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 She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]

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MessageSujet: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Mar 14 Avr - 23:27

When you love someone you'll do anything
You'll do all the crazy things that you can't explain


    « Est-ce que tu peux venir à la maison s’il te plait, j’ai besoin de ton aide? » résonna la voix douce de Blodwyn dans le téléphone. « Je finis le boulot à 18H, je passerai tout de suite après. A tout à l’heure Bee’ » lui répondit Kale, heureux d’afficher un ton aussi assuré. Un sourire niais commença à ourler ses lèvres avant qu’il ne secoue la tête, tout en raccrochant. Son amie l’appelait parce qu’elle avait un problème pas pour lui donner un rendez-vous galant. « Ça aurait été trop beau » soupira-t-il avant de s’essuyer le front du dos de sa main. Le boulot l’attendait ! Il devait travailler sur une voiture qui s’était pris un arbre. Le propriétaire avait décidé de mettre la voiture à la casse mais Elmer leur avait demandé de travailler dessus. Apparemment, leur boss voulait se la garder pour lui. « Hey Conrad, tu crois que c’est légal ce qu’on fait ? » lui demanda le loup garou. « Parce que tu te poses la question ? » , Kale haussa les épaules avant de retourner sous la voiture. Plusieurs heures de travail s’écoulèrent jusqu’à ce que dix huit heures n’arrive. Aussitôt, il s’échappa vers les vestiaires pour se changer. On aurait pu croire que des ailes lui avaient poussé dans le dos depuis le coup de fil.

    D’ailleurs, Conrad ne le rata pas mais Kale s’en moqua. « Problème, je vais pas me ramener plein d’huile de vidange » pensa-t-il dans une belle grimace, en se voyant dans la glace. Prendre le temps d’une bonne douche se vit asseoir en tête de sa liste de priorité. Le jeune homme se dépêcha donc de sauter sur sa moto, une belle BMW R75/5 sortie l’année dernière. Il avait économisé pendant des années pour pouvoir se payer une moto. Des années de petits boulots en petits boulots –avec une aide de son grand père qui lui avait cédé un beau petit héritage, il avait pu se payer cette moto. Ce bijou, sa maîtresse. Et désormais, depuis quelques mois, il roulait sur cet engin de malheur, s’il reprenait les mots de sa grand-mère. Les femmes, toutes pareilles. Durant des années, il avait nourri le rêve d’avoir sa propre moto et c’était enfin le cas. Autant dire qu’il y faisait attention.

    Il était dix huit heures trente quand il sonna à l’appartement de son amie. Kale avait revêtu une tenue normale, loin de son bleu de travail. Un jean bleu nuit, une chemise blanche et son manteau d’hiver. Bref, la tenue classique dans laquelle, elle avait l’habitude de le voir. Que ce soit l’été ou l’hiver, Kale mettait des chemises. Le loup garou avait constamment chaud –excepté quand il se gelait les cacahuètes pour sa sœur, dans les cimetières ; « Désolé pour le retard, je me suis dit qu’arriver plein de cambouis et de graisse, ça ne serait pas génial pour toi » s’excusa-t-il en se passant la main sur son crâne à moitié rasé. « Comment ça va ? Au téléphone tu m’as parlé d’un problème » ajouta-t-il tout en l’observant, gêné. Emotion qu’il ressentait toujours en sa présence. Il faut dire que c’était ELLE, la fille dont il était raide dingue. Blodwyn, un loup garou comme lui pour qui, il ressentait des sentiments forts. Elle était tellement belle, douce, gentille. Kale évitait souvent de se retrouver seul en sa présence. Un sentiment de honte s’engouffrait dans son cœur, dès que son regard croisait celui de la jeune femme. Comment faire autrement, elle connaissait parfaitement ses sentiments à cause de leur transformation. Pourtant, elle ne faisait aucun commentaire, ce qu’il appréciait grandement. Bien sûr, il serait fou de nier qu’il espérait qu’elle partage ses sentiments mais il ne se faisait pas de faux espoirs. Cet amour était destiné à être à sens unique. « Il se passe quelque chose ? C’est en rapport avec les foutus suceurs de sang ? » . La fin de sa question ne fut qu’un murmure, histoire de ne pas attirer des oreilles indiscrètes.
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Mer 15 Avr - 1:01

    Blodwyn grouillait comme une petite abeille dans son appartement, nettoyant ce qui avait déjà été nettoyé, rangeant ce qui avait déjà été rangé, dépoussiérant ce qui avait déjà été dépoussiéré. Elle étala une demi-douzaine de journaux sur la table de sa cuisine, tous ouverts à la section "petites annonces". Elle avait déjà lu et relu les annonces de voitures d'occasions, mais elle n'y connaissait absolument rien. Se rendant compte qu'à force de frotter ses comptoirs, ils allaient finir par disparaître, elle jeta son torchon dans la laverie et alla s'asseoir dans son salon, près de la fenêtre afin d'attendre l'arrivée de Kale. Elle était nerveuse. Sa nervosité venait du fait qu'elle était rarement toute seule avec lui. Elle l'avait invité chez elle pour une bonne raison, sinon, elle ne l'aurait probablement pas fait. Sa timidité était parfois une barrière étanche entre elle et les garçons, mais là, c'était pire. Depuis qu'elle avait compris les sentiments du jeune homme à son égard, elle avait eu beaucoup de mal à pouvoir le regarder droit dans les yeux sans se sentir complètement déboussolée. Elle ne savait pas quoi lui dire, ni quoi penser d'ailleurs. Elle ne comprenait pas ses propres sentiments.

    Le fait était qu'elle était toujours déstabilisée par sa rencontre avec le ténébreux vampire végétarien, quelques semaines plus tôt. Elle ne l'avait pas revu depuis, mais elle y pensait beaucoup. Tellement qu'elle évitait de se transformer afin de ne pas partager ces pensées avec les autres de la meute. Lentement, au fil du temps, elle commençait à ne plus y penser. Puis, Kale était venu chambouler son existence lors d'une patrouille nocturne. Il avait tenté de contrôler ses envies et ses pensées, mais avec difficulté. Blodwyn avait pu en saisir quelques bribes et cela l'avait quelque peu déboussolée. Ce que Kale avait partagé involontairement avec elle était magnifique. La façon dont il la voyait, ce qu'il ressentait, c'était comme si Bee était la plus merveilleuse chose que la terre ait pu porter. Elle ne pouvait absolument pas rester indifférente, aucune femme ne le pouvait. Puis, après le choc de ces révélations, Blodwyn avait eu une vision différente de son "ami".

    Elle l'avait toujours trouvé séduisant, mais à présent, elle remarquait plus nettement les traits de son visage. Son regard, ses yeux, il semblait pouvoir lire en elle, même lorsqu'ils étaient sous forme humaine. Son sourire aussi, il la faisait fondre, comme si un simple sourire de sa part la rassurait et lui disait que le monde ne pouvait être plus parfait. Bee n'avait jamais porté attention à ces choses auparavant, considérant chacun des membres de la meute comme des frères, rien de plus. Maintenant qu'elle connaissait les sentiments de Kale, elle avait pu voir un autre aspect du jeune homme. C'était très étrange. Elle évitait donc de se retrouver toute seule avec lui, et même, de se transformer au même moments, bien qu'elle ait l'irrésistible envie d'entendre ses pensées à nouveau. Elle ne voulait pas partager les siennes, pas encore, puisqu'elle ne se comprenait pas elle-même. Elle ne savait pas si ces choses qu'elle ressentait étaient dût à l'intérêt que lui portait Kale, ou si elles étaient plus profondes. Néanmoins, c'était lui qu'elle avait appelé au secours pour la situation actuelle. Pas Conrad, pas Alex, mais bien Kale. Ses deux autres "frères" auraient bien pu faire l'affaire, mais elle s'était tourné vers lui. Ça, elle n'arrivait pas à se l'expliquer.

    Elle regarda sa montre, il était dix-huit heures et vingt. Il allait bientôt débarquer. Prise de panique et n'ayant pas perdu son envie de bougeotte, elle se leva du fauteuil et courut jusqu'à sa salle de bain, histoire de mettre de l'ordre dans sa coiffure. Typiquement féminin de sa part. Après tout, ce n'était pas un rendez-vous, mais une mission de sauvetage. Bee n'avait pas pu s'en empêcher. Quelques minutes plus tard, on sonna à la porte. Elle prit une grande respiration et alla ouvrir. Kale était là, l'air inquiet, beau, il sentait bon. Tout de suite, il s'excusa du retard, mais c'était inutile. Elle haussa les épaules en souriant, comme quoi cela ne la dérangeait pas le moins du monde. Il passa sa main sur son crâne, l'air un peu gêné, ce qui eut pour effet de faire rougir Blodwyn qui baissa les yeux afin de dissimuler son malaise. Il enchaîna en lui demandant la raison de cet appel au secours. Bee ouvrit la porte toute grande, laissant entrer Kale. Il lui demanda s'il s'agissait d'un problème de vampire. Blodwyn soupira.

    "C'est encore pire...." Elle fit signe à Kale pour qu'il la suive dans sa cuisine, là, elle fit un geste en direction des journaux étalés sur la table. "Mes parents disent que je ne passe pas les voir assez souvent. Ils m'ont envoyés cinq mille dollars pour que je me prenne une voiture d'occasion. Le truc, c'est que j'y connais rien en bagnoles." Elle regarda l'amas de journaux, évitant clairement de croiser le regard avec Kale, pour ne pas rougir de nouveau. En fait, Bee n'y connaissait rien, et en plus, elle était terriblement naïve. Elle ne voulait pas se faire extorquer son argent pour une voiture qui lui exploserait en pleine figure après deux semaines. Elle avait besoin d'un conseiller. Kale était la personne idéale pour ce travail. Elle leva les yeux vers lui. "T'as pas eu le temps de manger, non? Parce que j'ai une lasagne dans le four." Blodwyn n'allait certainement pas demander un service à quelqu'un sans faire quelque chose en retour. Elle savait que les membres de la meute adoraient lorsqu'elle faisait de la nourriture. Ses lasagnes étaient légendaire, parait-il. Elle fit un merveilleux sourire, sachant très bien que Kale adorerait probablement l'idée de farfouiller les petites annonces à la recherche d'une voiture, tout en mangeant de la bonne bouffe, faite avec amour. En posant les yeux sur lui, son coeur s'était arrêté pendant ce qui lui parut une éternité, puis était repartit à une vitesse faramineuse, comme pour rattraper le rythme qu'il avait perdu sur le coup.
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Mer 15 Avr - 19:06

    Kale ne pensait pas à l'amour d'ordinaire, il vivait chaque jour comme si s'était le dernier, travaillant, s'amusant, sans réellement prendre les choses au sérieux. C'était même sa principale caractéristique; de tout désacraliser. Le mariage, la vie, etc.. Comment pouvait-il en être autrement? Il était un loup garou, une créature qui n'était censée exister que dans l'esprit rêveur de quelques écrivain ou adorateur de folklore -qui se battait accessoirement contre des vampires. Pour lui, il n'y avait donc rien de stable, de réel dans sa vie alors l'amour, non, ce n'était pas pour lui. Bien sûr, il s'était attaché à ses anciennes petites amies, il en avait aimé comme ce fut le cas avec Mayra mais rien de comparable avec ce qu'il ressentait pour Blodwyn. C'était dévastateur, irrésistible et sans espoir. Du moins, c'est ce qu'il croyait, totalement à des kilomètres de pensées de la jeune femme. Qu'aurait-il fait s'il savait l'état de confusion dans lequel son amie se trouvait depuis cette révélation? Problème rien. Kale ne savait tout bonnement pas comment réagir, comment faire face à ses propres sentiments. Tout était si nouveau, violent. Tout ce qu'il connaissait, c'était la pureté de ses traits, la douceur de sa voix, la bonté de son cœur. Blodwyn était la petite amie que tout le monde rêve d'avoir, gentille, marrante, délicieuse. Le loup garou ne se sentait pas à la hauteur. Toute sa vie, il la passait à jouer, à tenter le diable. On peut dire qu'ils étaient totalement dissociables tout en se complétant à merveille.

    Lorsqu'il posait son regard sur elle, il ne voyait pas un loup garou, ni une femme quelconque. Ce qu'il remarquait, c'était avant tout, toute ses petites imperfections qui la rendait si désirable sans compter les qualités qu'elle possédait. Pour lui, elle était la huitième merveille du monde, une étoile parmi les astres de la nuit. Un peu cliché cette façon de pensée n'est-ce pas? Kale s'en fichait totalement. Tout ce qu'il constatait, c'était qu'elle était trop bien pour lui. Aussi, prenait-il le parti de se conduire le plus normalement possible quand il se trouvait en sa présence, de refréner ses pensées quand il se transformait, de peur que l'humiliation se reproduise; car comment penser autrement quand la personne que l'on aime découvre vos sentiments et ne vous réponde rien en retour? C'est presque d'un commun accord qu'ils n'avaient abordé CE sujet de conversation. D'un côté Kale se sentait soulagé mais de l'autre, une partie de son être souffrait en silence. Si seulement, elle pouvait lui dire quelque chose, même négatif. Au moins, il pourrait tourner la page, tenter de panser la blessure qui saignait abondamment en son fort intérieur. Andie essayait de lui faire comprendre que se taire n'arrangerait jamais les choses, et il admettait qu'elle n'avait pas tout à fait tort -pour une fois. Le problème c'est que Kale n'osait pas, par lâcheté. Se douter que ses sentiments ne seront jamais réciproques est une chose mais en avoir la confirmation en est une autre.

    Toutes ses pensées le désertèrent lorsqu'elle se présenta à la porte de son appartement. Elle était magnifique comme d'habitude, même s'il n'était pas le plus objectif des hommes de Babylon en ce qui la concernait. Le mécanicien l'assaillait de question, tout en s'excusant de son retard, histoire de tromper sa gêne. Il s'en voulait d'être si faible et si penaud devant elle. Kale avait une certaine fierté et dignité. D'un geste mal assuré, il se passa la main sur le crâne, rituel qu'il pratiquait quand quelque chose le perturbait. Blodwyn du comprendre qu'il n'était pas à l'aise car elle baissa la tête en rougissant, attendrissant que plus le cœur du loup garou. Avait-elle la moindre idée du bonheur et du malheur qu'elle provoquait à cet instant en lui? Que le maelstrom d'émotions qui se déversait sur son corps et son âme, le mettait au supplice? Kale aurait aimé être à des kilomètres de là, une envie raisonnable. Malheureusement le cœur a ses raisons que la raison ignore. Aussi, il se tenait devant elle, prêt à remuer ciel et terre pour l'aider dans son problème. «C'est encore pire» commença-t-elle après l'avoir invité à entrer, tout en le conduisant dans sa cuise; « Mes parents disent que je ne passe pas les voir assez souvent. Ils m'ont envoyés cinq mille dollars pour que je me prenne une voiture d'occasion. Le truc, c'est que j'y connais rien en bagnoles.» termina-t-elle ne regardant un amas de journaux. Kale cligna des yeux deux trois fois en se mordant la lèvre avec force avant d'éclater de rire. Mon dieu, il avait cru que c'était quelque chose de plus grave. Les épaules de son ami tressautait à cause de son éclat de gaîté. Et dire qu'il avait passé l'après midi à s'inquiéter, en imaginant les pires scénarios possibles.

    «Excuse Bee mais je m'attendais à quelque chose de plus grave !» s'expliqua-t-il entre deux fous rires. La tension qui l'habitait depuis le début, chutant au point zéro. Il faut dire que Kale se trouvait sur un terrain qu'il maîtrisait à savoir l'automobile. Un sourire attendri prit place sur ses lèvres alors qu'il reprenait le fil de la discussion. «Je vais te filer un coup de main, je te connais suffisamment pour savoir que tu te fais facilement avoir et malheureusement, les escrocs ça n'en manque pas» . L'envie de lui ébouriffer les cheveux le saisit brusquement mais il se contint. Son amie était impayable. A la place, il se contentant de secouer la tête, franchement amusé tout en feuilletant le premier journal qui lui tombait sous la main. Comme il s'y attendait, il y avait de tout et du n'importe quoi. S'y on ne s'y connaissait pas, l'erreur était vite arrivée. Quoi de plus normal en soi. Une personne normalement constituée regarderait d'abord le prix avant de juger si telle voiture nécessite une réparation quelconque ou si le kilométrage est correct ou pas. «T'as pas eu le temps de manger, non? Parce que j'ai une lasagne dans le four.» Que n'avait-elle pas dit?! Si ses lasagnes étaient réputées pour être les meilleures voire légendaire, l'appétit d'ogre du jeune homme qui lui faisait face, l'était tout autant. Un véritable estomac sur patte. Et sa réponse ne ferait qu'accroitre sa réputation : «Si tu me prends par les sentiments aussi ! Je n'ai pas eu le temps de manger alors j'accepte avec joie Bee. Tu sais à quel point j'adore ta cuisine surtout tes lasagnes»

    Sans se douter qu'il provoquerait ou non un émoi dans le coeur de la jeune femme, il replongea aussitôt la tête dans la revue. Une soirée à éplucher les petites annonces avec la femme qu'il aime en secret -enfin façon de voir les choses; un plat de lasagne pour dîner ! La vie était belle pour Kale Pierson. «Tu as une petite idée de la voiture que tu recherches? Sportive, citadine, la couleur, etc?» la questionna-t-il en se saisissant d'un autre journal. Le mécanicien ne faisait plus attention à rien d'autre, tellement parti dans sa mission de lui venir en aide. Toutefois, Kale restait conscient de sa présence et de l'effet que cela lui faisait. Il sentait son agréable parfum, il éprouvait la promiscuité de leurs corps. Bref, il était heureux d'avoir quelque chose pour s'occuper l'esprit bien qu'un spectateur avisé remarquerait le faible tremblement de ses mains. Que dire de son cœur qui ratait un battement à chaque fois que leurs regards se croisaient. Blodwyn pouvait se vanter d'avoir attraper sans aucun effort le cœur de ce séducteur. «Au fait, Conrad te passe le bonjour !» lui signala-t-il dans un sourire.
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Mer 15 Avr - 20:15

    Blodwyn esquissa un sourire devant le fou rire de Kale. Il était de plus en plus rare qu'elle le voit rire ou même sourire en sa présence. Elle savait que cela cachait un profond malaise. Le sourire de son ami lui manquait. Il avait quelque chose de rassurant. Elle était heureuse de voir que le malaise qui s'était installé entre eux était encore assez fin pour qu'ils puissent s'amuser ensemble tout de même. Elle croisa les bras, satisfaite de voir que Kale allait l'aider, mais aussi pour se donner un air offensé. "Tu parles, je pourrais me démerder si ce n'était que pour un buveur de sang, là je suis en terrain inconnu, le problème est très grave, de mon point de vue! C'est une catastrophe!" Puis elle haussa les épaules en signe de résignation en levant les yeux au ciel pour exprimer son désespoir. En lisant les petites annonces au petit matin, elle s'était retrouvée devant un langage totalement inconnu. C'était écrit en français, mais elle n'y comprenait rien, comme si le langage mécanique était une langue complètement différente. Une langue de martiens.

    Puis Kale démontra sa joie à l'idée de goûter ses lasagnes. Le compliment la fit rougir, mais il ne s'en rendit pas compte puisqu'il était déjà complètement hypnotisé par les journaux sur la table. Blodwyn se retourna vers son four et l'entre-ouvrit pour voir où en était la cuisson de son oeuvre gastronomique. L'odeur de sauce à la viande se rependit partout dans la cuisine. L'estomac de Bee se tordit. C'était qu'elle aussi, mourrait de faim. Malheureusement, il faudrait attendre encore une vingtaine de minutes avant que le fromage soit grillé à souhait. Entre temps, Kale lui avait demandé si elle avait des préférences dans son choix de voitures. Elle se mordit la lèvre, elle n'y avait pas pensé du tout. Elle prit place à la table, à la gauche de Kale, lui frôlant l'épaule au passage. Frisson. Le contact physique, l'avait saisi, alors que normalement, ce n'était pas le cas. Les questionnements fusèrent de nouveau dans sa tête, à la vitesse de l'éclair, mais elle les repoussa sauvagement après avoir serré les dents durant quelques secondes. Elle leva les yeux au ciel, faisant mine de réfléchir à la question de Kale.

    Blodwyn venait tout juste de passer le permis, elle n'était pas très à l'aise de conduire. Si elle se retrouvait avec un énorme bateau, elle aurait probablement beaucoup de difficulté à le diriger. Elle ne voulait pas tout casser sur son chemin non plus. Elle voulait quelque chose de simple, de toute façon, elle ne l'utiliserait pas beaucoup. Le boulot, l'école, les parents, les courses, les amis... au fond elle allait peut-être l'utiliser plus souvent que ce qu'elle pensait. Il lui fallait quelque chose d'économique, pas trop polluant. Si Kale pouvait l'aider à trouver ce dont elle avait besoin, elle n'allait très certainement pas critiquer pour la couleur de l'engin. "Je voudrais....... quelque chose d'économique, petit, en bon état, qui ne fait pas trop de bruit, que j'aurai pas de mal à conduire. Peu importe la couleur." Voilà qui résumait la situation parfaitement.

    Elle étira le bras afin de prendre un bout de journal, qu'elle avait déjà lu et relu une dizaine de fois. Elle voulait participer, même si elle n'y connaissait rien, mais dès qu'elle posa les yeux sur le morceau de papier, elle soupira. Peut-être qu'il faudrait y aller par élimination. Elle aggrippa un stylo au passage et raya toutes les annonces qui dépassaient son budget. C'était déjà ça de fait. Puis Kale fit une parenthèse pour lui dire que Conrad lui passait le bonjour. Bee souria. Tiens ça faisait un bail qu'elle n'avait pas discuté avec lui. Elle se demandait comment il allait. Il faudrait qu'elle lui passe un coup de fil un peu plus tard. Il faut dire que ces derniers temps, elle était très occupée, avec les cours et ses deux boulots. Il fallait d'ailleurs qu'elle se mette à penser à sa prochaine patrouille. Elle les avait évité depuis un bon moment, mais elle savait qu'elle devrait très prochainement faire face à sa transformation. Elle ne pouvait pas éviter le sujet encore très longtemps, elle allait devoir affronter et se préparer à devoir partager ses pensées confuses au reste de la meute.

    Se levant de nouveau, incapable de rester en place. Elle ouvrit une armoire et en sortit deux verres qu'elle remplit d'eau fraiche. Son estomac criait famine, probablement qu'avec un peu d'eau cela le calmerait. En plus, la présence de Kale lui rendait la gorge un peu sèche. Elle était un peu timide, surtout confuse. Elle savait que la situation ne devait pas être trop aisée pour Kale, non plus. Il faudrait qu'ils aillent une discussion, Bee en était bien consciente, mais comme elle ne comprenait pas vraiment ce qu'elle ressentait, cela rendait la tâche très difficile. Elle déposa le verre de son ami sur la table. La jeune louve reprit place aux côtés de Kale, l'observant. Il était plongé dans les journaux, concentré. Bee était touchée par l'aide de son ami, surtout avec ce qu'elle lui faisait tout probablement endurer, elle ne le méritait pas. Elle ne pu s'empêcher de le remercier, sur un ton très sincère, avec un petit sourire timide. Il était vraiment très beau, elle ne l'avait jamais réellement vu de cette façon. En plus, avec son petit air sérieux, concentré, il avait tout un charme.

    "Merci.. ça me fait très plaisir que tu fasses ça pour moi."

    La sonnerie du four retentit. C'était l'heure de sortir la lasagne avant qu'elle ne crame. Bee se leva, coupant court aux dix dernières secondes où son coeur avait failli lui exploser dans la poitrine, de gène, de tendresse, de reconnaissance envers Kale. Sentant qu'il y aurait pu avoir un léger rapprochement causé par ces dix secondes, mais sachant aussi qu'elle était encore trop confuse pour faire face à cela maintenant, elle fut un peu soulagée de devoir s'occuper de sa lasagne. Sauvée par la cloche. Cela ne la rendit pas plus légère par contre, car elle venait de réactiver les sentiments confus qu'elle s'était promis de ne pas laisser ressortir durant cette soirée entre "amis".
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Mer 15 Avr - 21:53

    « Tu parles, je pourrais me démerder si ce n'était que pour un buveur de sang, là je suis en terrain inconnu, le problème est très grave, de mon point de vue! C'est une catastrophe! » ; Kale se mordit une nouvelle fois la lèvre pour ne pas éclater de rire à nouveau. « Oui, une véritable catastrophe » répéta-t-il avant qu’un nouveau fou-rire le prenne. Que ça faisait du bien de rire, comme si de rien était. Le mécanicien ne put cette fois-ci se retenir et ébouriffa les cheveux de Blodwyn, geste qu’il faisait autrefois, sans arrière pensée. « Cherchons ton carrosse cendrillon » . Tout sourire, Kale repartit à la recherche de la voiture parfaite. Hors de question que de lui faire courir le moindre risque avec une voiture d’apparence convenable. Il allait vérifier chaque automobile s’il le fallait. Toute à sa concentration, il ne rata pas l’odeur alléchante qui se dégageait du four. C’était à damner un saint. « Je me suis toujours demandé où tu avais appris à cuisiner aussi bon. Tu arrives à faire concurrence avec ma grand-mère, et crois moi, c’est un compliment » sourit-il. Il était de nature publique que le loup possédait un grand appétit, un vrai ogre d’après sa proche famille et ses amis. Un grand appétit est un signe de bonne santé, n’avait de cesse de leur répéter ledit ogre. Il comptait donc faire honneur au plat de la maîtresse de maison. Inutile de dire que de toute de façon, il ferait tout pour la voir heureuse et souriante. Blodwyn revint alors près de lui, s’installant à sa gauche. Cela entraina alors un contact des plus électriques mais Kale fit mine de ne rien remarquer.

    A quoi bon lui faire la remarque ? Il se voyait mal dire : « Bee, si tu savais comme je t’aime, tu es toute ma vie et tout mon interdit » . Non, ça ne le ferait pas beaucoup. A défaut d’avoir son cœur, il voulait se targuer de posséder son amitié. Cela lui suffisait amplement et permettait à son cœur de cicatriser juste ce qu’il fallait. Kale l’observa donc, un petit sourire aux lèvres, réfléchir à sa question. « Alors, on va éviter cette voiture aussi. » décida le mécano, qui affichait un sérieux inébranlable. Blodwyn se mit donc à rayer toutes les voitures qui ne rentraient pas dans son budget. A ce rythme là, ils en avaient pour la journée. Choisir une voiture sur papier, ce n’était pas l’idéal, rien ne valait le terrain. Un petit sourire fleurit une nouvelle fois sur ses lèvres, constatant qu’elle ne pouvait vraiment pas rester en place, une seule minute. Ce trait de caractère l’amusait tout en l’exaspérant à la fois. Disons que se concentrer avec elle, relevait du miracle. «Merci.. Ça me fait très plaisir que tu fasses ça pour moi. » . Kale releva la tête du journal pour l’observer et un faible rougissement colora ses joues. Si elle savait, il donnerait sa vie pour elle. Non mais sérieux, je vais finir par devenir un de ces poètes à la noix, maugréa l’amoureux transi, en pensée. « Il n’y a pas de quoi Bee, nous sommes amis, alors entre amis, il faut bien s’entraider » répondit-il, l’air de rien. Histoire de donner le change, il attrapa le verre pour boire une gorgée d’eau. C’est lui où il faisait de plus en plus chaud dans la pièce ? L’envie de se réfugier derrière le loup, le saisit brusquement. Non, il ne fuirait pas mais par pitié, qu’elle cesse de lui sourire ainsi. Heureusement pour eux, la sonnerie du four les sortit de cette situation un peu inconfortable.

    Kale soupira faiblement en se passant une main sur son crâne, essayant de se concentrer à nouveau sur sa lecture ; Mais rien n’y faisait, il revoyait sans cesse son sourire, son regard affectueux. Son regard accrocha alors sur une petite annonce. Un concessionnaire organisait un week end portes ouvertes. C’était peut-être une occasion à saisir afin de voir les voitures qu’il proposait. Le hic, c’est qu’il y avait de forte chance que les prix ne rentrent pas dans le budget de son amie. « Tiens, il y a peut-être une voiture qui pourrait faire l’affaire. Le prix est à négocier avec le proprio mais le kilométrage est faible. Après, il faut voir avec le cahier d’entretien afin de voir si elle est en bonne état et si les révisions ont été scrupuleusement effectuées. Elle correspond par contre à ce que tu m’as dit. Regarde » fit Kale en lui tendant le papier après qu’elle eut sorti le plat du four. Dans l’action, leurs doigts s’effleurent un court moment. Pour le loup ce fut un véritable courant électrique qui lui parcouru le bras avant de toucher son cœur. « Il faudrait savoir si la courroie de distribution a été changée » murmura-t-il en plongeant son regard dans le sien. A cet instant, l’envie de l’embrasser le tiraillait mais il se détourna, retrouvant tout son sérieux et cette distance qu’il maintenait inconsciemment entre eux. « Si la voiture t’intéresse, je peux organiser un rendez-vous avec le proprio. Je peux demander à Conrad s’il peut t’accompagner. On ne connait jamais véritablement les intentions des gens. » ; Cette phrase prononcée avait-elle un sens caché, comme un avertissement ?

    « Ça sent drôlement bon ! » ajouta Kale pour détendre l’atmosphère entre eux. Son ventre se chargea alors de cette diversion en émettant un sourd grognement. Confus, le jeune homme ne put s’empêcher de rigoler. Il n’en manquait pas une pour se faire remarquer. « Je crois que j’ai vraiment faim » ; Haussant les épaules avec fatalisme, il proposa ses services pour dresser la table. Hors de question de ne rien faire et de la voir s’activer en cuisine. Kale avait bien des défauts mais pas celui d’être un macho –inconvénient d’être élevé parmi deux femmes.
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Mer 15 Avr - 23:03

    "Cherchons ton carrosse cendrillon". Avait-il dit. Elle n'avait pas été comparée à une princesse depuis un très jeune âge. Elle ne put qu'afficher un sourire en replaçant ses cheveux qui venaient de se faire sauvagement attaqués par Kale. Elle passa ses doigts fins dans sa coiffure pour défaire les nœuds. Ça faisait un moment déjà qu'elle n'avait plus droit à un tel traitement. D'ailleurs, elle avait toujours trouvé ça agaçant, mais là c'était différent. C'était comme ci cela lui avait manqué, d'une certaine façon. Il la complimenta sur sa bouffe, la comparant à sa mamie. C'était tout un honneur, tout de même. Pour avoir goûté une fois, elle était très touchée. "Merci pour le compliment, qui sait je pourrais peut-être égaler les talents cuisiniers de ta grand-mère quand je serai moi-même une mémé à la peau toute ratatinée." Elle passa ses mains dans son visage, écrasant la peau de ses joues pour tenter de se rendre toute ridée, mais sans résultats. Elle haussa les épaules. "Si jamais je vieilli un jour..." Si la tendance se maintenait, elle ne serait jamais vieille et resterait dans son corps de jeune femme durant des décennies. Les vampires ne partiraient pas de si tôt.

    Il s'agissait en fait, de l'un de ses plus grands soucis, si on enlevait les vampires, l'école et les garçons, elle se souciait beaucoup du fait que ses parents ne la verraient pas vieillir. Que diraient-ils lorsqu'elle atteindrait la trentaine, puis la quarantaine sans prendre une seule ride? Il fallait qu'elle se fasse à l'idée, elle allait devoir leur dire adieu avant que cela n'arrive. Il lui restait peut-être une dizaine d'années avant de dire adieu à ses parents, autant en profiter et aller les voir très souvent. L'idée d'avoir une voiture n'était probablement pas mauvaise en soit. Par chance Kale était là. Entre "amis" il faut s'entraider. C'était ce qu'il disait, peut-être pas ce qu'il pensait, Bee n'était pas dupe. Ce qui la rassurait, c'était qu'il l'aurait fait, même sans être amoureux d'elle. Alors, autant le voir de ce point de vue. Il était là pour elle, l'avait toujours été, pour l'avenir, c'était encore incertain. Rien n'était plus incertain que cela à ce moment là. La meute était un lien qui les unirait jusqu'à la fin de leur longue vie, mais pourraient-ils restés amis durant tout ce temps? Déjà, étaient-ils vraiment amis?

    Bee sortit la lasagne du four en prenant soin de prendre une serviette pour ne pas se bruler les mains. Elle déposa le tout sur le comptoir. L'odeur était irrésistible. Elle s'apprêtait à couper la lasagne en quartiers quand Kale lui annonça qu'il avait peut-être trouvé quelque chose. Elle se retourna et attrapa le journal qu'il lui tendait, en lui frôlant la main. Nouveau frisson, mais elle fit semblant de rien en se concentrant sur ce que Kale voulait lui montrer. "Quoi? Une Beetle 70..? Mais c'est trop mignon comme voiture!" s'exclama t'elle devant la description du véhicule. Puis Kale lui parlait d'une courroie, mais elle ne savait absolument pas de quoi il voulait parler. Elle préféra ne pas relever la phrase, ne voulant pas passer pour une idiote. Puis lorsqu'il finit par parler de Conrad, Bee fut légèrement surprise. Conrad? Ce n'était pas à Conrad que Bee avait demandé de l'aide, mais bien à Kale. Alors pourquoi ce dernier voulait demander à Conrad d'aller avec elle? Et pourquoi Blodwyn n'aimait pas cette idée? Conrad était son ami, il pouvait très bien faire l'affaire. Pourtant...

    "Conrad? Bon... d'accord si tu veux." En fait, peut-être que Kale était trop mal à l'aise pour le faire lui-même, elle ne voulait pas le contredire, mais ce fut plus fort qu'elle. "Je croyais que tu le ferais, après tout, c'est à toi que j'ai demandé de l'aide." Elle était un peu désapointée, mais elle comprenait que c'était peut-être trop difficile pour lui de passer trop de temps en sa compagnie. Elle était visiblement déçue, et préféra cacher ce sentiment en se retournant vers sa lasagne afin de terminer ce qu'elle avait commencé l'instant suivant. Elle entendit, dans son dos, Kale qui commençait à mettre la table. Il n'avait pas à le faire, il était son invité après tout, mais elle ne l'arrêta pas, sachant que peu importe ce qu'elle dirait, il le ferait quand même. Elle sortit les assiètes et sépara les morceaux, deux énormes morceaux, autant énorme que le cri d'impatience de l'estomac de son ami. Elle les déposa sur la table, enfin soulagée de pouvoir se mettre quelque chose sous la dent. Ses joues s'empourprèrent lorsqu'elle se rendit compte que ce repas avait tout d'un tête à tête, sauf peut-être le chandelier au milieu de la table.
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Jeu 16 Avr - 22:20

    « Si jamais je vieilli un jour... » Kale ne releva pas même s’il n’en pensait pas moins. Avec tous les vampires dans le coin, ils n’étaient pas près de prendre des rides mais cela ne tracassait pas vraiment. Sa sœur était au courant pour lui, sa grand-mère aussi. Non, de ce côté-là, il n’avait pas vraiment à craindre. Cependant, est-ce qu’il supporterait de voir sa sœur vieillir, mourir peut-être avant lui. Le loup garou ne se sentait pas l’âme de survivre à Andy. Depuis toujours, elle était sa petite lumière, son rayon de soleil, son phare quand il se perdait en route. D’un sourire, l’adolescente lui donnait la force de continuer, de toujours avancer, malgré les doutes, malgré les craintes. Comment ferait-il sans elle ? « Dis-toi, qu’au moins, tu ne dépenseras pas des fortunes dans un anti-ride » tenta-t-il de blaguer. Il n’aimait pas la voir si triste qu’à cet instant. Son sourire lui plaisait beaucoup plus. Kale lui sourit, un peu maladroitement, essayant vainement de lutter contre le besoin de l’étreindre, afin de lui montrer qu’il serait toujours présent pour elle. Le mécano promettait peut-être un peu dans le vent. Il ignorait ce que l’avenir lui réservait mais une chose était certaine, il veillerait toujours sur elle, même si elle le rejetait car on ne peut ignorer son cœur. Depuis des mois, il tentait d’étouffer ses sentiments. Ils n’étaient pas rationnels, pas sensés. Blodwyn était comme une sœur pour lui depuis deux ans. Comment, quand avait-il commencé à la voir différemment ? « Cesse de te prendre la tête Pierson » pensa-t-il en soupirant.

    La suite se déroula comme dans un rêve ou un cauchemar. Il se vit rechercher une voiture pour elle, alors qu’elle s’occupait de son plat. Puis, sa trouvaille en main, il se rapprocha d’elle, leurs doigts s’effleurant à peine quelques secondes. Les battements de son cœur eux, s’emballèrent, comme lancé à plein régime. La moindre parcelle de son être hurlant son amour pour cette femme si magnifique. L’aimait-il parce qu’elle était magnifique, ou l’était-elle parce qu’il l’aimait ? Rahh plus jamais, il n’écouterait un de ses films à l’eau de rose parce qu’Andy le voulait. Il ne s’était jamais autant pris la tête depuis qu’il avait découvert ses sentiments pour la jeune femme. Elle l’envoutait totalement. Dans un état second, il s’entendit alors lui parler de Conrad. Une fuite en avant pour ne pas assumer. Assumer quoi ? Ses sentiments ? Non, cela faisait longtemps qu’il s’y était fait. Ce qui le touchait trop, c’était elle, la savoir loin de lui, de son cœur. L’idée de passer une journée seule à seul l’enchantait en même temps que son contraire. Arriverait-il à survivre à cet instant de bonheur ? Toutes ses questions l’énervaient au plus haut point et dans un mouvement d’humeur, il lui tourna le dos pour mettre la table. En lui, le loup grondait, furieusement. Le besoin de se transformer lui faisait un mal de chien mais il tint bon. Sa fierté l’aidait à garder la tête haute alors que son cœur, lui, ne faisait que chuter, toujours un peu plus dans les tréfonds du malheur. « Conrad? Bon... d'accord si tu veux. » lui répondit-elle avant d’ajouter « Je croyais que tu le ferais, après tout, c'est à toi que j'ai demandé de l'aide » . Kale garda le silence, mortifié. « Quel idiot » s’injuria le loup en son fort intérieur. Elle lui demandait de l’aide à lui, pas à un autre de ses amis et lui, il la renvoyait en quelque sorte dans ses buts. « Si tu savais comme ta présence me brûle, comme ton sourire déçu me tue à petit feu. J’aimerais tellement que tu partages mes sentiments, être pour toi ce que tu es pour moi. Pardonne moi Bee » monologua en pensée Kale, terminant de mettre la table.

    Que devait-il faire ? Son amie lui servit alors une grosse part de lasagne, qui selon lui nourrirait au moins deux personnes. Toutefois, il ne se plaignit pas, son estomac prouvant à grand renfort de bruit, qu’il avait faim. « Bon appétit Bee » sourit-il, rasséréné par sa nouvelle détermination. La meilleure façon d’avancer dans la vie, c’est d’agir et non de tergiverser pendant des heures. C’est que lui disait souvent son grand père. Un homme bon et sage ; Kale mordit alors pleinement dans sa fourchette, ses papilles gustatives criant leur bonheur. Dieu que c’était bon. « C’est un délice Bee, rien que pour ça, tu vas m’avoir sur le dos pour aller voir ta voiture si..mignonne » ; Son sourire se fit plus malicieux alors qu’il ajoutait, plein d’humour, « il n’y a qu’une femme pour trouver une voiture mignonne. » . Amusé, il lui fit un petit clin d’œil tout en continuant de dîner. A tout réfléchir, c’était la première fois qu’ils partageaient un repas ensemble. D’ordinaire, il y avait toujours un membre de leur meute. Un peu déstabilisant mais pas désagréable en soi. « Tu sais, pour tout à l’heure, je ne veux pas que tu crois que je refuse de t’aider. C’est juste qu’on a jamais vraiment parlé de ce que tu as capté lors de notre dernière transformation. » Commença-t-il, le regard baissé sur son assiette. « Je suis conscient que ça ne doit pas être facile pour toi, et je ne veux pas que tu te sentes forcée. C’est okay pour moi. Alors amis ? »

    Kale puisa dans tout son courage pour plonger son regard dans le sien. Dans les yeux bleus du loup garou, une flamme de détermination brillait. Il avait décidé que ses sentiments ne seraient jamais un obstacle dans son amitié pour Blodwyn. Il désirait qu’elle sache qu’il serait vraiment la pour elle, quoiqu’il arrive. « Au fait, tu as vu Caro, ces derniers temps ? Ça fait un bail que je n’ai pas pu la voir. » Le sujet semblait clos pour lui, car il se chargea de dévier la conversation, sur un sujet tranquille à savoir sa meilleure amie qui s’avérait être aussi celle de Bee.
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Ven 17 Avr - 6:09

    Blodwyn ne pu s'empêcher de rire au commentaire de Kale sur les crèmes anti-rides. En effet, elle n'avait pas vu la chose de cette manière. Pour une femme normale, ne pas vieillir serait un rêve inaccessible, mais Bee n'y voyait que des problèmes. Allait-elle devoir déménager lorsque ses proches allaient vieillir et elle, non? Ce n'était pas uniquement ses parents qui étaient en cause. Il y avait Carolyn et les gens de l'hôpital. Lorsqu'elle serait un médecin avec vingt années d'expérience, dans le corps d'une femme de vingt ans, les gens allaient se poser des questions, cela ne faisait aucuns doute. Cela allait être très difficile à gérer, en temps et lieux. Pour l'instant, elle avait d'autres chats à fouetter, mais elle savait que le jour viendrais où elle allait devoir faire face à ce problème. Personne n'était mieux placé pour la comprendre que Kale ou les autres membres de la meute, mais personne n'avait l'air à se soucier autant de ce problème que la jeune louve blanche. Elle balaya cette pensée de son esprit en prenant place à la table, en tête à tête avec son ami.

    Dès qu'il eu avalé sa première bouchée, Kale assura Bee qu'elle allait devoir le supporter le jour où elle irait voir pour la Beetle. La bouche pleine, Blodwyn ne pu que répondre par un sourire lumineux. Cela lui faisait franchement plaisir, si c'était là le seul moyen pour qu'il veuille passer du temps avec elle, elle cuisinerait, sans problèmes. Les pommettes de la louve s'étaient enflammées de nouveau, flattée par le compliment, mais aussi à l'idée qu'il désirait venir avec elle pour cet achat important. Elle appellerait le propriétaire de la voiture après le repas. Elle répliqua ensuite au commentaire de Kale sur le fait qu'il n'y avait que les femmes qui pouvaient trouver une voiture mignonne. "Il n'y a quand même que les hommes qui prennent plus soins de leurs engins que de leurs femmes." Coup bas pour un autre coup bas. Évidemment, c'était une blague, Bee fit un grand sourire, dévoilant une grande rangée de dents blanches afin de le faire comprendre à Kale.

    Elle n'était pas du tout préparée à ce qui se passa ensuite. Naïve comme elle l'était, elle ne s'était pas imaginé que Kale allait aborder le sujet délicat qui les mettait tous les deux sur les nerfs, depuis un moment déjà. Comme seule réponse, Blodwyn s'étouffa avec sa nourriture et prit une grande gorgée d'eau afin d'avaler le tout. C'était loin d'être très élégant. Elle posa ensuite ses grands yeux émeraudes dans le bleu ciel de ceux de Kale. Son regard était sérieux, profond, déstabilisant pour la jeune femme. Elle était complètement paralysée, ne sachant absolument pas quoi lui répondre. Elle se rendit compte que cela ne l'étonnait pas tant que ça, elle devait s'y attendre, elle ne pouvait pas se cacher sous des faux semblants jusqu'à la fin de ses jours. Tôt ou tard, Kale aurait mit le sujet sur la table, mieux valait tôt que tard. Après tout, sa mère lui avait répété des centaines de fois que c'était toujours plus facile de retirer un sparadrap d'un coup sec, au lieu d'y aller lentement. Et la mère de Bee avait la particularité de se tromper rarement. Au moment où Blodwyn allait ouvrit la bouche pour tenter de donner une réponse constructive, Kale changea subitement de sujet en parlant de Carolyn.

    Encore une fois, le bec de Bee fut cloué sauvagement. Elle ne savait pas vraiment comment elle devait prendre ce changement de sujet qui ressemblait d'avantage à de l'évitement. Oui, Kale voulait probablement éviter le sujet. Il avait d'abord abordé le sujet, puis avait changé d'idée et avait détourné la conversation. Son cerveau avait fait l'exact chemin contraire de Blodwyn qui avait voulu éviter d'y pensé et qui était maintenant prête à affronter le problème. Elle ne savait tout simplement pas comment le faire. Elle n'était pas la personne la plus douée pour verbaliser ses sentiments, surtout lorsqu'elle ne comprenait pas ce qu'elle ressentait, au bout du compte. Elle baissa les yeux qui n'avaient pas quitté ceux de Kale depuis sa première intervention choc, pour regarder dans son assiette. Elle se rendit compte qu'elle avait, sans le savoir, complètement détruit sa lasagne avec sa fourchette, pendant que son regard s'était accroché dans les yeux de Kale. Son estomac s'était noué, après trois bouchées, elle n'avait plus réellement faim. Son appétit s'était envolé. Sachant que sa langue allait devoir se délier et rapidement, elle se lança.

    "Carolyn, oui, je la vois au boulot régulièrement. Elle va bien..."
    Bee se retint de parler de l'odeur de vampire qui trainait autour de leur amie. Le problème était que l'odeur de se vampire lui était familière. C'était l'odeur de Tennessee, le fameux vampire. Blodwyn le savait, car elle avait toujours la veste de ce dernier dans un placard. Autant ne pas en rajouter d'avantage sur les épaules de Kale qu'elle faisait souffrir suffisamment comme ça. Bee n'était pas inquiète de cette odeur sur Caro, car elle avait étrangement confiance au fait que Tennessee était un vampire qui se nourrissait exclusivement de sang animal. Bee secoua la tête légèrement, afin de faire disparaître le souvenir du vampire de sa mémoire. Elle ne pouvait et elle ne voulait pas se mettre à y penser, pas à ce moment bien précis. Il n'y avait que Kale devant elle, en chair et en os, présent pour elle. Bee ne voulait pas être hantée par un souvenir. Elle s'avança sur sa chaise et étira son bras au dessus de la table, afin de poser sa main sur celle de Kale en refixant ses yeux émeraudes dans ceux de ce dernier. Elle relança le sujet principal, celui qui était enterré depuis un long moment déjà. "Kale, tu me connais, je ne suis pas très verbale. Si je n'ai pas abordé le sujet de notre dernière transformation avec toi, c'est que je ne sais pas comment le faire." Elle ferma les yeux et soupira. Il n'y avait qu'une seule solution possible afin de pouvoir être à cent pour cent franche avec son ami. Elle rouvrit les yeux, ses yeux, toujours plongés dans ceux de Kale, résignée, sérieuse, sereine. "Tu verrais un inconvénient à aller te balader en forêt avec moi?"
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Ven 17 Avr - 17:56

    Son rire réchauffa son cœur de loup, au plus profond, le comblant, lui donnant cette chaleur que seuls les cœurs amoureux possèdent. Savait-elle combien elle représentait pour lui ? L’étendu même de son épanchement ? La seule fois où elle avait eu accès à ses pensées, Kale luttait vaillamment contre cette intrusion, essayant de dissimuler cette puissance dévastatrice. Depuis qu’il était devenu cette créature et que son grand père lui en avait expliqué les tenants et aboutissants, il n’avait eu de cesser de refreiner ses songes aux autres. Il n’avait point honte de ce qu’il ressentait, ou pensait mais cela avait quelque chose de dérangeant de partager ce qu’il avait de plus intimes. Il adorait les autres mais voilà, privé signifiait privé, défense d’entrée. Cette nuit-là, Kale s’était senti démuni, trahi au plus profond de son être, honteux. Il dissimulait son émoi depuis des mois, recherchant la signification de ses sentiments. On ne peut pas penser à une femme comme si elle était sa sœur puis du jour au lendemain se dire qu’elle pourrait être la seule l’unique –avec plus de force quand son célibat est la chose la plus magnifique qu’il vous soit arrivé. Chacun de ses sourires était devenu une source de plaisir, de douceur et d’attente. Dans ses bonnes intentions, il n’avait de cesse de rechercher cette douce attention. Voir ses yeux pétiller de plaisir, de bonheur et cette joie se manifester sur ses lèvres qu’il rêvait d’embrasser.

    « Il n'y a quand même que les hommes qui prennent plus soins de leurs engins que de leurs femmes. » lui retourna-t-elle sa plaisanterie. Un petit coup bas quand même. Amusé, Kale mima une flèche le touchant en plein cœur avant de simuler sa mort lente et douloureuse. Un petit rire s’échappa quand même de ses lèvres alors qu’il ajoutait, pour avoir le dernier mot : « c’est bien pour ça que je roule en moto » . L’homme et sa fierté ! Le jeune homme commença donc à faire honneur au plat de la maîtresse de maison, qui s’avéra réellement succulent. Même les lasagnes de sa grand-mère n’arrivaient pas aux chevilles de celle de Bee. Quoique, des lasagnes avec des chevilles, ça ne courrait pas les routes –mais vous avez tous compris de quoi il en retournait. Kale sentit alors comme si le cadenas qui retenait ses mots, ses hésitations vola en éclat. D’un ton qui se voulait assuré et confiant, il attaqua le sujet qui les mettait tant mal à l’aise en présence l’un de l’autre. Blodwyn manqua de s’étouffer avec sa bouchée. La pauvre, elle ne devait pas penser qu’il se jetterait dans l’arène aussi tôt, de manière si impromptue. Malheureusement son moment de témérité partit en fumée sous le regard choqué de la demoiselle qui lui faisait face. « Apprends à te la fermer de temps en temps Pierson » se sermonna-t-il en reprenant une bouchée de lasagne afin d’occuper sa bouche.

    Le loup espérait quand même n’avoir pas gâché l’ambiance, aussi, changea-t-il rapidement de sujet. Il ne voulait pas trop s’étendre sur le sujet, au risque de se prendre un vent. En même temps, il ne pourrait pas lui en vouloir. Elle l’appelait pour qu’il l’aide, lui offrait un repas délicieux, et lui, il atterrissait avec ses gros sabots en lui jetant au visage LE sujet sensible, voir tabou. Mais dans un sens, il n’en pouvait plus de ce silence. Il fallait bien crever l’abcès un jour ou l’autre et le plus tôt serait le mieux. « Carolyn, oui, je la vois au boulot régulièrement. Elle va bien... » Répondit encore légèrement choquée Blodwyn. Kale hocha simplement la tête, retournant à son assiette qu’il trouvait fortement intéressante. Il lui était presque impossible de soutenir le regard de son amie pourtant, une force en lui, le poussait à plonger son regard dans les siens. Le jeune homme ne se reconnaissait pas. La timidité, cette hésitation, tout son comportement étrange, ce n’était pas lui. Il était plus habitué à foncer tête baissée, tant pis pour les murs qu’il rencontrerait entre temps. « Kale, tu me connais, je ne suis pas très verbale. Si je n'ai pas abordé le sujet de notre dernière transformation avec toi, c'est que je ne sais pas comment le faire. » Etonné qu’elle remette sur la table sa conversation précédente, le susnommé Kale releva la tête pour l’observer, scrutant le moindre signe annonciateur d’un rejet ou d’une abnégation quelconque. Blodwyn ferma les yeux un instant avant de soupirer pour mieux reprendre, un rien de résignation, de sérénité, et sérieux au fond de son si joli regard « Tu verrais un inconvénient à aller te balader en forêt avec moi? »

    C’est à ce moment là qu’il sentit cette main sur la sienne. Depuis quand avait-elle sa main sur la sienne ? Trop absorbée par elle, il n’avait même pas remarqué le geste qu’elle avait eu plus tôt envers lui. Blodwyn était-elle sérieuse ? Lui proposait-elle à moi couvert de partager ses pensées avec lui ? Kale l’observa, la scruta, recherchant les réponses à ses questions. Sa gorge se noua, son estomac se contracta, et enfin son cœur se mit à battre la chamade. Deux poids, deux mesures luttaient en lui. La première criait un oui des plus sonores. Son moi animal ne voulait refusait de fusionner avec cette louve blanche, de gambader dans la forêt. Et la seconde se refusant à cet exercice. Dans une semi-conscience, il grogna/murmura un « oui » . Simple, mais direct. Quoi dire de plus ? Cela faisait si longtemps qu’il attendait ce moment et maintenant qu’il le tenait du bout des doigts, il se sentait acculé, poussé dans ses derniers retranchements. Il ne se doutait pas une seule seconde qu’il en allait de même pour elle. Fier d’être son ami, de faire parti de la même meute, toutes ses sensations se mélangeaient en lui.

    Sa main commençait à le brûler et il se vit, comme un spectateur impuissant, nouer ses doigts aux siens avant de reculer très lentement comme pour ne pas l’effrayer. « Si tu en es sûre, prête alors j’accepte Blodwyn. » précisa le loup, son appétit coupé. Par pitié que son cœur cesse de battre à cet instant, que tout se fige pour l’éternité. Le moment qu’il rêvait et redoutait allait se dérouler bientôt. Minute s’interrompit-il dans ses pensées. Elle voulait le faire maintenant ? Plongeant son regard dans le sien, il la questionna muettement.
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Jeu 30 Avr - 3:09

    La mascarade était maintenant bien terminée. Blodwyn ne savait pas si elle devait en être soulagée ou non. Maintenant que le sujet avait été mis sur la table, elle ne pouvait plus faire de blagues, elle ne pouvait plus jouer l'innocente... celle qui ne savait rien, car en fait, elle savait tout. Elle connaissait les sentiments de Kale et le fait d'agir comme si c'était le contraire rendait la situation complètement ridicule. Bee se sentit même très ridicule et honteuse. Elle se rendait compte que d'inviter son ami à la maison, seul, pour lui demander tout bêtement son aide afin de trouver une voiture était totalement égoïste. Surtout en sachant parfaitement que cet ami serait près à se jeter sur une mine pour lui sauver la vie sans hésiter, sans même se demander si elle le ferait pour lui. Kale devait savoir que Bee aussi serait prête à se jeter sur une mine pour le sauver s'il le fallait.

    Elle sentit les doigts de Kale s'enlacer au siens et détacha son regard de celui de son interlocuteur afin de regarder vers leurs mains, unies, au beau milieu de la table. Ce geste l'aurait, normalement, fait rougir, mais elle resta là à regarder cette union d'un regard très calme, détendue. De l'intérieur elle bouillonnait à ce contact. Kale avait une température corporelle bien plus elevée que la sienne, ce qui était rarement le cas avec les autres, surtout avec les humains. Un contact chaud lui faisait du bien, c'était réconfortant. Certainement pas comme la peau glaciale d'un vampire. Kale, lui, avait une odeur d'homme, de mâle, de testostérone, mélangé avec la douce odeur du savon, c'était attirant, confortable. Certainement pas comme l'odeur de cadavre d'un vampire. Elle regarda de nouveau vers les yeux bleu de Kale. Elle y voyait ses sentiments comme au travers d'une fenêtre. Aucune femme ne pouvait être indifférente à un tel regard, sincère, quoi qu'un peu mal à l'aise. Certainement pas comme les pupilles diaboliques et irréelles d'un vampire. Kale, respirait, mangeait, dormait, il était vivant, beau, humain, drôle, gentil, dévoué, sincère et....

    Bee se mit à rougir, comme une tomate, le malaise lui reprit. Elle baissa les yeux rapidement et dénoua ses doigts de ceux de Kale, délicatement, pour ne pas le blesser. Quelque chose venait de se passer en elle, en quelques secondes. Un changement s'était produit, ou plutôt, une réponse lui était venue en tête, comme l'évidence même. Blodwyn était fascinée par le vampire, mais amoureuse du loup-garou. Elle se leva, retirant les assiettes de la table pour les passer sous l'évier. Puis elle balbutia quelques mots, ceux ci eurent du mal à traverser les limites de sa gorge. "D'accords, je range tout ça, j'appelle le proprio de la Beetle et on y va." Elle s'acharna à nettoyer les assiettes, les frottant comme si elle voulait en effacer la couleur. Son coeur battait à toute vitesse, un peu comme lorsqu'on sait qu'on va entrer dans les montagnes russes alors qu'on a un vertige monstre.

    Bee rangea sa vaisselle puis se retourna vers Kale qui était maintenant debout, tout près d'elle. [Désolée, je sais que j'ai pas le droit de faire agir ton perso, si ca te gène tu pourras me le faire aussi ou sinon j'éditerai lol] Elle se figea sur place, avala sa salive, puis plongea de nouveau dans l'océan de ses yeux. Il était très près, Blodwyn sentait qu'il était légèrement entré dans son espace vitale, elle en eut la chaire de poule. Elle était intimidée, mais ressentait une légère excitation, c'était le moment ou le manège franchissait la courbe de la première pente des montagnes russes. À ce moment, il était beaucoup trop tard pour décider de sortir du wagon. Elle se mordit la lèvre, fit un pas en avant, enroula ses bras autour de la nuque de Kale et posa ses lèvres sur les siennes. C'était la chute libre, son coeur battait à toute allure. Elle venait de trouver une manière plus rapide de faire comprendre à Kale ce qu'elle ressentait...
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Ven 1 Mai - 1:16

    « D'accord, je range tout ça, j'appelle le proprio de la Beetle et on y va. » balbutia Blodwyn en débarrassant la table pour se réfugier dans la cuisine. Kale soupira en baissant la tête, se la prenant entre ses mains. Il ne voulait pas forcer son amie à faire quelque chose qu’elle ne désirait pas. L’envie de lui dire de renoncer, qu’il vivrait très bien ce problème lui traversa l’esprit. Il ne désirait nullement lui causer de la peine. Il était même près à enfouir ses sentiments si cela ne lui convenait pas. Il était tout simplement prêt à tout pour elle, par amour, par amitié, par dévotion. Avant toute chose, il lui était redevable. Sans la meute, Kale aurait perdu l’esprit, livré ainsi à lui-même. C’est pour cela qu’il se sentait apte à museler ses sentiments en sa présence pour ne pas lui causer de la peine, ou la déranger. Cela serait long, douloureux mais il y arriverait. Avec le temps. Peut-être n’aurait-il du pas venir ce soir. Simplement, l’envie de voir la jeune femme avait été le plus fort. A croire qu’il était peut-être maso dans le fond. Comment continuer à aimer quelqu’un qui ne partage pas vos sentiments ? Car pour Kale, il n’y faisait aucun doute. Si elle désirait subitement faire une promenade dans la forêt, c’était parce qu’elle ne trouvait pas les mots pour lui dire que la réciprocité n’existait pas. Décidément son amie était trop gentille et prévenante avec lui. Si Andie le voyait à cet instant, elle le sermonnerait sans aucun doute. Déjà qu’elle n’appréciait pas le fait qu’il soupire pour cette mystérieuse femme alors apprendre qu’il accepterait de souffrir par égard pour elle.. Non, elle le frapperait jusqu’à ce que le bon sens le gagne. Un autre soupire lui souleva la cage thoracique. Le loup garou avait pris sa décision. Il mettrait fin à cette amitié pour leur bien à tous les deux. Il ne pouvait pas faire semblant plus longtemps. Etre son ami représentait beaucoup pour lui, et il resterait malgré tout, toujours la pour elle. Il voulait qu’elle sache mais il ne pouvait rester près d’elle sans se consumer à l’intérieur. Il virait fou avant.

    Déjà, dans son esprit, la conversation se jouait, le tuant petit à petit. Quitter Bee était la chose la plus difficile mais ce fut comme si la décision de mettre les choses à plat, l’avait libéré de ce poids. Bien sûr, son action était lâche, voir très lâche mais il était un être humain avec ses propres faiblesses. « L'amour ne commence ni ne finit comme nous le croyons. L'amour est une bataille, l'amour est une guerre, l'amour grandit. » Cita Kale, mentalement. A croire qu’il n’était pas fait pour la guerre, même la plus noble de toute. Il aurait pourtant tout donné, tout sacrifié pour ne serait-ce voir l’amour dans le beau regard de Blodwyn. Le jeune homme pouvait entendre le bruit de la vaisselle qu’on frotte avec énergie. Sa décision ne fut que plus renforcée. La gêne transpirait dans chacun des mouvements de Blodwyn. Alors, prit-il sur lui, pour couper court à cette mascarade. Il ne souhaitait pas qu’elle se force pour lui. Il ne le méritait pas. Son seul crime avait été de l’aimer, elle n’y était pour rien. Elle n’avait rien à se reprocher. Le loup se rapprocha calmement, avec la sérénité d’un homme qui se sait condamner et qui accepte la sentence. Entre temps, Bee ayant fini sa vaisselle, la rangeait, sans remarquer sa présence. Kale l’observa en souriant tendrement. Elle était si belle, si douce. On pouvait voir toute sa bonté, sa gentillesse, sa douceur malgré sa nervosité. Il ne se demandait même plus pour quelle raison, il l’aimait. Tout était clair comme de l’eau de roche. Tout simplement parce qu’elle était elle. Toujours fidèle à elle-même. Des années, il lui faudrait des années pour oublier cette femme, la seule a avoir capturé son cœur d’éternel séducteur. Kale avait aimé Mayra, mais leur relation, aussi intime fut-elle, n’avait jamais réussi à le faire vibrer, à le rendre ainsi faible et fébrile. Seule Blodwyn y arrivait. Elle le captivait, l’entrainait vers des sommets d’un regard, d’un sourire. Une nouvelle fois, il se rapprocha d’elle, ayant tout à fait conscience d’être trop proche d’elle. Toutefois, le loup en lui, voulait une dernière fois, une dernière fois ressentir sa présence avant de s’effacer. Son amie fut surprise de le voir si proche. Le cœur battant la chamade, Kale s’apprêtait à mettre fin à son bonheur, de crever dans l’œuf cet amour naissant mais elle le dépassa.


    Blodwyn combla la distance les séparant, enroulant ses bras autour de son cou pour l’embrasser. Les yeux écarquillés, Kale resta un court instant, figé dans sa stupeur, les bras ballant. Il s’attendait à tout, sauf à cet aveu. Comment avait-il pu se tromper ? Être aveugle à ce point ? Le jeune homme se reprit, étreignant la jeune femme dans ses bras, tout en répondant tendrement à son baiser. Les yeux fermés, il enroula ses bras autour de sa fine taille, complètement plongé dans ce baiser. Son cœur se mit à battre frénétiquement comme chamboulé sous cette étreinte magique. Il pouvait mourir heureux, son rêve le plus cher venait de se réaliser. Sa main remonta lentement dans une douce caresse le long du dos de Blodwyn avant de se perdre dans sa longue chevelure, approfondissant par la même occasion leur baiser. « Que cet instant dure pour l’éternité » songea-t-il alors que leurs lèvres se séparèrent afin qu’ils reprennent leur souffle. Son regard se perdit alors dans celui de Bee. L’étincelle ayant réélu domicile. Kale était sincèrement heureux, cela se voyait par son sourire qui étira ses lèvres alors qu’il caressait tendrement la joue de la jeune femme. Il n’osait y croire, tellement s’était subit, tellement il ne s’y attendait pas. Pourtant, elle avait comblé la distance, l’avait embrassé et se trouvait dans ses bras. Kale ferma un instant les yeux, savourant ce moment avant de ravir une nouvelle fois ses lèvres dans le plus doux et amoureux des baisers, essayant de lui communiquer tout ce qu’il ressentait à cet instant. « Merci. » lui dit-il, soulagé, « le message est bien passé...C’était d’ailleurs, le plus beau message qui m’ai été donné de recevoir » murmura-t-il contre ses lèvres, son regard ancré dans le sien. Le jeune homme déposa un autre baiser sur son front avant de la serrer étroitement contre lui, sa main caressant ses cheveux. « Cela fait des mois que je rêve de cet instant tout en le redoutant avec la même force. Bee.. Je.. » Commença-t-il en lui soulevant légèrement le menton afin de pouvoir la regarder dans les yeux. « Je t’aime » souffla-t-il dans un murmure presque inaudible. « Je t’aime » répéta-t-il avec une assurance retrouvée. Kale l’embrassa à nouveau dans un sourire, ivre de son amour pour elle.
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Mer 6 Mai - 6:43

Blodwyn s'enflamma de l'intérieur dès qu'elle sentit les mains de Kale se poser sur elle. Malgré la chaleur et la douceur de ce geste, elle en eut la chaire de poule. Elle n'avait jamais été habituée à ce genre de contacts. D'ailleurs, c'était une grande première pour elle. Ce qui expliquait en grande partie sa timidité et sa maladresse en ce qui concernait les histoires de coeur. En effet, elle avait toujours été une adolescente à son affaire, qui croyait au grand amour et au mariage. Elle avait eu, bien sur, quelques petits copains, mais jamais rien de vraiment sérieux. Tous des garçons de bonne famille, prudes et gentlemen, des petits baisers discrets et frigides, mais jamais elle n'était tombée dans les bras d'un homme de cette manière, elle n'avait jamais embrassé aucun homme de cette manière, mais surtout, elle n'avait jamais aimé aucun homme de cette manière. Lorsque la main de Kale glissa le long de son dos pour remonter vers sa chevelure, Bee sentit les poils de sa nuque se dresser dans un énorme frisson. Elle eu l'impression que ses genoux allaient lui lâcher. C'est pourquoi elle s'agrippa au cou de Kale avec plus d'ardeur.

Puis le baiser s'acheva et Blodwyn se rendit compte qu'elle était presque à bout de souffle. Si Kale n'avait pas eu d'instinct de survit, ils auraient pu mourir asphyxiés. Leurs lèvres se décolèrent, mais leurs regards restèrent bien accrochés l'un à l'autre. Une étincelle luisait dans les yeux de Kale. Il était si beau. Surtout maintenant qu'il pouvait afficher ouvertement ses sentiments sans s'en sentir coupable ou mal à l'aise. Il affichait une nouvelle confiance, un bonheur qu'il ne démontrait normalement pas. Lorsque la bouche de Kale se plaça en un sourire heureux, celles de Blodwyn lui répondirent. Elle avait aussi une nouvelle étincelle dans les yeux. Elle voulait qu'il l'embrasse encore et encore, elle en redemandait du regard. Puis Kale s'exécuta en l'embrassant de nouveau. Dans un réflexe parfait, comme dans les vieux films, la jambe droite de Bee se souleva de terre dans un "pop" majestueux qui eut pour effet de faire glousser la louve. Elle avait toujours trouvé ce geste étrange, mais elle comprenait, maintenant, ça lui était venu naturellement.

Les doigts de Kale se promenèrent le long de sa joue, de son menton, de sa taille, Bee s'en sentit étourdie. La pièce tournait autour d'elle. Puis Kale s'arrêta et souleva le menton de la jeune femme, afin qu'elle le regarde dans les yeux. Ce geste était totalement inutile, car elle arrivait à peine à se détacher de son regard, sauf sous les baisers de Kale. Il lui annonça son amour, clairement, de vive voix, pour la toute première fois. C'était totalement différent de lors de leurs balades en forêt. Ressentir ce que Kale ressentait, et l'entendre dire, ce n'était pas du tout la même chose. C'était même terriblement beau lorsque ces mots sortaient de sa bouche, avec sa voix chaude et réconfortante. Ces mots restèrent en suspend quelques secondes. Bee regardait Kale droit dans les yeux, sans voix. Elle n'avait jamais vécu ce genre de situation et comme elle était terriblement timide, elle resta silencieuse un moment, complètement noyée dans le bleu sincère des yeux de Kale. Mais le regard de Bee était aussi clair qu'un livre ouvert, à lui seul il exprimait clairement ce qu'elle ressentait. Ses yeux étaient brillants d'amour. Ils s'embrassèrent de nouveau, Entre deux baisers, des mots s'échappèrent des lèvres de Blodwyn, en un soupire. "J'ai été tellement idiote de t'avoir fait attendre si longtemps."

Elle ne savait pas si elle se disait cela à elle-même, ou si le message était pour Kale. En effet, elle s'en voulait de ne pas avoir comprit plus tôt ce qu'elle ressentait pour lui. Elle savait qu'il avait dut souffrir atrocement durant tout ce temps. Aussi, si elle avait su qu'elle se sentirait aussi bien, elle se serait jetée dans le vide bien avant. Seulement, Blodwyn était une jeune femme prudente, pas comme Kale qui ne réfléchissait pas toujours avant d'agir. D'ailleurs, il avait été énormément patient avec elle, il avait été délicat, respectueux, il ne lui avait mis aucune pression. Et elle lui en était reconnaissante, parce que le loup lui avait donné assez de temps pour qu'elle se rende compte qu'elle aussi, l'aimait. "Je t'aime aussi Kale... Je crois... que je ne le comprenait tout simplement pas." Et d'ailleurs, comment pouvait-elle comprendre quelque chose qu'elle ne connaissait pas, au départ? Sa vie avait été basée sur sa famille, ses études, puis par la suite, sur sa condition de louve. Jamais l'amour n'avait été au menu du jour pour elle. En plus, il n'y avait pas de mode d'emploi pour ce genre de chose. Elle serra son corps contre celui de Kale. Sa pudeur humaine l'aurait normalement empêché de faire ce genre de geste, mais son instinct de louve pouvait parfois lui faire faire des choses qu'elle ne contrôlait pas. Elle glissa une main sur la joue se Kale, se leva sur la pointe des pieds pour être à sa hauteur, et attira son visage sur le sien pour l'embrasser avec un peu plus de force.
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Mer 6 Mai - 21:24

    Il n’y a rien de plus beau qu’un amour partagé. Kale était on ne peut plus d’accord surtout quand il voyait les yeux de sa nouvelle petite amie, pétiller. Il éprouvait encore de grandes difficultés à se dire qu’elle était sa petite amie, celle qui l’aimait. Un sourire heureux ornait les lèvres des deux amoureux avant qu’ils ne s’embrassent une nouvelle fois. Le jeune homme avait connu bien des étreintes mais aucune comparable à ce qu’il ressentait présentement. Avec Blodwyn, tout était nouveau, ses sensations, ses sentiments. Pour la première fois, il embrassait une femme qu’il aimait d’un amour vrai, fort. Cette romance l’effrayait un peu dans la mesure où il avait peur de commettre un faux pas, de ne pas se montrer à la hauteur de ses attentes. L’appréhension lui nouait le ventre. Kale ne se reconnaissait pas. D’ordinaire, il agissait comme un séducteur, sûr de lui et de ses hum.. Performances mais la louve remettait tout en question. Heureusement pour lui, leurs instincts parlaient pour eux, dépassant la timidité, la gêne pour laisser libre court à leur affection commune. Bee déposa sa main sur sa joue, la caressant doucement. Ce simple geste alluma un brasier en lui. Ce contact pourtant si innocent, doux et tendre, prenait une connotation plus sensuelle maintenant que leurs sentiments s’en mêlaient. De sa main, il couvrit la sienne, baisant le creux de sa paume alors qu’elle se mettait sur la pointe des pieds pour l’embrasser avec plus de force. De sa main libre, il l’amena une nouvelle fois contre son torse, l’étreignant avec passion alors que le baiser prenait peu à peu une tournure plus sensuelle et fougueuse. Les mots n’étaient plus nécessaires entre eux. Seule la nécessité de se prouver leur attachement mutuel comptait.

    Kale caressait le dos de la jeune femme au travers de son haut, s’égarant quelque peu sur sa nuque dans un tendre massage alors que ses lèvres ne quittaient les siennes. A peine une faible distance s’installait entre eux, qu’il venait ravir un énième baiser, toujours plus passionné. Puis, la tendresse céda la place à un désir plus charnel en son fort intérieur. Il avait envie d’elle, besoin de sentir sa peau contre la sienne, de scruter le moindre signe de plaisir, d’en être l’instigateur. Le seul, l’unique. Pierson ne s’était jamais montré très possessif, seulement, aujourd’hui, il semblerait que son moi animal lui soufflait cette possessivité, comme si Blodwyn pouvait être la bonne. Cette perspective s’envola comme elle était venue, le laissant simplement empli de désir pour elle. Les doutes, les interrogations, les pensées n’avaient plus leur place. Juste ses sens. L’ouïe afin de ne manquer aucun de ses gémissements, le toucher pour apprécier la douceur de sa peau. Le goût de ses lèvres qui l’obsédaient à un point inimaginable. L’odorat alors que son subtile parfum embaumait la pièce, lui donnant le tournis. Et enfin la vue. Sa beauté, cette étrange dualité en elle. Aussi forte que fragile, aussi timide qu’entreprenante. Plus les minutes passaient et plus il était sensible à sa présence, à sa sensualité.

    Avec des gestes fébriles, le couple se dirigea vers le canapé. Kale dont les mains s’étaient glissées sous le haut de Blodwyn, parsema son cou de baiser, cherchant à faire monter la volupté en Elle. Ses doigts effleuraient, caressaient, ne se lassant pas d’explorer ce nouveau territoire. Elle le rendait fou et il se donnait corps et âme dans leur étreinte. Allongeant sa petite amie sous lui, Kale reprit ses lèvres dans un baiser exigeant, langoureux. Lentement, il remonta son haut de sa main alors qu’il se maintenait au-dessus d’elle, de l’autre, afin de ne pas peser tout son poids sur elle. Il rêvait de la faire sienne mais le destin en décida autrement. Une sonnerie de téléphone résonna dans la pièce, les interrompant dans leur lancée. « Hum.. Je hais les téléphones » marmonna-t-il avant de déposer un dernier baiser sur les lèvres de la jeune femme avant de la laisser se relever en soupirant. Frustré ? Vous n’avez même pas idée des affres qu’il endurait actuellement. Davantage quand Blodwyn annonça qu’il s’agissait d’Andie. C’était décidé : il était fils unique à partir de ce soir. « Désolé mon ange » murmura-t-il au creux de l’oreille avant de déposer un baiser sur le sommet de sa tête. Le surnom lui était venu tout naturellement, comme s’il lui était destiné depuis des mois.

    A cet instant pourtant, alors qu’il parlait à sa petite sœur, il ne pouvait s’empêcher de la détester. Il n’y avait pas de pire fléau qu’une sœur qui commençait à se demander ce qu’il fabriquait. Pour une fois qu’il lui signalait pas ses moindres faits et gestes. Les Pierson étaient décidément trop protecteurs. Et ce soir, ce n’était vraiment pas un compliment. Qu’allait-il faire maintenant ? Il se voyait mal reprendre là où ils avaient stoppé. En même temps, c’était peut-être mieux. Le premier soir ? Pour qui passerait-il ?!
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MessageSujet: Re: She's A Little Too Good For Me [PV Blodwyn]   Ven 22 Mai - 19:24

    Lorsque Kale embrassa la paume de la main de Blodwyn, une décharge traversa les membres de la jeunes femme. Les yeux qu'il posait sur elle étaient différents, tendres, réconfortant, mais à la fois intimidants. Les caresses de Kale devinrent plus pressantes et le coeur de Bee se mit à palpiter. Elle était partagée entre la peur de l'inconnu et l'envie animale de continuer. La jeune femme en elle hurlait d'angoisse et la louve de désir. Le contact des doigts de Kale sous le haut de la jeune femme la fit frissonner. Il avait les mains douces et chaudes, ses caresses étaient tendres et rassurantes, elles apaisaient légèrement l'insécurité de Blodwyn. Ce qui ne l'empêchait pas d'être inquiète.

    Le contact le plus intime qu'elle avait eu avec les garçons ne dépassait pas réellement le niveau du baiser très simple. Déjà, le fait d'embrasser Kale avec autant de fougue lui paraissait très irréel. Pourtant, elle le faisait avec facilité, comme si elle s'était exercée à le faire durant des années. Peut-être était-ce ses instincts de louve, ou encore tout simplement Kale qui était, sans le savoir, un excellent professeur. Ce n'était pas les baisers en soit, qui rendait Bee mal à l'aise, mais bien ce qui allait suivre. Que penserait-il si elle lui avouait qu'à 22 ans, elle n'avait aucune expérience avec les hommes? Et pire encore, que se passerait-il si elle ne lui disait pas et qu'au final, elle se ridiculisait par sa maladresse ou par son ignorance sur le sujet...? Et si elle faisait un faux pas...?

    Les papillotements dans son ventre l'incitaient tout de même à continuer, et même à en redemander. Bee espéra alors que l'instinct animal allait faire tout le travail. Elle ne voulait surtout pas décevoir Kale, même si au fond, elle savait qu'il ne lui voulait aucun mal, qu'il ne la presserait pas, si elle le lui demandait. Voulait-elle qu'il arrête? Non. Voulait-elle qu'il continu? Elle ne le savait pas. Ce sentiment de confusion s'infiltra plus profondément en elle, alors qu'ils se dirigeaient vers le canapé. Elle se laissa mener par les mouvements de Kale, sans protester. Il se mit à l'embrasser dans le creux de la nuque. La chaleur ses lèvres de Kale et le frôlement de celles-ci sur la peau de Blodwyn déclencha quelque chose d'étrange, comme une réaction chimique de son corps. Elle soupira en laissant s'échapper un petit gémissement de satisfaction qui encouragea Kale à poursuivre ses caresses. Il lui tint les hanches pour la retenir alors qu'elle s'affaissa sur le divan. Il était au dessus d'elle, en se tenant d'une main pour ne pas l'écraser. Cette attention réchauffa le coeur de Bee, elle lui sourit.

    Kale se mit à caresser le corps de Blodwyn avec encore plus d'insistance. Instinctivement, elle plia les genoux, écartant légèrement les cuisses afin d'avoir une position plus confortable. Elle se mit, à l'instar de son amoureux, à glisser ses mains sur le torse, les bras, le visage de ce dernier. Il frissonna lui aussi. Peut-être était-ce normal, au final? Kale posa une main sur la hanche de la jeune femme pour remonter lentement son haut. Le contact chaud de ses mains la fit trembler de désir, mais aussi de nervosité. Même après plus de deux ans à patrouiller sous forme de loups, Kale n'avait jamais vu Blodwyn dans sa tenue d'Eve, puisqu'elle était très pudique et qu'elle allait se cacher pour se transformer. Comme toute femme qui se respecte, Bee avait peur de ne pas plaire à son homme. Elle ferma les yeux, sous les baisers de Kale. Elle perdait la tête, il n'y avait plus de retour en arrière possible.

    Mais le téléphone sonna.

    Avant qu'elle ne s'en rende compte, Kale s'était relevé. Bee resta stupéfaite durant quelques secondes. Elle venait d'être sauvée par la cloche, pourtant cela ne lui faisait pas réellement plaisir. Toujours aussi confuse, légèrement soulagée, mais légèrement déçue, elle se leva et se dirigea vers le téléphone, comme une automate. Elle se sentait comme si elle venait de se réveiller d'un rêve merveilleux, avant d'en avoir vu la fin. Elle décrocha le combiné. "Allo?" Une petite voix se fit entendre au bout du fil. "Oh, bonjour Andie, comment ça va? ..... Euh... très bien merci...... Kale? Oui, il est ici.... D'accord je te le passe." Puis elle se retourna vers Kale, lui tendant le téléphone, avant de retourner au salon, assise sur le bras de son sofa, la main sur la poitrine au niveau du coeur et l'autre sur son ventre, là où les papillotements devenaient de moins en moins présents. Elle retombait lentement sur terre. C'était beaucoup d'émotions pour elle, en un si court laps de temps.

    Kale sembla avoir, lui aussi, retombé sur terre lorsqu'il la rejoint pour lui annoncer qu'il devait rentrer chez lui. Il lui caressa une joue, lui embrassa le front d'une manière adorable, puis les lèvres ensuite. Blodwyn était totalement sans voix, légèrement sous le choc, mais elle était heureuse. Elle lui sourit de nouveau, les yeux pétillants d'amour, comme seule et unique réponse, puis il quitta l'appartement. Malgré la pointe de déception qu'elle ressentait, Bee se mit à penser que c'était une très bonne chose. Cela allait probablement lui laisser le temps de se remettre de ces émotions, de réfléchir plus clairement, d'anticiper pour la prochaine fois... d'être prête pour la prochaine fois... car elle savait maintenant que c'était a Kale qu'elle voulait se donner entièrement, et pour toujours.

    FIN
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