde prisonnière. « Pourquoi ? Je t’avais prévenu de ne pas m’aimer, je te l’avais interdit ! Pourquoi as-tu changé les règles du jeu ? Tu ne pouvais pas te contenter de ce que je te donnais ? », lui dit-il avec une colère sourde. Le fixant droit dans les yeux, elle clique rapidement qu’il a lu son livre en entier. Baissant le regard, elle soupire puis relève les yeux vers lui… Soudain, elle se sent se perdre dans l’immensité du regard de Caleb… Un regard à la fois troublé et colérique. Elle n’a pas besoin de dire quoi que ce soit, il sait déjà la réponse. Se mordillant la lèvre inférieure, elle se dit qu’elle doit bien parler un jour ou l’autre. « Les règles sont faites pour être brisées. », tout ce qu’elle a réussit à sortir d’entre ses lèvres. « Je te déteste Arielle ! Je te déteste de me faire ressentir cela », murmure-t-il encore, se plaquant contre elle et, sans même qu’elle s’y attende, les lèvres de Caleb se collent contre les siennes… Ses lèvres qui, normalement seraient froides, sont tout aussi chaudes que l’eau bouillante… Ressentant encore quelque chose d’humain en elle, comme si ses jambes allaient lui lâcher tellement elle est molle, ce baiser passionné nourrit d’une pincée de désespoir et de violence est tout simplement enivrant. Elle ne peut que lui rendre ce baiser d’une passion ardente, d’une mélancolie délicate et d’une violence crue. « Putain tu fais chier, j’ai envie de toi ! », lui révèle Caleb. Drôle de manière d’avouer son envie pour quelqu’un. Fondu comme la glace fonderait, elle le regarde droit dans les yeux avant de murmurer « Caleb Raichan t’es le pire pervers que la terre peut porter.. T’es tellement détestable, j’en reviens pas… Mais merde que j’ai envie de toi aussi », lui avoue-t-elle avant de plaquer – avec une touche de délicatesse quand même - ses lèvres à celle du Mexicain en un baiser fiévreux, un baiser chaud qui révèle l’envie qu’une personne peut avoir. Avec une touche de sensualité, elle lui mord la lèvre inférieure, signe d’une affection trop gardée secrète.
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Dim 3 Mai - 2:42

    Une heure, ce fut le temps qu’il mit à lire le livre ou plutôt le dévora. Caleb s’attendait à tout sauf à ça mais dans un sens, il n’était pas surpris. Il s’en voulait d’avoir été si aveugle, de n’avoir pas su déchiffrer le comportement de son microbe. Qu’aurait-il fait ? Il n’en savait rien et pour tout vous dire, il s’en fichait royalement. Il avait dans les mains une preuve tangible de ses sentiments et malgré lui, il se sentit ému. Ce simple constat attisa sa colère comme de l’huile lancée sur le feu. Une véritable fureur déformée ses traits alors qu’il balançait le livre contre le mur. Encore un peu, et il traversait la cloison. « Calme-toi » tenta-t-il en refrénant quelque peu ses ardeurs. S’il s’écoutait, il irait la démembrer dans la foulée pour la punir de le mettre ainsi face à ses sentiments. Depuis sa transformation, et Oxana, il avait toujours confondu l’amour et la violence. Or, Mayra lui avait ouvert les yeux et maintenant, Arielle l’achevait. Le vampire inspira et expira plusieurs fois, recherchant à se relaxer mais en lui, le guerrier se sentait menacé. Par ses sentiments, par leurs conséquences. Il n’y avait plus de retour possible ! C’était soit, il stoppait tout, soit… Rien du tout ! Elle n’était en rien désirable, il ne l’aimait pas alors pourquoi est-ce que ses mots sonnaient faux même dans sa propre bouche. Caleb devait avouer un fait : Arielle représentait un idéal féminin dont il était loin d’être insensible. Depuis quelques temps, elle s’habillait beaucoup plus féminin et cela lui allait à merveille. Le souvenir de son léger décolleté, de ses jambes fuselées, sa température interne toucha des sommets.

    Le besoin presque irrépressible de la voir, de la toucher, de se fondre en elle, le démangeait, le tuait à petit feu. Pourquoi ne s’était-elle pas contentée de ce qu’il lui donnait ? De leur relation superficielle mais au combien complexe ? Quand l’envie fut trop forte –du moins assez pour supplanter sa volonté ; Caleb s’engouffra dans le couloir. Sa chambre était voisine à la sienne et il bloqua sur le palier. Non, c’était une erreur. Une nouvelle fois, il entra dans sa chambre, tournant comme un lion en cage. « Reprends-toi bordel de merde » s’énerva-t-il contre lui. Tout ceci ne serait jamais arrivé si elle ne lui avait pas fait cette foutue crise de jalousie ! N’y tenant plus, poussé par un désir attisé par sa colère, par sa frustration et sa jalousie, le vampire se dirigea vers la chambre d’Arielle, défonçant à moitié la porte. A peine avait-elle eu conscience de sa présence qui la clouait contre le mur de sa chambre, les bras au-dessus de sa tête. « Pourquoi ? Je t’avais prévenu de ne pas m’aimer, je te l’avais interdit ! Pourquoi as-tu changé les règles du jeu ? Tu ne pouvais pas te contenter de ce que je te donnais ? » L’attaqua-t-il, avec hargne et désespoir. La vampire se mordit la lèvre en le regardant avant de lui répondre une phrase qui décupla sa colère, « Les règles sont faites pour être brisées. » . A cet instant, il la haïssait de le rendre si vulnérable à sa présence, à son attachement. Tout son être la réclamait avec la force du désespoir et de l’abandon. « Je te déteste Arielle ! Je te déteste de me faire ressentir cela » murmura-t-il contre ses lèvres avant de les ravir dans un baiser qui le laissa fiévreux et empli de désir. Il voulait plus, tellement plus et lorsqu’Arielle lui répondit, Caleb ne se contrôla plus. Ses lèvres mordillaient, sa langue caressait, il recherchait la soumission en sa partenaire mais ce combat ne fit qu’accroitre la volupté du moment. « Putain tu fais chier, j’ai envie de toi ! » lui révéla-t-il alors qu’il reprenait ses lèvres dans un second baiser, se planquant contre son frêle corps. Arielle ne pouvait douter de son attirance pour elle, à cet instant précis. Cette dernière le regarda alors droit dans les yeux avant de murmurer une phrase qui l’incendia totalement. « Caleb Raichan t’es le pire pervers que la terre peut porter.. T’es tellement détestable, j’en reviens pas… Mais merde que j’ai envie de toi aussi »

    Un fin sourire orna les lèvres de Caleb alors qu’elle mordillait sa lèvre inférieure, l’embrassant avec une touche de délicatesse qui lui correspondait si bien. Arielle était la douceur, lui la bestialité et ce mélange devenait hautement explosif. La pièce était saturée de tension sexuelle, une tension trop longtemps refoulée par les deux protagonistes. « Merde Arielle, tu me rends dingue » souffla-t-il contre ses lèvres avant de la soulever dans ses bras afin qu’elle noua ses jambes autour de sa taille, « Tu fais vraiment chier » râla-t-il alors qu’il plongeait au creux de son cou pour y déposer une myriade de baiser tous plus sensuels les uns que les autres. Son corps ne semblait pas se repaitre d’elle. Frustré au plus haut point, le vampire lui arracha presque sa robe blanche, devenue obstacle à son envie. Puis, ce fut le commencement de la fin pour le mexicain. La jeune femme dans ses bras, il se recula jusqu’à buter contre le bureau où il l’assit, se glissant entre ses jambes –après avoir tout viré ; « Putain, tu ne peux pas ranger ta chambre ? » l’engueula-t-il alors qu’il venait d’a moitié glisser sur une feuille de papier. Nous étions loin du romantisme. Très loin. Avec des gestes fébriles, il termina de lui ôter les derniers vestiges de sa robe qui trouva rapidement le chemin de la moquette. Ses mains allaient et venaient sur son corps en de subversives caresses. On pouvait sentir dans chacun de leur gestes, une passion dévorante teintée de douceur. La redressant sur ses jambes, Caleb la maintint fermement contre lui, ne voulant mettre fin au contact de leurs peaux, si chaudes. Sans quitter ses lèvres, il acheva de la dévêtir, la conduisant petit à petit vers le divan avant de lourdement chuter au sol, après avoir trébuché sur une pile de bouquins, l’entraînant dans sa chute. Un grognement sinistre lui échappa, tandis qu’il fusillait la vampire des yeux. « Bordel ! Dernière fois qu’on couche dans ta chambre, t’es trop bordélique !! » S’énerva-t-il avant de la faire passer sous lui. D’un point de vue extérieur, les deux vampires pouvaient être en plein match de catch, tant ils luttaient l’un contre l’autre, l’un pour l’autre ; Un peu comme s’ils essayaient de s’apprivoiser tout en cherchant à se dompter. Avec précaution cette fois-ci, il la fit enrouler ses jambes autour de sa taille, la soulevant pour la déposer sans délicatesse sur le divan. Ce n’est qu’après une âpre bataille sensuelle que Caleb la fit sienne, dans une volupté sans nom et sans limite. Son corps semblait être fait pour le sien, et ce fut bien la seule fois que le vampire prit en compte un autre désir que le sien. Attentif à celui d’Arielle, il mariait avec brio baisers, caresses afin de la rendre ivre de plaisir. Rien d’autre ne comptait que cette créature enchanteresse qu’il tenait dans ses bras, qu’il.. aimait.

    Bien plus tard, alors qu’ils reposaient dans le divan, devenu champ de bataille, Caleb prit la parole. Les yeux fixés sur le plafond, un bras croisé derrière sa nuque, l’autre tenant Arielle contre son large torse musclé ; le vampire eut ces mots : « Va voir ailleurs, et je te démembre aussi sec » . Une menace qui dans le dialecte Calebien signifiait : « Je crois bien que je t’aime et que je désire approfondir notre relation, la rendre plus sentimentale et exclusive » . Bien sûr, il fallait lire entre les lignes, comme toujours avec lui. « Je retire ce que j’ai dit ! Tu n’es pas un mec » se moqua-t-il très légèrement en lui caressant le bras du bout des doigts. Au fond de lui, le vampire sentait le besoin de lui avouer ses sentiments mais une force obscure retenait les mots. Aussi, prit-il sur lui et déposa un baiser sur le sommet de sa tête en soupirant. Avaient-ils fait une connerie ? Assurément. Le regrettait-il ? Aucunement. « Si seulement je peux te détester autant que je le dis. » murmura-t-il en citant la première phrase de son livre.
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Saphyre V. Roosvelt

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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Dim 3 Mai - 4:07

    * Je le déteste tellement.. Comment il peut OSER me faire sentir stupide et coupable ! Comment il peut oser dire que je suis une prostituée alors que je ne le suis pas du tout ! RHOOOO il a le dont, lui !! Je pourrais tellement le démembrer maintenant!! * pense-t-elle, couchée sur son plancher. Toutefois, son visage doux et serein n’exprime rien de sa furie… En parfait contraste avec ce qu’elle ressent présentement. Les jambes repliées, les mains sur son ventre, elle pense tout simplement à ce duel qui s’est produit il y a à peine une heure, grognant légèrement, elle se relève et s’approche de la fenêtre, comme étant plutôt vexée des propos de Caleb. * En plus, je suis allée prendre une douche après avoir vu Angus… Alors il n’a pas pu sentir son odeur… Et je ne ressemble pas à un MEC! *, pense-t-elle en regardant son reflet dans la fenêtre : un ange, si on ne savait pas qu’elle est un vampire. Elle commence par le bas, ses jambes si fines, des jambes de ballerines aux tatouages flagrants.. Sa peau blanche les mettant en valeur. Sur son pied « Fate » y est écrit, pour le destin… Ses cuisses, les cuisses d’un mannequin. Son ventre incroyablement plat, ne montrant aucun signe de gras, sa faible poitrine – son complexe – ses bras fins, gracieux. Sa robe blanche perfectionne le tout. Ses cheveux noirs sont en parfait contraste avec son corps, bref.. On croirait sincèrement un ange… Regardant son reflet, n’aimant pas vraiment ce qu’elle voit, elle porte son attention sur les gouttelettes qui glissent le long de sa fenêtre. C’est alors que le vampire dépose son index sur la vitre de la fenêtre, comme pour toucher une goutte d’eau, mais créant plutôt de la glace autour de son doigt, ce qui étire les lèvres du vampire en un sourire amusé. Pour la seule fois où Caleb ne domine pas ses pensées, elle se fait brusquement réveillée de son monde alors qu’il entre, brisant la moitié de sa porte. * Non mais ça va pas?! * pense-t-elle alors qu’il s’approche dangereusement rapidement, la plaquant contre le mur et l’immobilisant sur place avec sa force physique… Chose qu’Arielle a également mais légèrement moins que Caleb. « Pourquoi ? Je t’avais prévenu de ne pas m’aimer, je te l’avais interdit ! Pourquoi as-tu changé les règles du jeu ? Tu ne pouvais pas te contenter de ce que je te donnais ? », lui demande-t-il. Comment est-ce qu’elle est sensée lui répondre? Qu’est-ce qu’elle doit lui répondre?! Qu’elle ne l’aime pas quand il a une preuve solide qu’elle serait entrain de lui mentir si elle ose dire « Je ne t’aime pas » ? Non, elle ne peut plus s’en sortir.. Elle ne peut plus lui dire qu’elle ne l’aime pas car il l’a lu le livre, il sait comment elle peut l’aimer avec inconditionnalité. « Les règles sont faites pour être brisées », lui répond-t-elle avec une touche de désolation dans sa voix. Encore une fois, elle a ce sentiment d’être coupable, d’être la méchante dans cette histoire pour l’aimer avec autant de tendresse. Elle le veut. Elle le veut, ici, maintenant, sans limites. Ses lèvres se font capturées par celles de Caleb en un baiser des plus brûlant, brûlant de désir et de passion. Autant qu’il puisse en vouloir plus, qu’elle en veut plus. Elle se sent fondre misérablement comme un glaçon trop près du feu, elle se sent devenir molle, le peu de restant d’humanisme qui lui reste dans le corps. Ce corps qui demande sans cesse d’être comblé par celui qui lui procure ces sentiments de faiblesse, faiblesse qu’elle ne veut plus retrouver la force, plus jamais dans les bras de celui qu’elle aime.

    « Putain tu fais chier, j’ai envie de toi ! » lui révèle Caleb. Rapidement, leurs lèvres se collent une fois de plus, tels des aimants qui ne peuvent rester séparés. La sensualité se mêle à la passion, la délicatesse avec la bestialité et le désir avec la répugnance pour créer quelque chose de plus puissant que tous les sentiments. L’amour. Entre mêlant sa langue avec celle de son compagnon, lui mordillant la lèvre avec sensualité et désir et lui caressant la joue d’une incroyable délicatesse, elle se laisse complètement emportée par lui, ne voulant plus revenir au stade de départ. Surprise, il faut l’avouer, par les dires de Caleb, elle détache ses lèvres de celle de son Mexicain et lui avoue, en un murmure inégalé « Caleb Raichant t’es le pire pervers que la terre peut porter.. T’es tellement détestable, j’en reviens pas… Mais merde que j’ai envie de toi aussi », termine-t-elle comme si elle n’avait plus de souffle pour parler. Rapidement, elle prend possession des lèvres à Caleb, ponctuant le baiser en lui mordillant la lèvre inférieure d’un désir maintenant exposé. Reprenant possession de ses lèvres en entier, elle l’embrasse avec une fougue transparente, entremêlant ses doigts dans ses cheveux tellement séduisants, qui la rendent tellement folle… « Merde Arielle, tu me rends dingue », lui dit-il contre ses lèvres avant qu’elle se sente alors soulevée par Caleb. En moins de deux, elle entoule la taille du vampire de ses fines jambes se collant le plus possible contre son corps, son corps si chaud de désir, de passion trop longtemps gardée refoulée. « Si seulement t’as une idée à quel point tu me fais de l’effet, toi », lui dit-elle ensuite. « Tu fais vraiment chier », lui dit-il ensuite, créant un rire de la part de la brunette, un rire coupée ensuite par sa respiration maintenant devenue trop rapide. Malheureusement, elle n’a plus de pulsations cardiaques alors son cœur ne peut battre à la chamade, toutefois ça ne l’empêche pas de ressentir tous ces sentiments pour lui, ses sentiments qu’elle a longtemps oubliés. Les lèvres à Caleb s’avanturent alors le long de son cou, y déposant des baisers encore plus enivrants les uns que les autres. « Putain, Caleb… », murmure-t-elle alors. Sans vraiment savoir d’où provient ce son, elle entend comme un morceau de tissus se briser… Fronçant les sourcils, elle regarde partout sauf sur elle, remarquant finalement que c’est sa robe qu’il a déchiré. Grognant légèrement, elle l’aimait cette robe ! « Tu sais, tu vas me payer une autre robe hein. » râle-t-elle alors avant de reprendre complètement possession des lèvres à Caleb, se laissant transporter dans un monde de sensualité et de passion, d’où la chaleur est excessive au point de les faire suer.

    Accrochée fermement au bras de Caleb, il la glisse assise sur le bureau, baissant ses mains ensuite sur les pantalons du Mexicain afin d’y détacher. « Putain, tu ne peux pas ranger ta chambre ? », lui dit-il alors qu’il ai faillit tomber. Libérant un léger rire, elle baisse les yeux sur les pantalons à Caleb, les laissant glisser sur le sol et elle regarde partout ensuite. « T’as empiré le bordel, tu savais. », l’accuse-t-elle en relevant les yeux vers lui. Romantisme?! Non. Ça n’existe pas pour eux, ça. Enfonçant ses ongles dans la peau de marbre du vampire, Arielle lui mordille une fois de plus la lèvre inférieure avant de posséder ses lèvres une fois de plus avec une délicatesse beaucoup plus présente maintenant. Se sentant redresser sur ses jambes, elle se colle le plus possible contre Caleb, ne voulant plus savoir ce que c’est que de ne pas sentir ce contact physique qu’elle aime tant. Ce contact qui est devenu vital pour elle à présent. Et, en même temps qu’il ponctue l’étape du déshabillement, elle la termine également en faisant retomber le dernier morceaux de vêtement que porte Caleb. Dans une tentative de se trouver allongés confortablement sur son beau divan blanc – qui est énorme soit dit en passant -, elle se sent alors entrainé dans la chute de son mexicain. Allongée par dessus lui, elle le regarde lui donner le plus pire des regards dans un moment pareil. Contrairement aux autres filles qui se verraient sortir du moment, Arielle, elle en est complètement allumée. « Bordel ! Dernière fois qu’on couche dans ta chambre, t’es trop bordélique !! », dit-il, énervé. Se retrouvant rapidement par dessous lui, elle le regarde, haussant le sourcil, un sourire charmeur aux lèvres. « Tu sais que t’es très séduisant quand t'es fâché », lui dit-elle alors en se mordillant la lèvre inférieure. Ainsi, ça continue sur le sol, entourés de paperasses et de bouquins, se débattant tout en se collant, en se voulant, en s’aimant. Pour eux, c’est normal, c’est tout à faix ce que les gens qui les connaissent attendent d’eux pour leur première fois. On oublie le romantisme, la douceur et la beauté de la première fois, ici. Enroulant ses jambes autour de la taille de Caleb, ils se retrouvent alors sur le divan blanc, relâchant son emprise alors – au niveau de ses jambes – et en les entremêlant aux siennes au moment où ils ne forment plus qu’un. C’est là qu’Arielle voit tant de choses, remarques tant de choses, sent tant de choses. C’est tout ce qu’elle a anticipé et plu encore, c’est tout ce qu’elle a rêvé et plus encore. C’était une explosion de couleur où le terne est rapidement coloré par le vif. Où le noir est remplacé par le blanc et où tout semble être mis au point par un claquement. Sa vie semble avoir prit une raison d’être, son existence n’est plus inutile. Plus rien dans ce monde ne compte sauf lui… Son vampire… Celui qu’elle aime irrévocablement.

    Ce n’est que plus tard, allongée contre lui, la tête sur son torse qu’elle ferme les yeux et savoure, pour la première fois, cet instant passé avec lui. Faisant tournoyer sa bague dans sa main, elle se souvient alors qu’elle doit la changer de place… Seulement, cette pensée fut mise en pause par les paroles de Caleb. « Va voir ailleurs, et je te démembre aussi sec », l’avertie-t-il comme une menace. Un sourire vient alors se crée aux lèvres d’Arielle alors qu’elle lève les yeux vers lui et elle comprend le « Je crois bien que je t’aime et que je désire approfondir notre relation, la rendre plus sentimentale et exclusive ». Elle baisse les yeux vers sa bague et, en un murmure, elle révèle « Et si toi tu vas voir ailleurs, j’te castre », signifiant « Je t’aime également et approfondir notre relation et la rendre plus exclusive me va à merveille, tu me rends si heureuse ». Sans plus attendre, elle retire la bague et la porte à la main gauche, le cœur à l’intérieur. Frôlant son torse du bout de ses doigts, elle ferme les yeux et c’est alors que la voix de velours à Caleb envahit la pièce. « Je retire ce que j’ai dit ! Tu n’es pas un mec », dit-il en moquerie, ce qui amuse Arielle. Levant la tête vers lui, elle lui sourit de son plus beau sourire puis, haussant les sourcils en défiance, elle réplique « Je peux te montrer que je suis une femme plus souvent, si tu veux ». Un baiser posé contre son torse et elle le regarde, l’admire… Complètement éblouie par la beauté qu’il a. Venaient-ils de commettre une erreur? Peut-être… Mais cette erreur est la meilleure qu’ils aient commis et Arielle ne la retirera jamais, et ne va la retirer. Le regret n’est pas ce qu’elle ressent à ce moment présent. Non… Elle ressent le bonheur, la délivrance… L’amour. « Si seulement je peux te détester autant que je le dis. », cite Caleb de son livre. Elle se redresse, s’avance légèrement afin de se retrouver un peu par dessus lui, s’accoudant contre le divan. Elle passe une main sur son visage, continuant le chemin dans ses cheveux d’ébène. « Je voudrais tellement te dire que je t'aime... Mais « aimer » n'est pas le verbe le plus puissant pour tout te raconter. C'est bien plus fort. Il n’y a pas de mots pour le décrire, pas de gestes pour le démontrer. Pourtant, je garde cette promesse que je te le prouverai... À tout jamais. », ponctue-t-elle son livre… La dernière phrase de « Rubis parmi les pierres ».
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Lun 4 Mai - 0:54

    « Tu sais, tu vas me payer une autre robe hein. » l’informa Arielle, provoquant un fou-rire au vampire qui lui mordilla la lèvre, ses yeux plantés dans les siens. « Seulement si je peux te l’arracher ensuite » lui répondit-il avant qu’elle ne reprenne ses lèvres pour un baiser qui le laissa pantelant de désir pour elle. Caleb s’enflammait sous ses baisers, ses caresses. Fiévreux, comme jamais, il ne l’avait été avec une maîtresse, il la transporta maladroitement vers le bureau pour l’y asseoir. Maladroitement car chaque pas se révélait dangereux de par le bordel environnant. Un vrai champ de bataille. D’ailleurs, le vampire glissa sur une feuille d’un de ses manuscrits entamés pour être mieux abandonnés. Sa mauvaise humeur reprit ses droits et il râla, sans toutefois oublier de la punir de la plus sensuelle des façons. Cette méthode semblait plaire à la jeune femme qui l’enflamma d’une réplique de son cru : « T’as empiré le bordel, tu savais. » . Voilà qu’elle l’accusait, elle ne pouvait pas ranger sa chambre ? « Je t’emmerde microbe » asséna-t-il en achevant de la dévêtir, ses mains parcourant son corps parfait, s’attardant sur le galbe d’une cuisse, d’un sein ; Comme s’il ne pouvait se rassasier d’elle. Pis, plus il la touchait, plus ses lèvres partaient à la découverte de ce nouveau territoire, plus le vampire se sentait pris au piège de cette attraction. Quelque chose lui disait qu’il n’en avait pas fini et il s’en foutait totalement. Soulevant Arielle dans ses bras, il la colla contre son corps, une fois qu’elle l’eut dévêtit à son tour.

    La vampire le rendait dingue à chaque seconde qui passait, le torturant à petit feu, et il en redemandait encore et encore. La main dans ses cheveux, il approfondit le baiser, la collant contre son corps, décuplant leur désir commun. Leurs corps entremêlaient ne formaient plus qu’un seul et unique. Caleb chercha alors à l’étendre sur le divan mais il n’arriva qu’à les faire chuter. C’était fini : il allait la tuer sur place ! Bon sang, elle ne pouvait pas être un peu plus ordonnée ? Juste une fois, qu’ils puissent s’unir sans se tuer avant. « Bordel ! Dernière fois qu’on couche dans ta chambre, t’es trop bordélique !! » , Dit-il, énervé. Caleb la retourna afin de se glisser sur elle, s’appuyant sur un coude pour ne pas peser de tout son poids sur elle. De son autre main, il lui caressa la joue avant de la laisser effleurer son épaule, pour mieux venir se perdre entre leurs deux corps. Un sourire charmeur se peignit sur les lèvres d’Arielle alors qu’elle lui répondit « Tu sais que t’es très séduisant quand t'es fâché » , en se mordillant la lèvre inférieure. Il ne la trouvait que plus attendrissante et attirante. Levant les yeux au plafond, le vampire marmonna quelque chose en mexicain avant de la soulever dans ses bras, la jetant presque sur le divan. Très vite, il la rejoignit, la couvrant de son corps pour retrouver la chaleur si entêtante. Puis ce fut la délivrance comme si toutes ses années de moqueries, de chamailleries ne pouvaient mener qu’à cette ultime union. Caleb se livra corps et âme dans cette lutte charnelle, essayant de faire passer toute ses émotions au travers de cette union. Attentif aux moindres gémissements de cette créature qui avait su captivé son attention pour mieux capturer son cœur mort, il veillait à faire passer son plaisir avant le sien. Par des baisers tour à tour sensuels puis tendres, des caresses subversives et amoureuses, ils rendaient cette étreinte magique.

    Caleb ne pensait, ne vivait que pour Arielle, contre elle, pour elle, en elle. Dans cette danse vieille depuis les temps ancestraux, il avait l’impression de la connaître depuis toujours en même temps de la découvrir pour la toute première fois. Ils formaient la plus parfaite équation. Elle, la douceur, la gentillesse, lui, son contraire. Comme la nuit est contraire au jour, ils s’attiraient pour mieux se repousser, dans un cercle vicieux mais au combien voluptueux. Ce n’est que bien plus tard, les sens apaisés, qu’ils reposaient sur le divan, dans les bras l’un de l’autre. Caleb caressait distraitement le bras de la vampire, son esprit vivant et ressentant encore ce moment d’une intensité rare. Il savait qu’ils venaient de commettre une erreur. La guerre approchait à grands pas, peut-être mourraient-ils sur le champ de bataille mais à l’heure actuelle, la violence et la mort n’avaient pas leur place dans cette chambre. Il ne regrettait rien. Avec le recul, il reconnaissait que ce moment, il l’avait attendu, redouté, voulu de toutes les fibres de son être. « Va voir ailleurs, et je te démembre aussi sec » l’avertit ce dernier en embrassant le sommet de son crâne. Une façon toute Calebienne de lui demander d’être sa petite amie. On fait avec les moyens du bord et puis sincèrement, le romantisme, les mots doux, ce n’était pas pour lui. Il n’était et ne sera jamais ce genre d’hommes. « Et si toi tu vas voir ailleurs, j’te castre » lui répondit-elle en retour, lui attirant un petit rire. « Adjugé ! » ; Caleb n’ignorant pas les crises de jalousie et la possessivité de la vampire. Il suffisait de faire machine arrière pour s’en rendre compte. Cela lui allait parfaitement. Il agissait de la même manière avec elle.

    Arielle profita de cet instant pour changer sa bague, la glissant à sa main gauche, le cœur à l’intérieur. La symbolique d’un amour partagé. Avec délicatesse, il se saisit de sa main pour déposer un tendre baiser sur la bague, glissant ses lèvres, au creux de son poignet avant de laisser leurs mains élancées, reposer sur son torse. « Je retire ce que j’ai dit ! Tu n’es pas un mec » lança-t-il avec une douce moquerie. Sa petite amie –il avait encore du mal à la voir ainsi ; l’observa un court instant avec défiance, avant de lui répondre « Je peux te montrer que je suis une femme plus souvent, si tu veux » . Son compagnon frissonna sous ses lèvres qu’elle venait de déposer sur son torse. Son sourire le réchauffa alors que sa main venait se perdre dans sa longue chevelure, noir de jais. C’était le moment ou jamais de lui faire part de ses sentiments mais les mots restaient bloqués au fond de sa gorge, refusant de sortir. A la place, il lui cita la première phrase de son livre. Arielle lui sourit une nouvelle fois, se mouvant pour se mettre en travers de lui, le surplombant de toute sa beauté. Ses doigts effleurèrent son visage avant de se perdre dans ses cheveux. Emu –bien plus qu’il ne le montrait, Caleb l’écouta dans un silence quasi religieux. « Je voudrais tellement te dire que je t'aime... Mais « aimer » n'est pas le verbe le plus puissant pour tout te raconter. C'est bien plus fort. Il n’y a pas de mots pour le décrire, pas de gestes pour le démontrer. Pourtant, je garde cette promesse que je te le prouverai... À tout jamais.»

    Le vampire ferma un court instant les yeux avant de l’attirer à lui pour lui ravir ses lèvres, dans un baiser désespéré. « Vires pas romantique ou je me suicide ! » murmura-t-il contre sa bouche. Il fallait bien sûr sentir là toute son émotion. Caleb était ainsi, il ne montrait pas ses faiblesses. A la place, il intervertit leur position pour être au-dessus, la dominant de toute sa force. « Qu’on soit bien clair ! Pas d’étalage de nos sentiments sur la place publique » lui ordonna-t-il avant de l’embrasser avec une gentillesse sans pareille. « Je tiens à ma réputation ! Sortir avec un microbe, ça le fait pas » continua-t-il avec un sourire goguenard. Et oui, chassez le naturel et il revient au galop. Entre eux, ça ne sera jamais mais jamais romantique ou alors à très petite dose. Caleb espérait toutefois qu’elle ne le prendrait pas mal. Arielle devait savoir maintenant qu’il ne pensait pas ses paroles. Il cherchait simplement à la charrier, comme toujours. Ferait-elle la grève du sexe ? Autant ne pas lui souffler cette idée.
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Saphyre V. Roosvelt

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● Âge Du Perso: 26 ans, dont une seule et pauvre année de vampirisme.
● Citation: « Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible, Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi » » - C. Beaudelaire
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Lun 4 Mai - 22:08

    « Tu sais, tu vas me payer une autre robe hein », lui dit-elle alors qu’elle remarque que sa jolie petite robe de satin blanc est aux pieds du vampire. Vraiment? Il a si envie au point de lui déchirer sa petite robe afin de faciliter le déshabillement?! Pour être honnête, ça ne fait qu’allumer Arielle encore plus bien qu’elle tente de rester sérieuse face à ce qu’elle lui a dit. Mais comment rester sérieux lorsque la réponse qui suit est « Seulement si je peux te l’arracher ensuite » ? Roulant les yeux, elle ne peut supporter le fait que ses lèvres ne sont pas sur les siennes après ce genre de réponse. Sans rien ajouter pour le moment, Arielle colle ses lèvres contre celle à Caleb en un baiser des plus passionnels, un baiser très loin d’être chaste. La chasteté… Ils en sont clairement très loin, vous ne trouvez pas? Entremêlant ses doigts dans les cheveux d’ébène à Caleb, sa seconde main se collant contre son torse alors qu’entre deux baisers, elle lui murmure en frôlant délicatement ses lèvres « Bonne réponse », et elle reprend le baiser encore plus enivrant que l’autre. Alors qu’il la dépose maladroitement sur le bureau, elle retire ses lèvres de celles à Caleb afin de se dépêcher de lui retirer les morceaux de vêtements jusqu’à ce qu’elle remarque que son bordel est empiré par toutes les feuilles que Caleb. Lâchant prise des pantalons à Caleb alors qu’elle subit la plus sensuelle des punitions, si seulement toutes les punitions venant de lui étaient ainsi – quoique elle a une petite idée des punitions futures – elle serait toujours aux anges. Se souvenant ensuite du bordel, elle retire ses lèvres et fronce une fois de plus les sourcils en le regardant droit dans les yeux. « T’as empiré le bordel, tu savais. », voilà qu’il lui répond « Je t’emmerde microbe ». Ne pouvant pas s’empêcher, elle se met à rire tout en ponctuant le déshabillement en murmurant « Tu fais vraiment chier… ». Nouant ses jambes autour de la taille à Caleb, ses fines jambes digne d’une ballerine, elle l’approche le plus contre elle alors qu’elle reste assise sur ce bureau, ma foi, inconfortable. Enfonçant ses ongles contre la peau du vampire, elle ne se sépare pas une seconde de ses lèvres jusqu’au moment où il décide de les faire aventurer. Elle a envie d’une chose… De faire arrêter le temps… Que ce moment dure éternellement. Est-ce en vouloir trop ? Est-ce être égoïste?! Honnêtement, elle s’en fout. Elle veut être à lui, littéralement, jusqu’à la fin des temps.

    Si Arielle rend Caleb dingue à chaque seconde, imaginez comment Caleb la rend folle… Elle ne fait que penser à lui sans cesse et ce depuis plus de trois siècles. Elle attendait ce moment avec impatience depuis si longtemps que maintenant qu’elle l’a, elle a envie qu’il perdure à tout jamais. Le fait qu’elle sent son corps collé contre le sien, son souffle sur le sien, son regard ne voyant qu’elle la rend tellement… dingue. Utile de dire à quel point elle le veut? À quel point elle en a envie? Non… Ça se voit par son regard et son sourire alors qu’elle le regarde. Son odeur, ses caresses, tout de lui fait Arielle en vouloir encore plus, ne voulant pas s’arrêter aux limites, ne voulant même pas savoir où se trouvent les limites elle veut les dépasser. Alors que le désir devenait de plus en plus intense, les caresses de plus en plus chaudes, les baisers de plus en plus passionnels, ils tombent. Maintenant, c’est trop, elle ne peut pas se retenir pour ne pas rire. Un fou rire prend le vampire alors qu’elle le regarde devenir rapidement en colère. Il a ce regard quand il est en colère qui rend Arielle complètement folle d’envie. « Bodel ! Dernière fois qu’on couche dans ta chambre, t’es trop bordélique !! ». Est-il entrain d’insinuer qu’il y en aurait d’autre fois? Pas que ça ne fait pas le bonheur d’Arielle, non au contraire, mais c’est une drôle de manière de lui dire. Mais bon, il faut être habituer avec Caleb ; le romantisme n’est pas son fort. Maintenant sous lui, étant par dessus il y a quelque peu, elle le regarde droit dans les yeux, un sourire séducteur aux lèvres. Elle glisse une main sur son visage alors qu’elle murmure « Tu sais que t’es très séduisant quand t’es fâché », se mordillant la lèvre inférieure par la suite. C’est vrai.. Elle ne dit pas ça pour se moquer de lui ! Elle le trouve tellement irrésistible quand il est… fâché. La soulevant pour la posant, sans délicatesse, sur le divan, elle se met à rigoler comme une gamine alors qu’il vient la rejoindre rapidement par la suite, apportant sa chaleur corporelle contre la senne.

    Comment décrire les émotions et les sentiments qui traversent le vampire alors qu’ils ne forment plus qu’un? C’est au-delà de toutes ses espérances, comme si maintenant plus rien n’existe sauf eux. Elle se sent flotter sur un nuage aux sensations des plus incroyables, des plus fortes et des plus apaisantes. Comme si leur corps sont fait pour aller ensemble, elle se laisse transporter dans ce monde où les fantasmes ne sont plus secrets et où tout est tellement sensationnel qu’elle n’a aucune envie de retourner à la normalité. À présent, Arielle ne voit que lui. Elle n’est que pour lui et ne sera pour personne d’autre que lui. Malgré le fait qu’ils sont le contraire l’un de l’autre, ils se complètent. Il la complète sans savoir à quel point. Comme le chaud et le froid, le blanc et le noir, le jour et la nuit, chacun n’est rien sans l’autre. Arielle n’est rien sans Caleb, elle ne vaut plus rien. Tout est clair maintenant… Dans cette union tellement passionnelle, tellement attendue. Comme si toutes ces années, ils ne vivaient que pour ce moment. Les couleurs sont plus belles, l’air est plus frais, le bonheur est plus vrai. Pour la première fois, Arielle sait ce que c’est que le bonheur et l’amour de façons simultanées… alors c’est ça? C’est bien ça le bonheur? Rester dans les bras de celui qu’elle aime inconditionnellement, ne formant plus d’un. Alors si c’est ça le bonheur, donnez-lui en en quantités industrielles. Et l’amour… Elle ne veut plus retourner en arrière. Elle veut aller de l’avant et avec lui. Caleb. Son Caleb. La magie du moment, Arielle n’a pas envie qu’elle s’éteint. Clairement, elle ne s’éteindra jamais, ni pour elle ni pour lui. Alors que l’acte eut prit fin depuis peu, les deux vampires allongés sur le divan, une couverture blanche couvrant leur corps collés, Arielle ne fait que penser à cet acte. L’erreur est humaine, c’est vrai. Mais cette erreur, Arielle veut la commettre sans arrêt. Elle s’en fout… Elle le veut à tout jamais. Malgré le fait que la bataille approche, qu’elle ne risque plus de voir Caleb, qu’ils risquent la mort, elle chasse rapidement cette idée de sa tête. Le fait de se sentir séparée de Caleb lui brise le cœur, la torture, la tue. L’imaginer loin d’elle à présent est une chose impensable. Traçant des ronds sur le torse à Caleb du bout don son index de façon distraite, elle l’entend murmurer sa manière de lui dire qu’il veut devenir officiel. « Va voir ailleurs et je te démembre au sec ». Libérant un léger rire d’entre ses lèvres, elle sent les lèvres à Caleb sur sa tête et, d’un avertissement aussi sérieux, elle lui répond « Et si toi tu vas voir ailleurs, j’te castre ». C’est un bon accord? Marché conclu alors lorsqu’il répond « Adjugé » tout en riant. Bien que ce moment soit plutôt drôle, elle est entièrement sérieuse. Savoir qu’il est avec une autre?! Impossible. Il serait mort démembré. Arielle a un côté possessif et jaloux qui la fait agir sur ses instincts, comme un lionne qui veut marquer son territoire, elle ne se voit pas retenir sa violence pour le bien-être d’une autre femme. C’est simple, quand même.

    Le changement de bague officialise leur « couple ». C’est encore très étrange pour Arielle de considérer Caleb, alias « Boubou », comme étant son petit ami… C’est quelque chose qu’elle était certaine qui ne se produirait pas, surtout après cette conversation étrange dans le lac. Depuis cette conversation, elle a essayé de se persuader qu’elle ne l’aimait pas… Toutefois, elle ne pouvait plus se le cacher. Elle avait envie de lui dire, de le crier sur les toits … Mais rien ne sort. Peut-être qu’elle a peur? Dire « je t’aime » à quelqu’un n’est pas aussi facile qu’on le pense.. Elle n’a pas envie de lui dire et se sentir comme si elle venait de foncer tout droit sur un mur!... Alors elle préfère attendre… Ne pas le brusquer. S’accoudant par dessus Caleb, elle lui dit qu’elle peut lui montrer qu’elle est une femme plus souvent, quelque chose qu’elle est certaine que Caleb ne dirait plus jamais « non ». Le regard plongé dans celui à Caleb, ils restent silencieux encore quelques secondes… Elle a cet étrange sentiment qu’il allait lui dire quelque chose, qu’il trouve le bon moment… Mais cette pensée fut alors erronée alors qu’il lui cite une partie de son livre… La première page. Lui répondant de la même manière, citant la dernière phrase de son livre, elle le regarder savourer ses paroles avant qu’il ne lui donne un baiser qu’elle rend avec douceur. « Vires pas romantique ou je me suicide ! », lui murmure-t-il alors qu’elle a les yeux fermés. Ouvrant doucement les yeux, elle le regarde, les lèvres frôlant celles à Caleb agréablement. « T’es vraiment crétin.. » lui murmure-t-elle en retour. Rapidement, elle se voit voler sa position alors qu’elle se trouve sous lui et lui sur elle. Fronçant les sourcils elle le regarde droit dans les yeux, le temps qu’il lui ordonne qu’il ne désire pas d’affection en public. « Qu’on soit bien clair ! Pas d’étalage de nos sentiments sur la place publique », ne lui donnant pas le temps de répliquer, il l’embrasse d’une manière qu’elle pensait impossible venant de lui, il continue avec « Je tiens à ma réputation ! Sortir avec un microbe, ça le fait pas ». Libérant un léger grognement, Arielle le fixe droit dans les yeux alors qu’elle se retient pour ne pas rire… Soudain, elle a une merveilleuse idée. Elle n’aime pas le fait de ne pas se montrer affectifs en public alors elle va prendre les choses en main. Le repoussant de manière à le faire asseoir sur le divan, elle se relève aussi et passe une jambe de chaque côté de Caleb, le taquinant de ses lèvres. Elle lui mordille la lèvre inférieure, sa langue parcourant délicatement la force de ses lèvres en une caresse à en désirer plus, ses lèvres traversent le long du cou à Caleb mais n’embrasse pas… « Alors profitons-en... », dit-elle en un murmure avant de remonter délicatement ses lèvres aux lèvres à Caleb. Encore et toujours, elle ne fait que le taquiner, ses mains se promenant librement sur le corps de son vampire. Ses lèvres s’approchant alors à l’oreille du vampire, elle prononce « ...parce que pas d’affection en public, pas de sexe ». Elle recule sa tête et le fixe droit dans les yeux, complètement sérieuse. Un clin d’œil de la part d’Arielle et, empoignant la couverture blanche, elle se débarque de Caleb afin de s’éloigner, un sourire amusé aux lèvres. Pensait-il qu’il allait s’en tirer aussi facilement ?
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Mar 5 Mai - 19:16

    « Je voudrais tellement te dire que je t'aime... Mais « aimer » n'est pas le verbe le plus puissant pour tout te raconter. C'est bien plus fort. Il n’y a pas de mots pour le décrire, pas de gestes pour le démontrer. Pourtant, je garde cette promesse que je te le prouverai... À tout jamais. » se cita-t-elle en faisait référence à son précieux livre –qui rappelons le, a terminé contre son mur ; Quoiqu’il en soit, Caleb fut ému par ces quelques mots, chose qui ne lui arrivait pas souvent. A bien y réfléchir, peu de femmes l’avaient touché, dans le bon sens du terme. La seule restait Appolina, cette mortelle dont il avait partagé l’existence. Aujourd’hui, à l’heure actuelle, une autre femme occupait ses pensées, et, elle se trouvait présentement au creux de ses bras. Le vampire commença à éprouver une autre sensation qui n’avait aucunement sa place dans cette chambre : la peur. Cette bonne vieille maîtresse qui le conduisait le plus souvent à la solitude. Caleb était effrayé par la tournure des événements, de leur relation. Arielle le tourmentait de bien des façons et celle-ci lui causait un grand bien mais un mal tout aussi important. La crainte de dépendre à nouveau d’une affection, d’une personne le cloua sur place. Depuis de longues années, il s’était promis de ne jamais céder aux sirènes de l’amour. C’était ce qu’il lui avait dit au lac. Ne tombe pas amoureuse de moi. Or, il l’encourageait désormais dans ce sens. Quelle était la bonne attitude à avoir ? La repousser comme le lui suggérer son instinct de conservation ou de la serrer dans ses bras, comme le lui dictait son cœur mort ? Caleb l’étreignit, l’embrassant délicatement avant de gentiment la charrier « Vires pas romantique ou je me suicide ! » . Une façon de couper la poire en deux entre sa hantise et ses sentiments. Quelque chose lui soufflait que ce problème deviendrait récurrent dans leur relation. Caleb était et sera toujours un solitaire à la base. Supporterait-elle ses longues absences, comme il avait si bien coutume de le faire ? Pour lui, ses voyages représentaient une véritable bouffée d’oxygène. Il en avait autant besoin autant qu’il éprouvait la nécessité de la serrer, désormais, dans ses bras. Arielle avait su percer sa carapace mais pas sa nature profonde. Son compagnon gardait en lui, les restes de sa vie passée, celle qui avait fait de lui un guerrier. La guerre approchant, il se demandait ce qu’il se passerait. Arriverait-il à faire la part des choses ou sa violence la séparait-elle de sa compagne ? Quoiqu’il en soit, il comptait bien les faire se rechaper de cette bataille. Un échec serait un coup dur pour lui.

    « T’es vraiment crétin.. » murmura-t-elle en retour. Dans un sourire taquin, il l’embrassa délicatement, comme si ses lèvres étaient la huitième merveille du monde. Cette diversion lui permit d’échanger leur position, aimant par-dessus tout, surplomber sa déesse. Il aimait observer son visage, sa longue chevelure éparse sur le coussin du divan. Elle ressemblait à un ange, son ange. « Un crétin peut-être mais un crétin qui t’a fait crier de plaisir » s’amusa-t-il en parsemant son cou de tendres baisers avant de revenir vers ses lèvres pour quémander un baiser. Lui dire ce genre de chose n’était pas digne d’un gentleman mais on parle de Caleb. Ceci explique cela. « Qu’on soit bien clair ! Pas d’étalage de nos sentiments sur la place publique » poursuivit-il, un brin plus sérieux avant d’ajouter « Je tiens à ma réputation ! Sortir avec un microbe, ça le fait pas » termina-t-il, sur un ton taquin. L’ennuyer était un sport dont il ne se lasserait pas de sitôt. Surtout quand les réconciliations se faisaient sur l’oreiller. Note quand même : éviter sa chambre. Arielle émit alors un grognement alors qu’elle luttait manifestement contre un fou-rire. Sa compagne le força gentiment à s’asseoir avant de venir s’installer sur ses genoux. Aussitôt Caleb entoura sa fine taille de ses bras, pour la garder contre lui. Débuta alors une lente agonie pour le vampire sous les lèvres de son microbe adoré. Cette dernière lui mordilla la lèvre, le frustrant au plus haut point avant qu’elle ne l’allume sans honte, en effleurant son cou. Bon sang, il allait la violer sur place. « Alors profitons-en... » Murmura-t-elle. Pour signaler son accord, Caleb hocha la tête alors que ses mains partaient à la découverte de son dos, du creux de ses reins. « Entièrement d’accord » souffla-t-il en lui volant un baiser. Déjà, dans son esprit se profilait le second round. « ...parce que pas d’affection en public, pas de sexe » termina-t-elle avant de s’éloigner pour le fixer de son beau regard. « La sa…. » Commença à penser le vampire alors qu’elle s’éloignait de lui en emportant la couverture. Un grognement de pure frustration résonna dans la pièce. Elle ne pouvait pas lui faire ce coup là ! On allait se foutre de sa gueule si on le voyait mielleux en public. Et sa réputation, elle s’en foutait ou quoi ?

    « Rahhh tu peux pas faire ça ! Je sais ce que tu vas me répondre : oui tu peux le faire » fit Caleb en se laissant retomber sur le divan. Elle allait le tuer ! « Ok ! J’accepte de te tenir la main et un baiser pas plus.. C’est un bon compromis ? » Grimaça-t-il avant de lui tendre les mains. « Allez sois gentille, reviens » . Non mais quand même, le priver de sexe, et puis quoi encore ?! « Microbe.. C’est pas mon truc les papouilles en public, je vais avoir l’air de quoi ? Franchement, tu me vois tendre devant tout le monde ? Tu veux ma mort ? » Marmonna-t-il en soupirant. Ce n’est pas qu’il avait honte de sortir avec elle mais quand même.
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Saphyre V. Roosvelt

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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Dim 10 Mai - 7:43

    « Vires pas romantique ou je me suicide! », l’avertit le mexicain après avoir entendu le vampire citer son propre livre. Typiquement Caleb. Quand quelque chose devient trop sentimental, trop « romantique », il se retire. Cela fait trois siècles qu’ils passent leur temps l’un collé à l’autre comme du velcro – si on met de côté les longs voyages de Caleb à l’étranger – alors la brunette doit quand même le connaître à un certain extrême. Elle sait qu’il n’aime pas le romantisme, les mots doux, et que l’amour lui fait très peur. En fait, c’est plutôt l’attachement à quelqu’un qui hante Caleb, et Arielle le sait et elle l’a toujours su. Toutefois, elle ne pouvait retenir les sentiments qui l’envahissaient jour après jour, sentiments qu’elle n’a ressentie que pour Caleb et des sentiments qu’elle n’a pas ressentie depuis Mathys, cet humain qui est mort par sa propre faute lorsqu’elle n’était qu’une simple humaine sans défense, sans jugement et droit de parole. Non, jamais un homme ne l’a autant captivé que lui, qui a réussit à faire battre le cœur froid d’un être immortel. Accoudée contre le divan, le regard plongé dans celui de Caleb, sa main droite se passe délicatement sur la tempe de son compagnon alors qu’elle hoche négativement la tête, un sourire animant ses fines lèvres qui ont retrouvées cette petite touche de rosé. Du bout des doigts, elle longe le visage de celui qu’elle appellera dorénavant « mon petit ami » tout en pensant justement à la chose. Elle ne peut s’empêcher de penser « Lui… Celui qui m’a énervé pendant trois cent ans… Celui à qui j’ai voulu la mort pour être aussi arrogant, incroyablement vulgaire et détestable… Lui… C’est… mon petit ami ? », le sourire disparaît alors légèrement alors qu’elle repense à cette phrase dans sa tête. Caleb ?! Caleb et elle?! Le duo qui n’était pas du tout fait pour s’entendre? Le chaud et le froid? Le noir et le blanc?! Eux?... Elle n'a pas eu l'honneur de rencontrer les anciennes conquêtes de Caleb et juste le fait d'y penser lui fait bouillonner d'une jalousie folle. Mais maintenant, c'est elle qu'il a sous son emprise, c'est elle qui est a lui, c'est elle qu'il regarde avec un regard qu'il n'a jamais employé à une autre en sa présence. C’est ainsi qu’elle se remet à sourire, elle baisse les yeux, les fermant par la suite, et murmure « T’es vraiment crétin… » alors qu’elle se fait prendre possession de ses lèvres par celles de Caleb. Avec un baiser comme celui qu’il lui a offert, impossible de rester de marbre. Cela va causer un réel problème à l'avenir... Elle ne sera plus capable de le contredire, elle ne sera plus capable de l'insulter sans avoir ce maudit sourire amoureux aux lèvres. Sa crédibilité? Nulle voir même inexistante. Pourtant, cette pensée de l'empêche pas de sourire pour autant. Déposant sa main – normalement froide, mais au contact de la peau de Caleb, elle finit par se réchauffer – sur la joue de son compagnon, elle prolonge ce baiser en retournant chercher les lèvres à Caleb à toutes les fois qu’il cherche à s’en séparer afin de sortir une phrase d’entre ses lèvres. « Un crétin peut-être mais un crétin qui t’a fait crier de plaisir », lui réplique-t-il alors, venant lui embrasser le cou dévoilé.

    Roulant les yeux, devenant ivre de son contact une fois de plus, elle ne peut s’empêcher de penser à quelque chose qui risque très fortement de tourmenter le clan au complet : la bataille. Elle ne sait pas comment tout cela va se dérouler, elle n’a aucune idée comment cela va finir mais une chose est sure : elle ne peut pas le perdre. Lui, celui qu’elle tient dans ses bras, qu’elle serre avec une force révélatrice, malgré elle. Elle le serre comme si c’était la dernière fois qu’elle pouvait le serrer ainsi dans ses bras, elle le serre comme si c’était la dernière journée sur terre… Elle le serre comme si elle ne pouvait plus le revoir, plus sentir cette odeur exquise, plus sentir cette délicate sensation alors que ses mains lui traversent le corps. Le fait de penser d’être éloignée de Caleb à tout jamais ne fait que paniquer le vampire. Vivre l’éternité sans lui? Comment? Comment est-ce possible? Voyant toujours à long terme, l’éternité ne semblait pas assez pour passer son temps avec lui… Alors imaginez réduire « éternité » à « quelques mois » voir même « quelques jours ». Tout simplement inacceptable. Et même si cela peut avoir l’air incroyablement égoïste, elle ne veut pas que profiter de ce qui est probablement la dernière journée qu’il vont passer ensemble… Elle en veut des journées comme celles-ci, elle en veut à la tonne. Il est son oxygène, il est sa raison d’être à présent, il est son tout, son entier, il la complète. Maintenant sous lui, elle le regarde droit dans les yeux et se laisse emporter par la beauté de son regard. Malgré le fait que Caleb déteste parler de ses sentiments, elle peut clairement les lire tel un livre ouvert par son regard alors que son propre regard peut révéler la peur face au regard doux de Caleb. Passant ses bras autour du cou à son vampire, elle lui fait approcher son oreille à ses lèvres tout en serrant ses ongles contre le corps de son Caleb. C’est ensuite qu’elle se laisse emporter par la séduction et murmure à son oreille, comme réponse à ce qu’il lui a dit auparavant : « Crois-moi, il y avait de quoi à crier », façon très subtile de lui dire « Tu es incroyable au lit ». Qu’il lui a dit quelque chose d’incroyablement pas galant, Arielle ne peut pas plus s’en foutre. Elle sait comment il est et il sait comment elle est. Il a beau lui dire qu’elle ne peut pas être romantique avec lui, elle va toujours l’être peu importe ses restrictions. Parlant de restrictions, il débute sa phrase suivante, qui ne peut que rendre Arielle un tantinet énervée. « Qu’on soit bien clair ! Pas d’étalage de nos sentiments sur la place publique », plus sérieux. Fronçant légèrement les sourcils à ce propos, le vampire perdant doucement son sourire, elle écoute alors qu'il continue avec « Je tiens à ma réputation ! Sortir avec un microbe, ça le fait pas », ponctue alors le vampire d’un ton des plus taquins. Il ne faut pas oublier une chose chez Arielle : elle a un manque de confiance en soi très flagrant.

    Malgré les apparences, malgré le fait qu’elle faisait tout de son possible pour ne pas exploser de rire, Arielle luttait intérieurement contre sa propre personnalité. Est-ce qu’il disait vrai, du coup ? Est-ce qu’elle lui faisait honte ? Chassant cette pensée de sa tête, du moins pour l’instant, une autre merveilleuse idée vient lui titiller l’esprit. Un sourire mesquin aux lèvres, elle l’assoit avec une délicatesse à hors normes. C’est alors qu’elle embarque sur lui, une jambe sur chaque côté du corps de Caleb. Le contact de son vampire allait tout simplement lui faire oublier l’idée qu’elle avait au départ. Le fait de la coller contre lui… Juste ce petit acte, aussi simple qu’il puisse être, a tout simplement chamboulé les idées d’Arielle pour un court instant. Combattant intérieurement pour rester forte face à ces caresses, elle tenait à l'idée qu'elle venait d'avoir. Effleurant les lèvres de son compagnon des siennes, son cou, de ses doigts, bref l’allumant avec une délicatesse et une passion restreinte, elle approche ses lèvres à l’oreille de Caleb afin de lui murmurer, plus sensuellement que cela n’existe pas, un « Alors profitons-en… ». Sentant les mains de Caleb partir à l’aventure, elle ne sait plus trop si elle peut endurer cette torture. Autant que le mexicain désire un second round, la jeune Européenne le désire à un point ardent. Sa seconde phrase a été dite avec une touche de difficulté, il faut avouer, mais toujours cachée… «… parce que pas d’affection en public, pas de sexe », fit-elle avant de se lever et de s’éloigner de Caleb, un clin d'oeil animant le visage angélique d'Arielle. Eh bien… La partie la plus difficile a été faite… Enroulant le drap autour de sa poitrine, celui-ci tombe jusqu’au sol, créant un effet « robe de marié », avec le train qui la suivait alors qu’elle marchait du bout des pieds jusqu’à l’autre bout de la chambre, parallèle à Caleb. Tenant fermement le drap au niveau de sa poitrine, elle le regarde parler avec un sourire amusé aux lèvres. « Rahhh tu peux pas faire ça ! », elle hausse les sourcils et commence à répliquer un « Oui – » alors qu’il la coupe en continuant avec « Je sais ce que tu vas me répondre : oui tu peux le faire ». Le voyant se laisser tomber sur le divan, elle sent son souffle se briser. Clairement, elle est folle d’agir ainsi avec lui. Ce qu’elle a envie de lui sauter dessus et de… Enfin. Elle le regarde, se mordillant la lèvre inférieure l’air troublée. Maintenant, elle ne pense même plus à l’affection en public… Cette pensée est entièrement loin !

    « Ok ! J’accepte de te tenir la main et un baiser pas plus.. C’est un bon compromis ? », compromis ? Un compromis pourquoi ?... Arielle a complètement arrêter d’écouter, captivée par la beauté du corps du vampire qui se trouvait allonger devant elle. Le corps d'un dieu, certainement... Un corps qui a l'air d'avoir été sculpté minutieusement par les dieux de la beauté. Les mains tendus vers elle, il allait sérieusement l’anéantir. « Allez sois gentille, reviens ». Le regardant allongé, elle ne peut s’empêcher de penser à son avenir. Les enfants qu’elle n’aurait pas, les livres qu’elle aurait trop peur de publier, mais lui à ses côtés. Comment peut-elle penser à autre chose maintenant ? Comment exiger de lui qu’il soit plus affectueux alors qu’ils n’en sont pas encore arrivés à ce point-là. Ils n’ont même pas encore dit aux membres de leur clan qu’ils sont un couple alors pourquoi le montrer au monde entier avant leur propre clan ? Oh elle s’en fiche de montrer de l’affection en public, elle s’en fichait de tout maintenant. S’approchant rapidement de lui, elle lâche prise de sa « robe », celle-ci s'écroulant sur le plancher. « Merde, t’es tellement craquant, tu me rends folle », lui murmure-t-elle en s’approchant de lui pour enfin se placer par dessus Caleb. « Je m’en fiche de tout ça, sérieusement, maintenant je m’en fiche royalement. » lui dit-elle avant de coller ses lèvres contre celle de Caleb en un baiser des plus passionnés, des plus fiévreux. Déposant une main sur la joue du vampire, à présent il peut lui faire faire n’importe quoi. Lui dire n’importe quoi du moment qu’il soit dévêtu et sur son divan. Ça y est, elle est accro… Elle est entièrement accro à lui et elle n’a pas honte de le dire. Un deuxième round? Un deuxième round est alors ce qui prend possession des deux vampires allongés sur le divan blanc.

    [Désolé, l’est vraiment minable ce post! .. ]
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Dim 10 Mai - 22:32

    « Merde, t’es tellement craquant, tu me rends folle » lui murmura Arielle alors qu’elle le surplombait de toute sa beauté et de sa sensualité. La vampire, rien que par un sourire, tourmentait Caleb. Il n’avait jamais fait attention, toujours se moquant de tout et de tous mais depuis qu’ils s’étaient aimés, plus rien ne se révélait pareil. Ce fut comme si, elle avait ouvert une vanne qui n’attendait que ça et désormais tout un florilège de sensations et d’émotions déferlait en lui. Dévastant tout sur son passage. « Je m’en fiche de tout ça, sérieusement, maintenant je m’en fiche royalement. » Poursuivit-elle avant d’apposer ses lèvres sur les siennes, conquérante, passionnée. Caleb lâcha un râle de plaisir contre elle. Plus jamais, il ne pourrait se passer des attentions de la jeune femme. Elle était dans son esprit, dans sa peau et malheureusement dans son cœur. Toutefois, elle avait raison : plus rien ne comptait. Il se foutait de la guerre pour l’heure, des dangers, des erreurs, de tout. Arielle représentait son univers. Le vampire se sentit fondre sous la caresse étonnement douce de sa compagne. Il devait se reprendre, ne pas succomber, garder la tête froide mais comment faire quand l’objet de vos fantasmes, de vos rêves inavoués vous entrainait une nouvelle fois dans les limbes de la passion ? N’y tenant plus, il l’attrapa par les hanches, la maintenant à son contact alors qu’il se redressait en position assise. Il voulait l’aimer encore et encore, tout en sachant que ce désir ne trouvait sassiété. Elle était comme une drogue dont on ne guérit pas. Arielle nourrissait enfin l’humain en lui, celui qu’il avait trop longtemps négligeait et qui se remémorait à son bon souvenir. « Arielle. » gémit-il dans un soupire alors qu’il repartait à la conquête de cette femme qu’il découvrait sous un nouvel angle. Caleb n’avait jamais ressenti ce besoin de posséder un être depuis des siècles. Il avait éprouvé du désir envers la jeune Mayra notamment mais rien d’aussi dévastateur qu’à cet instant. Une nécessité presque animale qui le faisait trembler. La symbiose parfaite de l’homme et du vampire.

    N’y tenant plus, il se laissa aller, ne réfléchissant à aucune chose, si ce n’est de trouver le meilleur moyen de la faire crier, comme précédemment dit. Tour à tour tendre puis bestial, doux puis fougueux, Caleb plongeait au cœur même de la volupté, son regard cherchant celui d’Arielle, ne la laissant plus s’en échapper. Il avait ce besoin de la voir, de la toucher, de la gouter. Le vampire désirait la touchait en son fort intérieur, percer son cœur, posséder son corps et protéger son âme si fragile et si forte à la fois. Il expérimentait une nouvelle dimension de l’amour au côté de celle qu’il nommait affectueusement microbe. Un amour plus doux sans pour autant être faible. Il le sentait dans toutes les fibres de son être. Elle était sienne et plus jamais il ne la laisserait partir. Il en mourrait. Cette constatation l’effraya mais plongé au cœur même de la féminité d’Arielle, Caleb l’oublia. Sa tête lui tournait, son cœur mort lui donnait l’impression de battre la chamade. Ses gémissements lui parvenaient tel qu’ils étaient : la plus belle des mélodies. Ce sentiment de possession le reprit davantage quand enfin, ils s’allongèrent une nouvelle fois en travers du divan, reposant dans les bras l’un de l’autre. Le vampire la serra doucement dans ses bras, se souvenant du tourment qu’il avait perçu au fond de son regard. La guerre imminente perturbait Arielle. Peut-être depuis un long moment mais perdue dans son égoïsme, il ne le percevait que maintenant. Que devait-il faire ? Caleb était repu à cet exercice. Mourir au combat serait pour lui, le plus grand des honneurs mais elle ? Il savait que ce serait son premier conflit, son premier champ de bataille. La peur de la perdre le fit frissonner. En règle générale, il n’appréhendait jamais un combat, il l’espérait même. Seulement la donne changeait. Avec cette femme.

    « Arielle.. Je te protégerais ! Je t’en fais le serment, cette guerre ne nous séparera pas. Bordel, pourquoi faut-il que je me sente obligé de jouer les foutus amoureux dégoulinant de bons sentiments mais je ne sais pas quoi dire. Je crèverais pour toi. » Lança-t-il, plein de fougue. Renversant la jeune femme, pour l’allonger sur le dos, il l’observa longuement, dessinant les contours de son visage, du bout des doigts. « J’ai longtemps vécut dans l’attente d’un tel conflit, de ressentir une nouvelle fois l’odeur du sang, d’éprouver l’excitation du combat. Je sais ce qui nous attend. Je ne laisserais personne te faire du mal. Si quelqu’un doit te tuer, ça sera moi car tu m’auras tellement tapé sur le système » poursuivit-il avec humour. Tendrement, il effleura ses lèvres de son pouce, gravant chacun de ses regards dans sa mémoire. Il désirait tant lui communiquer sa force mais celle-ci vacillait sous ses yeux de velours. Caleb expérimentait la peur de perdre une personne. Une chose qu’il n’avait ressentie depuis des siècles, depuis Näina. « Je ne veux pas te perdre, j’en crèverai ! Tu m’es aussi indispensable que la guerre a pu l’être. Qu’est-ce que tu m’as fait petite sorcière » murmura-t-il, rêveur. Un doux sourire effleurait ses lèvres. Un sourire que très peu d’amantes avaient vu, voir aucune. Ce n’était plus le vampire aigri qui s’exprimait, ni l’être exécrable mais bel et bien l’humain. Une facette qu’il n’était pas habitué à montrer. « Personne ne te touchera ! »

    Ce serment fut prononcé sur un ton dur, tranchant et sans appel. Gare à celui qui oserait s’attaquer à Arielle. Le guerrier sans scrupule qui attendait son heure se réveillait peu à peu. Un éclair de sauvagerie brilla un cours instant au fond de ses prunelles. Pour sa compagne, Caleb soulèverait des montagnes, traverserait des déserts. Il tuerait sans hésiter. « Encore un peu et je te demanderai en mariage tiens » s’amusa-t-il, dans un parfait changement de sujet. « Madame microbe Raichan.. Au secours » fit-il avant d’éclater de rire, aussi brusquement qu’il avait changé d’attitude.
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Mar 12 Mai - 1:28

    « Je m’en fiche de tout ça, sérieusement, maintenant je m’en fiche royalement. », lui dit le vampire alors qu’elle ne se gêne pas de le couvrir de baiser, débutant de ses lèvres et allant à la conquête de son cou, son torse, pour enfin revenir au point initial. C’est drôle comment, il y a à peine deux heures, elle avait envie d’avoir sa tête sur un plateau et maintenant, tout ce qu’elle a envie c’est de l’embrasser, de l’aimer, de lui montrer à quel point elle l’aime, de lui prouver. Leur relation ne sera plus jamais comme elle l’a été il y a trois cent ans, elle sera plus douce, certes, plus fusionnelle, la complicité entre eux sera beaucoup plus forte mais il y a quelque chose qui ne changera jamais entre Arielle et Caleb, alias Microbe et Boubou, le fait que malgré qu’ils puisses s’aimer, il va toujours y avoir un bombe qui va éclater, une dispute qui ne fait qu’attendre de se prononcer. Mais ça, cette pensée, Arielle n’y pense plus. La guerre est enterrée loin dans sa mémoire à ce moment précis. La peur, si ce n’est pas la peur de ne plus sentir le contact de la peau du vampire contre la sienne, n’est qu’un sentiment lointain, oublié par la passion ardente qui bouillonne Arielle au point de complètement se laisser guider par ses instincts, se laisser guider par ses sentiments qui la possède corps et âme. Elle ne veut plus se retenir, elle refuse de se retenir et de montrer qu’elle n’a pas envie de lui comme elle a toujours eu. Le fait de cacher cette envie est acte du passé. C’est incroyable comment Caleb lui fait de l’effet, elle a de la difficulté à cerner à quel point qu’elle ne cesserait jamais d’avoir envie de lui, encore plus étrange le fait de le voir enragé ne fait que titiller son envie. Sentant les mains de Caleb se déposer sur ses hanches, elle se voit maintenue en position stable alors qu’il s’assoit. Une jambe de chaque côté du corps de Caleb, Arielle ne fait que continuer ses baisers, ses caresses comme si le mouvement ne s’est jamais produit, continuant ce qui n’est rien d’autre qu’une preuve d’une envie trop brûlante. Elle en est accro, elle en est dingue… Elle ne pense qu’à lui, à présent, l’acteur principal de ses rêves, de ses fantasmes. Celui pour qui, à présent, elle ferait tout ne serais-ce que pour voir un sourire se dessiner à ses traits irrésistibles. « Arielle », entend-t-elle… Un gémissement soupiré de la part de son compagnon, un son qu’Arielle ne peut se fatigué de ci tôt. Ce qu’elle ressent envers Caleb, jamais est-ce qu’elle ne l’a ressentie auparavant. Même avec ses anciens amants, même avec Mathys, Arielle n’a jamais ressentie cette envie qui contrôle ses moindre gestes, cette envie qui se montre encore plus imposante, cette envie incontrôlable de lui, de l’aimer à tout jamais. Frôlant ses lèvres à celle de Caleb, elle murmure en un gémissement des plus doux, son prénom « Caleb », prénom qu’elle peut crier, murmurer, répéter sans cesse.

    Plus jamais est-ce qu’elle ne peut tenir à ne pas l’avoir dans ses bras, dans cette situation qui lui procure non seulement le plus grand bien charnel mais également un plus grand bien émotionnel parce qu’il la tient, elle sent ses bras autour de son corps, ses mains se promener, son envie augmenter. Les mains aventurières d’Arielle parcours le corps de son compagnon alors qu’elle s’abandonne entièrement à l’amour, à la passion, au vice. Vice qui ne saura que les posséder jour et nuit, vice dont Arielle ne peut vivre sans, plus jamais à présent. Le but personnel de Caleb ayant porté fruit, elle ne peut se retenir de ne pas crier non seulement son prénom mais son bien. Elle s’y abandonne sans regret, elle ne veut plus qu’être à lui, pour lui. Entremêlant ses doigts dans les cheveux longs de son Mexicain, elle ouvre les yeux et plonge son regard dans le sien. Comme hypnotisée par ses yeux, par son regard. Collant délicatement son front contre celui de son compagnon, elle lui mordille la lèvre tout en le fixant avec intensité dans les yeux, se laissant complètement aller dans le contraste de ses caresses. Elle a besoin de le toucher, de ne pas échapper chaque parcelle de son corps. Enfonçant ses ongles dans la peau de Caleb, il ne peut sentir la douleur qu’une sensation plus ardente de la sensualité et de la passion qu’elle ne peut garder cachée. Plus rien qu’il va faire ne va la repousser à présent, plus rien de lui ne peut l’éloigner, elle est à lui et ce, peu importe quelle erreur qu’il puisse commettre, peu importe quelle connerie il va dire, Arielle est et sera à tout jamais à Caleb. Elle ressent comme si son cœur se met à battre après toutes ces années de silence, comme si son cœur glacé est réchauffé par sa présence. Elle ressent comme si sa propre vie ne vaut pas la peine d’être vécue sans cet être dans ses bras. Comme si elle pourrait tout sacrifier pour lui, comme si elle ne vit que pour lui… Alors c’est ça l’amour? C’est ainsi que cela se défini ? C’est grâce à lui qu’elle apprend à connaître une toute nouvelle facette de l’amour, une facette qu’elle n’a jamais eu l’honneur de rencontrer avec ses autres amants. Caleb lui fait ouvrir les yeux à un amour doux, affectueux, sincère. Un amour qui n’est que dans les livres ou dans les films, un amour dont peu de gens ont la chance d’avoir dans leur existence. C’est après avoir toucher le summum du plaisir que les deux vampires se laissent tomber sur le divan blanc, l’un dans les bras de l’autre. Et c’est là qu’Arielle ressent encore ce sentiment qui lui donne une envie de vomir… Le sentiment de la peur.

    « Arielle.. Je te protégerais ! Je t’en fais le serment, cette guerre ne nous séparera pas. Bordel, pourquoi faut-il que je me sente obligé de jouer les foutus amoureux dégoulinant de bons sentiments mais je ne sais pas quoi dire. Je crèverais pour toi. », dit Caleb comme s’il avait lu dans les pensées d’Arielle. Oui, la guerre lui fait peur, et pour être honnête ; elle n’a pas envie que la guerre se déroule tout simplement parce qu’elle n’a pas envie de perdre Caleb dans les bras de la mort. Se retrouvant sur le dos, elle le regarde, le regard suppliant. Peut-être qu’elle ne le dit pas mais elle n’a pas envie qu’il participe à cette guerre. Hélas, le clan en entier sera sur le champ de bataille, prêt à défendre. Fermant les yeux au contact de Caleb jusqu’à l’instant où il se remet à parler. Ouvrant les yeux, la tête légèrement tournée vers les doigts du Mexicain, elle écoute sa phrase suivante avec une attention particulière. « J’ai longtemps vécut dans l’attente d’un tel conflit, de ressentir une nouvelle fois l’odeur du sang, d’éprouver l’excitation du combat. Je sais ce qui nous attend. Je ne laisserais personne te faire du mal. Si quelqu’un doit te tuer, ce sera moi car tu m’auras tellement tapé sur le système », ponctue-t-il avec une touche d’humour. Libérant un léger rire, malgré l’inquiétude qui dessine ses traits, elle réussit à répliquer « Si je ne t’aurais pas arracher la tête avant », suivit d’un clin d’œil. Déposant un baiser sur le pouce à Caleb, pouce qui s’est arrêté sur ses lèvres, elle lève les yeux vers lui et le contemple en silence. Peut-être que ce serait la dernière fois qu’elle pourrait le contempler, le regarder, le toucher… Elle dépose une main sur la nuque de Caleb et lui approche le visage au sien afin de prendre possession de ses lèvres en un baiser significatif : elle ne veut pas le perdre. Elle ne peut pas le perdre ! C’est impossible. « Je ne veux pas te perdre, j’en crèverai ! Tu m’es aussi indispensable que la guerre a pu l’être. Qu’est-ce que tu m’as fait petite sorcière », questionne-t-il en souriant. Ce sourire.. À faire fondre n’importe qui, surtout elle. Elle voit ressortir l’humain du vampire, une facette de Caleb qu’elle n’a pas encore eu la chance de voir. Ne pouvant s’empêcher, elle l’embrasse d’un baiser tellement doux que cela ne peut venir d’Arielle. « Je sais que je suis entre de bonnes mains… Tu sais, te perdre serait comme… me tuer. J’ai juste peur de revenir ici sans toi… », dit-elle avant de pousser un soupire. « Personne ne te touchera », lui dit-il avec assurance. Avec lui, elle sait qu’elle n’a pas à s’inquiéter… L’inquiétude qui la ronge est celle de le perdre.

    Suite à cette petite conversation très sérieuse, elle l’entend prononcer les paroles qu’elle a toujours cru impossible de sortir d’entre les lèvres de Caleb. Caleb ?! Demander en mariage une femme ?! Celui qui a peur d’être l’esclave de quelqu’un demande une union aussi forte ? « Encore un peu et je te demanderai en mariage tiens », lui dit-il d’un ton amusé. Libérant un rire, Arielle ne peut s’empêcher de prononcer « Et puis quoi encore ?! », entre deux rires. Elle se redresse, le gardant sur elle tout en s’accoudant sur le divan. « Madame microbe Raichan… Au secours ». C’est alors qu’elle s’est mise à rire de son tour, mêlant son rire à celui de Caleb. Arielle Camille Raichan ! Ça promet. « Je te met au défi, tiens ! » Dit-elle, après avoir rit. Le regard plongé dans celui de Caleb, elle se mordille la lèvre inférieure, amusée par ce petit jeu. « Je sais que vous n'avez pas les couilles pour me demander en mariage, monsieur Raichan ! » s’amuse-t-elle à dire. Elle rit après sa propre phrase, son rire enfantin. Elle sait pertinemment que Caleb ne va pas se mettre sur un genou et lui demander en mariage. On parle ici de Caleb R. Raichan, l’homme qui ne veut pas se commettre, le vampire qui veut sa liberté ! Non.. Arielle est certaine qu’il ne sera jamais capable de lui demander en mariage. Levant les yeux vers lui, le regard à présent défiant, elle ne peut s’empêcher de sourire, un sourire malicieux, amusé, défiant. Est-ce que l’orgueil de Caleb va être mis en jeu ici ?
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Mar 12 Mai - 20:03

    La peur, une vieille maîtresse qui l’accompagnait depuis des décennies sur les champs de bataille. Un instant propice à l’adrénaline qui décuple vos forces et vous rend dangereux. Caleb l’avait expérimenté sous bien des façons. Une première fois avec sa sœur, puis avec sa créatrice et enfin avec Arielle. Les femmes qu’il côtoyait, semblaient être un catalyseur de frayeur. Il ressentait une certaine peur latente avant chaque combat mais cela relevait plus du trac qu’autre chose. Or, alors qu’Arielle se serrait contre lui, le vampire se prit à trembler. Jamais un tel émoi ne l’avait habité depuis lors. La mort. Tout être devait mourir un jour, c’était dans l’ordre des choses. Même un vampire, être immortel par excellence pouvait succomber entre ses bras. Il existait beaucoup de croyances autour de cet être, dans sa culture mais aujourd’hui, il ne restait plus rien. La mort le menaçait, le narguait au plus haut point en lui faisant comprendre que la femme qu’il tenait dans ses bras, qu’il aimait, pouvait disparaitre incessamment sous peu. « Je sais que je suis entre de bonnes mains… Tu sais, te perdre serait comme… me tuer. J’ai juste peur de revenir ici sans toi… » Soupira Arielle. D’un geste tendre, il lui effleura l’épaule avant que ses doigts ne se perdent dans sa chevelure. « Je serais là. Et nous rentrerons ensemble, et cela même si l’issue de la guerre joue en notre défaveur. C’est la promesse d’un homme qui refuse de mourir, la promesse d’un guerrier, et la promesse d’un amant, Arielle. » Murmura-t-il en retour. Caleb avait faillit prononcer, la promesse d’un homme amoureux mais les mots ne voulaient toujours pas sortir de sa gorge. Comme s’il existait une barrière invisible, l’empêchant de dire ses mots. Des mots que le vampire n’avait plus prononcés depuis sa mort. Näina. Sa sœur aurait adoré Arielle. Elles se ressemblaient beaucoup pas tant d’un point de vue physique mais davantage sur un plan psychologique. En attendant, il ne put s’empêcher de prononcer quatre mots « Personne ne te touchera » . Il se faisait le serment à lui-même. Son microbe conserverait sa vie, même s’il devait renier son propre serment. Caleb donnerait son immortalité s’il possédait l’assurance qu’elle vivrait après cela. Cependant, il était trop égoïste pour lui souhaiter d’être heureuse après sa mort.

    Combien d’amants demandaient à leur moitié de vivre après leur mort, de retomber amoureuse ? Le vampire non. Certes, la savoir malheureuse le chagrinait mais dans sa jalousie, savoir qu’un autre homme la toucherait, entendrait sa mélopée de gémissements de plaisirs, verrait l’étincelle de jouissance au fond de son regard ou même sa douceur, voir sa colère… Non, il en était tout bonnement incapable. Arielle lui appartenait, comme il lui appartenait. Etrange comme en l’espace de quelques heures, sa vision des choses avaient évolué. Il ressentait toujours cette profonde répulsion face à l’engagement, d’appartenir à un être autre que lui-même mais une force inconnue en lui, le poussait à vouloir davantage dans cette relation. Arielle lui était devenue au fil des ans, aussi indispensable que le conflit, que le sang pour sa survie. Elle était un tout. En un sens, elle le rendait meilleur. Non foutaise. Le vampire ne changerait pas d’un iota pour elle. L’amour accomplit des miracles mais pas celui-là. Votre personnalité s’adapte mais elle ne change en rien. Avec humour, il blagua sur le fait qu’il ne manquerait plus qu’il l’épouse. « Encore un peu et je te demanderai en mariage tiens », lui dit-il d’un ton amusé. Libérant un rire, Arielle ne put s’empêcher de rétorquer « « Et puis quoi encore ?! » . Redressée sur un coude, elle l’observa et Caleb ne put s’empêcher d’en remettre une louche, tant cette histoire de mariage, le divertissait au plus haut point. Un sujet débile parmi tant d’autres qui leur permettait de penser à autre chose qu’à la guerre qui approchait à grands pas. « Madame microbe Raichan… Au secours » . C’est alors qu’elle s’est mise à rire de son tour, mêlant son rire à celui de Caleb. Arielle Camille Raichan ! Ça promet. « Je te met au défi, tiens ! » Dit-elle, après avoir rit. Le regard plongé dans celui de Caleb, elle se mordille la lèvre inférieure, amusée par ce petit jeu. « Je sais que vous n'avez pas les couilles pour me demander en mariage, monsieur Raichan ! » s’amuse-t-elle à dire.

    La conversation prenait une tournure irréaliste du point de vue de Caleb. Comment diable étaient-ils venus à se lancer pareil défi ? Un homme sensé aurait pris la poudre d’escampette pour fuir le plus loin possible. L’attachement ultime : le mariage. Rien que ce mot faisait d’ordinaire trembler Caleb. Les liens du mariage, une éternité jumelée avec un autre être. Une vie entière d’esclavagisme volontaire. Seul un maso pouvait se marier. Il fallait être complètement fou pour, volontairement, renoncer à sa liberté. Le vampire sonda de son air le plus ténébreux, sa compagne. Comment osait-elle dire qu’il n’avait pas de couille ? Jamais, il ne renonçait par peur ou lâcheté.. Excepté quand il voulait éviter une certaine humaine, histoire de soit : ne pas finir par la violer, ou par la sucer –on parle de sucer le sang hein. « Comment ça je n’ai pas les couilles ? » fit-il en se redressant, les bras croisé dans toute sa splendeur. Nu, le torse bombé par la fierté qui dégoulinait de ses traits, il la toisa froidement. Envolé la blague sur le mariage. Elle avait osé s’attaquer à sa virilité. Dans ces cas là, il ne faut pas vraiment se questionner sur la stabilité mentale de cet être. Caleb étant Caleb. Son orgueil ayant souffert sous la boutade d’Arielle, il la contempla avec animosité. « Je te signale que mes couilles comme tu dis si bien, t’ont fait jouir comme jamais ! Alors épargne-moi tes doutes concernant mon courage, ma virilité ou je ne sais quoi ! » Poursuivit-il. Son discours n’avait ni queue ni tête. L’enjeu même de leur conversation, à savoir le mariage, passa en second plan. « Rien que pour te faire chier, je vais t’épouser et tu n’as bien sûr pas l’ombre d’un choix ! Considère-toi comme madame Raichan. Rhabille-toi, on va trouver le premier prêtre qui passe et je vais te montrer si j’ai les couilles ou pas ! » Termina-t-il.

    Avant qu’elle n’eut le temps de réagir, il quitta sa chambre, toujours aussi nu pour rejoindre la sienne. Fort heureusement, il ne croisa personne dans le couloir. De toute de manière, il n’était pas le moins du monde prude. Caleb se changea rapidement, attrapant un pantalon noir, et une chemise blanche. Il allait lui montrer qu’il avait des couilles. Enervé et l’orgueil mis à mal, il se présenta une nouvelle fois dans la chambre d’Arielle. « Dépêche-toi, je veux régler le problème le plus vite possible » râla-t-il avec humeur. Vous avez remarqué à quel point sa demande en mariage est romantique ? Décidément le couple ne faisait vraiment rien comme tout le monde.
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Saphyre V. Roosvelt

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● Âge Du Perso: 26 ans, dont une seule et pauvre année de vampirisme.
● Citation: « Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible, Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi » » - C. Beaudelaire
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Jeu 14 Mai - 23:44

    « Encore un peu et je te demanderai en mariage tiens », dit-il sur un ton humoristique. Le mariage… Ça lui fait revivre de mauvais souvenirs. Souvenirs qu’elle croyait avoir entièrement anéantit avec sa transformation et avec les quatre cent ans de son existence. Malheureusement, elle revoit son mariage comme les scènes d’un film, un film qui semble être trop lointain, qui semble être tellement fictionnel pour être quelque chose de vrai, quelque chose de vécu. Suite au meurtre de Mathys, Arielle s’est suicidé, le jour de son mariage. En fait, elle croyait s’être enlevé la vie. Vous savez cette sensation de vouloir à tout prix quitter le monde dans lequel vous êtes et que finalement, vous ouvrez les yeux face à une tentation de suicide ratée… La sensation de « Mais qu’est-ce que je fous là, encore? » alors que ses yeux se sont ouvert à une Vilde, une Pernille et un Aron entièrement calme face à sa peine, sa douleur, sa faim et ce sentiment de brûlure au niveau de sa gorge, cette faim qui possédait son ventre alors qu’il hurlait famine… Mais pas famine d’un bon plat de poulet tout chaud… Famine d’un liquide, étant le seul qui pouvait apaiser cette brûlure dans sa gorge. Le jour de sa transformation marqua Arielle comme une empreinte dans son cœur glacé. Elle ne s’est jamais sentie autant mal, elle ne s’est jamais sentie autant coupable que le jour de son mariage. Ces images d’elle sur la colline, en robe de mariée, le visage de Mathys, sa robe de mariée ensanglantée, toutes ces images traversent son esprit tourmenté comme un film qui va d’une vitesse lumière pour enfin s’arrêter, les idées chassées de ses pensées avec une vitesse accrue. « Et puis quoi encore?! » rétorque Arielle à cette idée, entre deux rires. Il voulait quoi avec ça? Des enfants et une maison sur le bord de la mer? Le mariage est fait pour deux personnes qui s’aiment… Oui Arielle et Caleb s’aiment, ils sont un couple ! Mais avant de faire le grand pas du mariage, qu’ils commencent peut-être par se dire qu’ils s’aiment? Les mots pourtant si simples à prononcer mais qui refusent de sortir d’entre les lèvres d’Arielle, comme si une barrière bloque le chemin. Elle sait qu’elle aime Caleb, elle l’aime plus que tout… Mais les mots refusent de sortir. Mais parfois, nous n’avions besoin que le temps et le bon moment. « Madame microbe Raichan… Au secours », plaisante-t-il. En retour, Arielle rit d’un rire des plus sarcastiques. Quoique c’est vrai, ça fait bizarre… Arielle Camille Raichan… C’est quelque chose auquel elle ne s’habituera jamais et de toute façon, elle n’aura jamais à s’y habituer puisqu’ils ne se marieront jamais. Toutefois, Arielle veut pousser les limites du jeu et les limites de Caleb. Elle sait qu’il ne sera jamais capable de l’épouser réellement, mais elle veut savoir jusqu’où le jeu peut aller. De toute façon, elle n’est pas prête à se marier… Pas depuis sa transformation. Un regard des plus défiant accompagné de son sourire des plus malins, elle réplique « Je te met au défi, tiens ! », par la suite, elle se mordille la lèvre inférieure, passe une main dans ses cheveux de jais et fini par répliquer de manière nonchalante « Je sais que vous n’avez pas les couilles pour me demander en mariage, monsieur Raichan ! », ce qu’elle adore le voir devenir rouge, bouillonnant de furie.

    Le pire dans toute cette situation est que : Arielle ne faisait que blaguer. Elle ne désirait pas le marier ! Enfin, si peut-être un jour dans le futur, ils ont l’éternité pour faire un tel acte d’union, un acte sérieux, un acte irrévocable. Mais maintenant ?! Maintenant alors qu’ils forment un couple depuis à peine deux heures ?! C’est trop rapide. Bien trop irréaliste aux yeux d’Arielle comme aux yeux de Caleb. Le fait de s’unir infiniment avec quelqu’un, le fait de n’aimer que lui, le fait de ne voir que lui, jour et nuit… Est-ce que Caleb peut endurer une telle torture ? Car il faut le voir en face : Caleb n’est pas quelqu’un qui peut facilement s’adapter à une telle chose. Arielle le sait, le fait de s’unir, encore moins de s’unir éternellement avec quelqu’un, doit sincèrement être entrain de le terroriser. De son regard encore plus défiant qu’avant, elle retient son regard ténébreux. Elle vient de le coincer. Contente de ce qu’elle venait de faire, elle ne peut que s’empêcher de penser à quel point il est séduisant avec ce regard. Si ce n’est que d’elle, le troisième tour ne tardera pas. Toutefois, Caleb a un autre plan en vue pour le reste de leur soirée. « Comment ça je n’ai pas de couilles ? ». Continuant le jeu, Arielle se laisse tomber sur le dos, allongée à présent sous Caleb redressé, les bras croisés et le torse bombé de fierté. De façon nonchalante encore une fois, elle réplique « Bah… C’est simple ?! T’as pas les couilles pour me demander en mariage. » Elle attaque encore la virilité du Mexicas alors que couchée sous lui, elle regarde voir même admire ses traits alors qu’il risque d’exploser de colère à tout moment. Chose qu’Arielle trouverait très, très drôle. « Je te signale que mes couilles comme tu dis si bien, t’ont fait jouir comme jamais ! Alors épargne-moi tes doutes concernant mon courage, ma virilité ou je ne sais quoi ! » Quelle façon galante de parler d’un acte charnel. Arielle dépose une main devant sa bouche et rit de son rire enfantin. Alors là, Caleb et la galanterie, ça fait deux. Elle hoche positivement la tête, croyant que la blague est terminée mais ce que Caleb dit par la suite ne fait que taire Arielle. « Rien que pour te faire chier, je vais t’épouser et tu n’as bien sûr pas l’ombre d’un choix ! Considère-toi comme madame Raichan. Rhabille-toi, on va trouver le premier prêtre qui passe et je te montrer si j’ai les couilles ou pas ! ». Et, avant même qu’elle prononce un mot, il est sortit de sa chambre. « Non… Il blague. » pense-t-elle alors. « Ou peut-être pas ?!... Il ne peut pas être aussi cinglé que ça, franchement. » Dit-elle en riant légèrement. Soudain, son rire s’arrête nettement et elle ferme les yeux par la suite « Oui il est assez cinglé pour faire quelque chose comme ça. », dit-elle en un murmure. Se redressant, elle passe ses deux mains sur son visage, ne pouvant s’empêcher de maudire le mexicain qui est entrain de s’habiller dans sa chambre. Se redressant, toujours les sacres glissant d’entre ses lèvres, maudissant les dieux du ciel de lui avoir fait penser à cette idée de mariage. Non mais il a commencé avec ça, hein ! Il a parler d’épouser, pas elle. Elle, elle en est terrifiée.

    Fouillant dans son garde-robe, elle tente de prendre quelque chose de décent, de blanc, de joli… Elle n’a rien. Enfin, elle pense qu’elle n’a rien jusqu’à ce qu’elle met la main sur une jolie robe en soie de couleur blanche. Elle ressemble étrangement à sa robe que Caleb à si cruellement déchiré – mais on s’entend que c’était pour de très bonnes raisons, non?? – elle la glisse sur son corps. Se mordillant la lèvre inférieure, elle se place devant un miroir dans sa chambre et se regarde… Étrange. Elle avait l’habitude de mettre une telle robe pour sortir… Rester dans le manoir. Maintenant elle la porte pour se marier. Lissant les plis de la robe alors qu’elle se regarde devant le miroir, elle ne peut s’empêcher de soupirer et de repenser à Mathys. « Putain, Mathys, tu vas finir par me rendre dingue. Fous moi la paix, à la fin… », grogne-t-elle en tant que ponctuation à son ordre pour son défunt amant. La robe mettait en valeur les courbes de mademoiselle Deschanels, bientôt Raichan. Au niveau de sa poitrine, la robe fait un col V très délicat, remontant aux bretelles fines. La robe n’est pas longue, elle n’est pas courte, elle lui arrive en haut de ses genoux, montrant ses fines jambes pâlies, aussi pâle que la mort elle-même. Levant les yeux vers ses cheveux, elle fronce les sourcils.. Ne voyant rien à faire avec ces boucles.. Elle passe ses mains dans ses cheveux, les ébouriffant un peu afin de leur donner un peu de volume… Finalement, elle se met à rire à son état… Elle croit sincèrement qu’elle s’en fait pour rien. « De toute façon, on ne se mariera même pas ! », s’assure-t-elle. « C’est ridicule comme histoire! » dit-elle tout en couvrant son visage de ses mains tout en riant. C’est ensuite que Caleb entre dans sa chambre, encore en colère contre le fait qu’elle a parlé de sa virilité. « Dépêche-toi, je veux régler le problème le plus vite possible ». « Problème » ! Comme si le mariage insinue automatiquement un problème ! Arielle, dont les mains ne masquent plus son visage, le regarde, finalement voyant qu’il est sérieux. La vampire à l’allure angélique rit nerveusement avant de commencer à prononcer « Tu sais on… » mais le fait qu’il la prenne par la main aussi rapidement, l’emmenant à l’extérieur de la chambre lui coupe la parole sec. Personne dans le manoir ne les interroge alors qu’ils descendent les escaliers rapidement. Ils franchirent la porte du manoir d’une rapidité qu’Arielle ne croyait pas possible. Alors il est sérieux ?! Avant même qu’elle n’ait le temps de dire quoi que ce soit, ils sont rapidement dans la forêt, en plein cœur de cette forêt qui ferait frissonner n’importe quel mortel. Les sourcils froncés, elle regarde Caleb, voyant aucun signe d’humour dans les traits de son vampire. « Est-ce qu’il fait sérieusement ça pour son orgueil ?!! » Alors qu’elle tente, misérablement, de se détacher de l’emprise de Caleb, elle réalise qu’il la lâche avant même qu’elle réussit la manœuvre, le Mexicain s’étant arrêté devant une chapelle. « Une chapelle?! » lui dit l’européenne, visiblement la colère coloriant sa voix d’un noir intense. Le fusillant du regard, elle ne peut s’empêcher de grogner après son compagnon. « Est-ce que tu sais ce que t’es entrain de faire ?! En plus, on a pas de bagues, pas d’invités, tu fais ça sur un coup d’orgueil ! » dit-elle avant de croiser les bras sous sa poitrine, se mettant dos à lui. Prenant un air faussement hautain, elle le regarde du coin de l’œil en murmurant « Et en plus, je n’ai même pas de bouquet de fleurs, pfffh. » Finalement, elle se tourne vers lui puis soupire, décroise les bras et s’avance pour enfin prendre ses mains. Un sourire aux lèvres, elle rit légèrement… « La blague est finie Caleb… allez… C’est beau, on ris.. HAHA… La blague a assez durer… » Avant que Caleb ne répond à ses propos, un prêtre sort de la chapelle, un sourire aux lèvres. Arielle ne peut s’empêcher de sentir l’odeur exquise du vieil homme. « Merde… » murmure-t-elle alors qu’elle se tourne face à ce prêtre qui a l’air si sympathique. « Je peux vous aider avec quelque chose, mes enfants ? ». Si il peut les aider ? CIEL, non ! Elle lui sourit si gentiment avant de prononcer un « Non, mon père on.. » mais se fait brutalement couper la parole par Caleb alors qu’il, parlant plus fort qu’Arielle, approuve qu’ils ont besoin d’aide. « J’vais le castrer », siffle-t-elle à voix basse alors qu’elle baisse les yeux. Et puis quoi encore ?! Il faut vraiment être cinglé.
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Ven 15 Mai - 17:33

    Caleb regarda son armoire d’un air de dire : bouge et je te fracasse la gueule. Dans sa rage, il ne distinguait plus rien que son ultime but : claquer le bec de cette sorcière. « Pas les couilles, qu’elle me dit ! Elle va voir ce qu’elle va voir.. » marmonna-t-il en farfouillant dans son armoire. Très vite, il dénicha un pantalon noir, une chemise blanche et un boxer de la même couleur que son pantalon. Un problème se posa : il ne pouvait décemment pas se présenter pieds nus devant un prêtre. Foutue invention que de porter des chaussures. Caleb n’appréciait pas le contact d’une chaussette et encore moins celui d’une chaussure. Un reliquat de sa vie humaine. A cette époque, il ne connaissait pas vraiment les chaussures. Tant pis, il ferait un effort. De tout de manière, c’était l’histoire d’une petite heure pas plus. Il ne s’était jamais marié mais le peu qu’il savait, lui suffisait amplement. Un prêtre, on dit oui et basta. Même pour lui, c’était dans ses cordes. Sans nullement penser à la dimension symbolique d’un tel geste, le vampire s’habilla. Loin de lui, l’idée même qu’il s’engageait dans le cas d’Arielle pour l’éternité. Loin de lui aussi sa propre promesse de ne jamais appartenir à une autre personne que lui. Sa hantise : être à la solde d’une personne, retomber dans le cercle vicieux de la soumission. Sa fierté ne le supporterait pas, pas une deuxième fois. Dans un certain sens, il était avilissant de comparer sa relation avec Arielle et celle qu’il eut avec Oxana. Depuis elle, il n’était plus le même. Toujours sur ses gardes, défiant envers les autres. Arielle avait réussi le miracle de s’approcher de lui jusqu’à ce blottir contre son cœur glacé, le réchauffant par la même occasion. Ses doigts se serrèrent contre le montant d’armoire. Son passé refit surface. Comme une douche glacée. Ne pouvait-il pas vivre tranquillement, sans penser à rien d’autre qu’à laver son honneur ,sa virilité et tout le bordel qui va avec?

    L’image de sa sœur le surprit au plus haut point. Un peu un symbole de bénédiction. Caleb ne souhaitait pas prendre cette mascarade trop au sérieux. Son orgueil le poussa à grogner son mécontentement. Que Näina, Oxana restent où elles étaient. Ce soir, il avait d’autres choses à penser, comme se marier. Terminant de boutonner sa chemise, il entra dans la chambre d’Arielle, qui se regardait dans le miroir. Dans sa fureur, il ne prit même pas garde à sa tenue, ni à sa beauté. Il s’en foutait beaucoup trop. Son esprit tourné vers : trouver un prêtre et lui faire fermer sa jolie bouche. « Dépêche-toi, je veux régler le problème le plus vite possible » signala-t-il, froidement. Loin de son ton empli de tendresse lors de leur ébats. Il ne restait que la froideur métallique d’un homme poussé à bout. Arielle commença à vouloir objecter, si bien qu’il soupira avant de prendre sa main dans l’étau de la sienne. Commença alors une marche des plus rapides. Caleb fusillait tous les vampires sur son passage. Le premier qui osait l’ouvrir, il le démembrait aussi sec. Pas le temps pour la causette, il devait laver l’affront qu’elle avait faite sur ses couilles -qui se portaient très bien au passage. Si bien qu’aucun ne leur demanda où ils allaient. Rapidement, il la conduisit dans la forêt, faisant fi de ses tentatives pour se dégager de lui. De tout de manière, soit elle marchait, soit, il la portait mais dans tous les cas, elle mettrait son cul dans une église et elle prononcerait un joli petit oui, sinon le sort des autres vampires, s’accorderait à merveille avec son cas ! Avec la même vitesse, ils arrivèrent devant une petite chapelle. « Une chapelle?! » lui demanda-t-elle furieusement. Caleb l’observa du coin de l’œil, avant de répondre sur un ton, sarcastique, « Je vois que ton sens de l’observation est toujours aussi aiguisé.. Chérie » . Le petite surnom affectif fut prononcé avec un tel mépris que l’on pouvait que douter sur les quelques heures qu’ils venaient de passer ensemble. Avaient-ils vraiment été amants, amoureux ou tout ceci n’était que pur délire de deux auteurs complètement shootées?

    Arielle le fusilla du regard, s’attendant presque à lui faire peur ou quoi? Heureusement qu’une vampire ne peut avoir ses règles sinon, elle lui ferait vivre un enfer sur terre. « Est-ce que tu sais ce que t’es entrain de faire ?! En plus, on a pas de bagues, pas d’invités, tu fais ça sur un coup d’orgueil ! » grogna-t-elle avant de croiser les bras sous sa poitrine, pour mieux lui tourner le dos. A son tour, Caleb grogna de mécontentement. Elle l’emmerdait vraiment là et ce qu’elle lui annonça peu après, ne le fit que confirmer cette impression. « Et en plus, je n’ai même pas de bouquet de fleurs, pfffh. » . L’envie de la tuer lui traversa l’esprit un millième de secondes avant qu’il ne se rappelle à quel point, il adorait lui faire l’amour. Peut-être que s’il la ballonnait, il pourrait certainement finir ses jours avec elle. Mauvaise idée ! Il se marie et après, il verrait s’il pouvait vivre avec elle une éternité. La logique dans tout ça? Aucune bien entendu. « Tu commences vraiment à m’emmerder royal avec ton bouquet et je ne sais quoi ! Je t’épouse, je t’emmène pas à un bal alors me gonfle pas. Tu dis oui, point barre. » grogna-t-il à son encontre. En réponse, sa future femme éclata d’un rire qui le fit frissonner de plaisir. Pas le moment de se déconcentrer. Il verrait après pour se fondre en elle. « La blague est finie Caleb… allez… C’est beau, on ris.. HAHA… La blague a assez durer… » mais avant qu’il n’ait eu le temps de l’insulter, le prêtre se présenta à eux, les observant clairement surpris mais avec une délicieuse chaleur au fond des yeux. « Je peux vous aider avec quelque chose, mes enfants ? » leur demanda-t-il et avant qu’elle n’ait eu le temps de protester, Caleb se mit en avant et répondit calmement « Mais avec plaisir, nous désirons nous marier. » Un sifflement lui parvint mais il n’y prêta pas attention. Elle ne le castrerait pas, elle adorait trop quand il l’envoyait au septième ciel et puis assez de s’attaquer à ses parties sensibles. « Putain, tu as vraiment une dent contre mes couilles toi ! » siffla-t-il sur le même ton.


     D’abord surpris d’une demande si tardive à cette heure, il bafouilla avant de reprendre sur un ton aimable mais contrit « Est-elle enceinte? » Caleb le regarda comme s’il avait à faire à un crétin congénital avant de se reprendre. « Non, elle..non, on veut juste se marier ! » précisa-t-il après avoir faillit lâcher un « elle croit que j’ai pas les couilles. » . Le Mexicas n’était pas très au fait des mariages catholique. Dans sa culture, tout était si simple. Une petite cérémonie, un sacrifice et voilà. « Bien alors, avez-vous les alliances ? » leur demanda le prêtre. Arielle eut comme une mimique qui voulait dire, je te l’avais bien dit mais il l’ignora. « Des alliances ! Ok non.. Mais ça peut s’arranger. » marmonna Caleb avant de pousser Arielle et le prêtre dans l’église. « Bon, vous, vous restez là ! Je vais m’occuper de tout. Vous avez un papier et un crayon mon père? » lui demanda-t-il. Une nouvelle fois ébahi devant ce couple des plus singuliers -il faut se rappeler que Caleb faisait largement dix ans de plus qu’Arielle; il lui fournit tout ce dont il avait besoin. « Bon microbe, tu avais besoin de quoi? Fleur, alliance, invité et il te faut autre chose? Pour les invités tu peux toujours courir, hors de question qu’on me voit t’épouser ! » Un raclement de gorge l’interrompit. Leur prêtre semblait au bord de l’apoplexie. Qu’est-ce qu’il avait encore? « Vous.. Êtes sure de vouloir épouser cet homme, mademoiselle? » se tourna-t-il vers Arielle. « Hey, bien sûr qu’elle en a envie, commencez pas à me gâcher mon mariage. Vous croyez que je fais ça tous les jours? C’est mon premier ! » râla Caleb.


    Caleb fourra alors sa liste dans la poche de son pantalon avant de se tourner lui aussi vers Arielle. Celle-ci semblait vraiment prête à le déchiqueter sur place. Elle pouvait encore se retenir? Le temps qu’ils se marient et après, elle ferait ce qu’elle veut. « Bon je reviens ! Toi » désigna-t-il Arielle « tu le bouffes pas, tu crois que ça se trouve à tous les coins de rues, les curés? » avant de se tourner vers le vieil homme « et vous, vous, vous la touchez pas, vous la regardez que si c’est nécessaire ! C’est ma femme » termina-t-il avant de tourner les talons et de repartir à sa mission : organiser ce foutu mariage. Commença alors une véritable chasse aux trésors. Pour les bagues, il savait déjà où les trouver. Ni une ni deux, il retourna au manoir, en courant le plus vite possible, sans pour autant abîmer sa chemise. Le blanc, n’était pas la couleur qu’il portait le plus. « Où est Arielle? » lui demanda Vilde curieuse. « Chez le curé ! » lui répondit-il avant de monter quatre à quatre les marches menant à l’étage, laissant derrière lui, une Vilde plus qu’intriguée. Une fois dans sa chambre, il commença à tout retourner. Où avait-il fichu ce crétin de colis. Durant cinq minutes, sa chambre précieusement rangée, fut l’image même d’un carnage sans nom. « Ah te voila ! » Une petite boite marron, déballée à la va-vite reposait entre ses mains. Une grimace lui parvint quand il lu lentement le mot, l’accompagnant.



    Cher Rohan,

    J’ai été si étonné par ta commande d’une bague Claddagh que je n’ai pu m’empêcher de songer, que peut-être, avais-tu trouvé la perle rare. Je t’envoie donc ces deux bagues (elle, lui), synonymes d’un amour infini. Prends-en soin et surtout, tiens moi au courant.

    Tu as les amitiés de ma femme !

    Signé,
    Ton ami Mac.

    Ps : N’oublis pas de venir nous rendre visite, c’est toujours un plaisir que d’avoir de tes nouvelles.



    Mac. Son ami, son meilleur ami même. Vampire tout comme lui, il tenait une petite bijouterie avec sa femme en Écosse. Il les avait rencontré lors d’une de ses excursions et depuis, il les rencontrait régulièrement. Ils étaient un peu comme ses parents. Enfin, il considérait Mac comme un frère et sa femme, comme sa belle-sœur. « Bon, les bagues, je les ai ! Maintenant, que voulait-elle déjà? Ah oui des fleurs ! » se remémora-t-il en lisant la petite liste qui se trouvait dans sa poche. Le vampire s’apprêtait à sortir quand le désordre le choqua. Maniaque comme il était, il ne put envisager de tout laisser ça en plan. Durant dix bonnes minutes, il rangea donc sa chambre avant de refermer la porte, satisfait de la propreté ambiante. Déjà donc, vingt minutes qu’il était parti de la Chapelle. Ne perdant pas plus de temps, Caleb sortit dans le jardin, avisant des roses rouges, des tulipes et un peu de tout ! Sans sourciller, il arracha les fleurs, formant ainsi un bouquet des plus dépareillés et surtout ridicules où la terre continuait de tomber des racines arrachées. Dans sa hâte, il avait carrément déraciné les plantes. Quel joli bouquet de mariée hein? « Fleurs OK ! Bon j’ai tout, je crois ! »

    L’écrin contenant les alliances dans sa poche de pantalon, les fleurs dans sa main droite, il repartit vers la chapelle où il arriva cinq minutes plus tard. En gros, il s’était absenté, une grosse demi-heure. Pas de quoi fouetter un chat. « Voilà microbe ! Maintenant, tu fais plus chier et tu dis oui ! » lui signala-t-il en lui fourrant les fleurs dans les bras, tachant ainsi sa belle robe blanche de terre. Elle n’allait quand même pas râler, elle les avait ses foutus plantes. « J’ai les alliances, mon père, je suis prêt ! » lui annonça-t-il en lui présentant, les deux magnifiques alliances. Bien la seule chose de romantique et de beau dans ce mariage. « Hum.. Alors si vous êtes prêts, on peut commencer la cérémonie ! » fit-il d’un ton peu assuré. Caleb attrapa le bras d’Arielle, avant de la saisir par la taille, se présentant ainsi face au prêtre. « On peut faire ça en accéléré? Je commence à avoir soif ! » Romantique ! Vraiment !
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Saphyre V. Roosvelt

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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Sam 16 Mai - 2:50

    Le mariage est une étape de la vie d’un couple où ils veulent non seulement prouver leur amour l’un envers l’autre mais bien de prouver leur loyauté. Est-ce que Arielle peut réellement compter sur Caleb pour être fidèle ?! Non. Arielle lui fait confiance sur certaines choses mais elle est certaine qu’il ne peut pas voir qu’elle, surtout s’il y a cette humaine qui l’obsède. Devant la glace, elle rit de cette situation qui est le fruit de l’absurde. Soudain, une voix au ton sec lui coupe le rire, un ton de voix tranchant. « Dépêche-toi, je veux régler le problème le plus vite possible », lui dit Caleb d’un ton froid. Étrangement, elle se sent coupable pour cette situation. Poussant un profond soupire, elle fronce légèrement les sourcils face à sa culpabilité. Même qu’elle dit à cette culpabilité d’aller se faire voir. C’est lui qui est susceptible, pas elle. Alors qu’elle veut tout faire pour que Caleb oublie cette situation stupide, il ne veut absolument rien entendre. Alors c’est noté, ne plus jamais mettre en doute la virilité de son petit ami, bientôt mari. Lui prenant la main après avoir soupiré, Caleb l’entraine vers les escaliers qu’ils dévalent à une vitesse impressionnante. Clairement, il ne sait pas ce qu’il fait. Voyant les vampires les regarder d’un regard interrogateur, Arielle hausse les épaules puis sort du manoir avec un Caleb qui serait prêt à tuer n’importe qui. Pénétrant au cœur de la forêt, Arielle échouant ses tentatives de fuite, il s’arrête devant une chapelle. Une toute petite chapelle, blanche, presque mignonne. Mais il en faut plus que ça pour embarquer Arielle dans le bateau du mariage. Elle n’est pas croyante, alors là pas du tout. Dieu et tout ce qui avec ne sont que des histoires pour faire peur aux autres… Le paradis? N’existe pas, selon elle. L’Enfer?! On le vit. Pour elle, il n’y a pas de juste milieu, surtout après sa transformation… Cette vie n’est rien d’autre que l’enfer. Elle n’a jamais accepté le fait d’être un vampire et ne l’acceptera probablement jamais. Accepter qu’elle soit une tueuse?! Une meurtrière ?! Jamais… Elle n’est pas comme ça. Grognant, elle se tourne face à Caleb pour lui cracher « Une chapelle?! » au visage. C’est beau de vouloir se marier, oui, mais dans une chapelle?! Il ne peut pas avoir été à la cours municipale ?! Ou cela n’existait pas à cette époque. Bref, il y a toujours Las Vegas ! Mais non… Ils sont devant une chapelle. Ce que dit Caleb ne fait qu’augmenter sa furie, augmenter sa colère qu’elle a contre lui… « Je vois que ton sens de l’observation est toujours aussi aiguisé.. Chérie », ce mot…. Ce mot prononcé avec un tel mépris. Elle ne sait pas sérieusement ce qui la retient pour ne pas lui sauter au cou et l’étrangler à mort. L’envie de lui planter ses ongles dans sa peau… Elle chasse cette idée en même temps qu’un grognement sonore. Le fusillant du regard, un peu plus et elle lui arrache la tête. « Est-ce que tu sais ce que t’es entrain de faire? En plus, on a pas de bagues, pas d’invités, tu fais ça sur un coup d’orgueil !... Et en plus, je n’ai même pas de bouquet de fleurs, pfffh. », la dernière réplique, Arielle s’est mise dos à lui. Elle avait envie de le tuer… Elle ferme les yeux et pousse un profond soupire… Elle ne se sent pas prête de se marier… Surtout pas avec lui ! Même s’ils venaient de passer la plus merveilleuse des soirées, elle ne se voit pas le marier ! Surtout pas maintenant, en tout cas. « Tu commences vraiment à m’emmerder royal avec ton bouquet et je ne sais quoi ! Je t’épouse, je t’emmène pas à un bal alors me gonfle pas. Tu dis oui, point barre. » Arielle murmure « Et toi tu penses que tu m’emmerdes pas avec ton histoire de mariage ? » puis finalement, elle se met à rire, se tournant face à lui.

    Il faut avouer que quand on en parle à voix haute, c’est très drôle. Mariage! Arielle et Caleb ! Non mais vous voulez rire?! Arielle ne peut se retenir, elle rit aux éclats, se tenant le ventre alors qu’elle y repense sans arrêt. Elle s’avance lentement vers Caleb, le temps qu’elle calme son fou rire. Elle lui prend une main et dépose sa seconde main sur sa joue et le regarde droit dans les yeux alors qu’elle prononce « La blague est finie Caleb… allez… C’est beau, on ris.. HAHA… La blague a assez duré… ». C’est vrai, non ? Mais Caleb n’a pas l’air de vouloir rigoler. Elle soupire et, avant qu’il ne réplique quoi que ce soit, un prêtre sort et c’est à peine si on voit la lueur d’espoir dans les yeux de Caleb alors qu’il regarde cet homme. Arielle, elle, elle a les yeux qui brillent, mais pas d’espoir… Elle a faim, et inutile de dire que l’odeur du mortel est… exquise. Elle n’a jamais eue de difficulté à s’adapter avec les humains, mais il faut avouer que ce prêtre lui rend la tâche difficile. « Je peux vous aider avec quelque chose, mes enfants ? » leur demanda le prêtre. Non… Non elle ne peut pas rester dans la même pièce que lui ! Elle est beaucoup trop faible pour ça. Sans oublier le fait que leur mariage n’a rien de sérieux, non plus. « Mais avec plaisir, nous désirons nous marier. » réplique Caleb sans donner le temps d’Arielle de protester. Elle regarde le prêtre et lui force un sourire, hochant positivement la tête. Marier Caleb Rohan Raichan c’est du suicide. Ne tenait-elle pas à sa vie ?! Clairement, en acceptant de faire cet acte odieux, elle n’y tenait pas. Baissant la tête, fermant les yeux, elle siffle entre ses dents « J’vais le castrer », encore entrain de parler de la virilité de Caleb. Décidément, ce soir elle n’allait pas le lâcher. « Putain, tu as vraiment une dent contre mes couilles toi ! » siffle Caleb. Elle lève les yeux vers lui, le regard significatif. S’il la pousse encore elle va les lui arracher. « Ne me tente pas, Caleb. » dit-elle dans un grognement murmuré. Essayant d’oublier la présence du prêtre, l’odeur qui s’émane de son corps rend la tâche difficile. Bordel, il ne pouvait pas puer?! Il ne pouvait pas sentir.. Ohhh… Je ne sais pas… Le loup garou ? La phrase que le prêtre dit fait écarquiller les yeux d’Arielle. Elle tourne lentement la tête vers le prêtre, elle pose une main sur son ventre et tout ce qui anime son visage est : le pur dégoût. « Est-elle enceinte? » fut la question du prêtre suicidaire. Elle s’éloigne de Caleb et regarde le prêtre en hochant rapidement la tête. « Enceinte?! De SON enfant ?! Vous voulez ma mort, mon père ?! », demanda Arielle sur un ton ébahi. Rapidement, Caleb prononce « Non, elle..non, on veut juste se marier ! »

    C’est vrai après tout… Être enceinte de l’enfant à Caleb, même si Arielle ne va jamais expérimenter une telle sensation, c’est clairement du suicide ! Qui peut bien vouloir un tel acte ?! Clairement pas elle. On croirait qu’elle ne l’aime pas, mais au contraire… elle en est folle d’amour pour cet homme qui a l’air beaucoup plus cinglé qu’amoureux. « Bien alors, avez-vous les alliances ? ». HA ! Les alliances ! Arielle lui a dit à Caleb qu’ils leur manquent quelque chose ! Et c’est quelque chose de très fondamental dans une cérémonie de mariage. Elle jette un regard triomphant alors qu’elle croise les bras et tourne les yeux bers le curé qui ne semble pas du tout comprendre la nature du regard qu’Arielle venait de lancer à Caleb. Ça y est, c’est fini ! Ils ne peuvent plus se marier. Un sourire aux lèvres, Arielle s’apprête à s’excuser au curé mais Caleb lui coupe la parole. « Des alliances ! Ok non… Mais ça peut s’arranger. » dit-il en poussant sa future femme et le prêtre à l’intérieur de la chapelle. Décidément, elle va le tuer avant la fin de la cérémonie. Elle tourne les yeux vers lui, croisant les bras sous sa poitrine. Comment est-ce qu’il peut ne serais-ce que oser lui faire un tel acte ?! Elle l’écoute parler et soupire. Déposant sa main sur sa tempe, elle essaie de se almer alors que Caleb bouge de droite à gauche sans arrêt. « Vous.. Êtes sure de vouloir épouser cet homme, mademoiselle? » demande le curé à une Arielle qui semble perdre patience. Alors qu’elle jette un regard meurtrier au curé, Caleb parle pour elle en répliquant « Hey, bien sûr qu’elle en a envie, commencez pas à me gâcher mon mariage. Vous croyez que je fais ça tous les jours? C’est mon premier ! ». « C’est mon premier ! », répète Arielle dans sa tête. Elle tourne les yeux vers lui, un peu plus et elle lui saute au cou ! Maintenant elle n’a plus envie de se retenir. Son premier et son dernier, oui ! Ça il peut en être certain. Rapidement, Caleb quitte la chapelle en indiquant clairement à Arielle de ne pas tuer le curé et au curé de ne pas trop s’approcher d’elle ni même de la regarder. Et en moins de deux secondes, il quitte la chapelle d’une vitesse qui peut semer un doute chez le bon curé. Parlant du curé, Arielle a baissé la tête, fermé les yeux et a mis son index et son majeur sur sa tempe afin de pouvoir se calmer. Elle respire, expire, respire, expire… Et elle n’arrive pas à calmer cette rage qui semble bouillonner en elle, cette voix intérieure qui lui dit « Dès qu’il revient, tue-le. ». Soudain, elle entend la voix du curé… Et toute sa concentration s’est alors déménager sur lui… Essayant de calmer son envie de le croquer.

    « Voulez-vous vous confesser mon enfant? » demande le curé, les mains jointes en prière. Levant les yeux vers lui, elle pose le revers de sa main sous son nez comme pour s’empêcher de respirer. Elle hoche négativement la tête tout en fermant les yeux, se répétant mentalement « Ne le bouffes pas, ne le bouffes pas, ne le bouffes pas…. » en boucle enchaîné. Elle s’assoit sur un banc de la chapelle et ferme les yeux, la concentration se faisant très, très mince alors qu’elle n’arrive plus à se retenir. L’odeur se faisait insupportable, elle se faisait douloureuse, d’autant plus qu’il s’est assis à côté d’elle et qu’il a déposé une main sur son dos frêle. « Parlez-moi, mademoiselle… »… Parler ?! Non, elle ne peut pas parler. Si elle ne fait qu’ouvrir la bouche elle lui saute directement sur la jugulaire. Rapidement, elle hoche négativement la tête, ses boucles de jais sautillant à cet acte. « Est-ce qu’il vous…. Ahem… Est-ce qu’il vous force à faire des choses qu’il ne faut pas faire, mon enfant ? »…. Elle hoche négativement la tête sans réellement savoir ce qu’il lui a demandé. Elle redit la phrase du curé alors qu’elle vient de capter le sens et elle ouvre les yeux, elle les ouvre tellement grand qu’il peut lire de l’offense. Elle tourne la tête vers lui, les sourcils froncés et elle baisse la main de son nez. « Ce genre de conversation n’est pas très nécessaire… D’autant plus que cette conversation n’est pas appropriée pour un prêtre. Vous êtes dégoûtant. ». Étant très près de lui, Arielle se glisse plus loin sur le banc et repose sa main sur son nez pour ne pas succomber à la tentation. Soudain, ce prêtre se remet à parler… Si seulement elle pouvait le faire taire !... Oh.. Oui, attendez. Elle le peut ! Mais elle n’ose pas. « Je sens que vous êtes un âme perdue… Est-ce possible? » Elle grogne légèrement, sans réellement le savoir… Ce sont des choses qu’elle fait par pur réflexe! Elle pose rapidement une main devant sa bouche et elle se lève.. Comme si de rien était, elle se tourne face au curé et prononce « Épargnez-moi les psychanalyses, voulez-vous ?! Je ne crois pas que mon futur mari va aimer que vous me parliez pour rien dire ! ». Qu’est-ce qu’elle voit chez ce prêtre?! La persévérance… Et aussi… Elle le voit un peu suicidaire pour s’avancer autant. Il veut vraiment mourir, lui, non?! Si ce n’est pas elle qui le tue, ce sera Caleb ! Surtout quand il va voir l’écart qui sépare Arielle et le prêtre joufflu. « N’ayez pas peur, mon enfant… Vous pouvez vous confessez à Dieu, il ne vous jugera point. ».. Encore avec cette histoire de confession ?!! Poussant un profond soupire alors que le prêtre dépose une main sur l’épaule glacée d’Arielle, elle n’a même pas le temps de l’insulter que Caleb entre dans la chapelle avec… De la terre ?!! Reculant du prêtre, elle regarde Caleb s’avancer vers elle et lui fourre les plantes dans les mains, tachant sa robe blanche. « Dis-toi que tu me dois deux robes espèce de crétin », murmure Arielle alors qu’elle tente de briser les tiges des fleurs afin qu’elle se trouve avec que des jolies fleurs dans les mains et… La terre sur le plancher de la chapelle. « J’ai les alliances, mon père, je suis prêt ! » annonce Caleb en donnant les alliances au curé. Alors là, Arielle est bouche bée. Comment rester de marbre face à une alliance pareille ?! Elle est… à en couper le souffle. Elle tourne les yeux vers Caleb et repose son regard sur la robe. Marylin Monroe a dit : « Diamons are a girl’s best friend », et en effet, les diamants les bons amis d’Arielle. Malgré tout, est-ce qu’elle voulait l’épouser?! Avec une bague pareille, qui ne voudrait pas ? « On peut faire ça en accéléré? Je commence à avoir soif ! » Roulant les yeux, Arielle donne un coup de coude à Caleb alors qu’ils se tournent tous les deux face à face. « Bien… Nous sommes réunis ce soir pour… » le prêtre cesse de parler aux mouvements d’accélération de Caleb. Arielle hoche négativement la tête alors qu’elle sait très bien que Caleb veut sauter à la partie la plus intéressante.


Dernière édition par Arielle C. Deschanels le Sam 16 Mai - 3:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Sam 16 Mai - 2:51

    Répétant après le curé, l’air incroyablement mélancolique, Arielle dit « M..Moi, Arielle, je….. Je te demande Caleb d’être mon partenaire, mon amant, mon ami et mon… Homme. Je t’annonce et déclare mon intention de t’accorder mon amitié et mon amour les plus profonds, non seulement dans tes moments forts mais aussi dans tes moments faibles. Non seulement lorsque tu te rappelleras clairement qui tu es mais aussi quand tu … l’oublieras. Non seulement lorsque tu agiras avec amour mais… lorsque tu ne le feras pas. » mettant de l’emphase sur sa dernière phrase, Arielle jette un regard noir à Caleb alors qu’elle lui passe la bague rapidement et brusquement le long de son doigt. Elle passe de la mélancolie à la rage en moins de deux secondes. Enfin, elle prononce un rapide « Ainsi soit-il », alors qu’elle regarde ailleurs. Le prêtre regarde alors Caleb et lui demande de répéter les mêmes vœux qu’Arielle tout en passant la bague à son doigt. La bague au doigt, Arielle regarde sa main et ne réalise pas du tout qu’elle vient de se marier. Le curé, un sourire aux lèvres, indique avec gaieté qu’ils peuvent maintenant s’embrasser. S’embrasser ?! Mais… Mais ça bouclerait le tout, ça ?! Non?! Avant même qu’elle poursuit cette pensée, les lèvres de Caleb se sont déjà pressées aux siennes. Un long baiser, loin d’être chaste quand même et même en présent de Dieu, elle recule sa tête et sourit légèrement, essayant de ne pas le repousser. Quittant la chapelle, elle attend qu’ils soient suffisamment loin pour faire trois actions. S’arrêter. Le pousser. Lui lancer ses fleurs dessus. Elle essaie de se retenir pour ne pas hurler mais… Peine perdue. « Mais est-ce que t’es con ou quoi ?!! Tu sais dans quoi tu t’es embarqué, là ?! Est-ce que t’as toute ta tête ?! Tu es certain de vouloir me faire subir toute une panoplie d’infidélités ! Tu es capable de t’éloigner de… » elle arrête de parler. Elle allait prononcer « ton humaine », mais se retient. Elle pose ses deux mains sur son visage, masquant alors sa peine et sa torture. Elle murmure d’une voix basse « Et moi j’suis pire : j’ai dit oui. » Prenant une grande respiration, elle jette un regard noir sur Caleb et prononce, les dents serrées « J’espère pour toi qu’il y a une nuit de noce. »
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Dim 17 Mai - 19:15

    « Grand frère ! Pourquoi tu refuses toujours de prendre une femme pour épouse? » s’attrista Näina avant de rajouter « Tu as vingt quatre ans ! C’est l’âge idéal, tu le sais ». La tête contre l’épaule de son frère, elle ferma les yeux, laissant le vent mexicain caresser son visage. Assis à ses côtés Caleb conserva le silence. Comment lui faire comprendre qu’il n’était pas attiré par les femmes? Du moins pas dans l’ultime but d’en épouser une. Seule sa soif de connaissance le faisait vibrer. Toujours à en vouloir plus, définitivement plus. « Tu comptes me répondre un jour, ou dois-je te torturer? » s’énerva-t-elle de son mutisme. Un fin sourire se dessina sur les lèvres de son frère. « Je pense… » commença-t-il avant de s’interrompre. « Tu penses? » reprit-elle, avec insistance. «  Je pense que je ne suis pas fait pour le mariage. Je ne serais jamais un homme sage, bien sous tout rapport. Tu le sais, je rêve d’aventure, de parcourir les terres sauvages, découvrir le monde. » lui expliqua-t-il avec la ferveur de la jeunesse et de l’insouciante. « Cette vie n’est pas pour moi Näina. Cette image n’est pas la mienne, le miroir se trompe en me réfléchissant. Je cherche autre chose, je veux savoir qui je suis, et le mariage ne serait qu’une barrière, un obstacle. » ajout-t-il. A ses côtés, sa petite sœur se rembrunit. Toujours le même discours. A une époque, elle était comme lui, pleine d’ambition, de désir de voyage mais elle s’était mariée, et elle avait compris, où était sa place. « Caleb, ce n’est pas ainsi que ça fonctionne. Ne désires-tu pas fonder une famille, faire honneur à nos parents? » le disputa sa sœur. Son frère se releva rapidement. Leur parents, morts, les laissant orphelins. Caleb plongea son regard dans celui de sa sœur. Ce fut la dernière fois que les deux parents se reparlèrent. Un gouffre les séparait.

    Caleb n’oubliait en rien les désirs de ses parents, d’honorer leur nom mais une autre vie l’attendait. Il en était certain, comme un appel au fond de son âme. La brise l’entraînerait vers la flamme de sa destinée. Des siècles plus tard, ce même homme, devenu vampire, observait les deux alliances qu’il tenait en main. A quelques minutes de son mariage, il songeait aux temps anciens. Il n’épousait pas cette femme par amour mais par défi. Dans sa colère, son geste se retrouvait relégué au second plan. A croire que tous les chemins menaient vers une union sacrée. L’image de sa sœur se transposa au-dessus de l’écrin, comme une bénédiction, comme un guide. Mais dans son émoi, il n’y prit pas garde. Tout ce qu’il voyait, était la manière de laver son honneur. Honneur, guerre, courage, des notions essentielles dans la vie de ce garde, devenu guerrier, puis mercenaire avant de retrouver un semblant de paix. Mais les heures qui se profilait dans les jours qui viennent, n’aller faire que s’assombrir. La route serait longue mais il y arriverait. Avant tout chose : épouser Arielle. Laver l’affront qu’elle avait commis à son encontre.

    « Rohan ! Pourquoi tu ne me dis jamais que tu m’aimes?! » râla Oxana. Marchant côte à côte, sa créatrice tenait possessivement son bras alors qu’à ses côtés, il avançait la tête haute, le visage fermé. Il n’en avait que faire de ses états d’âme. Qu’elle le laisse en paix. Rohan, son deuxième prénom. Il haïssait le simple fait qu’elle souille son identité en l’appelant Caleb. Seule sa sœur en avait le droit mais elle l’avait tué et lui, il n’y avait rien fait. « Tu es mon maître, et tu le resteras » rétorqua froidement, insensible à ses minauderies. « C’était, il y a 90 ans Rohan.. Ne peux-tu pas cesser de vivre dans le passé et voir l’avenir? Nous deux liés pour l’éternité ? » lui demanda-t-elle doucement, peinée par les nombreux refus. Oxana avait réussi à avoir son corps, son âme par croyance mais elle se désespérait d’avoir le cœur de ce vampire. Ce dernier le gardait jalousement, enfermé profondément en lui. Quatre vingt dix longues années à errer, à se battre à ses côtés et pourtant, il lui restait aussi inaccessible. Elle n’était pas aveugle. Elle le fascinait, exerçait un pouvoir sur lui mais il ne l’aimait pas et ne l’aimerait jamais. « Ton cœur est aussi froid que la mort, tu n’aimeras jamais personne. » lui asséna-t-elle. Avec un sourire ironique, Caleb l’observa avant de rétorquer « A qui la faute ! ». En son fort intérieur le vampire ne pensait qu’à elle. Sa créatrice. Il se dégoûtait de cette soumission. Rien de ce qu’il avait vécu, ne l’invitait à aimer, ne l’incitait à rester. Cependant, il était là, désespérément là.

    Au loin, dans le jardin, le vampire aperçut une fleur qu’il haïssait, une orchidée. La fleur préférée de sa créatrice. Elle avait tellement pour habitude d’en glisser une dans ses mèches blondes comme le soleil. Par défi, il en plaça une dans le bouquet de mariée d’Arielle. Comme une insulte à l’amour qu’elle lui avait apporté par le passé. Un acte de rébellion qui le soulagea. Qu’elle se retourne dans sa tombe ou elle était : il ne lui appartenait plus. Enfin, il avait tout pour son mariage. Les fleurs, les anneaux. Plus rien ne le retenait au manoir, il pouvait rejoindre son amante et mettre un terme à cette mascarade. Quelle ironie. Cette même folie qu’il s’apprêtait à commettre pour en rattraper une autre. La traversée de la forêt fut rapide, tant l’envie d’en finir se faisait ressentir en lui. Arielle devait certainement vouloir le tuer mais il s’en foutait royalement. Si à cet instant, en entrant dans la Chapelle pour la seconde, il avait écouté son cœur, il aurait compris. Compris qu’elle était celle qu’il lui fallait, celle qu’il avait attendu, depuis des siècles. Une étoile qui le guiderait jour après jour, nuit après nui. Mais cette pensée était trop romantique, trop humiliante pour lui. Aussi, ne l’écouta-t-il pas.

    « Pitié, aidez-moi ! On veut me marier de force !! » s’accrocha, une humaine à son bras. Comme si c’était son problème. « Si ce n’est que ça, fuyez » soupira le vampire en la regardant d’un air las. Les humains. Ils ont toujours des problèmes existentielles. D’un ennui profond pour un mercenaire tel que lui. « Mais ma famille, va me tuer, protégez moi, je vous en supplie. Aidez-moi, liberez-moi » continua-t-elle, dans une litanie des plus agaçantes. Alors dans un geste rapide, il la serra dans ses bras, plongeant son nez dans son cou. Sa future victime ne se débattit même pas. Clouée sur place par une peur des plus fulgurante. « Si tel est ton vœu » murmura-t-il avant de planter ses crocs dans le cou, de la future mariée. Déjà son sang commença à couler le long de son épaule, tâchant la blanche couleur de son habit cérémonieux. Tel était sa vision du mariage. Un enfermement, une mort lente et cruelle. S’abreuvant au cou de cette femme, Caleb revivait. Cela faisait quelques jours qu’il ne s’était pas nourrie. Un pur délice. Puis, il laissa retomber le corps inerte et mort de cette inconnue. « Te voilà libérée » marmonna-t-il avant de reprendre son chemin, comme il était venu : sans se soucier de rien. Au loin déjà, il n’apercevait plus cette inconsciente. Au moins, avait-elle vu son vœu s’exaucer, elle ne se serait pas mariée. Quelle idiote ! « CALEB ! Où étais-tu?? » marmonna Farid, un jeune vampire qu’il avait pris sous son aile. « Je t’ai cru mort et enterré ! » reprit-il en l’enlaçant. Dieu que ce gosse était un tactile. Le repoussant d’une main, il jura en mexicain avant de poursuivre sa route, son ami sur ses talons.

    « Dis-toi que tu me dois deux robes espèce de crétin » murmura Arielle, alors qu’il lui fourrait le bouquet de fleurs, plein de terre, dans ses bras. « Tu râles quand je te l’arraches, tu râles quand je te donne des fleurs.. T’es une râleuse ma parole » fit-il sur le même ton. Les femmes, jamais contente de ce que l’on leur donne. Approchant du prêtre, qui ne semblait pas du tout soulagé de le revoir, Caleb lui donna les alliances. Le mariage pouvait enfin commencer. Se tenant aux côtés de la jeune femme, Caleb se prit à retourner dans le temps. A croire que cette soirée, était synonyme de souvenirs. Un triste sourire se forma sur les lèvres. Il avait dit qu’il n’avait point aimé mais c’était faux. Il y avait une femme dont son cœur s’était épris. Une humaine des plus désirables, intelligentes, et adorables. Caleb ne pouvait que l’aimer. Appolina Stein. Une allemande qu’il avait rencontré, lors d’un de ses voyages. Farid était mort quelques années plus tôt, et le cœur en miette, le vampire s’était exilé. La soif de vengeance, de combat, le poussa à entrer dans une petite « bande » de mercenaire germanique. Des hommes peu fréquentables qui mettaient à feu et à sang des villages entiers. Très doués pour des humains. « M..Moi, Arielle, je….. Je te demande Caleb d’être mon partenaire, mon amant, mon ami et mon… Homme. Je t’annonce et déclare mon intention de t’accorder mon amitié et mon amour les plus profonds, non seulement dans tes moments forts mais aussi dans tes moments faibles. Non seulement lorsque tu te rappelleras clairement qui tu es mais aussi quand tu … l’oublieras. Non seulement lorsque tu agiras avec amour mais… lorsque tu ne le feras pas. » récita Arielle, sous l’injonction du prêtre. Agacé de la lenteur, il fit un mouvement de moulinet avec le bras. « Ainsi soit-il » termina-t-il.

    « Je suis vraiment obligé de sortir cette stupidité? » râla-t-il avant de se reprendre sous l’air offusqué de l’homme de foi. Comptez sur Caleb pour rompre l’instant de solennité du moment. Ce n’était tout de même pas de sa faute si dans sa culture, cela se passait autrement. « Moi, Caleb, je te demande mic.. Euh Arielle, d’être ma partenaire, mon amante, mon amie et ma femme. Je t’annonce et déclare mon intention de t’accorder mon amitié et mon amour les plus profonds, non seulement dans tes moments forts, mais aussi dans tes moments faibles. Dites mon père, y a pas plus court? Genre je le veux? » s’énerva-t-il. « Veuillez respecter votre femme s’il vous plait! » rétorqua l’homme en le poussant à poursuivre. « Ok ok. J’en étais où dans votre charabia? Ah oui. Non seulement lorsque tu te rappelleras clairement qui tu es mais aussi quand tu l’oublieras. Non seulement lorsque tu agiras avec amour mais aussi lorsque tu ne le feras pas. Ainsi soit-il. » soupira-t-il avec lassitude. C’était les vœux les plus longs qu’il n’avait jamais dit. Aussi les plus cons mais il garda cette pensée pour lui. Enfin, le vieil homme annonça le très formel : vous pouvez embrasser la mariée. La partie la plus agréable en soi. De une, parce qu’enfin, il fallait la fermer et de deux, parce qu’il rêvait de retrouver le goût des lèvres de sa maîtresse, compagne et désormais femme. Se laissant aller à son désir, Caleb étreignit Arielle avec force et fougue, mordillant sa lèvre inférieure avant d’approfondir le baiser. Par tous les dieux incas, cela lui avait tant manqué. Mine de rien, elle pouvait agréable, une fois les lèvres occupées. Arielle le repousse tout de même, comme pour lui signaler qu’ils n’étaient pas seuls. Autant vous dire qu’il s’en foutait royal du curé. Il avait ce qu’il voulait. Son honneur était sauf.

    Se sentant tiré par le bras, en dehors de l’Eglise, Caleb eut quand même le temps de dire : « Vous nous avez jamais vu ! Je tiens à ma réputation ! ». Une phrase stupide mais le vampire ne réalisait toujours pas ce qu’il venait de commettre. En réalité, il affichait même une suffisance des plus énervantes. Un rictus satisfait ornait même ses lèvres. Elle devait moins faire la maligne maintenant. Il lui avait prouvé qu’il avait les couilles. Caleb se mit même à siffloter, tant il était heureux à cet instant. Pas de s’être marié, cet épisode venait même de disparaître de sa tête mais bel et bien parce qu’il allait pouvoir la charrier et obtenir ce qu’il voulait. A savoir, elle, nue, sous lui, dans un torride corps à corps. Déjà, cette idée fit le tour de sa tête. Peut-être même pourrait-elle accepter un petit extra. Elle l’avait quand même vexé, elle pouvait donc, toujours se faire pardonner. « Alor.. » commença-t-il avant d’être interrompu par un bouquet de fleur. Rêvait-il ou elle lui avait balancé à la gueule? « Mais est-ce que t’es con ou quoi ?!! Tu sais dans quoi tu t’es embarqué, là ?! Est-ce que t’as toute ta tête ?! Tu es certain de vouloir me faire subir toute une panoplie d’infidélités ! Tu es capable de t’éloigner de… » hurla-t-elle. Le cerveau de Caleb débuta un long travail de réflexion. « Et moi j’suis pire : j’ai dit oui. » murmura-t-il. Devant elle, le vampire se sentit blêmir encore plus. La soirée défila à une vitesse phénoménale. La dispute, la chasse aux trésors, l’épisode de l’échange des vœux et cette fichue conversation. Pis, quand elle ajouta, le visage fermé et dur: « J’espère pour toi qu’il y a une nuit de noce. »
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Dim 17 Mai - 19:16

    « Oh merde ! » fut la seule chose qu’il prononça, complètement figé. Mariage, oui, liés pour l’éternité, femme, mari, épouse, alliances. Tout s’enchaînait dans son esprit. D’un œil hagard, il observa sa main où trônait narquoisement son alliance. Ce bout d’argent qui le narguait au plus au point. Déjà, l’anneau commença à le brûler. Il s’était marié. « Oh quel con ! » marmonna-t-il avant d’entamer un aller retour incessant, devant une Arielle furieuse. Tel un lion en cage, il marcha, fit demi-tour, tout en jurant pendant au moins cinq minutes en Mexicain. La traduction ne servait pas à grand-chose puisqu’il s’agissait en grande partie d’insultes incohérente, dirigé contre Arielle, contre ce curé, contre lui et contre et surtout contre son orgueil. Se plantant devant la jeune femme, maintenant Madame Raichan, il lui hurla tout bonnement dessus : « MAIS POURQUOI TU AS DIT OUI?! MAIS TU ES MASO OU QUOI? ». Tentant de respirer calmement et de se détendre, il reprit sa marche, retournant dans ses lamentations prononcées dans sa langue natale. « Et fous moi la paix avec Mayra ! J’ai même pas couché avec elle, j’ai du l’embrasser une ou deux fois ! Alors épargne moi ta jalousie ! Toi tu as bien couché avec ce foutu crétin.. » asséna-t-il avant de donner un coup de poing dans le tronc d’un arbre, le brisant en deux. Il devait se reprendre. Allez, on respire, et on se calme. « Je peux même pas divorcer.. Mais qu’est-ce qui m’a prit??? » râla-t-il en se prenant la tête entre ses mains.

    L’alliance continua de le narguer avec force. Caleb aurait presque arraché son doigt si ce lien, ne le coulait pas sur place. Marié. Il avait épousé son microbe alors qu’ils étaient amants depuis quelques heures. D’accord, ils se connaissaient depuis quelques siècles mais quand même. Déjà, il voyait les autres se foutrent de lui. Plus que tout, il s’imaginait vulnérable. Avoir une femme, c’est accepter le fait qu’il possédait un talon d’Achille. Pire, et si les autres vampires du clan, le pensait maintenant plus accessible. Il allait devoir se montrer doublement plus désagréable. Quoique, ça ne lui déplaisait pas tant que ça. « Alors toi ! » débuta-t-il avant de la pointer du doigt. « Toi ! Tu vas voir ailleurs, tu en touches un autre, et je te démembre très lentement et crois moi tu vas hurler. Et ça sera pas de plaisir. Hors de question que je devienne cocu. » la menaça-t-il. Le vampire réagissait avec violence car en fait, il avait complètement la trouille. Dévoré par cette peur de l’engagement, d’être l’esclave d’une autre personne. Pas encore. « Je ne serais jamais ton esclave, ta chose ! » murmura-t-il avec douleur. Voilà tout le problème. Il associait ce mariage à un accord tacite entre un maître et un esclave. Pourtant, il crevait de lui dire qu’il l’aimait à en crever mais cette union le terrifiait. Avec une force non contrôlée qui l’aurait sans nul doute tué si elle n’avait pas été vampire, il l’étreignit. « Arielle ! » gémit-il à son oreille. Le vampire ne savait plus quoi faire, penser. Il l’aimait mais tout allait trop vite. Mari et femme. « Je refuse de divorcer, tu es ma femme mais putain qu’est-ce qui t’a pris d’accepter? » murmurât-il, la tête enfoui dans le creux de son cou. Il ne connaissait qu’une seule façon d’extérioriser cette terreur : la violence. Et dans son cas, celle-ci s’exprimerait par ses gestes, par son étreinte.

    « Je te veux » reprit-il contre ses lèvres qu’il ravit avec une passion mêlée à son désespoir actuel. Ses lèvres effleurèrent ses joues, son front, ses paupières, alors que ses mains, tremblantes, parcouraient son dos, éprouvant chacune de ses courbes. Il voulait l’aimer, là maintenant. Ne plus rien ressentir, ne plus rien penser si ce n’est à elle. Caleb désirait l’étreindre avec la violence d’un condamné à mort. D’un condamné à l’amour. Il désirait l’aimer comme un mari. Il souhaitait simplement lui dédier ces mots qui refusaient de sortir : Je t’aime.
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Saphyre V. Roosvelt

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● Citation: « Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible, Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi » » - C. Beaudelaire
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Dim 17 Mai - 22:50

    « Arielle, répétez après moi… », lui demande le prêtre d’une voix douce alors qu’il la regarde… Regarder Arielle en ce moment précis est exactement comme regarder une femme en deuil. Les sourcils haussés tristement, les lèvres serrées en une fine ligne, les yeux prêts à pleurer sa vie entière, Arielle regarde Caleb mais sans le voir, lui… Au lieu de voir les traits de son futur époux, elle le voit se transformer… Ses cheveux d’un noir de jais se transforment en un doré émerveillant aux boucles parfaites qui se terminent au cou, ses yeux miel signifiant son régime alimentaire se transforment en un bleu des plus clairs, un bleu ciel… Ces lèvres, fines mais si envoûtantes, se transforment à des lèvres légèrement pulpeuses… Ses joues deviennent rouges, sa peau s’assombrit légèrement pour donner un teint doré… Mathys.


    ***


    Le soleil plombe aujourd’hui, pas un seul cumulus en vue. En cette chaude journée estivale, deux êtres sont allongés sur un champ d’une campagne française. Plus rien n’existait, ce jour-là, sauf pour l’amour qu’ils portent l’un pour l’autre. Un amour interdit, certes, mais un amour sincère, comme il est écrit dans les livres. Le champ de blé était désert, si ce n’est pas des immenses tiges de blé qui cachent si bien leur présence. Ces tiges dansent alors que le vent, malin, traversent entre elles pour montrer sa présence, pour les voir bouger, danser, se dandiner. En cette chaleur aux teintes orangées, la brunette pousse un long et profond soupire d’aise. Ses longs cheveux de jais coloriaient le sol alors que ses boucles brillent à la lumière frappante du soleil. Sa jolie robe blanche aux délicates broderies bleues trahie la touche de pauvreté du sol alors qu’elle est étalée merveilleusement sur les tiges de blé auxquels les deux êtres sont allongés. Accompagné de son soupire se mélange le soupire d’aise de son compagnon de cœur, son amour, son tendre amant.. Mathys. La tête déposée sur le torse de son tendre bien-aimé, Arielle garde les yeux fermés alors qu’elle lui caresse délicatement le bras du bout de ses ongles, aimant sentir la peau de Mathys se soulever en un agréable frisson. Libérant un rire, il lui prend la main et entrelace ses doigts dans ceux de la jeune femme alors qu’il prend parole, étouffé par un rire « Ça chatouille ! » , un rire enfantin… Sans doute de lui qu’Arielle rit de cette manière. Elle ouvre les yeux et ses yeux d’un bleu perçant croisent ceux de son amoureux… - En effet, elle avait les yeux bleus autrefois. « C’est tout simplement parce que j’aime ton rire que je continue… », lui prononce l’écrivaine en devenir. C’est vrai, l’entendre rire procure un énorme bien dans son cœur, les palpitations s’accélérant à une vitesse ahurissante. Le fait de fondre sous son regard lui procure les battements rapides de son cœur, le fait de se perdre dans cet océan d’émotion que porte le regard de Mathys fait qu’Arielle perd entièrement les moyens… Comment bien agir en présence d’un homme ? Malgré le fait que cet homme ne soit pas de son calibre social, il est tout de même l’élu de son cœur, l’élu de ses rêves, l’amour qu’elle porte pour lui n’est égal à aucun autre et au Diable ce que les parents peuvent penser de lui. Se relevant sur un coude, Mathys plonge son regard dans celui d’Arielle alors qu’il lui caresse sa joue du bout de ses doigts. « Et moi j’aime entendre le tien, alors nous sommes pareils.. », réplique-t-il avec une tendresse infinie. Un sourire naissant à ses lèvres, elle ne peut rien ajouter à sa phrase, ne trouvant rien, ne pouvant rien dire de plus que ce qu’il n’a été dit. Les étoiles brillent dans on regard, les étoiles qui vont s’éteindre après la mort de son tendre amant. S’assoyant sur l’herbe, cet acte fait qu’Arielle se redresse et s’assoit pareillement. Il lui prend les deux mains, le regard fixé dans celui de la jeune femme… Le silence est bien trop présent… Silence qui, bien qu’il soit toujours présent entre eux, signifie quelque chose de très sérieux, de très vrais… C’est alors qu’il prend parole… « Je sais que… C’est la manière la mois romantique, que je n’ai pas de bague, je n’ai rien… Mais Arielle Camille Deschanels… accepteriez-vous de devenir… Ma femme ? » Sa femme ?! La femme d’un paysan ?! Son regard fixé dans celui de Mathys, elle voit soudainement son avenir… Dans une maison faite de… De boue… Les vêtements déchirés, les cheveux sales, l’allure à en faire peur… Avec sept enfants qui courent à droite et à gauche… Et avec lui. Lui à ses côtés entrain d’en prendre soin de ces sept petits monstres, lui qui va lui donner un brin de lumière alors qu’elle ne penserait plus qu’il y en aurait… Son rayon de soleil. Réalisant qu’elle ne le voit plus à cause des larmes qui ont inondés ses yeux, elle sourit largement en se jetant à lui, se blottissant dans les bras de celui qu’elle appellera désormais « mon fiancé »… Et sans même l’ombre d’un doute, elle prononce « Oui, oui, oui… » à de multiples reprises, comme pour lui assurer qu’elle le désire plus que tout. Les larmes ruisselant le long de ses joues, cette demande est scellée par un baiser des plus doux et des plus tendres, comme ceux des films – malgré le fait que le cinéma, à cette époque, est loin d’avoir été inventé.. Ce n’est que deux cents ans après qu’ils y pensent. Entre deux baisers, le blondinet lui murmure avec délicatesse un « Je t’aime », qui sait procurer un frisson partout sur le corps de mademoiselle Arielle. Lui répondant d’un baiser amoureux, il peut en être certain qu’elle l’aime et que, à partir de ce jour, elle n’aimera personne comme elle l’aime, lui. Son Mathys.


    ***


    Regardant Caleb redevenir Caleb, elle ne peut s’empêcher de penser que tous les sentiments qu’elle a ressentit pour Mathys ce jour de fiançailles, tous ces sentiments envahissants, doux, amoureux, sincères, elle les revit mais pour celui à qui elle va prendre le patronyme dans quelques minutes. Caleb… elle ne le voit plus comme étant son ennemi, celui qui l’énerve, la source de son envie meurtrière… Mais elle le voit bien comme l’homme avec lequel elle veut tout partager, l’amour, l’homme qu’elle veut aimer imprudemment et sans limites. Le seul à avoir fait enterrer les sentiments qu’elle avait pour Mathys.. Non. Celui qui remplace, et remplacera à tout jamais, Mathys… Celui qu’elle aime et qu’elle n’a pas peur de se l’avouer. À présent, l’amour qu’elle ressent pour Caleb n’est autre qu’un amour débordant de sincérité. Veut-elle réellement devenir sa femme ? Ciel, oui. Elle le veut plus qu’elle n’a voulu autre chose! Elle le veut, un point c’est tout. Pour elle, cette histoire n’a jamais été le fruit d’un pari… Cette histoire de mariage entre elle et l’être le plus, il faut l’avouer, désagréable sur la planète n’est que montrer ô combien elle le chérit et à quel point elle ne veut plus jamais, mais au grand jamais, s’en débarrasser. Mais lui avouer tout ça? Piler son orgueil, sa fierté, son égo de cette manière? C’est un suicide, mais un vrai. Regarder dans les yeux de Caleb, elle ne voit que son avenir… Vide d’enfants, certes, mais avec celui qu’elle aime. Celui qui, malgré la mort, ferait battre son cœur à 100 miles à l’heure. Il est son tout, sa vie, sa source de bonheur, sa source vitale.. tout. C’est d’un air mélancolique qu’elle débute son vœu et c’est d’un air entièrement colérique qu’elle le termine. « M..Moi, Arielle, je….. Je te demande Caleb d’être mon partenaire, mon amant, mon ami et mon… Homme. Je t’annonce et déclare mon intention de t’accorder mon amitié et mon amour les plus profonds, non seulement dans tes moments forts mais aussi dans tes moments faibles. Non seulement lorsque tu te rappelleras clairement qui tu es mais aussi quand tu … l’oublieras. Non seulement lorsque tu agiras avec amour mais… lorsque tu ne le feras pas. Ansi soit-il ». Colérique parce que, malgré elle, Caleb ne va jamais agir avec amour… C’est comme demander à un meurtrier d’être plus délicat. C’est absurde. Et juste au moment où elle appréciait son silence, il parle. « Je suis vraiment obligé de sortir cette stupidité? », râla le Mexicain face à la demande du prêtre. Elle peut bien être en amour avec lui, par dessus la raison et la logique, mais elle ne peut s’empêcher de vouloir l’étrangler. « Moi, Caleb, je te demande mic.. Euh Arielle, d’être ma partenaire, mon amante, mon amie et ma femme. Je t’annonce et déclare mon intention de t’accorder mon amitié et mon amour les plus profonds, non seulement dans tes moments forts, mais aussi dans tes moments faibles. Dites mon père, y a pas plus court? Genre je le veux? », rétorque Caleb face à la longueur du vœu. Fronçant les sourcils, Arielle répond à sa question avec un léger grognement, assez fort pour que lui seul puisse l’entendre. On ne veut tout de même pas semer le doute du prêtre, non ? À la réponse du prêtre, Arielle affiche l’ombre d’un sourire vainqueur aux lèvres. Ça lui apprendra de jouer les malins. « Ok ok. J’en étais où dans votre charabia? Ah oui. Non seulement lorsque tu te rappelleras clairement qui tu es mais aussi quand tu l’oublieras. Non seulement lorsque tu agiras avec amour mais aussi lorsque tu ne le feras pas. Ainsi soit-il. », termine-t-il en un soupire.

    Le temps du baiser. Malgré le fait qu’elle veut devenir Madame Raichan, Arielle redoutait ce moment comme la peste. Le baiser ne fait que… rendre réaliste quelque chose qui était si parfait dans le monde du rêve et de l’imaginaire. Tout lui semble avancer d’une vitesse anormale… Étreignant Arielle avec une force qu’elle ne peut trouver autre qu’agréable, elle oublie la raison pour laquelle elle le déteste tant. Elle oublie qu’il a si cruellement taché sa robe de terre, qu’il lui a fait vivre l’enfer tout le long de son existence, qu’il l’a énervé et terrifié avec cette histoire de mariage. Enroulant son cou de ses bras, entremêlant ses fins doigts dans les cheveux de son amant, dit Mari à présent, elle prolonge son baiser sans même se gêner d’ajouter une touche de piquant. Se perdant entre les mains d’Aphrodite, les deux vampires ont pratiquement oubliés qu’ils ne sont pas seuls et surtout, qu’ils sont « dans la maison de Dieu ». Repoussant Caleb avant que cette charade ne dérape, elle lui sourit légèrement alors qu’elle le traîne à l’extérieur de la petite chapelle Blanche dans laquelle ils se sont – malheureusement ? – unis. Ce qu’il dit au curé procure grognement de la part de la nouvelle Mariée. « Vous nous avez jamais vu ! Je tiens à ma réputation ! ». Clairement, il ne réalise pas, contrairement à sa nouvelle femme, quelle connerie il venait de commettre. Connerie pour Caleb parce que pour Arielle, toute cette histoire est loin d’être source d’une connerie. Mais plus ils avancent, plus elle réalise que ce l’est peut-être… Que marier un homme qui ne voulait absolument aucun lien avec le mariage, qui tenait à sa liberté comme un pianiste à son piano, elle commence quelque peu à se demander si marier un homme comme Caleb, l’homme de sa vie certes mais reste que…, était la meilleure chose à faire. C’est en ponctuant cette pensée qu’elle s’arrête, le pousse et lui balance les fleurs en pleine figure. Le regardant, sentant bien que si elle se met à parler, les larmes ne vont pas tarder… Mais elle le fait quand même, défiant la règle de ses émotions. « Mais est-ce que t’es con ou quoi ?!! Tu sais dans quoi tu t’es embarqué, là ?! Est-ce que t’as toute ta tête ?! Tu es certain de vouloir me faire subir toute une panoplie d’infidélités ! Tu es capable de t’éloigner de… » son humaine, bien sure. Elle parle de son humaine, celle qui laisse son odeur imprégnée sur lui lorsqu’il revient d’une « promenade » je-ne-sais-trop-où. À présent, Arielle n’accepte pas le fait qu’il va voir ailleurs et surtout pas dans les bras de cette humaine qui, visiblement, lui hante l’esprit s’il est pour aller la voir autant qu’il ne le fait. Bon, d’accord… Ce fut deux fois, mais Arielle a le don de dramatiser les choses. Les larmes lui montant aux yeux, lui brouillant entièrement sa vision, elle ferme les yeux et cache son visage en murmurant, désespérée « Et moi j’suis pire : j’ai dit oui. » alors qu’elle réalise clairement que Caleb Rohan Raichan n’est pas l’homme qui sera le plus fidele sur la planète. Elle veut le croire, elle veut vraiment croire qu’il va être à elle… Mais quelque chose dans son cœur, ce cœur meurtri, se cœur séché, qu’il ne verrait jamais qu’elle. Essuyant les larmes de ses joues, elle regarde Caleb, un regard noir animé par une douche de défiance – sachant ce que où les défis les ont menés cette fois-ci – elle prononce « J’espère pour toi qu’il y a une nuit de noce. » avec une férocité sans autres.
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Saphyre V. Roosvelt

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● Âge Du Perso: 26 ans, dont une seule et pauvre année de vampirisme.
● Citation: « Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible, Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi » » - C. Beaudelaire
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Dim 17 Mai - 23:12

    La phrase suivante crée un soupire chez la demoiselle qui, visiblement, n’est plus du même avis sur leur union qu’elle ne l’a été il y a quelques minutes. Lui tournant le dos afin qu’elle puisse se diriger vers un arbre, elle glisse le long du tronc pour enfin s’asseoir aux pieds de celui-ci, rapprochant ses jambes à sa poitrine. Elle passe ensuite ses bras entre ses cuisses et ses mollets et dépose son menton sur son genou alors qu’elle fixe, de manière absente, un point invisible sur un arbre voisin. Les cris de Caleb dans la forêt lui font rapidement cliquer à une chose très importante : il comprend son erreur. « MAIS POURQUOI TU AS DIT OUI?! MAIS TU ES MASO OU QUOI? », lui crie le vampire qui, décidément, ne peut plus retourner en arrière pour un acte aussi sérieux, aussi réel. Murmurant, elle ferme les yeux en posant maintenant son front sur son genou « À croire que oui, hein… ». Mais la phrase suivante.. La phrase qui va réussir à faire bouillonner de rage la nouvelle mariée. Cette phrase, il ose parler d’Angus, il ose lui reprocher d’avoir coucher avec lui alors que, en réalité, il ne sait pas du tout de quoi il parle. « Et fous moi la paix avec Mayra ! J’ai même pas couché avec elle, j’ai du l’embrasser une ou deux fois ! Alors épargne moi ta jalousie ! Toi tu as bien couché avec ce foutu crétin.. ». Rapidement, elle se lève et s’avance dangereusement vers lui, telle une lionne prête à attaquer. « Tu me reproches encore d’avoir coucher avec lui et je t’arraches ce qui t’as pousser à me marier. Toi, tu embrasses une humaine AUJOURD’HUI alors que moi, j’ai couché avec lui IL Y A DES ANNÉES. Alors épargne-MOI tes stupidités et tes reproches idiotes sinon, sérieusement, ce qui te sert de virilité se fera rapidement brûlé comme les autres parties de ton corps. ». À présent, elle ne pense même plus à rien ! Depuis qu’il a osé parler d’Angus, toute cette connerie de mariage est loin dans ses priorités. Mais c’est plutard, alors qu’il lui montre sa possession envers elle, qu’elle ne réussit plus à s’empêcher de penser à ce mariage, devenu trop vrai.. Devenu plus vrai que n’importe quoi. Arielle Camille Deschanels est désormais Arielle Camille Raichan et ce jusqu’à la fin des temps, pour l’éternité et qu’elle en voit une essayer de toucher, regarder trop longtemps, parler trop longtemps et inutilement son mari, la pauvre aura droit à l’enfer. « Alors toi ! » dit-il, la pointant du doigt, « Toi ! Tu vas voir ailleurs, tu en touches un autre, et je te démembre très lentement et crois moi tu vas hurler. Et ça sera pas de plaisir. Hors de question que je devienne cocu. », lui dit-il en forme de menace. Fermant les yeux et en prenant une grande respiration, elle croise les bras sous sa poitrine et, rouvre ses prunelles dorées pour poser son regard, froid certes, mais inondé d’un amour tellement sincère. « Tu ne peux qu’imaginer ce que je te ferais si jamais je te vois toucher une autre, embrasser une autre, regarder trop longtemps une autre… T’es mort. », lui dit-elle d’un ton de voix des plus calmes, les larmes montant incontrôlablement à ses yeux d’où la tristesse est imminente. Le murmure de douleur de Caleb, fait baisser la tête d’Arielle, lui fait déposer sa main sur son visage et prendre une grande respiration afin de ne pas lui montrer qu’elle ne tient plus… Comment veut-il qu’elle fasse de lui son esclave?! Elle s’est juré, devant Dieu, de n’être qu’un être doux à ses côtés, de lui montrer à quel point elle l’aime, et non de lui mettre les menottes aux bras et de l’attacher ! « Je ne serais jamais ton esclave, ta chose ! ». À son tour, elle réplique, murmurant et d’où, par son murmure, on peut sentir toute la tristesse du monde … « Je ne te ferai jamais ça… Jamais… ». Se montrer aussi vulnérable à celui auquel elle s’est promise de se montrer raide, froide et impénétrable est très… Difficile. S’entant les bras du vampire l’entourer, elle ne peut que se sentir infiniment petite. « Arielle ! » murmure Caleb à son oreille en un gémissement… « Je refuse de divorcer, tu es ma femme mais putain qu’est-ce qui t’a pris d’accepter? »

    ***

    Voyant Mathys approcher parmi les champs de blé, Arielle descend rapidement les escaliers du manoir qu’elle prend comme demeure. C’est en direction vers la sortie du manoir que son père l’arrête, du haut de son bureau. « Tu sais que tu vas avoir un visiteur demain, ma chéie. », lui rappelle son géniteur. Croisant les bras sous sa poitrine, Arielle roule les yeux et puis pousse un soupire lasse, « Mhhm. ». Il poursuit avec « Tu sais que c’est un visiteur fort important, hein? ». Mais est-ce qu’il va la laisser sortir, à la fin?! Décidément, non. « Alors va te coucher afin d’avoir l’air présentable », lui ordonne son géniteur. « Pffh.. S’il croit sérieusement que je vais l’écouter… » marmone-t-elle après avoir répliqué « Bien ». Sortant enfin du manoir, elle rejoint Mathys dans un coin entre une partie du manoir et l’autre. Leur salutation fut un baiser, un baiser plus que délicat mais qui trouva la mort par la faute à Mathys. « Qu.. qui va passer te voir demain? », lui demanda-t-il, curieux comme tout. « Hm?.. Oh.. Ce… Ce n’est rien! Oublions ça! », prononce Arielle, qui ne veut autre chose que goûter aux lèvres de son tendre amour encore une fois. Se faisant brusquement arrêter durant la tentative elle fronce les sourcils alors qu’elle l’écoute parler. « Arielle… Peux-tu me dire qui va passer te voir demain? », insiste Mathys. Roulant les yeux, Arielle tente faussement de lui faire oublier cette idée en murmurant un « [color=indigo]C’est inutile… » avec un sourire loin d’être sincère, loin d’être réconfortant. « Non puisque j’en parle sérieusement. », lui réplique le blondinet. Essayant de changer de sujet, Arielle prononce : « Mathys… Depuis quand cette curiosité? Je sais pas d’où elle vient!... Mais si tu souhaites vraiment savoir— » mais se fait couper la parole par un Mathys qui perd patience. Elle reprend alors en poussant un profond soupire, la tête baissée, n’osant affronter le regard à celui qu’elle appelle « amour », : « Un homme. Un homme… Avec lequel je… Avec lequel je… Avec… lequel je vais me marier. ». Elle ne le voit pas, mais elle sent la douleur dans la voix de Mathys alors qu’il prononce, d’un murmure ébahi « …C’est… Impossible. ». Levant les yeux vers lui, elle dépose ses deux mains sur les joues à Mathys, les larmes lui montant aux yeux. Elle prononce, d’une voix saccadée par la douleur et les émotions « Je suis désolée… Je ne m’attendais pas à ça… Ils parlent d’une alliance de je sais pas trop quoi… Mathys… J’ai déjà dit oui à TA demande. », mais rien n’y fait. Elle vient de le briser, le détruire, le déchirer à tout jamais. Plus jamais ne verrait-elle le visage souriant de Mathys, plus jamais est-ce qu’elle ne frôlerait cette peau si douce, plus jamais n’entenderait-elle prononcer « Je t’aime » en un murmure inégalé… Il réplique, plus que détruit « Et… C’est quand le mariage? », en plongeant son regard céleste dans celui d’Arielle. Se mordillant la lèvre inférieure, le menton tremblotant, elle ne veut même pas répondre à cette question.. Ce serait l’ultime coup avant la mort. Mais le regard insistant de son Mathys ne peut lui faire agir autrement. « … La semaine prochaine. », dit-elle. C’est avec un « Il me faut du temps. » que Mathys quitte, les yeux rouges d’émotion. Plus jamais elle ne verrait ce visage angélique… Plus jamais.

    ***

    « Qu’est-ce qui m’a pris?! » demande-t-elle en reculant de son étreinte, les yeux inondés de larmes qu’elle ne peut plus contrôler à présent. « Peut-être que toi, tu m’as marié parce que tu voulais prouver un point, peut-être que toi tu m’as marié parce que tu ne voulais pas mettre en doute ta virlité et de toute manière je m’en fout de tout ça ! Tu sais très bien que je ne pense pas sincèrement ce que j’ai dit ! Je ne mettrais jamais ta virilité en doute c’est toi qui est trop susceptible ! Mais tu veux réellement savoir ce qui m’a pris ? Peut-être qu moi, je ne vois pas en toi le monstre que tu veux tant montrer aux autres ! Peut-être que moi je vois une autre facette de Caleb que les gens ne voient pas et que toi tu refuses de montrer. Peut-être que moi je t’ai marié parce que je t’aime et que peu importe la connerie que tu vas me faire, me dire, peu importe, je vais t’aimer malgré tout ! Et j’suis peut-être stupide aussi, j’suis peut-être idiote mais je ne suis pas lâche... C’est pour l’éternité que je me suis engagée et même si toi tu t’es marié dans l’ultime but de me prouver un point, moi je sais pourquoi j’ai dit oui et je ne le regrette pas d’une seconde. » Dit-elle sans prendre une bouffée d’air. Inutile de préciser qu’elle a voulue devenir sa femme depuis près de trois siècles, n’est-ce pas? Elle ne réalise pas sur le coup mais elle vient de lui dire qu’elle l’aime… Et ça, c’est aller contre ce à quoi elle s’est promise. Vilde aurait été fière d'elle... Mais peu après, elle masque son visage de ses mains, murmurant un simple « Tu fais chier... »... L’entourant une nouvelle fois de ses bras, la nouvelle mariée retirant ses mains de son visage mais fuyant le regard du vampire, elle sent les lèvres à Caleb se coller contre les siennes en un baiser des plus passionnés, suivit d’un « Je te veux », murmuré. Elle le veut aussi, elle le veut tellement qu’elle le prendrait ici, maintenant, en plein milieu de la forêt. Et pourquoi pas, après tout? S’abandonnant dans le vice, elle prolonge le baiser avec passion. Malgré que Caleb soit la violence du couple, Arielle ne peut s’empêcher d’agir avec une fine délicatesse propre à elle, toutefois ne s’empêchant pas d’ajouter du piquant à ses gestes, mordillant la lèvre inférieure de Caleb. Ils s’abandonnent chacun l’un à l’autre alors que l’ivresse – pas d’alcool, on s’entend… - et la passion prennent le dessus. À présent, elle oublie la bague à son doigt, elle oublie à quel point elle lui était inconfortable, belle certes mais inconfortable tout de même. Elle qui n’avait pas envie de se marier à lui, de devenir sa femme, ne verrait pas son bonheur d’une autre manière.
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MessageSujet: Re: Bring on the shackles — I’m your prisoner [PV: CALEB]   Lun 18 Mai - 19:25

    « Qu’est-ce qui m’a pris?! » demande-t-elle en reculant de son étreinte « Peut-être que toi, tu m’as marié parce que tu voulais prouver un point, peut-être que toi tu m’as marié parce que tu ne voulais pas mettre en doute ta virilité et de toute manière je m’en fout de tout ça ! Tu sais très bien que je ne pense pas sincèrement ce que j’ai dit ! Je ne mettrais jamais ta virilité en doute c’est toi qui est trop susceptible ! Mais tu veux réellement savoir ce qui m’a pris ? Peut-être que moi, je ne vois pas en toi le monstre que tu veux tant montrer aux autres ! Peut-être que moi je vois une autre facette de Caleb que les gens ne voient pas et que toi tu refuses de montrer. Peut-être que moi je t’ai marié parce que je t’aime et que peu importe la connerie que tu vas me faire, me dire, peu importe, je vais t’aimer malgré tout ! Et j’suis peut-être stupide aussi, j’suis peut-être idiote mais je ne suis pas lâche... C’est pour l’éternité que je me suis engagée et même si toi tu t’es marié dans l’ultime but de me prouver un point, moi je sais pourquoi j’ai dit oui et je ne le regrette pas d’une seconde. » Caleb l’écouta religieusement, perdu dans ses pensées. Il avait peur mais au-delà de cette frayeur, un souvenir se libéra, comme s’il attendait un événement précis pour remonter à la surface. Un passé lointain, très lointain alors qu’il était encore humain. Le vampire pensait n’avoir jamais aimé, n’avoir jamais songé à se marier mais c’était faux. Il se souvenait d’elle. Cette étrangère aux cheveux d’un noir de jais, aux yeux couleur émeraude. Il ne se rappelait plus très bien d’elle mais son image floue s’imposait à son esprit ainsi que la voix de sa mère. Il l’avait aimé, d’un amour brûlant, sincère. Et il avait voulu l’épouser. Comment diable l’avait-il oublié ? Pourquoi ? La réponse s’imposait d’elle-même. La douleur d’une séparation. « Raichan ! Nos ancêtres nous ont transmis notre nom, notre honneur. Notre devoir est de les honorer et de les respecter. Et je ne laisserais jamais une étrangère faire obstacle à ce devoir. Tu ne t’es pas demandé si elle comprendrait notre culture, nos traditions. S’adapterait-elle à nos rites ? Adopterait-elle nos principes, notre éthique ? Adopterait-elle nos valeurs familiales ? Comment as-tu pensé qu’elle pourrait faire partie de notre famille, de ma famille ? » Le questionna sa mère d’un ton acerbe alors qu’il se présentait face à elle, en toute humilité pour lui confier son amour.

    « Comment ? » reprit-il, les larmes aux yeux face à sa parente, symbole d’autorité depuis le décès de son mari. Normalement, il aurait du reprendre cette charge mais elle avait voulu qu’il en soit autrement. Pour les élever dans la pure tradition inca et non dans les limbes rêveurs de son fils aîné. « Comment ? Je n’y ai pas pensé, j’ai simplement aimé. Aimé… » Murmura-t-il. Sa mère l’observa un instant, attristé elle-aussi avant de prononcer cette phrase qui restera gravé pour des siècles. « L’amour ? Quel gâchis. Je me suis trompée au sujet de mon propre fils. Je pensais qu’il me connaissait, qu’il comprenait les traditions familiales, mes émotions, chacun de mes gestes. J’avais tort. J’étais si fière de toi, tu étais mon honneur, tu étais ma force, mais tu m’as enlevé tout ça. Tu m’as blessé Rohan. » Termina-t-elle en lui tournant le dos. En arrière, Caleb laissa libre cours à ses larmes. Il ne voulait pas faire de la peine à sa mère, il ne le supportait pas. Aussi, se rapprocha-t-il de sa parente, tombant à genoux devant elle pour implorer son pardon. Il ne pouvait en subir d’avantage. Elle était sa mère, elle était tout pour lui. « Je n’ai jamais voulu te faire de mal, je ne voulais que ton bonheur. Pourquoi t’ais-je fait pleurer ? Ne me pardonne jamais, non jamais. Je t’en prie, ne dis pas que je t’ai fait du mal, ne me pardonne pas. Je ferai comme tu le souhaites. Selon ta volonté. » Acheva-t-il en pleurant. Il aimait cette femme mais son devoir le poussait à renoncer. Cet amour tuait dans l’œuf l’avait poursuivit durant tant d’années, sans le savoir. Il était tapi au fond de son âme. Caleb s’était refusé à l’amour pour ne pas trahir le souvenir de sa mère. Un reste de sa vie humaine. Il le comprenait mais rien ne changeait dans le fond.

    Et aujourd’hui, il avait enfreint cet interdit, il avait épousé une étrangère. Une peau blanche qui ne soupçonnait pas l’étendu de sa culture, qui ne connaissait en rien ses traditions, qui ne connaissait même pas sa civilisation. Au loin, il pouvait entendre la voix de sa mère résonner, comme une condamnation. « Aujourd’hui, tu as prouvé que tu n’es pas mon fils. Tu n’es pas mon sang. En même temps, tu as prouvé, que tu es seul. » . Serrant Arielle dans ses bras, avec le désespoir d’un homme au bord de la noyade, il leva son regard au ciel. Il aimait cette femme. Il voulait le crier sur les toits, aux yeux du monde mais cela restait un cri muet. Etreignant sa femme, Caleb ferma les yeux, laissant le vent caresser son visage blême. Il n’éprouvait aucun regret, aucun. Il avait fait taire les démons du passé mais il restait encore du chemin avant qu’il n’accepte réellement l’amour de la vampire. Un long et tortueux parcours. Cependant, n’avait-il pas l’éternité pour cela ?

    « Tu m’as menti Caleb ! » pleura une énième conquête alors qu’il venait de lui annoncer mettre fin à leur relation. Il ne se rappelait même plus de son nom. Cela faisait deux cent ans qu’il était chez les R. et il passait le plus clair de son temps, en dehors du Manoir afin de laisser libre cours à sa violence ne prenant des maîtresses qu’il n’aimerait jamais. « Qu’aurais-je gagné à te dire la vérité ? M’aurais-tu ouvert ton lit ? » Asséna-t-il froidement et sans scrupule. « J’ai eu ce que je voulais. » ajouta-t-il en la toisant, narquoisement. « Tu es égoïste Caleb » lança-t-elle dans l’intention de le faire souffrir. « Dieu t’as tout donné, tu sais. La beauté, l’intelligence, tout mais il a oublié de te donner un cœur. J’espère que le jour où tu tomberas amoureux, cette femme te rejette comme tu viens de le faire avec moi. » Poursuivit-elle. « Oh par pitié, épargnes-moi ce refrain. » répondit le vampire, sur un ton las et blasé. Qu’est-ce que les femmes pouvaient se montrer romantiques et pathétiques en même temps. Heureusement, il ne verrait plus cette humaine et pourrait retourner embêter son microbe. Celle-ci l’évitait une nouvelle fois depuis qu’il fréquentait comment s’appelait-elle déjà ? Suzanne ? Larissa ? Bref, l’autre. Il commençait à trouver la chasse ennuyeuse et monotone sans son rat de bibliothèque préféré. Leur relation était ainsi depuis le départ même si désormais, il se montrait moins méchant, plus taquin, dirons-nous. Le résultat était le même, vous me direz.

    « Tu fais chier... » Marmonna Arielle alors qu’elle reprenait leur étreinte, l’entourant de toute sa tendresse et sa passion. Il l’aimait, il l’aimait à en crever mais il se retrouvait incapable d’exprimer à haute voix ses émotions. Il ne pouvait tout simplement pas. Trop tôt. Quelle étrange ironie, il considérait qu’il était encore trop tôt pour lui dire trois petits mots mais les voilà unis par les liens sacrés du mariage. Décidément, ce couple, ne ferait jamais rien comme tout le monde. « J’en ai autant à ton service madame Raichan » s’amusa-t-il avant de ravir ses lèvres dans un énième baiser. Il ne les comptait même plus tant le désir et la passion restèrent ancrés en lui. Depuis qu’il avait gouté ce fruit défendu, il ne s’en laissait pas mais il craignait pour l’avenir. Le vampire n’était pas un modèle de droiture. Certes, quand il se donnait, c’était pleinement. Sa loyauté allait à sa femme mais il ne pourrait changer, ni pour elle, ni pour personne. Il resterait ce connard, ce mec désagréable que tout le monde déteste mais sur qui tout le monde compte le jour de la bataille. Peut-être valait-il mieux ainsi. Au moins, si l’un d’eux devait périr, alors ils auraient les souvenirs, ils resteraient unis quoiqu’il arrive. Bordel, pourquoi les pensées romantiques affluaient à son esprit. Le vampire était tout sauf un romantique. « Je te veux » prononça-t-il avec difficulté tant la nécessité de faire plus qu’un avec elle, se faisait douloureusement sentir en son être. Peut-être cela équivalait à une déclaration, peut-être pas. Qui pouvait réellement savoir avec lui ?

    Malgré le lieu inapproprié, loin de toute considération, le couple de jeune mariés se lassa emporter par leur désir commun. Avec fébrilité, passion, retenue, fougue, ils se donnèrent l’un à l’autre avec le même empressement. En une soirée, tenteraient-ils de combler ses siècles de non dits, d’évitement ? Caleb, quant à lui, parcourait avec envie et délicatesse le corps de sa femme, ne laissant pas un centimètre de peau sans la gouter de ses lèvres, de sa langue. Il désirait l’aimer, l’emmener dans un paradis où il n’y aurait qu’eux. Unis jusqu’à la fin des temps. Cette mièvrerie l’insupporta et l’étreinte romantique se transforma en une possession sauvage. A eux deux, ils formaient une complémentarité parfaite et exquise. La douceur et la bestialité, l’amour et la haine, l’innocence et la perversion. La belle et la bête. Plus rien d’autre ne comptait qu’eux et leur amour. Plusieurs fois les mots se risquèrent sur le bout de ses lèvres mais cette force invisible continuait de le tenir, de l’empêcher. Arielle lui faisait perdre la tête, provoquait un terrible tsunami en son âme torturée et pervertie par ses années de violence. Auprès d’elle, Caleb se montrait tel qu’il était : bestial, sauvage, doux et aimant. Une dualité que peu de personnes avaient l’occasion de côtoyer. Elle serait la seule à le connaître ainsi et cela pour l’éternité. Il ignorait de quoi serait fait demain mais une seule chose était certaine : il serait celui qui lui apporterait les lendemains qui chantent et ceux qui hurlent. A la différence que peut-être son prochain voyage serait non plus solitaire mais leur voyage de noce. Après la guerre, quand les temps seront plus cléments. Il l’avait promis à Vilde. Elle pourrait compter sur lui. « Ne fais plus jamais de remarque sur ma virilité.. Qui sait, la prochaine fois, on adoptera un gosse.. Vu le résultat de ce soir » la railla-t-il.


THE END
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