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 You better run. || PV: VILDE + CALEB : TOPIC FERMÉ

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Saphyre V. Roosvelt

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Féminin Nombre de messages : 185

Age : 29
Votre Prénom/Pseudo : .bittersweet
Multi-Comptes : //

Nourriture : Le sang humain.
Humeur : Indescriptible.
Date d'inscription : 08/04/2009

TELL ME EVERYTHING.
● Âge Du Perso: 26 ans, dont une seule et pauvre année de vampirisme.
● Citation: « Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible, Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi » » - C. Beaudelaire
● Relations:

MessageSujet: You better run. || PV: VILDE + CALEB : TOPIC FERMÉ   Mer 15 Avr - 5:27

    « Je dois aller à quelque part Microbe. Ne m’attends pas… »

    Assise sur sa chaise de bureau entrain de taper sur son magnifique dactylographe, notez le sarcasme – ce dactylographe frôle la mort -, elle s’arrête, pousse un profond soupire et se tourne face à ce vampire debout devant sa porte qui, pour les rares fois, est ouverte. Ses lunettes aux yeux, lunettes qui ne lui vont pas mal du tout mais qui sont comme une porte ouverte aux moqueries de Caleb, la brunette les retire de ses yeux, hausse les épaules et regarde Caleb comme si elle attendait une autre partie à son message. Depuis l’incident au lac, elle lui a très peu adressé la parole… Faut dire qu’il n’a pas demandé à se faire pardonner ni même qu’il a été lui acheter un présent afin qu’il regagne la petite brunette… Non, au lieu de cela, il a fait comme si de rien était. Bon, faut avouer que la scène qui commençait à être un peu plus explicite qu’il ne le fallait n’aidait pas vraiment à tourner la page sur cette journée. Par contre, à toutes les fois qu’Arielle repense à cette scène à en couper le souffle, elle repense au fait qu’il l’a lancer dans le lac par après alors sa renforce sa haine envers son Boubou. D’un ton plutôt froid et irrité, elle répond…

    ARIELLE –
    Je ne t’ai rien demandé… J’vois même pas pourquoi tu viens d’me dire ça. Bon sang, on est pas marié, t’es libre de faire c’que tu veux…

    Suivit d’un grognement, elle se retourne rapidement dos à lui, faisant comme s’il n’existait plus. Par contre, en faisant cela, elle baisse les yeux vers son ombre qu’elle voit subtilement sur le plancher de sa chambre. Et, de ses pas, elle l’entend tourner les talons et quitter le corridor. Même qu’un sourire des plus fiers se dessine à ses lèvres alors qu’elle entend le vampire soupirer. « Gagné », pensa-t-elle. Si elle sentait un peu de remords en agissant de la sorte avec lui?... Non. Pourquoi elle se sentirait ainsi alors qu’il ne se sent pas de la sorte quand il la moque? Non, ils sont fait pour s’insulter, se moquer l’un de l’autre et être fâché l’un après l’autre… c’est tout. Faut dire qu’elle était très déçue qu’il n’a rien ajouté à cette phrase… Comme un « J’suis désolé de t’avoir si méchamment jette dans un lac alors que tu étais à moitié nue et que j’ai couru comme un trouillard me cacher pour éviter la crise qui allait se produire la seconde que tu allais entrer »… ou même un « Tiens, pour me faire pardonner… » et ce serait quelque chose comme… Bon elle ne sait pas puisque tout ce qu’elle aime réellement, Caleb lui a offert déjà. L’occasion?... Se faire pardonner, bien sur. C’est la seule et unique excuse qu’il a pour aller lui chercher quelque chose. Mais bon, la brunette ne va pas vraiment commencer à critiquer ses présents, elle les aime et ce tout simplement parce qu’ils viennent de lui, même si elle refuse de se l’avouer.

    Ayant perdu son inspiration quand Caleb lui a adressé la parole, elle attend sagement qu’il quitte le manoir, qu’elle entende la porte se fermer, avant qu’elle ne se lève et qu’elle se dirige, marchant sur le bout des pieds, vers la chambre de Boubou qui est fermée… Ce n’est pas une surprise, hein… Il ne laisse personne entrer dans sa chambre, même qu’Arielle est une des rares qui à la passe « V.I.P » et même là, on peut toujours sentir une hésitation dans sa voix alors qu’il donne le droit à la brunette d’y entrer. Ouvrant délicatement la porte, ne voulant absolument pas qu’elle grince, elle regarde un peu partout dans sa chambre voir si elle peut se venger pour ce qu’il a fait… Par contre, ne venez pas penser qu’ils seront quittes quand se sera vengée… Non. Arielle son côté enfantin qui, malgré le fait qu’elle puisse se venger, l’empêche de vraiment parler à Caleb… La seule qui connaît ce côté d’Arielle n’est nulle autre que Vilde. Enfin, tournant les yeux vers la fenêtre elle remarque que le ciel est assombri par les nuages qui sont noir comme l’encre. Un sourire aux lèvres, elle s’approche puis ouvre grandement la fenêtre de la chambre à Caleb. Le rapport? Eh bien, il l’a lancer dans l’eau, or, il va pleuvoir ce soir, alors tous les articles à Caleb se verront mouillés, malheureusement. Le grondement du ciel annonce la tempête qui s’approche à grand pas. Rapidement, elle sort de la chambre, la ferme derrière elle et va dans la sienne afin de fermer la fenêtre… Pas question que ses livres soient mouillés. Que les articles à Caleb soient ruinés, elle sera heureuse comme tout ! Voulant à tout prix parler à Vilde, elle descend rapidement les escaliers afin de la trouver assise sur le canapé dans l’énorme salon.

    S’approchant de Vilde comme un enfant s’approcherait de son parent lorsqu’il a fait une erreur, elle s’assoit à ses côtés et pose sa tête sur l’épaule de la blondinette qui se trouve à ses côtés. Poussant un profond soupire, elle ferme les yeux quelques secondes et les ouvrent, le regard levé vers le visage à Vilde. Elle sait qu’elle a fait une erreur en ouvrant la fenêtre à Caleb pour tout ruiner ses objets et mouiller son plancher intensément, mais il n’avait qu’à pas la lancer dans l’eau. Peut-être même que le fait qu’il ne s’est pas encore excusé l’a poussé à agir de la sorte?... Peut-être qu’elle veut qu’il s’excuse afin qu’il fasse une prochaine connerie pour que le cercle vicieux reprenne son cours? Arielle trouve cette histoire bien trop compliquée… Elle ne veut même pas y penser mais elle se sent comme si elle est poussée dans le dos afin d’y réfléchir… Afin de ne pas arrêter de penser à ce Caleb qui ne fait que l’enrager mais, étrangement, qu’Arielle apprécie plus qu’énormément malgré tout. Alors que plusieurs dans le manoir peuvent penser qu’ils ont une relation frère/sœur, la seule qui connaît la véritable histoire entre Caleb et Arielle est Vilde. Déposant ses pieds sur le canapé, les pliant contre sa poitrine, Arielle relève la tête et regarde Vilde droit dans les yeux, le regard légèrement mélancolique, mais pas trop. Lorsqu’Arielle emploie ce regard avec Vilde, la vampire sait exactement de quoi il s’agit.

    ARIELLE – Viiilde? Il ne t’a rien dit ?... Il n’a pas dit pourquoi il ne s’est pas excusé encore?

    Demande-t-elle alors comme un enfant sur le bord des larmes, triste que son ami ne s’est pas encore excusé. Le bruit du tonnerre à l’extérieur annonce le début du déluge. On peut clairement entendre le bruit des gouttes de pluie, si épaisses, marteler le toit du manoir et, étrangement – bon étrangement pour Vilde – marteler le sol d’un étage plus haut. Par contre, Arielle ne va rien dire à propos de ça, jusqu’à ce que Caleb n’entre à la maison… À ce moment-là, elle va courir tellement rapidement que Vilde va comprendre d’où vient la source du bruit et de qui est la faute. Pour l’instant, Arielle regarde Vilde de son regard piteux, de son regard si triste qu’on ne peut que faire référence à un enfant. Et, tel une gamine, elle repose sa tête sur l’épaule à Vilde et pousse un second soupire… Un soupire de désespoir.


Dernière édition par Arielle C. Raichan le Mer 20 Mai - 21:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You better run. || PV: VILDE + CALEB : TOPIC FERMÉ   Ven 24 Avr - 22:56

[Désolée du retard ><]

    Vilde Agnarsson ne parvenait pas à fixer sa pensée sur le magazine qu’elle lisait. Invariablement, dès qu’elle posait les yeux sur les quelques mots consacrés à l’artiste Andy Warhol, lequel s’était illustré par quelques fantaisies, elle se mettait à songer à autre chose. En conséquence, elle avait parcouru plusieurs fois la même phrase et lorsqu’elle s’en rendit compte, elle soupira d’agacement. Mais elle préféra renoncer et autorisa son esprit à vagabonder comme bon lui semblait. Assise sur son canapé, à sa place favorite, elle se laissa aller contre le dossier et ferma les yeux. S’autoriser à se détendre, c’était tout ce qu’elle pouvait se permettre. Elle n’était pas lasse, pas fatiguée. Huit siècles qu’elle ne s’était pas allongée dans un lit, qu’elle n’avait pas laissé les problèmes s’éloigner, qu’elle n’avait pas éteint sa conscience pour pouvoir oublier, même pour quelques heures. Toujours présente à elle-même. Elle n’éprouvait pas le besoin de dormir mais regrettait un peu cet abandon aux bras de Morphée, cette habitude qu’elle avait perdue. Vilde regardait toujours les cernes des humains sans les comprendre, leur envie de s’asseoir comme ridicule mais appréciait d’écouter battre leurs cœurs lentement quand ils reposaient en toute quiétude laissant de côté la maladie et les malheurs de leur pauvre vie mortelle.

    Un air de jazz s’élevait dans la pièce. Le vampire n’était pas particulièrement passionné par ce type de musique mais cela lui rappelait les années 20 durant lesquelles elle avait follement dansé le charleston sur du jazz endiablé. Aron la faisait tournoyer et tournoyer encore mais jamais ils ne perdaient l’équilibre, jamais leur tête ne leur tournait. C’était une vague de sensations qu’elles ressentaient à nouveau aujourd’hui. Des jolies robes colorées, leurs peaux diaphanes se touchant, l’odeur mêlé de parfums et de sueur humaine, celle enivrante du sang qui battait dans les veines des mortels et qui l’étourdissait. Et puis toujours cette musique entraînante, ce corps qui bougeait tout seul, en parfaite harmonie avec celui de son compagnon. Ils se comprenaient parfaitement, ils n’avaient besoin de parler. Quand Aron avançait d’un pas, Vilde reculait d’un pas. Quand il réclamait sa présence d’un regard, elle arrivait immédiatement. Ils s’aimaient, non s’adoraient. Même le bel officier anglais n’avait pu les séparer. Surtout pas lui. Vilde avait ressenti ce quelque chose, une petite attirance pour cet homme durant la Grande Guerre. L’odeur de son sang était particulièrement attirante, son esprit était cultivé et fin, il appréciait la littérature. Elle recherchait sa compagnie. Mais avant que cela n’aille plus loin, il avait été tué sur le front. Finalement, si elle avait ressenti une cruelle déception quand elle avait appris sa mort, elle avait été égoïstement soulagée. Comment cela aurait-il été possible ? Elle avait le clan, Aron, Pernille. Ses chers protégés qui étaient comme ses enfants. Il n’était pas question de les négliger. Elle se considérait comme une mère, était un vampire et n’avait pas le droit d’aspirer à une vie de mortelle.

    Se pouvait-il qu’avec le temps elle devienne plus sensible aux sentiments humains ? Pourtant sur bien des points, elle se sentait mal à l’aise avec les habitudes de ces derniers, et de plus en plus, elle ne parvenait pas à les comprendre. Elle observait leurs futilités, leurs amours et leurs rires, inconscients comme ils l’étaient de la brièveté de leur vie, mais elle était différente d’eux et chaque jour le lui apportait la preuve. Malgré tout, elle se sentait attirée par des hommes et par deux reprises en ce seul siècle. Car elle ne pouvait nier ce qu’elle éprouvait envers Kenneth Robinson, le maire de Babylon. Elle se tenait à l’écart. Ou tout du moins tentait de se tenir à l’écart. Vilde ne pouvait s’empêcher d’aller le voir, de discuter avec lui. Si elle était une gamine, elle rougirait à chaque fois qu’elle le voyait. Mais justement elle n’était pas une gamine mais un vampire. C’est pourquoi elle devait se raisonner et attirer son attention sur autre chose. Prendre soin de ses protégés pourrait l’y aider.

    Justement, sa chère Arielle, celle que Vilde considérait réellement comme sa fille apparut dans le salon, marchant sur la pointe des pieds. Le vampire l’avait entendu arriver évidemment et elle l’accueillit un mince sourire aux lèvres, ses prunelles dorées fixées sur la jeune fille, admirant comme si c’était la première fois qu’elle la voyait ses gestes fluides et sa démarche gracieuse. Elle s’était occupée d’Arielle durant sa douloureuse transformation et pendant son éducation de vampire. Celle-ci lui confiait ses secrets et ses doutes. Arielle remplaçait dans son cœur ses enfants qu’elle avait perdus il y avait si longtemps. En conséquence, Vilde, guidée par ses instincts maternels, tenait plus à elle qu’elle ne l’aurait du. Et elle était particulièrement attentive à son bonheur. Elle surveillait donc constamment l’état de ses relations avec Caleb Raichan, l’un des plus vieux vampire du clan. S’ils paraissaient être frère et sœur et se comportaient comme chien et chat, le vampire n’était pas dupe et ne se laissait pas abuser par les apparences. Eux-mêmes n’en avaient pas conscience et c’était la raison pour laquelle la jeune femme ne cessait de faire des allusions à un éventuel amour, de manière subtile bien entendu, et de sourire chaque fois qu’ils se chamaillaient en sa présence. Ils s’aimaient et rien ne pourrait la rendre plus heureuse et plus fière que de les voir former un véritable couple pour l’éternité. C’était le cas de le dire.

    Arielle s’assit à son côté sur le canapé, l’air en peine. Vilde fut véritablement touchée de la voir ainsi. N’écoutant que son affection, elle lui ouvrit ses bras et la serra contre elle avec la plus grande douceur. Elle ne lui rendit pas immédiatement son étreinte, mais finit par le faire avec un léger temps de retard. Le vampire scandinave respira l’odeur si connue de sa fille quand cette dernière demanda : « Vilde ? Il ne t’a rien dit ? Il n’a pas dit pourquoi il ne s’est pas excusé ? ». Vilde poussa un soupir intérieur. Ce « il » désignait Caleb bien entendu. Ainsi ils n’avaient pas réglé le problème du lac. Relâchant la jeune fille, le vampire la fixa droit dans les yeux alors que la musique s’éteignait après une dernière note. Caleb l’avait jetée dans le lac la veille rendant Arielle furieuse. Elle allait manifestement se venger si le jeune homme ne s’excusait pas.

    - Ma pauvre chérie, s’exclama Vilde, il ne s’est pas excusé ? Je suis persuadée qu’il ne tardera pas à le faire... Tu le connais, ma petite Arielle, il est fier et ne peut pas ravaler sa fierté aussi facilement. Il est sorti. Peut-être a-t-il prévu de se faire pardonner d’une autre manière. Mais tu ne m’as pas raconté ce qui avait déclenché son acte. Pourquoi t’a-t-il jeté dans le lac ?

    Pourquoi Caleb ne s’était-il donc pas excusé ? Il n’était pas stupide et savait qu’il ne lui fallait pas perdre l’amitié et la confiance qu’Arielle lui accordait. Ceci dit, Vilde pensait sincèrement les paroles qu’elle avait prononcées pour rassurer sa chère protégée. Au même instant, une pluie diluvienne s’abattit sur Babylon. Un bruit étrange survenait du premier étage comme si les gouttes de pluie tombaient directement dans la maison. Que se passait-il ? Malgré l’air désespéré d’Arielle, le vieux vampire distingua une once de culpabilité chez elle. Elle avait donc cherché à faire une crasse au garçon qu’elle aimait. Leurs disputes puériles ne finiraient donc jamais ? Amusée malgré elle, Vilde continua, presque ironique :

    - Mais dis-moi, que se passe-t-il à l’étage ? Y aurait-il un trou dans le toit ?

    Elle hésitait sur la conduite à tenir. Elle désirait les laisser régler leurs affaires mais elle ne pouvait accepter que cet acte puisse encore aggraver la situation. Elle allait donc demander à Arielle de remonter pour refermer la fenêtre quand elle entendit des pas dans l’allée puis la porte claquer. Tiens donc, Caleb rentrait-il déjà ? Pour éviter que la jeune fille ne s’enfuie à toute allure pour se réfugier dans sa chambre et qu’elle ne se faufile pour échapper à la remontrance, Vilde passa son fin bras autour des épaules d’Arielle et leva la tête en direction du nouvel arrivant.
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MessageSujet: Re: You better run. || PV: VILDE + CALEB : TOPIC FERMÉ   Ven 24 Avr - 23:20

    « Je dois aller à quelque part Microbe. Ne m’attends pas… » La prévint Caleb, sur le pas de la porte de sa chambre. Arielle se retourna vers lui, ôtant ses lunettes, peut-être par peur de se voir moquer. Elle haussa les épaules avant de lui répondre, froide et agacée « Je ne t’ai rien demandé… J’vois même pas pourquoi tu viens d’me dire ça. Bon sang, on n’est pas marié, t’es libre de faire c’que tu veux… » . C’était ainsi depuis le lac, elle le battait à froid, ne venant même plus chasser avec lui. Le vampire secoua la tête avant de la quitter, soupirant inutilement dans le couloir. Il devait se faire pardonner mais il ne trouvait rien d’assez beau pour elle. Oui, Caleb R. Raichan cherchait quelque chose de beau. En même temps, il l’avait quand même balancé à moitié nue dans un lac. Il trouvait cela agaçant, après tout, ce n’était pas la première fois qu’il faisait ça –pas de la jeter, juste de lui jouer un sale tour. Qu’est-ce qu’elle voulait ? Qu’il se mette en quatre pour lui dire pardon ? Peut-être bien mais lui, il en avait marre de toujours s’excuser. Si ça lui plaisait pas, et bien tant pis ! Il ne se sentait pas du tout concerné par elle. Alors pourquoi il se sentait si penaud face à elle ? Pourquoi cette sensation de regret au fond de lui. Dans un mouvement d’humeur, il se passa la main dans ses cheveux. Il se détestait d’être si sensible à la vampire et ses humeurs. « Hey Caleb » l’interpella un des vampires du clan, « fous-moi la paix » rétorqua l’interpellé en sortant du manoir. Le besoin de prendre l’air, d’occuper son esprit se fit plus fort et il descendit une nouvelle fois en ville. Déjà deux fois qu’il y allait de son plein gré. Il n’avait plus qu’à prier pour que Vilde ne le remarque pas sinon, c’était bon, il n’y échapperait plus.

    Ce qu’il cachait toutefois c’est que depuis sa rencontre avec la jeune Mayra, Caleb avait suivi son idée. Il se souvenait des paroles de l’humaine. « […] Opte plutôt pour un poème si elle aime la littérature, ou autre chose, un truc original. Ou un bijou, un diner, un … baiser. Cela dépend de tes gouts. Et des siens. » . Depuis ce jour, il avait réfléchit et médité puis, en désespoir des causes, Caleb avait téléphoné à un vieil ami humain, un bijoutier qu’il avait rencontré lors d’une excursion solitaire en Irlande. Normalement sa commande était arrivée depuis deux trois jours mais il n’avait osé aller le chercher. Peur d’être idiot, qu’elle croit n’importe quoi sur sa personne. Le vampire s’arrêta devant la poste. Allait-il oser ? C’était quand même un cadeau assez intime. Las de se poser des questions, il fit demi-tour. A cinquante mètre, il stoppa net. « Je te hais microbe ! » faillit-il hurler en revenant sur ses pas. Cinq minutes plus tard, il ressortait de l’établissement, un petit paquet sous le bras. Qu’allait-il en faire ? D’ordinaire, il lui déposait son cadeau sur son bureau, sans lui adresser la parole. Cela équivalait à un pardon mais il sentait que cette fois-ci, il allait devoir faire l’effort de lui donner en main propre.

    Une petite pluie fine commença à tomber et le vampire grogna de mécontentement. Il ne faisait que pleuvoir, c’était d’un déprimant. Usant de sa vitesse vampirique, il retourna rapidement au manoir. Dans sa tête un plan se déroula. D’abord, il se changeait. Ensuite, il réfléchissait sur quoi lui dire puis, il lui donnait son cadeau. D’un signe de la tête, il salua une vampire avec qui, il discutait de temps à autre, avant de croiser le regard de Vilde. D’un mouvement de la tête, il la salua. Un peu trempé, il remonta quatre à quatre jusqu’à sa chambre dont il ouvrit la porte à la volée avant de stopper net. « ARIELLE !! » hurla-t-il en se dépêchant de fermer la fenêtre. Tous ses articles étaient trempés. Il allait la tuer. Ok, il ne s’était pas encore excusé mais elle ne pouvait pas attendre ? Elle avait l’éternité devant elle. Complètement énervé. Il descendit, toujours trempé par la pluie, jusqu’au salon où il était certain de la retrouver.

    « ARIELLE, JE VAIS TE TUER, TE DEMEMBRER, ET FAIRE UN FEU DE TES RESTES ! » lui cria-t-il dessus, avant de reprendre, plus calmement sous le regard de Vilde « Je peux savoir ce qui t’as pris ? De un, tu es entré dans ma chambre sans ma permission, deux, je savais très bien que ma fenêtre était fermée en partant, donc tu l’as fait délibérément ! Je me suis jamais attaqué à ton dactylographe ou tes foutus bouquins ! » Soupirant pour tenter de se calmer, il se tourna vers Vilde « J’ai ta permission pour la démembrer ou dois-je le faire dans ton dos ? » . Il ne voulait pas manquer de respect à celle qu’il considérait comme la personne la plus importante de sa vie mais il tremblait de rage contenue. Arielle était allée trop loin. Parmi les dégâts, il y avait des choses précieuses. « Tu voulais ton cadeau, et bien le voilà ! » lui jeta-t-il au visage, le petit paquet.

    Dedans, elle allait trouver un petit écrin. Il s’agissait d’une bague Claddagh. Sur cette bague, on peut voir un cœur encerclé par deux mains, l'une de chaque côté et une couronne posée dessus. Elle représente la loyauté (la couronne), l'amitié (les mains) et l'amour (le cœur). Ces bijoux se sont transmis de mère en fille durant des siècles et ont traversé les frontières suite à l'immigration due à la famine. Cette bague a une particularité, celle de signifier différentes choses selon la façon dont elle est portée. Si vous la portez à la main droite, le cœur à l'extérieur, cela signifie que vous attendez toujours l'amour. Si vous la portez à la main droite, le cœur à l'intérieur, cela veut dire que votre bien aimé est déjà pris, mais que vous le portez dans votre cœur. Si vous la portez à la main gauche, le cœur à l'intérieur, on saura que vous êtes pris et que vous aimez et êtes aimé en retour.

    « C’est pas ça que tu voulais ? » demanda-t-il, las, et attristé. Le vampire se laissa tomber dans un fauteuil près des deux vampires. Elle avait été trop loin, il ne voulait même plus lui parler. Même un être comme lui, désagréable, avait ses limites. « Vilde, je crois que je vais avancer mon projet de voyage annuel. A moins que tu ais besoin de moi pour une quelconque raison. » S’adressa-t-il à la jeune femme.
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MessageSujet: Re: You better run. || PV: VILDE + CALEB : TOPIC FERMÉ   Sam 25 Avr - 18:59

    Vilde. Arielle l’adore comme tout. Elle n’a jamais eue de mère qui l’aimait réellement pour elle, comme Vilde. En fait, la mère qu’elle a eue lorsqu’elle était encore humaine voulait à tout prix se débarrasser d’elle, la marier à un homme des plus monstrueux et nauséeux. Mais Vilde, elle… Arielle peut toujours lire cet amour maternel que le vampire aux cheveux blonds ressent pour la brunette. Toutefois, elle est un peu déçue des amours de sa mère. Arielle qui croyait fermement que Aron et Vilde finiraient ensemble est très déçue qu’ils ne le soient pas. Elle aime bien Aron et elle adore Vilde d’une adoration qu’un enfant porterait à sa mère. Descendant les escaliers, elle entend la musique Jazz qui colore leur manoir de souvenirs. Un sourire aux lèvres, malgré le fait qu’elle ne cesse de penser à Caleb, elle arrive près d’elle et elle se laisse asseoir aux côtés de sa mère. Ce sourire qui était accroché aux lèvres d’Arielle s’efface tranquillement alors que ses pensées vagabondent sur Caleb… Elle déteste se sentir ainsi… Faible face à lui, faible face au fait qu’il peut la dominer émotionnellement. Et Vilde le sait très bien… Se blottissant dans les bras à Vilde, elle lui rend son étreinte après quelques secondes, accompagné d’un soupire comme si elle venait d’être anéantie. Sur le bord des larmes, bien que ces larmes ne coulent pas, elle regarde Vilde en lui demandant s’ « il » ne lui avait pas parler. En effet, elle parle bien de Caleb… Habituellement, il se confie à Vilde… Peut-être qu’il lui a dit quelque chose? « Ma pauvre chérie, il ne s’est pas excusé ? Je suis persuadée qu’il ne tardera pas à le faire… Tu le connais, ma petite Arielle, il est fier et ne peut pas ravaler sa fierté aussi facilement. Il est sorti. Peut-être a-t-il prévu de se faire pardonner d’une autre manière. Mais tu ne m’as pas raconté ce qui avait déclenché son acte. Pourquoi t’a-t-il jeté dans le lac ? » . Peut-être qu’il a décidé de se pardonner d’une certaine manière mais Arielle est trop préoccupée à vouloir se faire pardonner… Et se venger. Pourquoi il l’a jeté dans le lac?... Elle y repense… Le souffle court.

    ●●● FLASHBACK ●●●

    Allongée par dessus Caleb, Arielle se voit amusée par un jeu de séduction qu’ils partageait, étrangement. « Ça, petit Boubou, c’est pour avoir osé me pousser sur un arbre. », lui dit-elle avec un sourire aux lèvres, le regard plongé dans celui de son interlocuteur. « Et que vas-tu me faire? », « J’y pense… J’hésite encore! Mais tu as des propositions? »… Depuis quand qu’elle lui dit ça?! Depuis quand qu’elle agit de cette manière avec le garçon qui est sensé la répugner, l’énerver, le garçon qu’elle est sensé vouloir tuer plus que tout? « J’ai compris, tu veux me prouver que tu es une femme. C’est une proposition indécente microbe? », « Oh, ho! T’aimerais ça, n’est-ce pas? » le taquine-t-elle. C’est alors qu’elle le voit s’approcher d’elle, puisqu’ils ont échangés de rôle à présent, elle la dominée et lui le dominant. « tu es une femme désirable, ne laisse personne te dire le contraire ». Et c’est ensuite qu’il la prend sur son épaule tel un sac de patate et qu’il la transporte… Et qu’il la jette dans le lac.

    ●●● FIN DU FLASHBACK ●●●

    « Il… En fait, il y avait un genre de moment très étrange et… Je crois que c’est parce qu’on était plus proche qu’il ne fallait l’être… Et peut-être avait-il peur du rapprochement?... En tout cas, il m’a avertit de ne pas… l’aimer… ce soir là. Et je sais même pas pourquoi il a abordé le sujet! J’ai rien dit, j’ai rien fait… J’veux même pas m’accrocher à lui! Et on dirait que lui non plus… Et… Et c’n’est pas grave… Mais… J’sais pas pourquoi il m’a dit ça… » Confie-t-elle à Vilde. C’est accompagné d’un soupir des plus déprimés qu’Arielle ferme les yeux en posant sa tête sur l’épaule à Vilde. Penser à Caleb n’a jamais été quelque chose de troublant pour elle… Habituellement, elle pense à lui pour savoir quelle torture elle allait lui infligé, quelle vengeance allait-elle lui faire après la connerie qu’il va lui avoir fait. Mais cette fois, penser à Caleb est une tâche pénible. Serait-elle réellement entrain de réaliser qu’il n’est plus que ce qu’elle lui permet d’être? Qu’il compte beaucoup pour plus elle qu’elle ne le pense? Malgré le fait qu’elle refuse catégoriquement de tomber amoureuse, elle en a bien peur de l’être. Ouvrant doucement les yeux à cette pensée, elle hausse les sourcils de tristesse et hoche négativement la tête. Elle ne veut pas aimer Caleb… Elle ne veut pas tomber amoureuse de lui ! C’est montré de la faiblesse! Comment, de plus, est-ce qu’elle peut être tombée amoureuse d’un vampire tellement désagréable? « Mais dis-moi, que se passe-t-il à l’étage? Y aurait-il un trou dans le toit ? »… Demande Vilde. Le vampire tourne la tête vers Vilde, l’air horrifiée par son acte. « Vilde… J’ai fait quelque chose de tellement horrible… » Durant son moment d’horreur et de réflexion, elle se fait couper la parole par la porte du manoir qui s’ouvre à un Caleb entièrement trempé de la tête aux pieds. Captivée par le fait qu’il soit trempé, Arielle oublie la connerie qu’elle a fait à la chambre à Caleb, comme étant complètement éblouie par comment il peut être incroyablement séduisant quand il est mouillé. Bon, il ne faut pas le cacher, à présent… Elle ressent un fort attachement autant physique qu’émotionnel envers Caleb, et ce n’est qu’en le voyant entrer, son allure à couper le souffle, qu’elle réalise ce qu’il vaut réellement pour elle. Le verdict : tout.

    Seulement, elle fut tirée de ses rêveries par le cri, accompagné du grondement sonore du ciel, que Caleb a émit lorsqu’il franchit la porte. « ARIELLE! » hurle-t-il de rage. « Oh-oh » dit-elle à voix basse. Alors qu’elle s’est levée pour courir à l’extérieur du manoir, de s’enfuir du méchant monstre qui dévale les escaliers d’une rapidité accrue, elle se voit figée sur place. Baissant les yeux sur Vilde, elle hausse les épaules, un léger sourire nerveux aux lèvres. C’est alors que Caleb se trouve devant elle, le regard meurtrier, prêt à la tuer sur n’importe quel mouvement qu’elle fait. Affrontant le regard de Caleb, elle l’écoute lui crier des monstruosités… Lui crier des choses qui, s’ils devaient arriver, signifient la mort assurée d’un vampire. Cependant, tout ce à quoi elle arrive à réfléchir pour l’instant est : « Il est tellement séduisant quand il est fâché…. ARGH! Arielle! Concentration, concentration !! ». Baissant les yeux vers Vilde, Caleb commence son explication alors d’un ton un peu plus calmement, bien qu’elle sache très bien qu’il peut lui sauter et cou à n’importe quel moment. De toute façon, ce ne serait pas à première fois qu’il lui saute au cou, hein. Malgré l’intense satisfaction qu’elle ressentait lorsqu’elle a fait l’acte, elle se sent incroyablement navrée pour ce qu’elle vient de lui faire dans sa chambre. Elle n’a pas pensé aux articles précieux que Caleb pouvait garder. Contrairement à ce qu’elle a pu penser, il tient à plusieurs choses et le fait de lui avoir si horriblement détruit ses articles lui donne un sentiment de regret. « Je peux savoir ce qui t’as prit? De un, tu es entré dans ma chambre sans am permission, deux, je savais très bien que ma fenêtre était fermée en partant, donc tu l’as fait délibérément ! Je me suis jamais attaqué à ton dactylographe ou tes foutus bouquins ! » C’est ensuite qu’il pousse un soupire tout en essayant, tant bien que mal, de garder son calme face à une vampire qui le regarde, la désolation se lisant très bien dans ses yeux.

    C’est vrai, il ne s’est jamais attaqué à ses livres ni à son dactylographe. Par contre, il s’est attaqué à son estime de soi, sa confiance en soi ainsi qu’à elle, tout cours. Alors peut-être qu’elle a mal fait de lui ruiner ses articles, peut-être que c’était un coup terriblement bas, mais le fait qu’il ne se pardonne pas la mettait hors d’elle. C’est comme si, d’après elle, le fait que Caleb ne se soit pas encore excuser signifie qu’il ne veut plus lui parler, qu’il ne veut plus d’elle du tout. Comment survivre si la seule personne qu’on aime ne veut plus de nous?! « Caleb, je.. », elle se fit couper par son interlocuteur qui s’adresse à Vilde à présent. « J’ai ta permission pour la démembrer ou dois-je le faire dans ton dos ? » demande-t-il. Poussant un profond soupire, Arielle regarde Caleb, les sourcils haussés de désolation et de tristesse. Elle ne voulait pas le perdre et elle sentait qu’elle est entrain de le perdre à tout jamais. Les tremblements du corps à Caleb signifient une rage plus que normale… C’est vrai, il a le droit de lui balancer des injures et être fâché… Elle a fait quelque chose qu’elle ne devait pas et elle le sait. Baissant légèrement la tête, elle continue à le regarder, cherchant son regard désespérément. « Pardonne-moi… J’suis vraiment désolée, Caleb.. ». Elle va contre son orgueil, lui donnant le plus beau doigt d’honneur, en s’excusant à Caleb. Habituellement, Arielle ne pilerait jamais sur son orgueil… Mais à présent elle s’en fiche entièrement… Elle ferait tout pour ne pas le perdre. « Tu voulais ton cadeau, et bien voilà ! ». Le cadeau?! Elle n’y pensait plus, franchement. Elle peut bien s’en foutre du cadeau! Tout ce qu’elle veut c’est lui… La petite boîte noire balancée sur elle, elle l’attrape de justesse. Petite boîte. Noire. Bijou. Bague?!

    Les yeux écarquillés, elle fixe Caleb… Nooon. S’il y a une bague de fiançailles dans cette boîte, Caleb est mort. L’hésitation ayant prit possession de l’immortelle, elle ouvre la boîte afin d’y retrouver la plus belle bague qu’elle aie vue de sa vie. La bague est une bague Claddagh, sachant pertinemment ce qu’elle vaut et ce qu’elle signifie. Retirant la bague de sa petite boîte, Arielle la regarde, complètement silencieuse, la bouche ouverte de surprise et d’émerveillement. Muette face à la beauté de la bague, elle lève les yeux vers Caleb, le regardant se laisser tomber sur le fauteuil. « C’est pas ça que tu voulais ? », lui demanda-t-il alors, l’air attristé et las. Fermant la bouche, elle repose son regard sur la bague, s’assoyant sur le divan. Elle dépose la bague dans sa petite boîte et la ferme. Ensuite, elle la pose délicatement sur la jolie table de chevet du salon et murmure « Je ne la mérite pas ». N’osant plus affronter le regard à Caleb, elle croise les bras sous sa poitrine et regarde le plancher. Non mais il a le don de la faire sentir incroyablement horrible. « Vilde », reprend-t-il, « je crois que je vais avancer mon voyage annuel. A moins que tu ais besoin de moi pour une quelconque raison. » Horrifiée, elle lève les yeux sur lui et, sans y penser deux fois, elle réplique à voix haute « Non ne pars pas ! ». Voilà, c’est dit. Elle ne peut plus retourner en arrière. Fermant les yeux d’irritation sur sa propre personne, elle pousse un profond soupire et dépose une main sur sa tempe. « Non mais quelle IMBÉCILE! », se dit-elle mentalement. Une chance qu’il ne peut lire dans les pensées. « Je voulais dire… Ne pars pas parce que… Moi j’ai fait quelque chose de complètement stupide. Reste! C’pas la première fois que je fais quelque chose du genre, Caleb ! Je veux dire… Le nombre de fois que tu me fais des choses complètement ingrates et moi je reste!... Si t’es lâche, pars… Mais je sais que t’es pas lâche et… Je m’excuse, encore!... Ne pars pas… » Ce qu’elle fait pitié avec cet air là au visage… Complètement détruite, complètement faible face à lui à présent, elle en est rendue à le supplier de ne pas partir. Les sourcils haussés d’un mélange de tristesse et de surprise, elle regarde Vilde, la suppliant d’intervenir.. De lui dire qu’elle a besoin de lui dans le manoir pour, oh, je sais pas… disons encore cent ans avant ses prochaines vacances?....
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MessageSujet: Re: You better run. || PV: VILDE + CALEB : TOPIC FERMÉ   Dim 17 Mai - 23:03

    Il régnait un silence impressionnant dans la maison, les vampires vaquant sans doute à leurs activités. Seules des gouttes de pluie, qui tombaient sur un des parquets de l’étage, se laissaient entendre. Ploc. Ploc. Au dehors, il n’y avait que le son cristallin de l’eau qui venait du ciel furieux, qui s’écrasait sur le bitume humain ou qui coulait le long des toits avant de courir sur les routes. Quand elle était enfant, Vilde pensait que la pluie était un signe des dieux. « Thor était-il attristé ? ». Une concubine de son père, une saxonne dont elle avait oublié le nom, la serrait tout contre elle quand le temps n’était pas beau et elles regardaient toutes deux le déluge. Lorsque les dieux pleuraient des jours et des jours, la petite Vilde pensait que l’eau allait tout recouvrir, que la mer allait avaler la terre et que les maisons des pauvres mortels allaient être inondées. Mais elle se rassurait en plongeant son visage dans le cou de la saxonne dont le parfum musqué emplissait alors ses narines. Bien souvent, l’haleine de la femme de son père sentait fort le rhum. C’était pourquoi qu’à chaque fois qu’elle voyait tomber la pluie, où qu’elle se trouvât, quelque soient les évènements, Vilde sentait à nouveau cette odeur d’alcool. Neuf cent années plus tard, la terre des hommes n’avait toujours pas été inondée par la tristesse des dieux. Et Vilde ne parvenait plus à produire de larmes.

    La rue était silencieuse. Les mortels se réfugiaient toujours dans leurs maisons lorsque le temps était à l’orage. Au moins une chose qui ne changerait pas. Les humains détestaient se trouver sous les affres du ciel. Ils étaient si fragiles ! Vilde ne parvenait pas à la comprendre même en voyant arriver tant de blessés, parfois gravement. Comment pouvaient-ils manquer d’agilité, de bon sens, de rapidité à ce point ? Cependant, ils attisaient sa curiosité plutôt que son mépris. Bien des vampires jugeaient qu’ils ne pouvaient pas se mêler à la foule des humains, qu’ils voyaient d’ailleurs plus comme un garde manger que comme des personnes vivantes, douées de raison et de sentiments. La vieille scandinave tentait de leur faire oublier leurs préjugés mais ce n’était pas si facile. Caleb en était la preuve. Vilde l’adorait comme son fils mais celui-ci ne parvenait pas à comprendre son attirance pour la société. Il vivait parfaitement bien en compagnie de ses semblables. Depuis quelques temps, néanmoins, il sortait plus en ville et sans que la jeune femme ne l’y oblige. Elle en était secrètement ravie mais ne faisait aucune remarque. Elle connaissait suffisamment Caleb pour savoir que celui-ci se braquerait et que tous ses beaux efforts n’aient servi à rien.

    Vilde ramena son attention sur le moment présent. Elle sentait la peau glaciale d’Arielle contre la sienne et les longues mèches noires de celle-ci glisser sur son propre bras. Sa jeune fille balbutiait des explications embrouillées à propos de ce qui s’était passé la veille. Vilde préféra ne pas répondre, elle voulait qu’Arielle tire ses propres conclusions de cet évènement. Il était étrange que leur relation qui consistait à se courir après et à se disputer comme chien et chat puisse évoluer si brusquement. Mais tous deux avaient eu trop peur pour s’avouer leurs sentiments, autant à eux-mêmes qu’à l’autre pour aller plus loin. Cela durait depuis des dizaines d’années désormais. Le couple était explosif mais adorable. Vilde rêvait qu’ils viennent un jour lui annoncer qu’ils s’étaient choisis mutuellement comme compagnon. Avec la guerre qui se préparait contre les autres clans vampiriques, on aurait plus que jamais besoin d’amour. « Vilde... J’ai fait quelque chose de tellement horrible ». La jeune femme blonde le craignait en effet. En voyant l’air furieux de Caleb lorsqu’il découvrit la bêtise de sa protégée, elle pensa que quelque chose s’était peut-être brisée. Arielle était-elle allée trop loin en détruisant une partie des affaires de celui pour qui elle ressentait des sentiments ? Le cercle vicieux qui les entraînait à se faire des crasses l’un envers l’autre avait-il dépassé les bornes ? Le regard déçu que Caleb porta à sa jeune compagne lui brisa le cœur. Pourquoi n’avait-elle pas réagi plus promptement en demandant à Arielle d’aller fermer la fenêtre de la chambre du jeune vampire ? La rage de celui-ci explosa et il se mit à hurler qu’il allait tuer la jeune fille. Instinctivement, elle serra le vampire un peu plus contre elle mais lui jeta un coup d’œil, mécontente de ses actions. Mais elle se reprit lorsqu’elle vit la pauvre Arielle qui se sentait déjà assez mal comme cela. Elle n’avait pas besoin de la désapprobation de Vilde, elle savait qu’elle avait commis un acte qu’elle n’aurait pas du commettre.


    - Je préférerais que tu évites de la tuer, cher Caleb, je t’en prie. Même lorsqu’elle m’a fait les pires bêtises durant sa jeunesse vampirique et que je voulais plus que tout l’assassiner, je ne l’ai pas fait. Alors s’il te plaît, ne gâche pas mon travail. Y avait-il tant de choses irremplaçables dans ce que tu viens de perdre ? Sinon, il n’y a aucun souci, je me débrouillerais pour récupérer ce dont tu as besoin.

    Vilde s’était exprimée d’un ton léger, espérant éviter la crise en désamorçant la tension. Mais sa blague tomba à plat totalement. Arielle et Caleb étaient trop bouleversés pour réagir favorablement. Le jeune homme lança un paquet à son amie. Penchée par-dessus l’épaule de la brune, Vilde découvrit en même temps qu’elle la splendide bague qu’il lui avait offert. Ainsi c’était donc cela ! Caleb ne cherchait pas à échapper à Arielle en se rendant dans Babylon mais au contraire à se faire pardonner. Et c’était sans doute la première fois que l’un d’entre eux cherchait à s’excuser. Pourquoi cela avait-il raté ? Cette bague était presque une déclaration de la part de Caleb ! Deux mains croisées, un minuscule diamant brillant, un cœur... Ce cadeau était tout simplement superbe. Et de nouveau, Vilde sentit son pauvre cœur souffrir. Personne, excepté l’homme qu’elle avait aimé mais qu’elle n’avait pas choisi et qui était mort depuis bien longtemps, personne ne lui avait rien offert de pareil. Tout du moins pas en signe d’affection, d’amour. Qu’était-ce aimer ? Etait-ce la même chose que l’on soit humain ou vampire ? Etait-il possible d’éprouver encore de la passion pour un homme, de là à souhaiter vivre avec lui pour l’éternité ? Ces pensées donnaient le tournis à Vilde. Elle s’était toujours refusée à y songer ne serait-ce qu’un instant. Mais voilà, la preuve que Caleb aimait réellement Arielle (bien qu’elle n’en eut jamais douté), et elle se sentait toute autre. Voyons, s’exhorta-elle, reprends-toi, Vilde ! Voir le bonheur de tes enfants adorés te suffit.

    En parlant de bonheur, l’atmosphère était encore très tendue dans la pièce. D’un geste, Arielle posa la bague sur la table, persuadée qu’elle ne la méritait pas. L’écrin resta ainsi, entre eux trois, abandonné alors que Vilde se pétrifiait. Mais heureusement, Caleb ne fit aucun geste pour le reprendre. Elle souhaitait de toutes ses forces que celui-ci soit assez intelligent pour lui dire qu’il l’avait offert et qu’il ne reprenait pas ses cadeaux. Le vieux vampire ne désirait pas intervenir. Après tout, l’affaire était entre eux et voir quelqu’un se dresser entre eux, même pour servir de médiateur, pouvait les refroidir. Mais Caleb ne voulait visiblement pas se réconcilier avec la jeune fille. Il agissait comme si c’était trop tard et que la seule solution était de s’éloigner du clan. Peut-être pour y voir plus clair ? S’il partait, cependant, on pouvait pratiquement être sûr que c’était terminé. En revenant, s’il revenait, il aurait pu faire son deuil. Et cela Vilde s’y refusait de toutes ses forces. C’était également le cas d’Arielle. « Ne pars pas ». Les mots résonnèrent quelques instants dans l’air. Le vieux vampire observa de plus près Caleb. Elle eut brusquement envie de le frapper et de hurler : « Voyons, tu ne te rends pas compte qu’elle t’aime et qu’elle veut que tu restes à ses côtés ? Tu ne vas pas la quitter simplement pour une histoire stupide d’objets cassés ou inutilisables ? Que sont les biens matériels pour un vampire ? Ce ne sont que des choses périssables qui disparaîtront avec le travail du temps ! Mais s’il y a quelque chose qui ne meurt jamais, ce sont les sentiments et les personnes ! Ne gâche pas ton histoire pour... Pour ça ! ». Mais elle ne dit rien, réfléchissant à la meilleure manière d’accéder à la demande d’Arielle, qui la supplie du regard de lui demander de rester.

    La raison est là, évidente à son esprit. Mais n’est-ce pas égoïste ? N’est-ce pas montrer qu’elle veut le garder pour elle, pour le clan ? Qu’elle préfère qu’il meure plutôt que de lui sauver la vie en lui permettant de partir ? Elle prononce quand même les mots fatidiques :


    - Je suis désolée, Caleb. Tu sais que je ne peux t’empêcher de partir et c’est toi qui prendras la décision en toute conscience. Tu choisiras. Je veux tout de même t’annoncer qu’une bataille se prépare. Lors du prochain orage, nous combattrons les Black Blood et les Cruor Ac Corpus. J’aurais aimé te demander de partir pour l’éviter mais je désire que tu restes ici. Pour défendre les Ragnarök. Nous aurons tous besoin de toi et ton... Ton expérience au combat.

    Sa voix se brise. Elle ne l’avouera jamais mais elle craint que sa bataille ne fasse renaître d’anciens instincts chez Caleb datant de l’époque où il errait en sauvage sans règles et en obéissant seulement à ses pulsions. De plus, elle craint plus que tout qu’il soit tué. Elle ne pourrait jamais s’en remettre. Mais Vilde ne doit pas penser à elle mais au bien du clan. Et le bien du clan, c’est que Caleb reste pour les aider. Elle raffermit sa voix pour continuer, prononçant des paroles pleines de sous-entendus :

    - En plus, je ne pense pas que partir soit une bonne solution. Je sais que tu dois te régénérer mais tu ne dois pas fuir les problèmes. On ne laisse jamais rien d’irrésolu derrière toi, mon chéri...
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MessageSujet: Re: You better run. || PV: VILDE + CALEB : TOPIC FERMÉ   Lun 18 Mai - 19:29

    La colère de Caleb ne risquait pas de retomber quand il s’aperçut que ses précieux parchemins étaient à moitié inondés. Rapidement, il les porta dans un lieu sûr, cherchant le moyen de les sécher mais tout dans sa fureur, la seule chose qui venait était : Les 10 000 façons de tuer Arielle Deschanels dans la plus horrible des douleurs. Et croyez-le, le vampire sait se montrer créatif dans ce domaine. En son fort intérieur, il sentait la colère bouillir et une envie de meurtre des plus fortes jaillir sans le moindre contrôle. Cela faisait longtemps que l’envie de tout casser le saisissait avec une telle force. Il devait s’exhorter au calme sinon, rien ni personne ne l’arrêterait dans son folie vengeresse. Poussé par ce besoin de l’engueuler, il descendit les marches ou plutôt sauta la partie « escalier » pour rejoindre le petit salon, où se trouvaient Vilde et le futur cadavre qui attendait sa deuxième mort. « ARIELLE, JE VAIS TE TUER, TE DÉMEMBRER, ET FAIRE UN FEU DE TES RESTES ! » lui cria-t-il dessus, avant de reprendre, plus calmement sous le regard de Vilde « Je peux savoir ce qui t’as pris ? De un, tu es entré dans ma chambre sans ma permission, deux, je savais très bien que ma fenêtre était fermée en partant, donc tu l’as fait délibérément ! Je me suis jamais attaqué à ton dactylographe ou tes foutus bouquins ! » Soupirant pour tenter de se calmer, il se tourna vers Vilde « J’ai ta permission pour la démembrer ou dois-je le faire dans ton dos ? »

    « Je préférerais que tu évites de la tuer, cher Caleb, je t’en prie. Même lorsqu’elle m’a fait les pires bêtises durant sa jeunesse vampirique et que je voulais plus que tout l’assassiner, je ne l’ai pas fait. Alors s’il te plaît, ne gâche pas mon travail. Y avait-il tant de choses irremplaçables dans ce que tu viens de perdre ? Sinon, il n’y a aucun souci, je me débrouillerais pour récupérer ce dont tu as besoin. » Lui répondit calmement Vilde, sur un ton léger. En retour, son protégé grogna de mécontentement. Il lui était impossible de désobéir ou de blesser Vilde d’une quelconque manière. Il la respectait et l’aimait bien trop. « Quelques parchemins précieux mais je connais une personne capable de faire des miracles. Cela va juste me coûter un coup » marmonna-t-il. Cette fichue Gwenaëlle et sa manie de lui retirer des coups. C’était devenu une habitude entre eux. A l’époque où chien fou, Caleb s’amusait à lui rendre service en échange de « coups » à savoir de folles nuits de passion. Malheureusement, la vampire faisait toujours tout pour se dédouaner et lui en retirer. Tant pis, il ferait avec. « Tu voulais ton cadeau, et bien le voilà ! » fit-il en se retournant vers la condamnée à mort, pour mieux lui jeter un petit paquet, qui contenait une bague. « Ce n’est pas ce que tu voulais ? » demanda-t-il, las, et attristé. Le vampire se laissa tomber dans un fauteuil près des deux autres. Elle avait été trop loin, il ne voulait même plus lui parler. Même un être comme lui, désagréable, avait ses limites. « Vilde, je crois que je vais avancer mon projet de voyage annuel. A moins que tu ais besoin de moi pour une quelconque raison. » S’adressa-t-il à la jeune femme.

    « Non ne pars pas ! » s’écria alors Arielle. « Je voulais dire… Ne pars pas parce que… Moi j’ai fait quelque chose de complètement stupide. Reste! C’pas la première fois que je fais quelque chose du genre, Caleb ! Je veux dire… Le nombre de fois que tu me fais des choses complètement ingrates et moi je reste!... Si t’es lâche, pars… Mais je sais que t’es pas lâche et… Je m’excuse, encore!... Ne pars pas… » Continua-t-elle. Son « boubou » releva son visage, la toisant, le visage fermé. Ce fut la première fois que Caleb lui accorda la moindre attention, depuis qu’il lui avait hurlé dessus, il l’avait tout bonnement ignoré. Ses excuses, le refus pour son cadeau, tout. Qu’elle laisse la bague où elle était, quelqu’un la voudra peut-être. Quant à lui, ce n’était plus du tout ses affaires. Aux diables les bonnes femmes et leur vengeance à deux balles. Il allait virer gay ! Ou alors devenir moine. Au choix. « Je ne crois pas que je t’ai demandé ton avis Deschanels alors fermes-là » tonna sa voix grave et totalement dénuée de sentiments. Il soupira devant l’air peu avenant de Vilde. Ok, il était allé trop loin dans ses paroles mais il ne le regrettait absolument pas. « Je suis désolée, Caleb. Tu sais que je ne peux t’empêcher de partir et c’est toi qui prendras la décision en toute conscience. Tu choisiras. Je veux tout de même t’annoncer qu’une bataille se prépare. Lors du prochain orage, nous combattrons les Black Blood et les Cruor Ac Corpus. J’aurais aimé te demander de partir pour l’éviter mais je désire que tu restes ici. Pour défendre les Ragnarök. Nous aurons tous besoin de toi et ton... Ton expérience au combat. » Continua l’aînée avant d’ajouter « En plus, je ne pense pas que partir soit une bonne solution. Je sais que tu dois te régénérer mais tu ne dois pas fuir les problèmes. On ne laisse jamais rien d’irrésolu derrière toi, mon chéri... »

    Le visage de Caleb continuait de rien exprimer mais dans son regard, on pouvait voir qu’un véritable chaos l’habitait. La guerre qu’il attendait depuis déjà tellement d’années. « Tu pourras compter sur ma présence et sur mon.. Expérience au combat Vilde. Tu sais que j’ai fait le serment de protéger le clan quand tu m’y as fait entrer. Je ne faillerais pas à ma parole » énonça-t-il avec solennité. Dans le regard de son mentor, il y lu une émotion qui le bouleversa. La crainte de le voir rechuter dans les bras de ses vieux démons. « Nous nous en sortirons Vilde. Même l’autre tâche qui se trouve dans tes bras. Je veillerais sur vous et sur moi-même. Je crois qu’il est temps pour moi de réveiller quelques uns de mes démons. Mon repos a suffisamment duré. Je suis encore surpris d’avoir tenu aussi longtemps sans faire couler le sang. Nous savons tous trois que je ne suis pas fait pour la paix. Ma vie se résume à la guerre. Je l’ai accepté depuis bien longtemps et je vous servirais avec honneur. » Termina-t-il. Le mexicain se redressa sur son fauteuil avant de se relever, la tête bien droite. « Mais tu as raison, on ne laisse jamais rien d’irrésolu derrière soi. Quoiqu’il en soit, je ne lui pardonnerai pas si facilement. Je n’ai fait que la balancer dans un lac. Elle est immortelle non ? Alors qu’est-ce qu’elle risquait à part être trempée ou être prise pour une baleine échouée ? » Se montra-t-il cassant, comme à l’accoutumée quand on l’attaquait. Il n’aimait pas trop recevoir des leçons de morale. Les deux jeunes femmes le savaient parfaitement. Dans un soupire, il salua Vilde, ignorant superbement l’autre vampire.

    « Je vais aller m’entraîner un peu, ça me défoulera. Je ne rentrerais pas tard ! Et toi.. » Fit-il en pointant Arielle du doigt. « Oses remettre un pied dans ma chambre et crois-moi, je fous le feu à la tienne. Cette conversation est close en ce qui me concerne. Evites-moi quand même les prochains jours. » Acheva-t-il de lui dire avant de quitter la pièce, histoire de mettre en pratique ses paroles : s’entrainer. Dommage, il aurait apprécié la compagnie de son mentor mais à l’heure qu’il était, il était trop enfermé dans sa colère.
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Saphyre V. Roosvelt

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● Âge Du Perso: 26 ans, dont une seule et pauvre année de vampirisme.
● Citation: « Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible, Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi » » - C. Beaudelaire
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MessageSujet: Re: You better run. || PV: VILDE + CALEB : TOPIC FERMÉ   Mer 20 Mai - 21:44

    « Je préférerais que tu évites de la tuer, cher Caleb, je t’en prie. Même lorsqu’elle m’a fait les pires bêtises durant sa jeunesse vampirique et que je voulais plus que tout l’assassiner, je ne l’ai pas fait. », dit Vilde calmement à Caleb. À cette phrase, mademoiselle Deschanels s’évade dans ses pensées sur sa jeunesse vampirique… Quand elle a osé fréquenter un Black Blood, quand elle a tué des milliers de gens pour satisfaire sa soif… Arielle baisse les yeux à ces dires et écoute attentivement celle qu’elle prend pour sa mère « Alors s’il te plaît, ne gâche pas mon travail. Y avait-il tant de choses irremplaçables dans ce que tu viens de perdre ? Sinon, il n’y a aucun souci, je me débrouillerais pour récupérer ce dont tu as besoin. », lui signale Vilde. Arielle lève les yeux vers Caleb et ne peut s’empêcher de le détester pour lui faire sentir autant… Mal. Elle déteste se sentir vulnérable, elle déteste se sentir faible et il est le seul qui peut lui procurer cette maudite faiblesse. Collée contre Vilde comme un enfant qui cherche la protection maternelle, elle se mordille la lèvre inférieure, les yeux pleins de larmes, alors que Caleb répond « Quelques parchemins précieux mais je connais une personne capable de faire des miracles. Cela va juste me coûter un coup ». Elle ne pleure pas pour ses parchemins ni pour l’argent qu’il va y mettre pour les réparer, elle pleure de rage pour se sentir aussi mal devant lui. Depuis quand est-ce qu’elle fait quelque chose comme ça et se sent atrocement mal? Le présent de Caleb ne fait qu’amplifier cette douleur alors qu’elle découvre, et Vilde aussi d’ailleurs, que c’est une bague qu’il lui offre. Levant les yeux ébahis sur Vilde, Arielle peut lire la surprise dans son visage aussi… Toutefois, Vilde sait très bien cacher ses sentiments… Arielle ne lit pas la pincée de chagrin dans le cœur de sa mère, elle n’y lit que la surprise et l’émerveillement. Reposant son regard sur la bague, claque le boîtier de la bague afin de le fermer et la dépose sur la table. Croisant les bras, elle hoche négativement la tête alors qu’elle avoue qu’elle ne mérite pas une telle chose.

    « Vilde, je crois que je vais avancer mon projet de voyage annuel. A moins que tu ais besoin de moi pour une quelconque raison. », dit Caleb avec la chance de pouvoir quitter le manoir quelque temps. Voulait-elle qu’il quitte ?! Non, vraiment pas.. surtout pas parce que c’est elle qui a causé ce départ. Elle prononce rapidement, sans même y penser deux fois « Non ne pars pas ! » créant alors un silence de quelques minutes. Elle a parfois l’habitude de ne pas vraiment penser à ce qu’elle dit, c’est un des défauts de mademoiselle Arielle. Elle reprend alors.. « Je voulais dire… Ne pars pas parce que… Moi j’ai fait quelque chose de complètement stupide. Reste! C’pas la première fois que je fais quelque chose du genre, Caleb ! Je veux dire… Le nombre de fois que tu me fais des choses complètement ingrates et moi je reste!... Si t’es lâche, pars… Mais je sais que t’es pas lâche et… Je m’excuse, encore!... Ne pars pas… » mais ça ne porte pas fruit. Au lieu de lui parler avec gentillesse, quoiqu’elle ne s’attendait pas du tout à de la gentillesse et de la douceur venant de la part de Caleb, elle eut droit à un « Je ne crois pas que je t’ai demandé ton avis Deschanels alors fermes-là ». Fronçant légèrement les sourcils, elle fusille Caleb du regard et s’apprête à lui cracher des paroles au visage mais se retient alors que Vilde prend le dessus. « Je suis désolée, Caleb. Tu sais que je ne peux t’empêcher de partir et c’est toi qui prendras la décision en toute conscience. Tu choisiras. Je veux tout de même t’annoncer qu’une bataille se prépare. Lors du prochain orage, nous combattrons les Black Blood et les Cruor Ac Corpus. J’aurais aimé te demander de partir pour l’éviter mais je désire que tu restes ici. Pour défendre les Ragnarök. Nous aurons tous besoin de toi et ton... Ton expérience au combat. ». La bataille… Arielle l’a oublié. Et puis qu’il périsse aux mains d’un autre vampire, qu’il brûle voir !... Voir si ça va affecter Arielle d’une quelle conque manière. Elle sera plus heureuse que triste, faudrait croire. Vilde poursuit en disant « En plus, je ne pense pas que partir soit une bonne solution. Je sais que tu dois te régénérer mais tu ne dois pas fuir les problèmes. On ne laisse jamais rien d’irrésolu derrière toi, mon chéri... ». Arielle lève les yeux vers Vilde et elle peut y lire, tel un livre ouvert, la crainte aux yeux de sa mère. Arielle lui prend délicatement la main et la serre dans la sienne, comme pour lui porter réconfort. Jamais est-ce qu’Arielle ne s’est attaché à un membre du clan comme elle est attachée à Vilde. Levant les yeux sur Caleb alors qu’il parle, elle roule les yeux à ses paroles. Il a le don de l’irriter… Libérant un léger grognement, elle le fixe avec une haine pure. « Mais tu as raison, on ne laisse jamais rien d’irrésolu derrière soi. Quoiqu’il en soit, je ne lui pardonnerai pas si facilement. Je n’ai fait que la balancer dans un lac. Elle est immortelle non ? Alors qu’est-ce qu’elle risquait à part être trempée ou être prise pour une baleine échouée ? », dit-il parlant d’Arielle à la troisième personne. Ce qu’elle déteste quand il ose lui parler à la troisième personne, quand il l’ignore. Eh bien, c’est assez. Il salue Vilde et l’ignore alors qu’il s’éloignait.

    « Je vais aller m’entraîner un peu, ça me défoulera. Je ne rentrerais pas tard ! Et toi.. Oses remettre un pied dans ma chambre et crois-moi, je fous le feu à la tienne. Cette conversation est close en ce qui me concerne. Evites-moi quand même les prochains jours. ». La goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ne tenant plus au silence, Arielle se lève d’un bond, prise d’une rage qu’elle a de la difficulté à garder cachée. « Tu sais quoi?! Je me suis excusée et je ne vois même plus pourquoi je continues d'essayer. J’m’en fout de ta bague, j’m’en fout de tes articles et pour être honnête, tant mieux qu’ils soient tous mouillés. T’es qu’un égoïste et franchement, t’éviter sera la meilleure des choses… Ne cogne pas à ma porte si t’as envie de quelque chose, ne t’arrête pas pour me dire une de tes innombrables conneries, tout ce que tu as à faire c’est d’oublier que j’existe et traverser le couloir.. De toute façon, pour moi t’existe plus. » Elle baisse ensuite les yeux vers Vilde « Merci de m’avoir défendu, Vilde… » et, tel une tornade destructrice, elle sort du manoir, poussant Caleb de son chemin. Direction ?! La grotte… Elle n’a qu’envie de voir une seule et unique personne pour l’instant, malgré le fait que voir cette personne risquerait d’attrister Vilde au plus haut point.


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