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 Siam A. Giovanni U.C

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MessageSujet: Siam A. Giovanni U.C   Mar 7 Avr - 9:41


Giovanni; Siam, Aemilia
120 ans de Vampirisme, 22 ans d'humanité
Vampire à plein temps

BLACK BLOOD




    Pseudonyme/Prénom ; Caroline, Carrie
    Âge ; bientôt 18
    Fille ou Garçon ; Fille
    Présence sur le Forum ; Autant que je peux !
    Code du Réglement ; la frite c'est la fête
    Célébrité ; Kate beckinsale
    Une suggestion ? Nan rien à dire, tout est parfait i'm in love with you
    Multi-Compte ; Nope
    Comment avez-vous découvert le forum ? Par une pub sur DbD !


Dernière édition par Siam A. Giovanni le Dim 26 Avr - 23:15, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mar 7 Avr - 9:42

“Siam Aemillia Giovanni ! Retournez immédiatement dans votre dortoir !” s’égosilla la bonne soeur. Mais Siam ne l’entendait pas de cette oreille, serrant un peu plus sa peluche contre elle, les lèvres étirées par un sourire malicieux, elle se cacha derrière une des vastes commodes. La none leva les yeux aux ciel, à peine arrivée il y a 6 mois dans cette orphelinat, que cette petite fille s’était transformée en véritable petite friponne, surtout depuis qu’elle s’aventurait déjà à 6 ans à fréquenter les petits caïds comme Garrett. Siam tendit l’oreille et s’aperçut que les pas s’éloignaient dans la mauvaise direction, se remémorant les paroles de Garrett, elle courut dans le sens contraire, en faisant attention à ne pas glisser avec ses chaussons. Elle finit par le trouver à l’un des angles que former les couloirs de l’orphelinat. “Viens suis-moi” il s’empara de sa petite main et lui intima le silence en déposant son doigt sur sa bouche lorsqu’elle voulut parler. Il était le seul à qui elle obéissait, alors elle le suivit sans faire de bruit. Sur ses gardes, il l’emmena avec lui, dans une des pièces vides de l’orphelinat à l’abri des représentantes de Dieux, qui sillonnaient les couloirs à leur recherche. Arrivés dans la salle des archives, ils se posèrent à même le sol.
“Siam, il faut que tu m'écoutes attentivement comme tu l’as fait pour ce soir," commença-t-il alors qu’elle hochait la tête. Sur d’avoir capté toute son attention Garrett lui expliqua le plan à suivre le lendemain durant l’heure de visite, des potentiels futurs parents. “ Siam tu n’as qu’une chose à faire, tu dois attirer leur attention pendant que je prendrai des sous dans leurs poches, comme ça on pourra avoir plein de chocolat ! Tu aimes le chocolat, n’est-ce pas ?" “ Bien sûr que je l’aime ! J’en aurais plein, plein ? Mais s’ils veulent m’emmener, moi je ne veux pas te quitter !” Garrett soupira, il n’avait pas prévue ce facteur émotionnel, elle n’était qu’un objet pour elle, même si l’aimait bien ses boucles brunes et ses yeux d’un brun-vert pétillant. “Tu n’auras qu’a hurler, jouer les petites filles insupportables.” Satisfaite de la réponse, Siam sourit, demain serait particulièrement amusant.

Une innocence perdue
Novembre 1837


“Mais lâchez moi !” riposta Siam. L’agent des forces de l’ordre, resserra un peu plus son emprise sur l’adolescente, et tapa avec vigueur sur la porte en chêne de l’orphelinat, la seule résidence de la jeunette de 15 ans depuis sa sixième année. Soeur Lucia ne tarda pas à ouvrir la porte et soupira en voyant Siam ligotée et ramenée par les forces de l’ordre. Ce n’était pas la première fois, et loin d’être la dernière. Siam et Garrett n’arrêtait pas de monter les 400 coups ensembles et de s’engager dans toutes sortes de petits délits, à en rendre folle les prieuses qui ne voyait en elle qu’une envoyée de Satan, elle était si mauvaise et impie, jamais elle n’avait fait une bonne action, elle soudoyer ses camarades, volaient les poupées des petites files, afin de les brûler, tout ça pour son unique plaisir. “Qu’a-t-elle fait cette fois-ci ?” demanda la none sans réelle conviction. “Vol à l’étalage, trouble sur la voie public, outrage à agent et pour finir racolage”. Lucia leva les yeux au ciel, cette jeune fille était irrécupérable.

*
* *


“Garrett où es-tu ? Pourquoi m’as-tu abandonné ?” Sortant de sa cachette, il soupira avant de se montrer. “Je suis là” arriva-t-il tout sourire et en déposant un cour baiser sur ses lèvres. Il s’excusa de l’avoir laissée se faire prendre par les forces de l’ordre ce matin même au marché. Sa force était qu’il était très convainquant et qu’elle avait une totale confiance en lui. C’était lui qui en avait fait ce qu’elle était, une aventurière, une mauvaise fille, une fille caractérielle et lui commençait à s’ennuyer profondément. Il aimait la liberté, il n’aimait pas se poser, appartenir à une seule personne, et bien qu’il aimait Siam, il voulait sans défaire, cette dépendance lui était insupportable, leur duo avait duré trop longtemps, maintenant âgé de 17 ans, il voulait retrouver sa solitude. Siam le crut et proposa de ne plus parler de cet incident, après tout elle y était habitué. Souriante, elle s’assit contre le rebord de la fenêtre qui était ouverte pour profiter de l’air frais. Garrett se raidit, il ne fallait pas qu’elle s’aperçoit de son plan de la soirée. Fuir. Siam ne s’en rendit pas compte à cause de l’obscurité de la nuit et se contenta de l’interroger sur les plans futurs en croquant avec envie dans une pomme juteuse. Elle déposa sa main sur le rebord de la fenêtre tout en mâchonnant, lorsqu'elle tomba sur un épais noeud. Surprise, elle leva des yeux interrogateur vers lui. Il était découvert. Elle reporta son attention sur le noeud et tira sur la longue corde qui longeait le mur extérieur, où comptait-il aller, et sans elle surtout, n'était-il pas comme les dix doigts de la main, inséparable ? "Qu'est-ce que ça signifie ? " demanda-t-elle en relevant la tête, fière et énervée à la fois. Elle ne voulait pas lui montrer qu'il lui était indispensable, après tout, c'était elle qui se tapait les basses besognes, il n'était rien sans elle. Garrett soupira, mais ne perdit pas contenance. " Je m'en vais Siam, il n'y a plus de nous. Je voulais éviter les adieux douloureux et les larmes." "Les larmes ? Tu crois que je vais te pleurer parce que tu me jettes comme un bas usagé ! Tu n'es rien s'en moi !" Il leva les yeux au ciel, sans ajouter un mot, il s'empara de la corde et enjamba la fenêtre. "Tu peux t'assurer que je ferai de ta vie un, on ne m'utilise pas, moi !" lui cria-t-elle alors qu'il descendait peu à peu le long de la corde, la laissant seule avec sa colère, elle lui jeta d'ailleurs sa pomme à la figure et le manqua de peu, prise d'une rage fulgurante. Tout ce qui l'entendit quand il toucha enfin le sol du jardin, ce fut les bruits de pas précipités après que Siam est donnée l'alerte.

La fin d'une époque
Septembre 1846


"Mais où m’emmènes-tu Garrett ?" demanda Siam avec entrain. "Tu le sauras bien assez tôt" lui répondit son amant en resserrant un peu plus son étreinte autour de la main chaude et délicate qu’il serrait dans la sienne. Siam porta une main au bandeau qui l’empêchait de voir et se mordilla la lèvre, curieuse de découvrir ce que son ami lui réservait. Les hautes herbes qu’elle sentait contre ses pieds nus et ses jambes étaient le seul indice qu’elle avait. Bientôt, le son de la mer parvint jusqu’à ses oreilles. Elle ne put s’empêcher de sourire à l’entente de ses vagues qui s’échouaient contre les rochers. Il avait encore du l’amener à leur falaise, ils aimaient s’y prendre pour les maîtres du monde, l’altitude était vivifiante. "Tadam" dit-il tout content en lui retirant le bandeau. Devant ses yeux émerveillés, se dressait une jolie nappe à même le sol, avec un joli panier certainement rempli de victuailles, un joli petit pique-nique romantique était étalé devant elle. Jamais il n’avait fait preuve d’autant d’attention envers elle. Mais peut-être que le fait qu’elle se mariait dans quelques mois, lui faisait réaliser qu’il ne voulait pas la perdre. Bien qu’il ne désirât pas l’avouer lui le solitaire, s’était épris de la petite fille qu’il avait pris sous son aile dès l‘âge de 6ans, c’était bien pour ça qu’il était retourné vers elle. Quand à elle, qui préférait jouer avec les hommes et leur faire tourner la tête, s’était entiché de lui depuis son adolescence et bien même avant.
Qu’elle avait été sa surprise lorsqu’un soir d’été, elle avait répondu aux cailloux lancés à sa fenêtre et qu'elle y avait découvert Garrett, dans un piteux état, sans le sou et traqué tandis qu’elle rayonnait dans sa nouvelle famille, une famille qui l’avait adopté lorsqu’elle avait seize ans, afin d’en faire une jeune fille modèle de la haute aristocratie. Bien évidemment la tâche n’avait pas été aisée, et là encore à 22 ans, elle gardait un côté farouche et sauvage qui en agaçait plus d’un dans la haute société. Les retrouvailles avaient été plus qu’acerbe, rancunière, elle avait mis du temps à lui pardonner, mais nostalgique de jouer les bandits de grands chemins, elle s’était résignée. Aujourd’hui, ils s’apprêtaient à mettre en place leur plus belle arnaque.

Elle le remercia chaleureusement et déposa un doux baiser sur ses lèvres, avant de s’installer confortablement et de commencer à grignoter les victuailles que le jeune Garrett avait volé le matin même au marché de la ville. "Je trouve bien dommage, que nous aillons à nous cacher" finit-elle par avouer pour relancer la conversation et afin de rompre le silence religieux qui s’était installé. "Oui mais il ne faudrait pas que ton imbécile de fiancé ne nous vois". Profitant de ce moment d’intimité, elle se blottit contre lui, elle n’avait pas l’habitude d’être une guimauve, mais avec lui s’était différent, il avait une véritable emprise sur elle, emprise qu’elle aime exercer sur d’autres hommes et en particulier son fiancé qu’elle détestait… Il était une proie facile, il avait de l’argent, et ne demandait rien en retour, juste qu’elle soit attentionnée et aimante, ce qui était très facile, naïf, il se contentait que de peu et ne voyait rien à son petit jeu. Même si tout ce luxe, et ses froufrous lui donnaient la gerbe, au moins il pourrait repartir tout les deux pour des contrées lointaines. Qu’était-ce comparé à la sensation de l’herbe fraîche contre la voûte de ses pieds, l’air vivifiant des montagnes ou de la mer, ou encore la sensation de vitesse lorsque l’on parcourt de vastes plaines au galop et l’adrénaline ressentit lorsqu’il faut échapper aux forces de l’ordre après avoir commis un acte de vandalisme. Garrett dégagea le cou de la jeune femme de sa longue crinière brune afin d’y déposer ses lèvres et interrompit le cours de ses pensées. "Alors, William ne se doute toujours de rien." "Oui, il m’aime comme au premier jour et même plus encore." soupira-t-elle en roulant les yeux, "Mais bientôt je me marierai avec lui , et toi & moi Garrett nous serons riches, comme notre plan le prévoit et tout sera finit" poursuivit-elle avec un sourire calculateur et une lueur de malice dans les yeux. Bientôt ils pourraient vivre tous les deux sans se cacher comme au bon vieux temps. Ce jour, elle l’attendait avec impatiente, celui où ils s’évaderaient tout les deux sur les routes à l’aventure avec quelques millions dans les poches, parce que le corps de William Hemingway serait retrouvé sans vie en plein milieu de son salon, plusieurs tâches rouges lui barrant la poitrine.
Elle se souvenait encore du jour où Garrett l’avait convaincue de l’épouser afin de lui soutirer son argent, il avait été très convainquant ce jour-là, il lui avait promis de venir alors à son secours, de la délivrer de lui à l’aide de quelques balles. L’idée lui avait semblé bonne et encore aujourd’hui. Aveuglée, elle ne voyait pas que quelques-unes lui étaient destinées, bien que l’idée de l’assassiner était de plus en plus difficile pour Garrett, peut-être lui laisserait-il la vie sauve, mais hors de question de s’encombrer d’une femme, il était un solitaire au fond, il l’avait toujours été. Bien que pour le moment ils n’étaient tous les deux que des amants diaboliques qui profitaient des rayons du soleil aux bords d’une falaise.

Les amants diaboliques Mai 1853


Dernière édition par Siam A. Giovanni le Lun 27 Avr - 9:03, édité 14 fois
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Livia S. Hagebak
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● Âge Du Perso: 79 ans. En paraît 21, l'âge de son décès.
● Citation: Vous avez tort. J’entends les cris, je vois l’effroi, l’horreur, le sang, la mer, les fosses, les mitrailles. Je blâme. Est-ce ma faute enfin ?
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mar 7 Avr - 10:29

Bienvenue.
Bon courage pour la fiche. Wink

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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mar 7 Avr - 21:18

Bienvenuuue
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mer 8 Avr - 8:33

Kate i'm in love with you
Bienvenue et bonne chance
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mer 8 Avr - 10:52

Merci pour cet accueil, j'essaye de terminer le plus vite possible Very Happy
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mer 8 Avr - 13:08

Hey Bienvenue Caroooooooo!
Contente de te revoir ici! i'm in love with you

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      @ melcappa


    Mais je sais qu'un jour elle viendra
    Alors je ne baisserai pas les bras.
    En attendant je fais les cent pas
    Et finis par me dire tout bas:
    « Laisse courir la rumeur... »

    La rumeur - Christophe Maé

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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mer 8 Avr - 21:32

Leeeeee ! i'm in love with you

Ca fait du bien de vous revoir tous !
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Livia S. Hagebak
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● Âge Du Perso: 79 ans. En paraît 21, l'âge de son décès.
● Citation: Vous avez tort. J’entends les cris, je vois l’effroi, l’horreur, le sang, la mer, les fosses, les mitrailles. Je blâme. Est-ce ma faute enfin ?
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mer 8 Avr - 21:46

Aaaaaanh Caro !!!! i'm in love with you
Comment ça fait plaisir de se retrouver ici.

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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Dim 12 Avr - 22:40

Bienvenue à toi =)
J'adore KB i'm in love with you
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Dim 12 Avr - 22:47

Merci à toi !
Espérons que le personnage plaise également !
J'ai hâte de terminer ma fiche, j'espère y arriver aujourd'hui !
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Dim 12 Avr - 22:48

De ce que j'en ai lu, il est bien ton personnage =)
Bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mar 14 Avr - 11:13

« Siam où étais-tu ? Nous t’avons attendu toute l’après midi ! Regardes-moi dans quel état est ta robe! » la réprimanda sa mère adoptive qui était aux aguets, à peine eut-elle franchie la porte. Siam réprima un sourire et s’empêcha de rire devant le teint cramoisi que prenait le visage de sa mère adoptive devant l’état miteux de sa robe, il faut dire qu’elle n’y était pas allé de main morte. Les longs froufrous avaient été arrachés jusqu’aux genoux car ils empêchaient de courir dignement à travers les champs, dévoilant ainsi ses longues jambes, ce qui n’était pas correct selon l’étiquette, les manches bouffantes et étouffantes, disparues également, il ne restait plus que de fines bretelles, le tout parsemé de fils qui s’éparpillaient un peu partout. « J’étais… en train de faire de l’équitation avec William et on a eu un accident ? » hasarda-t-elle, bien qu’elle savait pertinemment que ses parents ne goberaient pas ses couleuvres, mais elle s’en moquait éperdument, de toute façon ils n’y comprenaient jamais rien à rien. Jamais elle ne les avaient considérés comme ses parents, ils devaient même être fier qu’elle leur ai laissée le privilège de l’adopter, là où tant d’autre avaient échoués et être heureux qu’elle accepte d’épouser le guignol qui lui avait choisi comme époux, mais bientôt elle serait loin. Il voulait qu’elle soit sage, élégante, parfaite, aimante, la sauver des griffes de satan, ils s’étaient pris d’affection pour cet enfant perdue et désorienté, il voulait ramené la brebis égaré au bercail et pourtant elle était tout le contraire, joueuse, dévergondée et avide de sensation forte, elle avait plus le profil type d’une fille des rues plutôt que celui de la bourgeoisie. Elle n’en faisait qu’à sa tête.
Sa mère scandalisait devant tant d’audace, retira une brindille de la chevelure de sa fille adoptive ce qui fit pouffer de rire la brunette. « Mon dieu ne grandiras-tu donc jamais Siam ? Je parie que tu étais encore avec ce voyou. » « Justement j’ai déjà 22 ans et je fais ce qu’il me plait, si je préfère me rouler dans la boue avec le premier venu plutôt que d’écouter vos remontrances et vous obéir comme un gentil toutou, c’est ce que je ferais, vous ne pouvez pas m’enlever mes racines ! » affirma-t-elle en relevant la tête pleine d’assurance et l’air hautain. Défier sa mère n’était pas la meilleure des choses à faire, mais bon, elle lui avait déjà collé un fiancé, elle ne pouvait pas non plus lui refiler un môme. Fière, Siam tourna les talons et monta se préparer, son futur époux ainsi que ses parents venaient dîner à la maison le soir même.

**
*


« William, vous qui postulez pour devenir le futur maire de la ville, avez-vous réfléchi à la criminalité de plus en plus importante qui s’élève dans notre cité, auriez-vous trouvé une solution pour tous ses malotrus ? Et tous ces meurtres, seigneur ! Serait-ce l’œuvre de plusieur ou d’une seule personne ? » demanda le patriarche en se resservant un peu de vin. « Et bien je vous avoue que nous discutons actuellement d’une solution que je qualifierai plutôt de radical, pour cette…vermine. » Cette réponse sembla satisfaire le patriarche, mais Siam qui avait était silencieuse pendant tout le repas, occupée à jouer avec une de ses mèches de cheveux pour passer le temps, les yeux rivées sur son assiette, releva la tête avec énergie et démarra au quart de tour, ce qui fit sursauter son père, ainsi que le jeune William. « Vous voulez vraiment les tuer, les traquer, les poursuivre ? Mais qu’on-t-il fait pour le mériter, vous ont-ils attaqués ? La seule faute qu’ils aient pu commettre est de ne pas avoir été reçu convenablement par cette société perfide et de manquer de moyens pour survivre » commença-t-elle. « Ma chère je ne voulais pas vous offenser, mais ne croyais vous pas que certaines personnes troublent l’ordre publique ? » demanda mielleusement William en tentant de s’emparer de la main de sa promise. « Certainement pas ! » s’offusqua-t-elle en retirant sa main avec agilité. « Car dans ce cas-là je devrais également répondre de mes actes, j’ai moi aussi troublé l’ordre public mais vais-je le payer de ma mort ? Non je ne crois pas. Et pourquoi ? Pour la simple raison, d’avoir soi-disant ma place, à vos côtés dans la société, je suis issue de ces mêmes rues. » poursuivit Siam. Avec ce discours de feu, elle avait répondu à ses pulsions, elle s’était lancée par passion sans réfléchir dans une cause qu’elle voulait défendre, elle ne cessait de penser à Garrett, il correspondait parfaitement au profil type du criminel qui serait par la suite traqué. Sa mère qui était aux bords de l’évanouissement face à la scène qui se déroulait devant ses yeux et le mordant de sa fille, lui intima le silence. Les femmes étaient là pour écouter les hommes parler, elles n’étaient pas là pour faire de la politique et défendre des causes. Une jolie femme servait de décoration à un homme influent. Les femmes fortes à la langue bien pendu finissaient généralement seules car beaucoup trop imposantes et influentes dans la vie d’un homme respectable. Paola craignait pour l’avenir de sa fille et envoya un regard désolé, aux futurs beau parents, choqués par tant d’audace.

**
*


« Puis-je entrer ? » Siam ne répondit pas et continua de se contemplait dans le miroir de sa coiffeuse, et à passer son peigne en ivoire dans sa longue tignasse brune. Elle aimait passé des heures, seule à peigner ses cheveux, s’était le seul moment où elle était calme et laisser ses pensées suivre leurs cours. La poignée fut tournée et William entra dans la chambre de la jeune fille [/b]« Paola avait raison n'est-ce pas, vous voulez récupérer la bague, une bavarde comme moi vous ferez de l’ombre »[/b] soupira-t-elle en déposant son peigne et en s’apprêtant à retirer sa bague. Bien entendu ce petit jeu des remords faisait parti de sa comédie, il lui fallait cet argent, il fallait qu’elle le garde et qu’elle calme ses pulsions. Elle fit la moue et regarda avec tristesse sa bague. « Non gardez-là, elle vous va bien mieux qu’à moi. Je venais simplement vous proposer une balade dans les montagnes. » « Oh ! Très bien… Ce serais un véritable honneur ! » répondit-elle la bouche en cœur, d’un ton mielleux, le plan était toujours d’actualité. Elle le laissa déposer un baiser sur son front après avoir convenu d’un lieu et d’une heure de rendez-vous. Ce soir-là fut le dernier, Siam s’endormit pour la dernière fois.

Une vie de mensonge & de faux-semblants
Juin 1853



"William où êtes-vous ?" Cela faisait plus d’une heure que Siam crapahutait dans les hautes montagnes, elle devait retrouver William vers les sommets pour un après-midi qu’il avait qualifié de sensationnel et d’inoubliable. Elle continua sa marche à travers les sentiers boisés qui sillonnaient les montagnes. Bien qu’elle gardait son sang-froid, la peur la gagnait peu à peu, les ombres dessinaient par le soleil semblait de plus en plus gigantesques, presque effrayante, une brise légère dansaient dans les feuilles des arbres, et virevoltait dans sa chevelure. Elle crut apercevoir une silhouette au loin, accroupi, son cœur battait un peu plus la chamade et comme attiré par cette étrange personne vêtue de noir, d’après ce qu’elle apercevait à travers la végétation, elle s’avança vers lui d’un pas hésitant, murmurant le prénom de Will. L’individu tendit l’oreille bien qu’à cette distance il était impossible qu’il l’est entendu. Se rapprochant un peu plus de l’étranger, elle se cacha derrière un arbre, étrangement fasciné par l’homme, car maintenant elle en était sûr qui se tenait au milieu des bois. Celui-ci se releva et huma l’air, se délectant d’une odeur qui lui semblait enivrante. Siam fit de même dilata ses narines, mais aucune odeur ne lui parvint. Curieuse, elle reporta son attention sur l’inconnu, elle eut un haut-le-coeur, lorsqu’elle découvrit qu’a ses pieds gisait les restes de ce qui semblait être un homme auparavant. Horrifiée, elle porta les mains à sa bouche, interdite, les battements de son cœur s’accélérèrent et la peur la gagna, qu’est-il ? Un monstre ? Un cannibal ? Un tueur psychopathe ? L’étranger se retourna, et la contempla un rictus sur les lèvres, amusée par sa panique. Les pupilles rouges et dilatées de l’inconnu la frappèrent et les filets de sang qui coulaient le long de son cou la révulsèrent. Elle s’empêcha de vomir, et commença à courir dans la direction opposée. Elle n’entendit qu’un ricanement avant que la personne ne se trouve devant elle, un sourire amusé sur les lèvres. Comment avait-il fait pour la devancer aussi vite ? Sans poser plus de question, elle partie dans une autre direction, mais rien n’y fit, il lui barra encore une fois le chemin. "Tu ne peux m’échapper". Siam s’arrêta net, surprise par cette voix de velours qui s’échappait de son traqueur qui lui faisait maintenant face. Son ténor était agréable, envoûtant. "Qui… êtes-vous ?" balbutia-t-elle intriguée par les crocs blancs, et la pâleur de sa peau. La bouche de l’inconnu se dessina en un rictus, et ce même ténor envoûtant résonna à nouveau “ La question n’est pas de savoir qui je suis mais que suis-je ?”. Le regard de Siam s’attarda quelques instants sur les prunelles pourpres, et cru y lire de la malice, il semblait vouloir jouer, pensa-t-elle, dans ce cas ils allaient t’être deux. Fière et hautaine, elle redressa la tête et inspira une grande bouffée d’air afin de masquer ses tremblements mais le tambourinement de son coeur contre sa poitrine trahissait le sentiment de peur qui l’habitait peu à peu. Elle repensa à l’homme gisant au sol vidé de son sang, lui réservait-il le même sort. “Tu as de la chance, je suis repu” argumenta-t-il comme si l’avait lu dans ses pensées, mais il suffisait d’explorer ses prunelles pour y deviner ses émotions. “Admettons que je puisse rendre immortelle, en voudrais-tu ? Une éternité de beauté et même plus figée dans ton éternelle jeunesse, une éternité pour faire chavirer leur coeur, pour ensuite leur arracher et te délecter de leur sang. Je vois de la malice dans tes yeux, tu es une joueuse, une femme de pouvoir, je peux te les offrir.” continua-t-il en tournoyant autour d’elle tel un rapace qui s’apprête à fondre sur sa proie. “Je suppose qu’il y a un prix à payer ?” se renseigna-t-elle en maîtrisant les tremblements de sa voix. Conquise par le son de sa voix, Siam buvait ses paroles comme du petit lait, elle était attentive à chacune de ses intonations bien qu’elle ne comprenait pas exactement tout le sens de ses paroles et le suivait du regard, comme elle le pouvait, désormais attentive à sa réponse, sa proposition était alléchante. “Tu dois te demander quelles sont mes motivations, te tuer serait du gâchis, une si jolie fille, et je ne peux pas te laisser en vie. En revanche je me sens bien seul et un peu de compagnie ne serait pas de trop Tu ne serais plus une humaine, tu serais immortelle, vénérée et fascinante” poursuivit-il un sourire énigmatique sur les lèvres. Il s’approcha un peu plus d’elle plus rapidement que ne l’était habitué la vision de la brunette, la froideur de sa peau et la dureté la fit sursauter au contact de sa peau tiède.

**
*


Le reste se passa très vite, trop vite même, à peine eut-elle le temps d’assimiler ce qu’il venait de dire, que deux immenses crocs se plantèrent dans sa gorge, éclatant sa jugulaire, il n’avait pas pu resister apparement, tout comme elle ne put s’empêcher de pousser un cri strident qui perça le silence des bois. Sa gorge l’a brûlé exactement où les dents de son agresseur s’était planté, un fil de sang chaud coulait le long de son cou, et l’oxygène vint à lui manquer. Siam n’avait qu’une envie que ce feu intérieur qui l’a dévoré cesse. L’enfer était-il venu à elle ? Satan venait-il la chercher après tout les pêchers qu’elle avait commis ? Subirait-elle ce châtiment pour l’éternité ? Dans un ultime effort, elle rassembla le peu d’oxygène pour murmurer en un soufflé ces supplications. “Offre-moi l’immortalité, je serais tienne à jamais.” Une promesse qu’elle n’aurait habituellement pas faîtes, dépendre des autres n’étaient pas dans ses cordes, mais elle les avait insufflé comme s’il lui avait été dicté, à cet instant elle souffrait le martyr et aurait été capable de tout pour y mettre un terme, elle était transportée dans un autre univers, lappés par les braises de l’enfer.
Entendant son appel, le vampire retira ses crocs au venin acerbe avec difficulté, il n’avait pas l’habitude de se retenir, heureusement qu’il avait déjà une ou deux victims à son actif au cours des 3 dernières heures. Mais la douleur ne cessa pas pour autant, elle s’intensifia, jusque dans sa tête, elle ne sentait plus aucuns muscles de son corps juste la brûlure du feu qui la dévorait. Le vampire l’allongea sur le sol, Siam fut prise de violentes convulsions, son coeur se comprima une dernière fois pour enfin cesser de battre. “Ne vois pas ça comme un assassinat mais une délivrance, je reviendrais” sussura-t-il avant de s’effacer dans les bois.

& j'ai embrassé l'éternité Juin 1853


Dernière édition par Siam A. Giovanni le Mar 28 Avr - 19:00, édité 5 fois
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Livia S. Hagebak
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Dim 26 Avr - 14:52

Caro, faudrait penser à la terminer. Tu as dépassé le délai. Wink

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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Dim 26 Avr - 21:08

Oui je sais, je suis désolée Hélène j'ai eu un imprévu, j'ai commencé sous Word le week-end dernier et là je m'y attèle pour finir !

Je m'excuse encore une fois, je suis vraiment motivée mais j'ai eu gros imprévu ! Mille fois désolé !
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Livia S. Hagebak
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Dim 26 Avr - 21:32

Ca marche. Wink

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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Lun 27 Avr - 17:37

Alors voilà en un sens j'ai fini, le reste de ma fiche quand elle est vampire est sous Word bien au chaud, dans mon ordi dont la barette mémoire à lâché (quand je parle d'imprévu). Je devais le récupérer cet après-midi et tout publier là mais mon père vient de rentrer les mains vides -_-'. Je ne l'aurais que demain du coup, est-ce encore possible ?
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Declan W. Bowden
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Lun 27 Avr - 20:41

J'attendrais demain. =)

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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mar 28 Avr - 19:02

[ HS : Ordinateur récupéré ! Merci de votre compréhension, je publie sur le champs ! ]

« Là, quelque chose viens de bouger ! » Des pas résonnèrent pour la première fois depuis deux jours aux oreilles de Siam. La bouche sèche et les yeux scellés, la jeune vampire se remettait de ses émotions, jamais elle n’oublierai à quel point l’enfer lui avait semblé proche, comment il lui avait tirailler les entrailles et brûler la gorge. Sa souffrance s’était arrêtée il y a peu même si elle n’avait pas encore pleinement conscience de son corps et de se qui l’entourait, la seul envie qu’elle ressentait était une soif qu’elle devait étanché à tout prix. Cependant, ses perceptions avait changé, son odorat était plus aiguisée, des senteurs dont elle ne connaissait même pas l’existence, venaient lui chatouiller les narines. Elle huma un nouveau bouquet de senteur bien plus particulier, il était à la fois aigre et délicieux, encore immobile contre la terre dure et froide, elle se délectait de ses senteurs et sa soif se fit de plus en plus ressentir, comme si ce parfum en était la clé. Son ouïe fine, la renseigna sur l’avancement des hommes, elle entendait les branches craquaient sous leur pas, le bruissement des feuilles provoqué par le vent, elle sentait leur cœur battre à l’unisson, le sang coulait le long de leur jugulaire, cette musique était magique. À demi consciente de ce qui se passait, elle les laissa venir à elle incapable de bouger pour le moment, elle avait bien trop peur de réveiller à nouveau ce feu qui la consumerait. « Mon dieu, la voici ! Elle a l’air d’être dans un mauvais état » Un homme dont-elle ne connaissait pas le ténor, s’agenouilla avec empressement à ses côtés, « William ! » cria-t-il tandis qu’un deuxième battement de cœur beaucoup plus saccadé se rapprocher de la brune. Celle-ci huma une nouvelle fois l’air ambiant se délectant de ses nouvelles saveurs, ce qui provoqua le soulèvement de sa cage thoracique. Elle entendit William murmurait sa joie en s’apercevant qu’elle était toujours en vie, si seulement il savait. Son bouquet était beaucoup plus enivrant, instinctivement elle imagina ses crocs percés son joli cou et s’entremêlait à sa jugulaire. C’est pourquoi elle se laissa tout naturellement faire, lorsqu’il la souleva à moitié, ramenant son buste tout contre lui, sa tête calée contre son épaule, au meilleur endroit, là où le rythme envoûtant du sang pompé était la plus intense. William tressaillit lorsqu’il sentit la peau froide de sa fiancée contre son propre corps qui semblait maintenant fiévreux à son contact. La dureté de sa peau ainsi que sa pâleur relevait plus du mystique que de la maladie. Cependant il ne bougea pas pour autant et la berça tout en caressant sa chevelure tandis qu’elle restait raide. La main du médecin se resserra autour de son bras, là où normalement il aurait dû détecter son pouls. Affolé, il releva des yeux interrogateurs vers William « Je ne sens pas son pouls, et son cœur ? Je ne l’entends point et pourtant elle bouge. » Siam profita de ce moment opportun pour ouvrir les yeux, dévoilant ses pupilles rouges sang qui scrutèrent un instant l’horizon avant que ses deux crocs blancs s’enfonce dans la chair de son fiancé, celui-ci hurla de douleur et cria son nom, devant les yeux remplis d’horreur du médecin, William se vidait petit à petit de son sang, tandis que Siam se sentait de plus en plus forte à chaque gorgée. Transportée par ses émotions, elle ne cessait de pomper de plus en plus vite, comme si elle n’arriverait jamais à étancher sa soif. La voix de son fiancé se tu à jamais, tandis que le médecin tentait de s’enfuir devant ce spectacle sanguinolent. Vidé, de toute substance, Siam le laissa choir avant de se relever avec une agilité et une grâce qu’elle ne se connaissait pas. Elle s’élança à sa poursuite, mais elle ne courait pas elle volait littéralement et le dépassa bien plus rapidement qu’elle ne l’aurait songé. La vampire, le toisa du regard et sourit, cynique. Ses crocs brillèrent une nouvelle fois à la lueur du soleil avant de fondre sur sa nouvelle victime.

Une Aube Nouvelle Juin 1853


Tapise dans l’ombre, une jeune brune observait une maisonnette d’où s’élevait de la fumée, et d’où s’échapper un parfum enivrant. L’oreille aux aguets, elle écoutait les battements réguliers des cœurs si fragiles qui l’habitaient. Nostalgique de sa vie d’humaine, elle était retournée auprès de son amour de jeunesse, Garrett. Il était une des uniques personnes les mieux gravés dans sa mémoire parmi le tourbillon flou qu’était ses souvenirs. Cependant après l’avoir traqué, elle ne s’était pas montrée, surprise d’entendre non pas un, ni deux mais trois cœur battre à l’unisson. Désorientée, elle avait rebroussé chemin et les observait en silence depuis plusieurs mois. « Tu dois te débarrasser de lui, Siam. Il est le seul qui te rattache à ton ancienne vie, tu vaux bien mieux qu’un stupide humain. », commenta une nouvelle fois son créateur. « Je t’interdis de parler de lui, c’est toi qui m’a privé de lui.» ragea-t-elle en se relevant afin d’être plus menaçante. « Erreur tu lui as préféré l’immortalité, mais regardes-toi, si belle, si puissante, il t’a préféré à une simple humaine, il ne t’as jamais aimé et à préférer fonder une famille avec elle. » Siam l’écoutait attentivement les traits crispés, il avait raison, elle ne pouvait pas se laisser faire ainsi, lui aussi devrait payer, tout comme ses parents adoptifs où l’homme de la nuit dernière. Chaque soir le même scénario se répéter, Edwin, son créateur venait la sermonner alors qu’elle ouvrait une fenêtre sur son passé. Plus le temps passé, et plus elle découvrait une nouvelle vision, une nouvelle perception des choses. Elle était attachée à rien insensibles aux émotions, et tyrannique. Garrett constituait l’infime dernière partie de son humanité, sa faiblesse. Bien qu’elle luttait, l’idée de s’en débarrasser, et de goûter à son sang, lui apparaissait de plus en plus alléchante.

La faim se faisait de plus en plus ressentir, ce soir-là. Son parfum était exquis, si fruité, si frais qu’il en mettait l’eau à la bouche. Edwin comme à son habitude vint troubler la quiétude de la brunette. « Cesse de te faire du mal, tu es une gagnante, et non un jouet. » lui susurra-t-il à l’oreille. Agacée, elle détourna la tête, « Il est une part de moi, ma vie d’humaine. » « Alors vois-ça comme un rituel de passage et de dévotion pour notre petite communauté. » commença-t-il mine de rien tandis qu’elle grinçait des dents. « Sacha n’est pas convaincu, elle veut que tu fasses tes preuves, ce serait un excellent exercice. » Telle une furie, Siam fonça sur lui, resserrant sa poigne de marbre autour de sa gorge et le soulevant. « L’idée vient de toi n’est-ce pas ? Dans ce cas, très bien je le ferai, si vous voulez une preuve de ma loyauté, mais n’oubliez pas qui je suis et ce dont je suis capable, ce petit village d’Italie l’été dernier t’en souviens-tu ? » grogna-t-elle.
Sans ajouter un mot, elle disparut dans les ténèbres. Profitant du silence de la nuit, elle se glissa à l’intérieur de la maisonnette par l’une des fenêtres entrouvertes. Gracieuse et élégante, elle se plaça tout près d’une des fenêtres admirant la neige qui s’écoulait du ciel, dodelinant de la tête, bercée par la respiration régulière qui s’échappait de la chambre à coucher. Elle attendit ainsi deux heures se testant par la même occasion, il ne fallait plus qu’elle cède à ses pulsions, et en ce moment même se retenir était un véritable calvaire pour la belle. Cependant, elle entendit le rythme d’un des habitants s’accélérait et venir à elle, son parfum était caractéristique, elle huma l’air une dernière fois, ses pupilles brillèrent de désir, le peu d’humanité qui lui restait était maintenant enfuie au plus profond d’elle-même, sa nouvelle partie de chasse, venait d’être ouverte, le jeu promettait d’en valoir la chandelle.

« Bonsoir Garrett »
murmura-t-elle d’une voix féline. Le jeune homme s’arrêta net, surpris balbutiant des paroles inaudibles. « Ainsi tu me croyais morte » poursuivit-elle en se retournant face à lui, la pâleur de sa peau baignant dans la lueur de la lune, un sourire énigmatique sur les lèvres. Elle commença à tournoyer autour de lui. « Tu m’as vite remplacé, et tu as même un enfant. » Il tenta de l’interrompre, mais en vint ses paroles se perdirent dans sa gorge, il était totalement subjugué par le charisme qu’elle dégageait, elle était belle, gracieuse, envoûtante dans sa robe pourpre, tel un ange de la mort. « C’est…c’est toi qui est parti. » balbutia-t-il en élevant légèrement la voix. « Disons que j’ai choisi l’immortalité, et toi… la mort. » dit-elle avec légèreté qui contrastait avec le sourire en coin qui tordait sa bouche. Elle lui tourna le dos, et contempla un instant la neige, l’oreille tendue. Un léger cliquetis de métal, la renseigna sur les intentions de son hôte, ce qui la fit sourire, une vulgaire l’âme de couteau de cuisine, croyait-il vraiment l’arrêter de cette façon. « Je serais, toi je ne ferais pas ça, un accident et si vite arrivé. » lui conseilla-t-elle en se retournant beaucoup trop rapidement pour des yeux humains. Quant à lui, il était choqué et surpris à la fois, comment avait-elle pu savoir ? Il n’avait fait aucun bruit. Entendant des pas légers au premier étage, caractéristique de sa race, elle claqua des doigts un sourire diabolique aux lèvres, certaine qu’Edwin comprendrait. Et effectivement quelques secondes plus tard, Edwin avait rejoint Siam au rez de chaussé, les yeux rouge sang et les pupilles dilatées, bâillonnant de sa main la femme de Garrett qui ouvrait de grands yeux horrifiés. Quant à Siam, elle jouait avec la lame que tenait Garrett quelques instants auparavant, lui la suppliait de ne pas la toucher, et elle se contenta de répondre : « Tu as joué avec moi pendant près de 16 ans, alors laisses-moi quelques instants d’amusement veux-tu ? ». Gracieuse, elle se rapprocha de la jeune femme dangereusement, et lui entailla légèrement la joue, juste assez pour lui faire peur et hurler mais pas suffisamment pour que le sang la rende incontrôlable. Cependant ses pupilles se dilatèrent sous l’envie. Elle passa un de ses doigts fins sur la coupure, pour ensuite le déposer sur les lèvres de son ancien amant, quant à Mary la femme de Garrett, elle tomba dans les pommes, succombant à un excès d’émotion. Tandis qu’elle dirigeait le couteau vers la gorge de sa bien aimée, lui la suppliait encore et encore, les larmes aux yeux devant tant de cruauté. « Assez ! » hurla-t-elle « Où est donc passé l’homme sans cœur que tu étais ? » « C’est toi qui m’en a donné Siam, où est passée ma merveilleuse Siam, joyeuse et souriante, la Siam que j’aimais, MA Siam, j’ai était anéanti quand j’ai su que tu étais morte, il a fallu que je trouve une alternative » argumenta-t-il en pensant pouvoir l’amadouer et la faire changer d’avis. « Tu crois vraiment que je vais te croire ? » Elle le dévisagea avec froideur et sévérité, appui un peu plus sur la lame qui laissa échapper un fin filet de sang du coup de Mary, qu’elle renifla avec envie. « N’oublies pas que c’est toi qui m’as conditionné, transformé, je suis devenue celle que tu voulais que je devienne. Tu devais me délivrer de William, je l’ai fait et maintenant j’ai besoin de ton sacrifice pour être totalement libre ! Tu es la seule chose qui me retient » Et sans plus attendre, elle se jeta à son cou tel un fléau. Edwin ne se laissa pas prier et croqua avec avidité dans le cou de Mary.

La fin d'une humanité, Décembre 1855
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mer 29 Avr - 11:44

« J’ai vécu près de 40 ans en compagnie d’Edwin, Sacha et Ignace. Nous formions une petite communauté de 4, sans grand attachement les uns envers les autres. Edwin était notre créateur, c’est lui qui nous dirigeait. Il avait de grands projets, mais aucun ne pouvait aboutir, ils étaient bien trop ambitieux. Ces 50 premières années furent calmes, nous passions notre temps à massacrer des petits villages d’Europe de l’Est et écoutions Edwin et ses théories farfelues pour se faire respecter par nos concitoyens, les vampires des autres clans.

Puis vint l’arrivée, d’un clan venu d’Irlande d’après ce que l’on racontait, il s’aventurait vers des terres plus lointaines, mais il traversait ce qu’Edwin aimait appelé notre domaine. Sanguinaires que nous étions, il était persuadé que l’on pouvait se mesurer à ses inconnus, les virer de notre territoire. Mais il se trompait. Après avoir été stimulé par Edwin, nous sommes partis à leur rencontre. Ce fut une de nos plus grosses erreurs, du moins celle des autres. La bataille fut inévitable, peu impressionné par notre nombre et peu enclin à l’autorité, les Black Blood, ne tardèrent pas à nous sauter à la gorge, ce qui était prévisible. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance du clan. Assailli à quatre contre un, nous ne faisions pas le poids, cependant grâce au travail collectif de Sacha et Ignace, ils réussirent à en éliminer un. Mais tous deux, jeunes, impertinents et fiers succombèrent peu après dans d’atroces souffrances. Ne désirant pas essuyer de ma vie, une défaite qui n’était pas la mienne et étant ouvertement contre cette bataille, je rendis les armes. Edwin s’était réfugié, un peu plus haut dans les montagnes. Cependant je ne pouvais me résoudre à vivre en retrait dans des pays abandonnés, avec un idéaliste qui se croyait capable de pouvoir conquérir le monde. J’ai ainsi créer une des parties de chasse les plus exaltantes, non pas pour se nourrir, mais se faire connaître, faire valoir son autorité. Forçant Edwin à venir me rejoindre, en lui faisant croire de vouloir le rejoindre, il tomba dans une embuscade et fut dépecé. J’avais enfin trouvé un clan qui me correspondait, un véritable clan, sans discussion superficielle, juste le plaisir de se nourrir, et un certain pouvoir.

Les premières années d’intégrations furent plutôt dure, j’étais encore jeune et avoir été déloyal envers mes anciens amis ne m’était pas favorable, l’acceptation entière dans le clan fut un long processus, et un parcours difficile semait d’embûche. Declan, leur chef ne me faisait donc pas confiance, et je me contentais alors de les suivre, un peu en retrait, telle une ombre, n’hésitant pas à m’éloigner quelques jours.

Aujourd’hui après 80 ans passés à leurs côtés, je me suis fais une vraie place. C’est pourquoi il y a trois ans, j’ai foulé pour la première fois le sol de Babylon avec eux et non derrière eux. Je fus d’ailleurs surprise d’apprendre l’existence d’autres clans, aussi puissant et important que le notre. Mais je ne sous-estime pas nos forces, nous sommes puissants, forts et sanguinaires. D’ailleurs je compte bien le prouver au Ragnarök, ces êtres qui se croient supérieur parce qu’ils se privent de la meilleure chose, mais ce ne sont que des trouillards, des lâches qui préfèrent la simplicité, je ne les comprends pas ils m’insupportent. C’est comme si un humain refusait un morceau de chocolat pour croquer à pleine dent dans ses choux de Bruxelles. J’aime la qualité.
Quant aux Cruor Ac Corpus, mise à part notre conflit territorial, ils me sont indifférents, après tout nous sommes tous passé par ce stade du « nouveau-né ». Mais il est tellement amusant de tester leur limites.

Les humains, mon plat préféré. Si fragile, si naïf si friable. Ce n’est pas pour rien que j’ai choisi l’immortalité. J’aime jouer avec, me fondre dans la masse, les observer en sachant pertinemment comment cela va se terminer, dans un bain de sang. Comme tout le monde je vais en ville pour son marché, et lorsque je n’y suis pas c’est tant mieux pour eux. Cependant je ne leur parle jamais, je ne fais pas leur connaissance, nous n’avons qu’une simple relation qu’il existe entre le glouton et son plat. Et puis il ne mérite pas mon attention, ils ne sont qu’un maillon de la chaîne alimentaire, un tas de viande. Chers Humains, discuteriez-vous avec votre steack ?
»


Mémoire d'un vampire, 1973


FICHE TERMINEE (normalement xD)


En espérant qu'elle vous satisfera, voilà j'attends votre avis en espérant qu'il sera favorable. Voilà, et je tiens encore une fois à m'excuser pour le retard, à la base ce n'était vraiment pas prévu.
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Declan W. Bowden
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mer 29 Avr - 16:57

Alors, voilà, je viens de tout lire. =)
Je trouve ta fiche lourde. Dans le sens où tu n'aéres pas tes paragraphes, tes paroles. Tu devrais pas mettre tes paroles et celle des autres de la même façon, et sauter des lignes. Wink
J'avais du mal à savoir qui parlait à un moment. De plus tu fais quelques fautes qui pourraient être évités, je te conseille de relire, utiliser BonPatron. =)
Cela dit, j'aime beaucoup l'histoire de Siam et tes écrits sont agréables à lire. =)
Je valide. Wink

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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   Mer 29 Avr - 17:22

Merci beaucoup Maëva !

Je modifierais la présentation de mon RP dès Jeudi soir, ce soir je ne suis pas chez moi et je me lancerais dans le RP Very Happy
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MessageSujet: Re: Siam A. Giovanni U.C   

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