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 You Can't Take Me [PV Becca]

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MessageSujet: You Can't Take Me [PV Becca]   Mar 14 Avr - 1:23

Don't judge a thing until you know what's inside it
Dont' push me - I'll fight it


    « Et dire que je rate un superbe match de basket pour me geler les cacahuètes tout seul dans ce truc paumé ! » Râlait un jeune homme d’une vingtaine d’années. Grand, brun aux cheveux presque rasés, Kale Pierson était quelqu’un de bien battit. Vêtu chaudement pour l’hiver, le loup garou marchait dans les allées détrempées du cimetière de la ville. La raison de sa présence ici ? Sa sœur. Andie l’avait informé qu’une de ses amies avait vu quelque chose de bizarre fureter dans le cimetière près de chez elle. Rien d’anormal, peut-être une bête mais sa sœur l’avait supplié d’aller voir tout en lui ordonnant de ramener ses fesses en un seul morceau et pas trop tard. « Je hais la pluie » grogna-t-il alors qu’il sentait des gouttes d’eau glacée se glisser dans le col de son manteau. Un long frisson lui traversa l’échine, rajoutant un peu plus à sa mauvaise humeur. Chose extrêmement rare chez lui, car il était toujours dans de bonnes dispositions. Mais tout être humain a ses limites et les siennes s’arrêtaient quand il ratait un match de basket pour aller barboter dans la boue, par temps de pluie. « Andie, Andie, je vais te tuer, t’imagine même pas comme tu vas souffrir petite sœur » , dit-il alors qu’il s’enlisait profondément dans la boue.

    Une heure plus tard à faire le guet et rien n’avait bougé. Les morts étaient toujours morts et seuls quelques animaux étaient passés dans le coin. En un mot comme en cent, inutile. Cette virée était inutile. Son moral chuta encore plus quand, soudain, il entendit des rires. Un couple venait de se faufiler entre les grilles du cimetière. Ok, il avait beau ne pas avoir eu beaucoup de copines –une vingtaine seulement ; Il ne savait pas que le dernier endroit à la mode et romantique, c’était ce lieu. Il avait loupé un épisode ou quoi ? L’homme devait avoir la vingtaine bien tassé, blond, le genre fils à maman a qui rien ne fait peur sauf si son père n’est pas là pour assurer ses arrières. Sa compagne était une belle blonde, élancée mais rien de particulier à noter. Kale allait donc passer son chemin quand l’odeur nauséabonde de la femme lui irrita les narines. Non, ça ne pouvait pas être ça quand même ? Au fond de lui, en entendant le loup gronder et s’agiter, Kale eut sa réponse. Une vampire et un humain. L’équation n’était pas bonne, du moins, pas le résultat.

    Faisant comme si de rien n’était, Kale sauta du muret sur lequel, il se trouvait pour s’avancer vers le couple. L’homme marmonna quelque chose comme « on ne peut jamais être tranquille » alors que les yeux de sa compagne se dirigeaient vers lui. Les poings seraient dans les poches de son manteau, Kale essayait difficilement de ne pas se transformer. L’appel résonnait en lui irrésistiblement. « Courage Kale, tu peux te contrôler ! » s’encouragea-t-il pour ne pas céder à la tentation. L’humain n’avait déjà plus l’attention de la vampire, tant elle se focalisait sur lui. Le loup garou posa une main sur celle de la future ex-proie, son regard, le plus déterminé possible. « Tu devrais t’en aller mec ! » Ce dernier se détacha, commençant à se montrer agressif mais il le fit taire, d’une réplique qui lui ferait honte pour des années « Tu préfères m’expliquer ce que tu fais avec ma petite amie ? » puis se retournant vers la vampire « Tu cherches encore à me rendre jaloux ma chérie ? » , par tous les saints, qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire pour protéger les humains. D’ailleurs, celui-ci ne demanda pas son reste et parti sans toutefois les oublier. Un florilège d’insultes tomba sur leurs têtes mais toute à leur concentration, ils n’y firent pas attention, du moins, c’était le cas pour Kale.

    Quand ils furent seuls, le loup garou s’éloigna de quelques mètres de la vampire, un air de pur dégout sur son visage. « Je crois que tu as perdu ta proie suceuse..de sang » rajouta-t-il après un cours silence. Non parce que suceuse tout seul, pouvait prêter à confusion. Quoique, il ne connaissait pas les mœurs de cette créature. « Rahhh ça aussi, ça va me poursuivre, je vais en faire des cauchemars, beurk » pensa-t-il, tout en secouant la tête.
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MessageSujet: Re: You Can't Take Me [PV Becca]   Dim 19 Avr - 6:42


D O N ' T Y O U D A R E D E F Y M E
Or you'll regret it I swear



    « Je vais chasser. » avait-elle tout bonnement lancé de cette voix mélodieuse si caractéristique aux membres de son espèce. Tous les membres du clan présents dans la pièce posèrent leur regard sur la jeune femme. Elle était installée à une table auprès de son mari et de plusieurs autres vampires du clan Black Blood. L’ambiance était revenue au beau fixe depuis que le couple Bowden avait mis fin à leur déchirante dispute. Une certaine tension existait toujours, cependant. Tous craignaient – ou attendaient impatiemment pour certains – la tenue d’une attaque prochaine. C’était, d’ailleurs, le principal sujet de conversation ces derniers temps. Elle qui n’avait jamais été très douée en politique supportait difficilement ces interminables heures passées à discuter des stratégies à employer pour mettre fin à cette guerre entre clans. Et pourtant, elle n’avait pas démontré le moindre signe de désintérêt au cours de cette réunion. Elle était demeurée droite, attentive et à l’écoute du moindre détail. Pas parce qu’elle développait une soudaine passion pour la diplomatie. Elle le faisait pour Declan. À plusieurs, sans doute pour lui prouver son soutien et son amour, la demoiselle avait glissé sa main dans la sienne et appliqué une légère pression pour lui rappeler qu’elle était là ; qu’elle se tenait près de lui aujourd’hui et à jamais.

    Mais voilà que les secondes, les minutes et les heures n’en finissaient plus de défiler. La vampire observait du coin de l’œil les aiguilles de l’horloge antique qui trônait sur le mur face à elle. Une vieille horloge d’époque en bois verni qui s’agençait parfaitement bien avec le décor sobre du manoir. Elle avait besoin de bouger ; de prendre l’air. Sans parler de cette soif qui provoquait, dans sa gorge, une désagréable sensation de brûlure. Il lui fallait de l’air frais et du sang ; rouge, chaud et encore palpitant. Cette seule pensée lui mettait l’eau à la bouche. Becca ne s’était pas nourri depuis plusieurs jours. Il était temps de remédier à la situation. Haussant les épaules pour s’excuser de cette impolitesse – Becca était définitivement trop fière pour présenter des excuses à voix haute tout particulièrement pour une raison aussi futile que celle-ci – et jeta un coup d’œil à Declan avant de quitter la pièce. Il lui avait servi ce regard d’avertissement qu’elle lui connaissait si bien et qui témoignait à la fois de l’amour qu’il lui vouait et du sentiment d’inquiétude qui s’emparait de lui lorsqu’elle s’éloignait.

    Après lui avoir fait la promesse mentale de se montrer prudente, Becca quitta Dark Gold Mansion d’un pas gracieux mais rapide. Elle était vêtue d’un simple jean et d’une veste légère. Le froid mordant de la nuit n’avait aucun effet sur elle ; pas le moindre frisson ne vint parcourir son échine. Rebecca profita de cette course effrénée. Le vent fouettait délicieusement sa chevelure blonde et son visage de porcelaine. Elle adorait cette sensation de toute puissance qui prenait possession d’elle-même lorsqu’elle courrait ainsi. Bientôt, les contours de Babylon se dessinèrent dans la pénombre. À cette heure, les habitants étaient, pour la plupart, déjà au lit. Mais la jeune femme savait avec certitude et raison qu’il ne lui faudrait qu’une poignée de secondes pour mettre la main sur un dîner potentiel. Malgré les attaques incessantes infligées par les vampires, les humains, dont la vanité n’avait d’égale que leur manque de jugement, continuaient de se balader seuls dans les coins les plus reculés de la petite ville.

    La demoiselle se dirigea vers un bar de la ville, où elle repéra immédiatement un homme seul, assis sur le trottoir. Elle ne tarda pas à attirer son attention. Il était grand, brun et plutôt mignon quoiqu’un peu éméché. Becca, sourire aux lèvres, l’invita à venir se balader avec elle. Trop envoûté par son regard azuré, il se contenta d’acquiescer, ne se doutant pas le moins du monde qu’il venait de signer son arrêt de mort. Sans un mot, elle le conduisit jusqu’au cimetière situé à quelques centaines de mètres. Ce lieu isolé lui permettrait de commettre son méfait sans être importunée par les curieux. Une fois arrivée à destination, une odeur nauséabonde vint chatouiller ses narines. Loups-garous dans les parages. Bientôt, grâce à la vue surhumaine dont elle était dotée, Becca pu apercevoir la silhouette de son ennemi. Peu de temps après, il se présentait à eux et la jeune femme dû faire preuve d’un sang froid étonnant pour ne pas lui sauter à la gorge dans l’instant. Pas qu’elle éprouvait une peur quelconque ; non, simplement que sa proie aurait eu tendance à fuir alors qu’elle s’entretenait avec cet animal de la pire espèce. Son dîner potentiel tenta de le chasser mais le loup garou découragea rapidement l’humain, jouant la carte du faux petit ami. Une lueur de rage passa dans le regard de la vampire en voyant son repas s’éloigner. Elle n’avait pas haussé un sourcil depuis l’arrivée du cabot et son humour, plutôt déplacé, la laissa également de glace. « C’est mon dîner que tu as chassé, sale cabot. » laissa-t-elle tombé d’un ton coupant, avant de dévoiler ses crocs affilées et de poursuivre, toujours d’une voix menaçante : « Tu es trop stupide pour savoir qu’il vaut mieux ne pas déjouer les plans d’un vampire qui meurt de soif ? C’est dommage, tu ne pourras pas passer le message à tes petits camarades poilus, tu risques d’avoir beaucoup de mal à parler après ce soir. »


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MessageSujet: Re: You Can't Take Me [PV Becca]   Dim 19 Avr - 23:31

    Dans la vie, il y a ceux qui portent les pianos et ceux qui en jouent. Dans le cas des vampires et des loups garous, les buveurs de sang étaient des immondices qu’il faut tuer et les loups garous, et bien, ce sont les winners de l’histoire. En même temps, enfermez-le si jamais, il se met à vouloir la victoire des accros du AB+. Kale observait cette vampire a qu’il venait d’ôter son précieux dîner. Elle était belle. Autant rendre à césar ce qu’il lui revient. Néanmoins, le jeune homme se dit qu’une vampire aussi laide qu’un pustule n’arriverait pas grandement à ses fins. Même les humains préfèrent mourir entre les mains d’une bombe que d’un sauvez Willy qui se serait échappé. Blonde, les yeux bleus, des formes généreuses malgré qu’elle soit un petit peu petite par rapport à son mètre quatre vingt dix, la vampire aurait eu toutes ses chances pour poser dans Playboy, le magasine masculin qui venait de fêter ses vingt ans. « C’est mon dîner que tu as chassé, sale cabot. » Qu’ils étaient mal poli ces créatures. De une, il n’était pas un chien mais un loup. Là résidait la différence. Kale arqua un sourcil quand elle lui montra les crocs. Et? Il devait se montrer admiratif de sa dentition? Si elle désirait jouer à ça, qu’elle le dise, il se transforme et font un concours pour savoir qui a les canines les plus longues -quoique, il n’était pas sur de gagner le gros lot.

    « Tu es trop stupide pour savoir qu’il vaut mieux ne pas déjouer les plans d’un vampire qui meurt de soif ? C’est dommage, tu ne pourras pas passer le message à tes petits camarades poilus, tu risques d’avoir beaucoup de mal à parler après ce soir. » poursuivit-elle d’un ton hargneux. C’est qu’elle mordrait la petite s’il ne faisait pas attention. Kale ressentait en lui, le profond hurlement de son moi animal. L’envie de se battre avec elle, devenait, au fil des minutes de plus en plus forte. Cela faisait longtemps qu’il n’avait combattu une pareille créature. Toutefois, il n’allait pas se laisser insulter de la sorte. « Et tu vas faire quoi la blondasse? Tu vas agiter ta crinière et me dire que tu le vaux bien? Je sais pas toi, mais on est seuls tous les deux. Donc tes petits copains adorateurs de rails sanguins, ils ne pourront pas venir à ton secours non plus. Allez, je suis certain que t’es un grand-mère, vu ta tête, ça m’étonnerait que tu sois une nouvelle née. ». Kale lui sourit alors de toutes ses dents. Il adorait taquiner les vampires avant de se battre avec eux. Aussi, il avait appris à se méfier des nouveaux nés. Ils se révélaient beaucoup plus teigneux que les anciens. Toutefois, il ne sous-estimait jamais un adversaire.

    Se reculant pour se permettre d’avoir un certain élan au cas où elle passerait à l’attaque, Kale se préparait mentalement au combat. Hors de question que de se faire tuer par Barbie. Les poupées gonflables comme elle, il leur dévissait la tête avant de faire un feu de camps de leurs restes. C’était elle ou lui et autant vous dire qu’il avait bien l’intention d’y rester. « Alors barbie pouf, tu vas me faire quoi? Jouer les casses bonbons jusqu’à temps que je craque? » lui demanda-t-il, avec un brin de sarcasme dans la voix. Si Phyllis le voyait, elle le réprimanderait à coups sûrs. Elle n’aimait pas vraiment quand il agissait ainsi. Mais voilà le problème, Kale Jordan Pierson restait et resterait un fou dans son comportement. Frondeur, agaçant mais terriblement efficace aux combats. Or, elle devait certainement l’être. Plus un vampire était vieux et plus il emmagasinait de l’expérience et devenait ainsi, très rude à l’affrontement.

    Dieu qu’il les détestait. Comme un tel monstre pouvait exister? Comment être attiré par la pâleur de leur peau, la froideur qu’il dégageait? Tout en eux lui inspirait une haine et dégoût des plus profonds. Oui, Kale voulait tous les exterminer afin de construire un avenir serein pour sa sœur et pour tous les humains. Telle était sa mission. C’est une des raisons qui l’avait poussé à rejoindre la confrérie des Aniotas. Il ne comprenait pas comment les autres pouvaient rester de marbre face à cette menace. On ne devait pas se contenter d’attendre mais bien passer à l’offensive. Au diable les territoires. Le danger rôdait autour des humains. Combien de victimes allait-il devoir y avoir avant que les autres ne réagissent?
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MessageSujet: Re: You Can't Take Me [PV Becca]   Lun 27 Avr - 2:17

    Un vent violent soufflait sur le cimetière de Babylon. L’atmosphère était électrique. Des nuages d’aspect menaçant s’aggloméraient dans le ciel sombre. Les longs cheveux blonds fouettaient son visage de porcelaine, qui était demeuré impassible pendant plusieurs secondes. La jeune femme ne recherchait pas spécialement les confrontations, mais jamais sa fierté ne lui aurait permis de fuir devant l’ennemi. Particulièrement lorsque l’ennemi en question osait la provoquer en chassant son dîner. Dotée d’un sang froid extraordinaire, elle n’haussa pas un sourcil lorsqu’il déversa un flot de paroles qui se voulaient vexantes et méchantes à son égard. Ce jeune chien fou et présomptueux l’irritait profondément, même si rien dans son attitude ne le démontrait. Becca préférait de loin faire usage de l’effet de surprise et sauter à la gorge de ses adversaires dans un battement de cil. Elle était sournoise et calculatrice ; rien n’était laissé au hasard.

    Becca se tenait droite et fière devant ce monstre de la nature. De cette voix mélodieuse qui caractérisait les membres de son espèce, la demoiselle s’adressa à lui : « Je n’ai pas peur de toi. Tu vois, tes petits copains et toi, vous me dégoûtez. Tu es naïf au point de croire que les loups-garous valent mieux que les vampires ? Qu’être un soi-disant protecteur de la race humaine fait de toi un héros ou change le fait que tu es un monstre au même titre que j’en suis un ? À la différence des cabots dans ton genre, j’ai accepté depuis longtemps ma nature. » Becca était demeurée, au cours de son petit discours, étrangement calme. Son ton changea toutefois brusquement, lorsque, perdant patience, la demoiselle dévoila ses canines affilées et cracha son fiel : « Je suis un vampire, et en ce moment, je meurs de soif alors tire-toi avant que je ressente l’envie de te transformer en pâté pour chats. » Becca n’éprouvait que du mépris pour cette espèce qui se disait l’allié des humains. Jour après jour, la confrérie des Aniotas s’acharnait à vouloir stopper l’avancée des créatures de la nuit. Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, tous les efforts s’étaient révélés vains. Les vampires étaient trop nombreux et trop puissants pour qu’une stupide bande de loups-garous réussissent l’impossible : les exterminer.

    En combattante aguerrie, elle observait avec attention les faits et gestes de Kale. Il avait adopté une position défensive alors qu’elle-même demeurait parfaitement décontractée. Le jeune loup était impatient de passer à l’attaque et parvenait difficilement à contrôler ses instincts. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres lorsqu’elle perçut dans sa voix énervée, une certaine nervosité dissimulée par un humour douteux. « Tu ne devrais pas t’adresser ainsi à quelqu’un de nettement plus puissant que toi. » laissa-t-elle tomber mystérieusement, avant de poursuivre sur un ton neutre : « Tu t’appelles Kale, n’est-ce pas ? Je t’ai aperçu plusieurs fois en compagnie de Blodwyn. Et j’ai cru deviner que tu avais une petite sœur, aussi ? Comment s’appelle-t-elle déjà ? Anna ? Alice ? Enfin, on s’en fout. Ce qui importe, c’est qu’elle m’a mise l’eau à la bouche. Vous ne vivez pas très loin d’ici, d’ailleurs ? Je crois pouvoir sentir une odeur familière à la tienne, quoiqu’elle empeste moins que toi. » Becca ferma les yeux et pencha la tête, faisant mine de se concentrer. « Même à distance, je peux écouter les battements de son cœur et du sang dans ses veines. »

    Becca pouvait faire preuve d’une cruauté sans borne dans certaines situations. Adoptée par les Black Blood depuis sa transformation, elle n’avait jamais renié sa nature ni éprouvé de scrupules à tuer des êtres humains pour se nourrir. Il s’agissait, pour elle, de l’ordre naturel des choses. Elle n’avait, d’ailleurs, pas hésité une seule seconde à menacer la vie de la jeune sœur de Kale pour le provoquer. La demoiselle avait l’intention d’attendre le point de non retour avant de s’attaquer à lui. Il était naïf, incontrôlable et esclave de ses sentiments. Bientôt, la colère l’aveuglerait et il suffirait à la jeune femme de porter le coup fatal pour vaincre définitivement la boule de poils sur patte. Sous ses airs d’ange irréprochable, la vampire se révélait être un véritable démone qui ne craignait rien. Cette facette de la personnalité de Becca échappaient à plusieurs. Elle était souvent sous-estimée et considérée comme la jolie poupée sans défense du chef du clan. Beaucoup ignoraient qu’elle avait énormément appris depuis cette époque où elle n’était qu’une gamine innocente et ingénue. Elle était non seulement une guerrière hors-pair, mais une diplomate et une manipulatrice sans pareille. Kale ferait-il, lui aussi, l’erreur que tous commettaient ?
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MessageSujet: Re: You Can't Take Me [PV Becca]   Lun 27 Avr - 18:19

    « Je n’ai pas peur de toi. Tu vois, tes petits copains et toi, vous me dégoûtez. Tu es naïf au point de croire que les loups-garous valent mieux que les vampires ? Qu’être un soi-disant protecteur de la race humaine fait de toi un héros ou change le fait que tu es un monstre au même titre que j’en suis un ? À la différence des cabots dans ton genre, j’ai accepté depuis longtemps ma nature. » monologua la vampire, d’un ton calme, avant de rajouter « Je suis un vampire, et en ce moment, je meurs de soif alors tire-toi avant que je ressente l’envie de te transformer en pâté pour chats. » Kale l’observait parler, penser, comme si le moindre mot devait normalement l’atteindre. Or, ce n’était pas le cas. Ce qu’elle disait ne l’atteignait pas car ce qu’elle pensait de lui, était faux. Il était un monstre comme elle mais il l’acceptait. Andie lui avait fait le plus beau cadeau en l’acceptant et c’est ainsi qu’il s’était autorisé à avancer ,sans songer au monstre qu’il était. Cette diablesse parlait donc dans le vide. « Mouais ! Intéressant.. Je vais être magnanime et te donner le prix du philosophe de l’année. Tu m’épates, en moins de temps qu’il n’en faut, tu m’as appris la vie, et une chose super importante ! Les vampires blondes savent penser. Ouaw, je suis épaté Barbie Freud. » lui répondit-il sur un ton froid et railleur. C’était marrant comme elle aimait faire passer les vampires pour les êtres évolués et les loups garous comme des bêtes de sommes incapables de penser. Or, elle l’accusait exactement de ce qu’elle faisait elle-même. En un mot comme en cent, c’était elle l’idiote de service. Le loup ne se voyait pas comme un héro, il faisait son job, point final. Bien sûr, a vingt deux ans, on se voit comme un surhomme, toujours à vouloir défendre la veuve et l’orphelin. Cependant, Kale se battait pour une seule raison : offrir un monde moins dangereux pour Andie. Certes, elle pouvait toujours se faire renverser par un chauffard, être la cible d’un pervers. Mais c’était des dangers soumis à la loi humaine. Il y avait toujours des tribunaux pour juger les coupables. Or, les vampires, qui les jugeraient? Qui défendrait les victimes? C’était à eux de le faire. Même si leur action était un coup d’épée dans l’eau mais au moins, ils essayaient.

    Kale continuait de se maintenir à distance, conservant cette allure défensive, prêt à parer la moindre attaque physique. Pour l’heure, il affichait une expression moqueuse, un rictus ironique à la clé. Fasse à la pointe d’humour de la blondasse, son sourcil gauche s’arqua. Les vampires, tous mégalomanes songea-t-il avec un de désespoir. Ils se croyaient puissants, beaux, intelligents ! Rien que pour ça, il les détestait. Et cette femme, elle, l’horripilait C’était devenu physique. La suite de son discours lui fit perdre le sourire. Elle se pensait cruelle, qu’elle le déstabiliserait mais elle avait faux. On dit qu’une mère est capable de soulever une voiture pour sauver son enfant. L’adrénaline. Or, en menaçant sa sœur, elle avait tout faux. Andie était la raison de vivre de Kale, sa raison même de son esprit combatif. Cette blonde ne faisait que renforcer son attitude. Qu’attendait-elle? Qu’il se mette en colère? Qu’il se transforme? Peut-être bien. Le loup en lui grondait, s’agitait comme le diable voulant sortir de sa boîte. Ses yeux s’assombrirent, sa mâchoire se contracta sous cette émotion forte. Et sa voix perdit toute chaleur, devenant aussi glaciale qu’un iceberg. « Approche toi ! Touche à un seul de ses cheveux et ton existence deviendra un enfer, vampire. Tu te crois supérieure à tout le monde n’est-ce pas? Mais tu as aussi tes failles. Comment s’appelle-t-il? Je peux sentir son odeur nauséabonde sur toi. Tu l’aimes n’est-ce pas? Tu penses me menacer, me faire perdre mes moyens? Tu te crois suffisamment intelligente pour être la première à jouer sur la corde sensible? Alors vampire? Qu’est-ce que tu comptes faire? Tuer ma sœur? T’ attaquer à un autre loup de la confrérie pour me faire mal? Vas-y, fais le ! Mais après, tu n’auras plus aucun répit. Je te suivrais là où tu iras. J’exterminerais ton compagnon, tes amis, tes proches avant de t’achever toi. » se lança-t-il lui-même dans un long discours. Kale ne mentait pas, ses yeux parlaient pour lui. Elle touchait à Andie, elle perdrait tout ce qui était cher pour elle.

    Le loup garou connaissait les risques, un vampire avait déjà essayé de s’attaquer à sa sœur. C’était même cette agression qui avait causé sa première transformation. Et il était mort, sous la violence de sa colère et de sa peur. Menacer Andie relevait du suicide quand on connaissait Pierson. Il avait fait une promesse, de toujours la protéger. Si jamais, elle devait mourir, alors son assassin n’aurait plus aucune seconde de répit. Il était prêt à se battre jusqu’à la mort et il n’y a rien de plus dangereux qu’un être poussé dans ses derniers retranchements, assaillit par le désir de vengeance. « Es-tu prête à prendre le risque ? Tu sais aussi bien que moi comment tu réagirais s’il venait à mourir. Les vampires entrent en guerre, nous le savons. Vous n’aurez bientôt plus aucun répit, tu seras poursuivie par d’autres adversaires et alors, je n’aurais plus qu’à profiter pour m’engouffrer dans cette faille. Crois-moi, rien ni personne ne m’empêchera de protéger ma sœur.. Ou de la venger » termina-t-il en la toisant froidement. Il n’y avait plus rien de l’humain farceur, sûr de lui. Il ne restait plus qu’une âme combattante, prête à tuer. Il se fichait des autres humains, il était même prêt à quitter sa meute. Cela se sentait à son attitude. Rien ni personne ne s’opposerait à son désir de protection ou de vengeance. La posture de Kale changea alors radicalement. De défensive, elle se mua en agressive. La Black Blood avait commis l’erreur de mettre Andie sur le tapis car déjà dans son esprit, dans sa mémoire, l’odeur de son compagnon y était imprimé. Comme une marque au fer rouge. Le jeune homme était ainsi fait, la colère le rendait incontrôlable, la haine le rendait dangereux. Et désormais, il n’avait qu’une seule envie : l’exterminer.
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MessageSujet: Re: You Can't Take Me [PV Becca]   Lun 4 Mai - 23:55

    « Alors, sale cabot, tu ne trouves rien de mieux que de te réfugier derrière l’humour ? » Becca n’avait jamais été une personne très encline à rire aux blagues stupides des êtres qui l’entouraient. Elle était plutôt sérieuse et solitaire de nature, se tenant à l’écart des petits groupes qui se rassemblaient pour discuter et rigoler. Sur ce point, Declan et Becca se ressemblaient énormément. Ils ne recherchaient que rarement la compagnie des autres, préférant se retirer pour discuter en tête à tête. La jolie blonde ne tolérait pas la présence envahissante de ses compatriotes vampires. Depuis leur arrivée à Dark Gold Mansion, elle n’avait eu de cesse de s’évader des murs de cette prison pour respirer le grand air. Du moins, c’était vrai avant qu’elle ne fasse la promesse à son époux de ne plus s’éloigner. D’ailleurs, depuis ce jour, son caractère devenait de plus en plus insupportable. Elle avait besoin d’action et la bataille qui menaçait d’éclater entre elle et le jeune louveteau représentait une occasion idéale pour la vampire de calmer sa soif d’aventure.

    Becca, contrairement à plusieurs vampires, ne craignaient pas ses ennemis héréditaires. La jeune femme ne laissait que rarement – voir jamais – la peur et la panique s’emparer d’elle. Elle possédait un sang froid extraordinaire que peu de membre de son espèce possédait. La belle Irlandaise avait, par le passé, affronté des hordes de nouveau-nés assoiffés de sang et d’anciennes tribus de vampires rompues aux arts de la guerre. Pendant toutes ces batailles, elle n’avait jamais sourcillé, hésité ou craint la défaite. Declan menait leur troupe et la confiance qu’elle accordait à son chef n’avait d’égal que son amour pour lui. À ses côtés, elle se sentait invincible, sans doute était-ce qui expliquait son comportement arrogant et hautain vis-à-vis de ce guerrier qu’elle considérait comme étant loin d’être de taille à lutter contre elle. Becca affichait en effet une attitude désinvolte et avançait dans la nuit, dos à son adversaire. Lorsqu’elle menaça de transformer sa sœur en goûter, elle désirait l’amener au point de non retour. La jolie blonde ne s’attendait toutefois pas à ce qu’il réponde du tact au tact et fasse référence à Declan. Instantanément, Becca se retourna dans sa direction dans un mouvement vif et gracieux et éclata de rire.

    « Mais t’attaquer à mon compagnon, c’est monter un clan en entier contre toi. Chose à laquelle je ne me risquerais pas. Nous sommes reconnus pour être sanguinaires et intransigeants, surtout avec ceux qui osent s’en prendre aux membres de notre famille. » Son ton de voix était demeuré parfaitement assuré. Cependant, lorsque quelques secondes plus tôt, il avait fait mention de l’homme dont l’odeur lui collait à la peau depuis maintenant plus de 150 ans, Becca avait tressailli. Ce tremblement était si discret que l’œil humain n’aurait pu le percevoir. Sans le savoir, Kale avait touché l’unique point faible de la vampire. Elle ne l’avait jamais admis à voix haute – pas même à l’homme qui occupait chacune de ses pensées, elle était beaucoup trop fière pour avouer pareille chose – mais la perspective de perdre Declan avait toujours fait naître, au creux de son ventre, un sentiment insidieux et hors de contrôle. Elle connaissait la valeur de son mari mais elle n’avait jamais réussi à faire taire cette petite voix qu’il lui soufflait qu’un jour, il irait trop loin et ne reviendrait jamais.

    Voyant que Becca demeurait muette, Kale en avait profité pour réitérer sa menace. La demoiselle aperçut alors dans ses yeux cette lueur que l’on attribue à ceux qui n’ont plus rien à perdre. À ceux à qui la vie a déjà tout enlevé. À ceux pour qui la mort ne représentait pas un châtiment mais bien une délivrance. Le loup-garou faisait partie de cette catégorie de gens. Elle l’avait sous-estimée. Lorsqu’il affirmait que rien ni personne ne l’empêcherait de mettre la main sur les assassins de sa sœur, il ne mentait pas. Et cette constatation effraya Becca et suffisamment pour qu’elle décide – mentalement – de se replier. Elle ne craignait pas de laisser sa vie entre les mains du hasard. Mais jouer celle de Declan, jamais. « J’ai compris, tu veux massacrer tout le monde, tu es plus puissant que n’importe qui et blablabla. Je te propose un marché. J’épargne ta sœur et tu vas repartir d’où tu es venu et me laisser me nourrir. C’est équitable pour les deux partis, non ? Et comme je me sens d’humeur généreuse, j’éviterai de croquer un de tes petits amis. » rétorqua Becca de sa voix la plus mélodieuse. Elle avait habilement détourné les menaces qui planaient sur Declan sans même avoir à entacher son honneur. Si, au début de la soirée, elle avait manifesté de l’intérêt pour une bonne bataille, elle ne désirait plus que boire le sang chaud d’un humain. « Alors, monsieur j’ai plus de moral que la pape lui-même, tu veux bien foutre le camp ? Je meurs de faim. »
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MessageSujet: Re: You Can't Take Me [PV Becca]   Mar 5 Mai - 19:17

    « Mais t’attaquer à mon compagnon, c’est monter un clan en entier contre toi. Chose à laquelle je ne me risquerais pas. Nous sommes reconnus pour être sanguinaires et intransigeants, surtout avec ceux qui osent s’en prendre aux membres de notre famille. » lui dit-elle. Kale garda la même expression froide et vide de toute moquerie. Il ne plaisantait plus. Lorsqu’Andie était l’enjeu, son caractère frondeur, enjoué, optimiste cédait la place à cet être bestial et dangereux. Depuis la mort de leurs parents, le frère avait juré devant tous qu’il défendrait l’honneur et la vie de sa petite sœur. Rien ni personne ne l’en empêcherait. C’est pourquoi il continua sur sa lancée, menaçant ouvertement la vampire. Le loup garou ne connaissait pourtant rien de son adversaire. Cependant, il ne faisait pas la bêtise de la sous-estimer, il n’énonçait qu’une simple vérité. Cela devait se lire très probablement dans son regard. Andie J. Pierson restait et resterait la raison de vivre de Kale et à plus forte mesure celle du loup. Pour une raison qu’il ne s’expliquait pas, ce fut comme si l’animal en lui considérait la jeune femme comme son petit. Pour ceux qui ont ne serait-ce qu’un peu de connaissance animalière, ils sauraient que menacer un petit est très dangereux. « Es-tu prête à prendre le risque ? Tu sais aussi bien que moi comment tu réagirais s’il venait à mourir. Les vampires entrent en guerre, nous le savons. Vous n’aurez bientôt plus aucun répit, tu seras poursuivie par d’autres adversaires et alors, je n’aurais plus qu’à profiter pour m’engouffrer dans cette faille. Crois-moi, rien ni personne ne m’empêchera de protéger ma sœur.. Ou de la venger »

    Le message était on ne peut plus clair. Rebecca voulait lui faire mal en jouant sur la corde sensible mais il était d’avis qu’il venait de faire de même avec elle. Bien que cela le révulsait de l’admettre, les vampires se montraient capable de sentiments aussi beaux que l’amour. Le nier serait complètement stupide et par bonheur, Kale avait un minimum de cervelle. Quoique les gens pensent. On pouvait très certainement le considérer comme un mec gentil, sans une once de danger dans son attitude, donc non digne d’intérêt mais la réalité était tout autre. A l’instar des vampires, les loups garous cachaient bien leur jeu. L’un des seuls points communs qu’il voulait bien admettre sans faire semblant de vomir ou de se prendre, tout de suite après. La vampire continua de conserver le silence mais Kale sentait en elle, comme une sorte de reddition. Stratégie ou non ? Qui pouvait le savoir. Certainement pas lui. Bien qu’il soit dangereux, on ne pouvait pas dire que le mécanicien brillait par son sens de la stratégie. Dans son cas, gros tas de muscles correspondait tout à fait. Encore une fois, n’y voyait pas l’expression d’un manque d’intelligence mais plutôt une marque de sa personnalité impulsive et fonceuse. « J’ai compris, tu veux massacrer tout le monde, tu es plus puissant que n’importe qui et blablabla. Je te propose un marché. J’épargne ta sœur et tu vas repartir d’où tu es venu et me laisser me nourrir. C’est équitable pour les deux partis, non ? Et comme je me sens d’humeur généreuse, j’éviterai de croquer un de tes petits amis. » Lui dit-elle, sur un ton qui l’énerva prodigieusement.

    Deux attitudes luttaient en lui. Celle, qui se voulait heureuse de savoir sa sœur saine et sauve, du moins en ce qui concernait la suceuse de sang et celle, plus belliqueuse qui ne voulait pas croire en ces mots. « Je crois » marmonna-il en adoptant une attitude un peu plus décontractée. Néanmoins son regard conservait cette froide démence. « Alors, monsieur j’ai plus de moral que la pape lui-même, tu veux bien foutre le camp ? Je meurs de faim. » Lui lança-t-elle. Bordel qu’elle lui tapait sur le système celle-là. Comme s’il allait la laisser tuer un être humain. L’espoir fait vivre, elle risque de bel et bien vivre une éternité. « Rêves ! Tu n’as qu’à aller te trouver un gibier autre qu’un être humain. Ce soir, tu vas faire régime vampire. » Lui répondit-il sans aucune moquerie bien que la teneur de sa réponse puisse le laisser sous-entendre. Rebecca allait devoir se nourrir d’autre chose car lui en vie, elle ne touchait aucun humain. « Maintenant rentre d’où tu viens, je me suis montré suffisamment clément ce soir, en ce qui te concerne. »

    Kale lui indiqua la forêt d’un signe de la tête, l’observant, la scrutant pour savoir ce qu’elle ferait. L’attaquerait-elle, ou allait-elle repartir sagement d’où elle venait ? Quelque chose lui disait que la dernière solution était la plus improbable. En même temps, il ne serait pas contre un petit combat et un vampire de moins dans cette ville qui en était infestée, n’était pas du luxe.
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MessageSujet: Re: You Can't Take Me [PV Becca]   Lun 18 Mai - 19:39

    « Rêves ! Tu n’as qu’à aller te trouver un gibier autre qu’un être humain. Ce soir, tu vas faire régime vampire. » Becca fronça les sourcils. Elle avait soif de sang humain et rien ni personne ne l’empêcherait de se délecter de ce liquide chaud, poisseux, mais si savoureux au goût. La jeune femme n’avait jamais démontré d’intérêt pour le régime végétarien qu’avait adopté le clan rival. Depuis sa renaissance, elle avait vécu au sein d’une famille qui glorifiait le statut de vampire. Les Black Blood acceptaient leur condition ; ils ne tentaient pas vainement de retrouver un semblant d’humanité en s’abreuvant de sang animal. Rebecca ne nourrissait aucune haine particulière vis-à-vis des humains. Elle les considérait tout simplement comme des encas potentiels. Qu’y avait-il de si maléfique, démoniaque dans leurs agissements ? Ne tentaient-ils pas tout bonnement, tout comme les humains avec les bêtes, de répondre à leur besoin primaire ?

    Bientôt, la voix rauque du jeune chiot résonna à nouveau à son oreille. Ce dernier lui offrait une porte de sortie et lui servait un avertissement. Le dernier semblait dire son regard dur et déterminé. La jolie blonde, agacée par le soi-disant comportement héroïque du loup-garou, se contenta de lui offrir un sourire ironique. Du menton, il lui pointait la forêt pour l’inciter à quitter le territoire et à s’enfoncer dans les bois à la recherche d’un autre type de proie. Becca demeurait pourtant parfaitement immobile, les reflets de la lune balayant son visage parfait. Ses yeux rouges étincelaient dans la nuit noire alors qu’elle jetait un coup d’œil dédaigneux à celui qui croyait pouvoir faire naître la crainte dans son esprit. Rebecca était souvent considérée par ses pairs comme quelqu’un d’imprévisible et, par conséquent, de dangereux.

    Elle tourna le dos au loup-garou, baissant entièrement sa garde et faisant mine de faire demi-tour. Du coin de l’œil, elle le vit se détendre quelque peu. Il était encore jeune, nerveux et dénué d’expérience. Becca était, quant à elle, rompue au combat. À son arrivée dans le clan, Declan s’était lui-même chargé de sa formation, tenant à ce que chacun de ses membres apprennent à se défendre convenablement. Elle avait participé à plusieurs batailles dont l’issu s’était révélée cruciale. Cette science qu’elle avait acquise à la sueur de son front n’avait, depuis, plus de secret pour elle. Excellente stratège, elle savait deviner les failles de ses adversaires et utiliser le temps à son avantage. Alors qu’elle avançait avec une lenteur exagérée pour les membres de son espèce, elle attendait patiemment l’instant où il commettrait une erreur. Erreur qu’elle savait imminente.

    Le pauvre eut le malheur de la quitter des yeux une fraction de secondes. Elle avait disparu. Sans doute surpris par la manœuvre inattendue de la vampire blonde, Kale demeura immobile quelques secondes. Il écoutait les bruits ambiants d’une oreille attentive et tentaient de la repérer grâce à son odorat surdéveloppé. Il ne la vit qu’au moment précis où elle lui décocha une droite bien sentie dans la mâchoire. « On se sent moins confiant, n’est-ce pas ? Tu croyais vraiment que j’allais partir comme ça, sans même dîner ? Je vais régler ton cas et ensuite, je passerai aux choses sérieuses. » Aussitôt, il se transforma. Loin d’être impressionnée par son imposante carrure et ne perdant pas une seule seconde, Becca enchaîna. Elle se mouvait avec la grâce d’un félin et à une vitesse folle. Curieusement, le sale cabot réussissait tout de même à esquiver quelques unes de ses attaques. Il joua sur la défensive pendant plusieurs minutes avant de discerner une faille dans sa garde et de foncer sur elle à son tour. Il se débrouillait plutôt bien. Trop bien même. Becca perdait peu à peu le contrôle de la situation. Kale utilisait ses tonnes de muscles pour la faire reculer jusqu’à ce qu’il la plaque contre le tronc d’un arbre. Sa main serrait sa gorge. La demoiselle éclata de rire. « Tu vas me faire quoi maintenant ? Tu me tues et tu signes ton arrêt de mort, celui de ta sœur et celui de tous ceux qui te sont chers. Tu ne peux rien contre moi. »
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MessageSujet: Re: You Can't Take Me [PV Becca]   Lun 18 Mai - 20:21

    « On se sent moins confiant, n’est-ce pas ? Tu croyais vraiment que j’allais partir comme ça, sans même dîner ? Je vais régler ton cas et ensuite, je passerai aux choses sérieuses. » Lui susurra-t-elle après lui avoir décoché une droite qui lui coupa la lèvre inférieure, le blessant. Un petit rire s’échappa de sa gorge avant qu’il ne cède à l’appel impérieux du loup en lui. Si elle voulait la guerre, elle l’aurait. Kale l’avait sous-estimé ; La vampire était beaucoup plus douée qu’elle ne laissait paraître et se révélait être une tacticienne hors pair, ce qui n’était pas son cas. Kale était plutôt du genre à taper avant de poser les questions, ou à trouver un plan en dernier recours. Il frappait et agissait à l’instinct, se basant sur les murmures du vent, le craquement d’une brindille ou encore sur son odorat. Les vampires possédaient une odeur bien caractéristique qu’aucun loup garou se respectant ne pouvait manquer. Les attaques s’enchainaient à une allure vertigineuse, on ne distinguait que très faiblement les gestes de la créature sanguinaire mais au-delà de ça, ils évoluaient presque en parfaite symbiose. Attaque, défense, défense, attaque. Pour l’heure, Kale encaissait plus qu’il ne donnait de coups. Il restait désespérément en défense afin de percer celle de Becca. Il dut patienter pendant de longues minutes qui lui parurent des heures. Son corps était égratigné de partout et du sang s’écoulait de quelques plaies. Il était bon pour douiller comme un taré, s’il ne crevait pas dans le cimetière. Remarquez, il serait sur place au moins. Seule la pensée de ses proches lui donnait l’aplomb nécessaire pour tenir tête au vampire. Finalement, la roue tourna et il perçut une faille.

    Aussitôt, il s’y engouffra, la frappant au visage, à l’estomac avant de s’acharner sur elle, jusqu’à la plaquer contre un tronc d’arbre qui grinça sous le choc, se fissurant à plusieurs endroits. Sa main sur sa gorge, prête à la broyer. Son adversaire, loin de là choqué ou apeuré, éclata de rire, avant de s’enhardir d’une réplique. « Tu vas me faire quoi maintenant ? Tu me tues et tu signes ton arrêt de mort, celui de ta sœur et celui de tous ceux qui te sont chers. Tu ne peux rien contre moi. » Un grognement fut la seule réponse qu’elle obtint. Profitant de la fureur du loup, la Black Blood reprit le dessus, rouant de coup le loup avant de le balancer à son tour contre l’arbre qui se craqua en deux. Adossé contre le tronc mort. Kale grogna sa fureur et sa douleur avant d’attraper entre ses longues pattes velues, ledit tronc. Comme un joueur s’en servirait comme une batte de base-ball, il se déhancha et donna un violent coup dans le thorax du vampire qui disparu dans la forêt. Durant cinq bonnes minutes, il attendit qu’elle revienne, que le combat reprenne mais aucune trace de son adversaire. Un long cri d’agonie s’échappa de la forme qui reprenait doucement son apparence humaine. « Home run » murmura-t-il avant de tomber de tout son saoul, sur l’herbe boueuse du cimetière. Tout son corps le faisait souffrir le martyre. Kale n’avait eu vent de pareille douleur mais peut-être avait-il épargné des vies humaines ce soir. Pour l’heure, il devait rentrer se mettre à l’abri. Ensanglanté, affaibli comme il était, c’était limite si un panneau lumineux trônait pas au-dessus de sa tête genre : « bouffez-moi, je suis bon à tuer » .

    Dans un râle de douleur, il se releva, vérifiant encore et toujours si le vampire ne revenait pas mais il semblerait que son ultime effort pour se débarrasser d’elle fut suffisant. D’ici quelques temps, il n’y paraitra plus pour elle, les vampires se régénérant rapidement. C’est ainsi que quelques minutes plus tard, alors qu’il s’effondrait de tout son long, dans un jardin, qu’il tomba sur Carolyn.


THE END
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